Band 
Tome premier. A - K.
Seite
284
JPEG-Download
 

a84 CON

convention. Il se dit principalement en matièresEcclésiastiques. Faire un concordat. Passer unconcordat. Un concordat entre l’Abbé et les Reli-gieux. Un concordat homologué en Parlement.

On dit absolument, Le Concordat , en par-lant Oc l’accord fait entre le Pape Leon X et leKoi François I er touchant la nomination auxBénéfices Consistoriaux du Royaume de France.

On appelle Concordat Germanique , L’ac-cord fait entre la Cour de Rome et l'Empire, tou-chant les Bénéfices de l’Empire, sous FrédcricM.

CONCORDE, s. f. Union de cœurs et de vo-lontés, bonne intelligence entre des personnes.Entretenir la concorde. Maintenir la concorde,ïls vivent dans une grande concorde , dans uneparfaite concorde. Cela pourvoit altérer la con-corde qui est entre eux.

CONCORDER, v. neut. Être d’accord. Cesdeux hommes ne powroJit jamais concorderdans une affaire. Cela ne concorde pas avec ceque vous aviez dit.

CONCOURIR, v. u. (U sc conjugue commeCourir. ) Coopérer, produire un effet conjointe-ment avec quelque cause, quelque agent. Lagrâce concourt avec le libre arbitre. Dieu con-court avec les créatures. Dieu concourt avec lescauses secondes. Vous ne sauriez venir à toutde cela, si un tel ne concourt avec va us. Tousles Princes d’Allemagne concourent à cetteélection. Il n'y a concouru ni directement niindirectement. Concourir au bien public.

On le dit aussi Des occasions et des chosesqui semblent s’unir pour tendre à quelque fin.S’eut a concouru à sa fortune , a sa perle, etc.Concourir ci son élévation , etc.

Concourir, signifie aussi, Être en quelqueégalité d 1 droit ou de mérite pour disputerquelr.ie chose. Ces deux pièces d’éloquenceconcourent pour le prix. Eu ce sens il ne s'em-ploie qu’avec la préposition Pour, ou absolu-ment. Ces deux pièces ont concouru.

On dit, que Deux provisions d’unviêmeRéné-fjee concourent T Quand elles sont do même date.

En termes de Physique et de Géométrie,Concourir signifie, Se rencontre!'. Deux lignesqui concourent en un point.

’ CONCOURS, s. m. Action par laquelle onconcourt. Le concours de Dieu avec les créa-tures. Dieu prête son concours aux hommes. Leconcours du Soleil , des Astres , avec les causesinferieures.

On dit, Mettre au concours mie Chaire deThéologie f de Droit, de Médecine , etc. pourdire, î,a mettre à la dispute entre plusieursprétcmlans, pour la donner à celui qui aura leplus de capacité.

Il signifie aussi Affluence de monde en quel-que endroit. Grand concours de peuple. Grandconcours de monde.

Concours, se prend aussi pour Rencontre.On dit en Physique, La concours des atomes.Ou dit en Grammaire, Le eoncows des voyelles.

CONCRET, ETE. ad). Terme didactique. Use dit par opposition à Ab. trait , et pour expri-mer Les qualités unies h leur sujet, comme J ieuce,Savant y Rond : au lieu qu 'Abstrait se dit Des

CON

qualités considérées absolument, et comme sé-parées de leurs sujets, Piété , Science , Rondeur.

Il se dit en Chimie, pour exprimer Unechose fixée ou coagulée. Le sel volatil conci'etest un sel fixé par quelque acide.

CONCRÉTION, s. fém. Terme de Physique.Amas de plusieurs parties qui se réunissent enune masse. Concrétion saline. Concrétion pier-reuse.

CONCUBINAGE, s. rnasc. Commerce d'unhomme et d’une femme qui ne sont point ma-riés, et qui vivent ensemble comme s’ils l’étoient.Concubinage public. Concubinage scandaleux.

CONCUBINAIRE. s. m. Qui entretient uneconcubine. C'est un concubinaire , un concubinaire public.

CONCUBINE, s. f. Celle qui n’étant pointmariée avec un homme, vit avec lui comme sielle ctoit sa femme. Ce n’est pas sa femme.c’est sa concubine. Entretenir) avoir une con-cubine.

CONCUPISCENCE, s. f. Inclination de lanature corrompue, qui nous porte au mal etaux plaisirs illicites. La concupiscence de lachair. La concupiscence des yeux.

CONCUPISCIBLE. adj. Terme de Philoso-phie scolastique. U n’est en usage que dans leDogmatique et dans cette phrase, Appétit con-cupiscible , qui signifie L’appétit par lequelFume se porte vers un bien sensible, vers unobjet qui lui plaît; et on l’oppose à L’appétitirascible. L'amour , la joie , etc. appartiennentà Vappétit concupiscibîe.

CONCUiîxtEiILxLlVi. a'<v. (On prononceConcurnimeuf.) Par concurrence. Ilsbriguoienlconcurremment celte Charge.

Il signifie aussi Conjointement, ensemble.Il faut que vous agissiez concurremment aveccet homme-là.

On dit aussi en termes de Pratique, Cescréanciers viennent en ordre concunenunent.pour dire, qu’lis sout en même rang.

CONCURRENCE, s. f. Prétention de plu-sieurs personnes à la même chose. Ils briguoienlla même Charge , et leur concurrence fit... En-trer en concurrence. Être en concurrence.

Od dit, Jusqu'à concurrence , jusqu’à laconcurrence de, pour dire, Jusqu’à ce qu’unecertaine somme soit remplie, soit entièrementacquittée. Il sera obligé de lui fournir en de-niers, en terres , ou en meubles , jusqu’à laconcurrence, jusqu’à concurrence de ce qui luiest dû pour sa dot , pour son partage.

CONCURRENT, ENTE. s. Compétiteur,qui poursuit une meme chose, et en même tempsqu’un antre. Ils aspirent au même emploi, il-sont concurrens. Il a éloigné , écarté tous sesconcurrent. Il ve peut souffrir de concurrens.Il y a plusieurs concurrens pour celte Charge.

CONCUSSION, s. f. Vexation, action parlaquelle un Magistrat, un Officier public exigeau-delà de ce qui lui est dû. Horrible , mani-feste concussion. Il est accusé, il est convaincude concussion. Il a commis , il a fait d horri-bles, d'étranges concussions.

CONCUSSIONNAIRE, s. masc. Celui qui

CON

fait des concussions. C’est un concussionnaire,Concussionnaire public.

CONDAMNABLE, adj. des 2 genres. (Onlie prononce pas l’M dans ce motet lessuivans.)Qui mérite d’clrc condamné. Maxime condam-nable. Action condamnable. Il est condamnabledans sa conduite• Opinion condamnable.

CONDAMNATION, s. f. Jugement par le-quel on condamne, ou l’on est condamné. Il ya eu condamnation contre lui. Prononcer con-damnation. Il n’attend que sa condamnation.

Passer condamnation, C’est consentir quela partie ad. erse obtienne jugement à son avan-tage. Subir condamnation , C’est acquiescer àun jugement dont on pourrait appeler.

On dit figurenient, Passer condamnation ,pour dire. Convenir qu’on a tort.

CONDAMNER, v. a. Donner un jugementrontic quelqu'un. Condamne}' un criminel.Condamner à mort, à la mort, au fouet, auxgalères, au bannissement. Condamne}' uux dé-pens, à l’amende.

11 signifie aussi Blâmer, désapprouver, reje-ter. Il condamne tout ce que je fais. Je con-damne cette opinion. Je condamne ces vers,cette pensée, cette fa^on de parler. Se condam-ner soi-même. Il ne faut pas le condamner sansl'entendre.

On dit figurément, Cojidamncr une porte ,une fenêtre, pour dire, La fermer de tellesorte qu’on ne puisse plus l’ouvrir, eu empê-cher, en interdire Engage.

Condamné, ée. participe.

CONDi-.NriiTTO.iN. s. f. Terme de Physi-que, qui se dit par opposition à Raréfaction ,jï qui signifie L’action par laquelle un corpsest rendu plus dense, plus compacte j plusserré. La condensation de Vair.

CONDENSER. V. a. Rendre plus dense,plus compacte, plus serré. Le chaud raréfie lescorps, le froid lcr, condense. Il y a des ma-chines avec lesquelles on condense l’air.

On dit : L'air sc condense aisément. L’eaune sauroit se condenser.

Condensé , ée. participe.CONDESCENDANCE, s. f. Complaisance ,qui fait qu'on sc rend aux semimens, aux vo-lontés de quelqu’un. Lâche , molle condescen-dance.Sage condescendance. Il faut de la con-descendance dans le commerce du monde. Vousavez trop de condescendance pour lui.

CONDESCENDANT, ANTE. adj. Qui con-descend aux volontés de quelqu’un. Caractèrecondescendant.

CONDESCENDRE, v.n. Se rendre aux sen-timens, à la volonté de quelqu’un, de ne puiscondescendre ii ce que vous souhaitez de moi.C’est une chose ù quoi il ne condescendra ja-mais. Il a condescendu à tout ce qu on a -uoiilude lui.

On dit aussi, Condescendre aux faiblesses ,aux beso : ns de quelqu’un, pour dire, Accorderquelque chose à ses besoins et à ses faiblesses.’fl faut quelquefois condescendre au goat de scsen fans.

CONDISCIPLE, s. m. Compagnon d’étude,