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On dit, Contention d’esprit ,pour dire,Grande, extrême application d’esprit. Il tra-vaille à cela, il s’y applique avec grande con-tention d’esprit, La contention d'espnùt altère sasanté.
CONTENU, s. m. Ce qui est renfermé dansquelque cliose. Terme didactique, Le contenantest plus grand que le contenu.
Il signifie aussi Ce que contient un écrit, undiscours. Le contenu de sa lettre. Le contenu del'Arrêt. Je vous dirai le contenu.
CONTER, v. a. Narrer, faire un conte , soitvrai, soit fabuleux, soit sérieux, soit plaisant.Conter une histoire. Conter des histoires. Conter des fables. Conter comment une chose s'estpassée. Contez-nous , je vous prie, ce que vousavez t>u, ce qui s'est fait. Contez-nous-en le détail , les particularités. On conte que.,.J’a i ouïconter à un tel. il m'a conté de fil en aiguilletoute son affaire.
On dit, qu’Un homme conte bien, pourdire, qu’il narre bien, qu’il fait agréablementHn récit.
On dit familièrcm. quT7n homme en contede belles , qu’il conte des sornettes , pour dire,qu’il dit beaucoup de choses à tort et à travers,sans nécessité et hors de propos. On dit dans lemême sens, Il ?ious en conte.
Ou dit proverbialement, Conter des fagots.pour dire, Conter des bagatelles , des chosesfrivoles, ou fausses et sans vraisemblance. •
On dit aussi familièrement, En conter à unefemme, lui conter fleurettes, poui signifier.Lui dire des douceurs, des galanteries. Il enconte à une telle. Elle s’eu laisse conte]-. Vouslui en voulez conter.
On dit dans le même sens, Conter ses rai-sons à une femme , pour dire, Lui parler degalanterie.
Conté , ÉK participe.
CONTESTABLE, adj. des 2 genres. Qui peutêtre contesté. C’est une maxime, une opiniont7-ès-contestable. Cela n’est pas contestable.
CONTESTANT, ANTE. adj. Celui, cellequi conteste en Justice. Les Parties contes-tantes.
Il se prend aussi substantivement. Les deuxcontestans.
CONTESTATION. S. f. Dispute, débat surquelque chose. Former une contestation. Ils'est élevé une contestation. Une Terre , un Bé-néfice qui est en contestation. Us ont été long-temps en contestation. Contestation en Justice.Il aime la contestation. Ce point , cet article4of en contestation.
CONTESTE, s. f. Terme de Palais. Procès,Contestation. Les Juges sont en conteste.
CONTESTER, v. a. Disputer, débattre quel-^ chose, soit en Justice ou autrement. Il me^‘teste n în qualité. Il conteste ce testament.
n conteste cette succession, cette terre. 0>>716 pent évoquer une cause depuis quelle e iCon tesfee ; c’est-à-dire, depuis qu'on s'est pre-ci 1 jugement. Contester une propos:tio:plaît à contester. C'est un article qui es.
CON
Contesté , tz. participe.
CONTEUR, EUSE. s. Celui ou celle qui al’habitude de faire des contes dans la société.Conteur agréable. Conteur ennuyeux.
Quand on l’emploie seul, il se prend sou-vent en mauvaise part, et signifie, Celui oncelle qui débite des faussetés ou des fariboles.Ne croyez pas ce qu’il vous dit , c’est un con-teur, c'est une conteuse. Un conteur de sor-nettes, de chansons , de fleurettes. Il est du stylefamilier.
On appelle proverbialement, Conteur d<fagots, Un homme qui conte des bagatelles etdes niaiseries, ou qui dit des choses fausses.
CONTEXTURE, s. fém. Terme didactique.Tissure, enchaînement de plusieurs parties quiforment un corps, un tout. La contexture desmuscles, des fibres.
On dit figurément, La contexture d'un dis-cours, d'un ouvrage d'esprit.
CONTIGU, UË. adj. Qui touche une chosesans qu’il y ait rien entre-deux. Maisons ,chambres contiguës. Deux jardins contigus.La Normandie est contiguë à la Bretagne . Mamaison est contiguë à la votre.
CONTIGUÏTE, s. f. (l’.U et 1T font deuxsyllabes.) État de deux choses qui sa touchent.La contiguïté des terres de ces deux maisons...La contiguïté des Provinces.
CONTINENCE, s. f. Empire qu’exerce surlui-même celui qui s’abstient des plaisirs del’amour. Le don de continence. Garder la con-tinence Observer la continence danslemariage.La continence de Scipion.
CONTINENCE, s. fém. Capacité, étendue.Connaître la continence d’un vase. Mesurer lacontinence d’un champ.
CONTINENT, ENTE. adj. Qui a la vertule continence. Il est fort continent.
CONTINENT, s. m. Terme de Géographie .Grande étendue de Terre ferme que la meru’entoure pas de tous les cotés. Les Géogra-phes divisent le monde entier en deux qrandscontinens ; celui de l’ancien monde, qui com-prend l’Europe, l’Asie et l’Afriaue’ et celui dunouveau monde, qui comprend l'Amérique mé-ridionale et l'Amérique septentrionale. On ditque la Sicile étoit jointe autrefois au conti-nent de l'Italie . L'Angleterre est séparée ducontinent de l'Europe . L’Angleterre et YE-cosse ne font qu’un même continent La Moréeest jointe au confinent par un Isthme.
CONTINGENCE, s. f. Il n’est guère d’usage 1que dans les phrases suivantes, Selon la con-tingence des affaires , selon la contingence descas, pour dire, Selon que les affaires tourne-ront, selon ce qui arrivera.
Dans le langage didactique , Contingence est opposé à Nécessité.
O 11 appelle en Géométrie, Angle de contiu-nence , l/angle que fait une ligne droite avecune ligne courbe qu’elle touche; ou celui quejiil deux lignes courbes qui se touchent-en unpoint.
CONTINGENT, ENTE, adjectif. Casuel,qui peut arriver-, ou n’arriver pas. C'est une
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chose contingente, sur, laquelle il ne faut pascompter.
En termes d’École, on appelle Fatar con*tinaent, Ce qui peut arriver ou n’arriver pas;et Propositions contingentes , Celles qui énon-cent une chose qui peut être, ou n cire pas.
On appelle Poition contingente, La part etportion qui peut appartenir à quelqu’un dansun partage. Il se dit aussi De la part des fraiscommuns d’une société , et auxquels chacundoit contribuer à proportion de l’intérêt qu’ily a.
Contingent, s’emploie aussi au substantif,pour dire, La part que chacun doit recevoir,ou la part que chacun doit fournir. Il lui re-vient tant de cette succession pour son contin-gent. Chaque Prince d'Allemagne contribuepour un certain contingent, soit en argent ,soit en hommes, doit fournir tant pour soncontingent.
CONTINU, UE. adj. Dont les parties nesont pas divisées les unes des autres, et s’entre-tiennent. Il se dit également, et De l’étendued’un corps non divisé, et de la durée d’untemps non interrompu. Dans la première ac-ception, il n’est guère d’usage que dans le styledidactique, et dans les phrases suivantes : Quan-tité continue. Etendue continue. Parties conti-nues. Dans la seconde acception , il est d’unusage plus étendu. Dix jours continus de pluie.Fièvre continue. Travail continu. 'Etude con-tinue. Dix ans de guerre continue. Un bruitcontinu.
On appelle Basse continue , en termes deMusique, La partie de la Musique qui est laplus basse, et qui sert continûment de base etde fondement aux autres parties.
Continu, se dit aussi substantivement; maisdans cette acception, il n’est d’usage que dansle style didactique. Les parties du continu. Lecontinu est divisible à l’infini.
CONTINUATEUR,s. m. il ne se dit que d’unAuteur qui continue l’ouvrage d’un autre.Sponde est le continuateur de Baronius .
CONTINUATION, s. f. L’action par laquelleon continue, et la durée de la chose conti-nuée. La continuation d'un ouvrage. Il a trou»vé beaucoup de difficultés dans la continuationde ce travail . La continuation de la guerre. Lacontinuation des troubles.
Il signifie aussi La chose continuée. La con-tinuation d’une muraille. La continuation desAnnales de Baronius.
CONTINUE, s. f. Durée sans interruption.U ne s'emploie qu’adverbialement. À la conti-nue, pour dire , À la longue, à force de conti-nuer. Il travaille d'abord avec ardeur, mais àla continue il se ralentit. À la continue il selasse.
CONTINUEL, ELLE. adj. Qui dure sansinterruption. Travail continuel. Pluie conti-nuelle. Chaleur continuelle. Guerre conti-nuelle.
CONTINUELLEMENT, adv. Assidûment,toujours. Il étudie continuellement. Il joue con- *tinuellementi Ils se querellent continuellement.