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Tome premier. A - K.
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CON

qui paraissent contraires les unes aux autres.Cujas est un des grands Conciliateurs des An-tinomies ,

CONCILIATION, s. f. Action de concilier;réunion de personnes qui ëtoient divisées. Tra-vailler « la conciliation des esprits. Il a un es-prit de conciliation.

Il se dit aussi De la concordance des passageset des Lois qui paraissent contraires. La conci-liation des passages d'un Auteur. La concilia-tion des Lois.

CONCILIER. v. a. Accorder ensemble despersonnes ou des choses qui sont ou qui sem-blent cire contraires. Concilier les espriîs.Con-cilicr les volontés. Concilier les cœurs. Conci-lier les nations ennemies. Concilier les opinions,les témoignages, Chercher à tout concilier. Con-cilier des Auteurs. Concilier des Lois. Concilierdeux passages. Concilier un auteur avec unautre. Les Jurisconsultes sont bien embarrasséà concilier les Antinomies . Concilier les écri-

tures.

il s’emploie aussi avec le i»onom personnel.Il faudroit tâcher de se concilier. Ces gens-làne pourront jamais se concilier. Leurs goûtsv.e se concilient pas ensemble.

Concilier, signifie aussi Attirer, acquérir,et ne se dit qu’en parlant De la disposition fa-vorable des esprits. Il lui a concilié la faveurdu Prince, les bonnes grâces , Vaffection de sacompagnie. 5e concilier les esprits. S c concilierles bonnes grâces de quelqu'un. Cela lui a con-cilié la bienveillance du public. 5e concilierl'amitie des honnêtes gens. 5e concilier Tatten-tion des auditeurs.

Concilié, ée. participe.

CONCIS, ISE. adj. Qui est court, resserré,qui fait entendre beaucoup de choses en peu demots. Il ne sc dit qu’en matière de discours.Un style concis. Ecrire en style concis, d'unstyle cojicis. Il est concis dans ses discours.Périodes concises. Auteurs concis.

CONCISION, s. f. Qualité de ce qui estconcis. La concision du style.

CONCITOYEN, ENNE. s. Citoyen de lamême \ îlle qu un autre. C’est mon concitoyen.Vos concitoyens.

CONCLAVE, s. m. ïm lieu où s’assemblenles Cardinaux pour l’élection d’un Pape. Déque les Cardinaux furent entrés dans le Con-clave. Les Cardinaux s'enfermèrent dans lConclave un Ul jour. Gouverneur, Maréchadu Conclave . On dit communément, Qui enlrPape au Conclave, en sort Cardinal , pour direque Le Cardinal qui parait d'abord le plus pa>pable, est rarement élu Pape.

Il se prend aussi pour L Assemblée des Carfinaux qui travaillent à l’élection d’un PapeCe Conclave dura long-temps. Il y eut bien de^Sfues d aiw le Conclave. La relation du der

7 U ''* Co ncluve. Une telle fiction a prévalu danIe Con cWe

Ou dit, Ec Conclave d’un tel Pape, poudire, j e p , , ' ,

- enclave ou un tel Pape a élu élu. L

Coadwe de Benoit XIV .

CAGLà\ISTE. s. m. Celui qu; sYnfenn

CON

dans le Conclave avec un Cardinal. Les Privi-lèges des Conclavistes.

CONCLUANT, ANTE. adj. Qui conclut,qui prouve bien ce qu’on veut prouver. Raisonconcluante. Argument concluant. Preuve con-cluante. Passage concluant.

CONCLURE, v. actif. Je conclus, tu con-clus , il conclut, ou conclud; nous concluons ,vous concluez , ils concluent Je concluois. Jeconclurois. Je conclus. Je conclurai. Quil con-clue. Que je conclusse, gu'il conclut. Achever,terminer. Conclure une affaire. Conclure untraité. Il a conclu le marché. La chose est con-clue. Il a conclu son discours par-là. C'est assezlêlibérer, il faut conclure.

On dit, Conclure un mariage, un traité,une affaire, pour dire,Convenir d’un mariage,en arrêter les conditions, terminer un traité,une affaire.

Il signifie encore, Tirer une conséquence,

1 1 inférer une chose d’une autre. Il conclut de

là que . On peut conclure de cette proposi-

ioii aue . Qu'en voulez-vous conclure? Je

den conclus rien autre chose, sinon que .

On dit,qu’t/n urgument conclut bien, pourdire, qu’il est en bonne forme, et que la con-clusion suit nécessairement des propositionsprécédentes. Cet argument conclut, il conclutbicii, il ne conclut pas.

On dit aussi, qu’üne'raison, une alléga-tion,- une pièce conclut, Quand elle prouvebien la cliosè que l’on veut prouver. Cetiene. conclut pas. Ces pièces ne con-cluent rien.

On dit en termes de Pratique, Conclure,pour dire, Proposer les fins de sa demande,après avoir déduit le fait et les raisons. L'Avo-cat conclut à ce que . L'Avocat Général a

conclu ù la mort. Avocat , concluez. Cet Avocatparle facilement, mais il ne sait pas conclure.

Conclure, sc dit pour, Juger, donner souavis. Plusieurs des Juges ont conclu d la peinede mort.

Conclu, ue. participe.’

CONCLUSIF, 1VE. adj. Qui conclut, quitermine, qui finit. Car est une conjonction con-clusive.

CONCLUSION, s, fum. Fin d’une affaire,d’un discours. La conclusion d'un traité, d'uneaffaire. Il faut venir à la conclusion. La con-clusion fut que .

On ail familièrement, qu’ï/n homme est en-nemi de la conclusion , pour dire, qu’tl estmalaisé de finir une affaire avec lui.

Il signifie aussi La conséquence que 1 on tirede quelque raisonnement, et surtout d un ar-gument en forme. Cette conclusion est bonne.Sa conclusion ne vaut rien. Sa conclusion estnulle. Fausse conclusioti. Conclusion juste.

Il signifie quelquefois L’action de conclure.Nous touchons au moment de la conclusion.

Conclusions, au pluriel, se dit en termesde Pratique, pour signifier Ce que les Partiesdemandent par des Requêtes, soit écrites, soitverbales, mi par d'antres Actes. On m'adonné tout ce que je detnandois pur mes c ou-

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clusions. Oii lui a adjugé ses fins et cou-clusions.

On appelle Les conclusions des Gens duRoi, Ce que les* Gens du Roi demandent, et àquoi ils concluent dans les causes où le Roi etle Public ont quelque intérêt, comme dans lescauses criminelles , dans les causes dès mi-neurs, etc, L Avocat Gênerai a pris ses conclu-sions. Le Procureur Général , ou le Procureurdu Roi a donné ses conclusions. Scs conclu-sions ont été suivies. Il faut avoir des conclu-sions. Conclusions favorables.

Conclusion, sc prend quelquefois adver-bialement dans le discours familier, pour dire,Enfin, bref, etc. Conclusion, je ferai

ricii.

CONCOCTION, s. f. terme didactique, sedit De la digestion des alimcns. Tel remède fi-cilite la concoction. On dit ordinairement Coc-hon.

CONCOMBRE, s. m. Espèce de fruit ou delégume de forme longue, et de nature froideet aqueuse, qui vient dans les jardins sur descouches. Couche de concombres. Potage auxconcombres. Graine de concombres. Semer ,planter des concombres. De petits concombrescourts au vinaigre. Salade de concombres.

Concombre sauvage. Plante qui donne dosfruits ovales, guère plus gros que le pouce.L’extrait do ces fruits est un des plus forts pur-gatifs qu’on puisse tirer des végétaux.

CONCOMITANCE, s. f. Accompagnement.U se dit d’Une chose qui va de compagnie avecune autre qui est la princinale. La concomi-tance de ces deux, projets est frappante.

Son usage le plus ordinaire est dans !c Dog-matique , et dans cette phrase adverbiale, Parconcomitance. Le sanq île Jésus-Christ dansl'Eucharistie est sous l espèce du pain par con-comitance. Le Corps de Jésus-Christ est sousl'espèce du vin par concomitance.

CONCOMITANT, ANTE. adj. Qui accom-pagne. Il est du style dogmatique, el ne se ditguère que daus celle phrase, La grâce conco-mitante.

CONCORDANCE- s. f. Convenance, rap-port. il ne sc dit guère qu’en parlant Des Au-teurs Canoniques. Il y a une nurvcilhmsc con-cordance entra las Evangélistes. La concor-dance des Ecritures. U se dît aussi D*s Livresqui sont faits pour montrer la concordance desÉcritures, des Lois, des Coutumes. La concoi vdance des Evangiles .

Concordance de la Bible . Index alphabé-tique, qui contient tous les mots de la Bible , etmarque les endroits ou ils sont. Chercher unpassage, un mol dans la Concordance.

Concordance, en Grammaire, est La ma-nière d accorder les mots les uns avec les autres,suivant les règles de chaque Langue. La con-cordance du substantif et de l'adjectif.

CONCORDANT, s. m. Terme de Musique.Nom qu’on donne à une espèce de voix qui estentre la taille et la basse -taille, et qui peutchanter l’une et l'autre* Un beau concordant.

CONCORDAT, s. m. Transaction, accord,

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