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Tome premier. A - K.
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COM

COMMUNAL, ALE. adj. Qui est communaux habitans d’un ou de plusieurs Alliages.Bien communal. Propriété communale. yoyc.nCommunaux.

COMMUNAUTÉ, s. f. Société de plusieurspersonnes qui vivent ensemble sous certainesRègles. Une Communauté (le Religieux. UneCommunauté de Religieuses . UneCommunautéde Prêtres. Une Communauté de filles. La Com-munauté de Saint-Sulpice. La Communautéde Sainte-Agnès. Vivre en Communuuié. Éta-blir une Communauté. Être d'une Commu-nauté. Entrer dans une Communauté , c’est-a-dire, dans les Maisons Religieuses ou autres ,où Voîi vit en Communauté.

On dit ,Dîner à lu Communauté^ pour dire,Dîner au Réfectoire avec les autres.

Communauté, se dit aussi De certains CorpsLaïques, qui ont fait une société pour leurs in-térêts communs. La Communauté des Procu-reurs. La Communauté des Notaires. Agir pourles intérêts de la Communauté.

On appelle aussi Communauté * Le Corpsdes habitons des Villes, Bourgs et Villages.'Toutes les Communautés de la Province. On ataxé à tant ces Communautés. Celte Commu-nauté est riche, est pauvre , etc.

Communauté, se dit aussi De la société debiens entre deux ou plusieurs personnes./! y acommunauté de biens entre le mari et la femme.Iis *ont en communauté clc bien.'. Cette femme

■ tant apporté à la communauté. Accepter la

■ rciomnaiiié. Renoncer ù la communauté.

COMMUNAUX, s. m. pl. Pâturages où les'habitans d’un ou de plusieurs Villages ont droitd’envoyer leurs troupeaux. Les communauxd’un tel Bourg , d’un tel Village.

COMMUNE, s. f. Le Corps des Bourgeoisd'une Ville, ou des liabitans d’un Bourg, oud’un Village. La Commune d'un tel heu. LaCommune s'emut. La Commune prit les armes.Il ne faut pas irriter la Commune.

Commune, se prend aussi pour Le lieu oùs’assemblent les habitans. Je vais « la Com-mune f à la Maison commune , pour affairepressante.

Communes, au pluriel. Ce mot se prendpour Les peuples des Paroisses de la campagne.Assembler les Communes. Soulever les Com-munes. L'Arrêt enjoint aux Communes de luicourir sus.

Autrefois on appcloit les Milices Bourgeoises,et les Milices de la Campagne, Les Communes.

On appelle Chambre des Communes , Laseconde des deux Chambres du Parlementd Angleterre, qui est composée des Députés desComtes et des Villes du Royaume.

Il se^ dit aussi d'Une certaine étendue deterre, où un ou plusieurs Bourgs ou Villagesont droit d’envoyer leurs bestiaux en pâture.De grandes communes. Mener paître les trou-peaux dans les communes. Jl a usurpé sur la.commune.

COMMUNÉMENT, adv. Ordinairement. Ondit communément. Cela se pratique communé-ment.

COM

. Il signifie aussi Généralement. On en parlecommunément de la sorte.

On dit aussi, À parler communément , com-munément parlant , pour dire, Selon l’opinioncommune, ou selon la façon de parler ordi-naire.

COMMUNIANT, s. m. Celui qui communie.Il y a eu tant de cotnmunians à Pâques dansune telle Paroisse.

Il signifie aussi, Ceux qui sont capables docommunier, en âge de pouvoir communier. Jly a tel nombre de communians dans celte Pa-roisse .

COMMUNICABLE, adj. des a genres. .Quisc peut communiquer, de quoi on peut fairepart. Il est de la nature du bien d'être commu-nicable. Le souverain pouvoir n'est point unechose communicable.

On dit, que Deux rivières sont communica-bles , Quand elles peuvent être jointes par uncanal.

On dit de même, que Deux appartemenssont communicables f, pour dire, qu’On peuîfaire une communication de l’un à l'autre.

COMMUNICATIF, IVE. adj. Qui se com-munique facilement. En ce sens, il ne sc ditguère qu’en cette phrase, Le bien est de soicommunicatif.

On dit d’Un homme qui se communique ai-sément, qui fait part de scs pensées, de scsconnoissances, de scs lumières, qu’il est com-municatif• et quand il fait le contraire, qu’iln’est quère communicatif.

COMMUNICATION, s. f. Action de com-muniquer, ou l’effet de cette action. Communi-cation de biens. Communication de maux:

On dit, Donner communication d'une af-faire à quelqu'un, pour dire, Lui faire part dece qui concerne cette affaire; et de mônsc.Avoir communication d^une affaire, d'un traité.

Il signifie aussi Commerce, familiarité, etcorrespondance, fis ont grande communicationensemble % Ils ont, ils entretiennent communi-cation de pensées et de sentiment par lettres oupar la conversation. Avoir communication avecles ennemis de VÉtat. Ils ont vompu toute com-munication. Défendre , interrompre , interdirela communication , toute communication.

En termes de Palais, Communication auParquet , C’est l’exposition des raisons que lesAvocats des Parties font devant les Gens duRoi. Son Avocat allégua telle chose à la com-munication. Les Gens du Roi ont pris, ont reçu ,ont eu communication. Communication desParties , se dit, Quand les Parties s’entre-cora-muniquent leurs pièces par original, ou parcopie. Il m'a donné son sac en communication.Je n’ai point eu communication de ses pièces.

Communication, se dit aussi Du moyen parlequel deux choses se communiquent. Commu rnication d’une chambre , d'un appariement ,d’un corps-de-logis ù Vautre. Porte de commu-nication. Degré, escalier de communication.La communication des deux mers. Le Détroitde Gibraltar fait la communication de l'Océanet de la Méditerranée .

COM

On dit en termes de Physique, La commu-nication du mouvement.

Dans l’Art Militaire, Lignes de communi-cation, sont de certains fossés ou tranchées quel’on fait, afin que deux quartiers de l’année,deux attaques, puissent communiquer ensem-ble à couvert, et s’enlre-secourir.

On dit en ce sens: Établir, rompre unecommunication. La communication est rétablie.

Communication, est aussi Une figure deRhétorique, par laquelle l’Orateur sembleprendre conseil de son auditoire.

COMMUNIER, v. n. Recevoir le Sacrementde l’Eucharistie . Conpimnier dévoiement , di-gnement. Les Prêtres communient sous les deuxespeces. Communier à Pâques . Communier'toutes les bonnes Fêtes. Communier « sa Pa-roisse. Communier à une telle Messe. Commu-nier de la main de VEvêque , de la main de sonCuré.

Il signifie aussi, Administrer le saint Sacre-ment ; et en ce sens il est actif. C’est son Curéqui Va communié.

Communié, ée. participe. Quia reçu 3esaintSacrement . Il est mort bien confessé et com-munié.

COMMUNION, subst. f. Union de plusieurspersonnes dans une môme foi. La Communiondes Fidèles. La Communion de l'Eglise Ro-maine . La Communion de VÉglise Grecque ,etc. Il est dans la Communion , hors de la Com-munion de l’Église. Il s'est séparé, on Va re-tranché de la Communion de l'Eglise. Il n’estpas de notre Communion.

U signifie aussi La réception du Corps deNotrc-Seigneur Jésus-Christ. La Sainte Com-munion . Aller à la Communion. S'approcherde la Communion. Se préparer , se présenter àla Communion. Faire sa première Communion.Donner la Communion. Faire une bonne Com-munion. On na pas voulu le recevoir , Vad-mettre à la Communion.

On appelle aussi Communion , l'Antienne,le Verset que le Chœur chante pendant que lePrêtre communie.

COMMUNIQUER, v. act. Rendre communà.... Faire part de.... Un corps qui commu-nique son mouvement à un autre. Le feu com-munique sa chaleur. Le Soleil communique sulumière à toute la terre.

On dit figurém., Communiquer ses lumières ,ses pensées, ses desseins à quelqu’un, pour dire,Lui faire part de ses lumières, de ses pensées,de ses desseins : et dans le môme sens on dit,Communiquer sa joie , sa douleur. On dit aussidans la morne acception : Dieu nous commu-nique ses grâces. Dieu communique ses grâces.à qui il lui plaît.

Dans toutes ces acceptions , Communiquerse met aussi avec le pronom personnel. Leiîïo uvement d'un corps se communique à unautre. La chaleur du feu se communique auxcorps envivonnans. Une maladie qui se coinm unique aisément. Certains maux se commu-niquent en peu de temps. La joie et la douleurse communiquent peu à peu.