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Tome premier. A - K.
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Soi C ON

CONTINUER. v. a, Poursuivre ce qui estcommencé. Continuer, un travail. Continuerses études. Continuer un Poëme. Continuerune Histoire , un discours. Continuer sonvoyage. En continuant scs demandes,. il pré-tend que .... Continuer à faire, à dire, dedire, de faire.

Il signifie aussi, Persévérer dans une habi-tude. Continuez à bien faire, et vous vousen trouvei’cz bien. Si vous continuez à boire,vous ruinerez votre santé.

Il signifie aussi Prolonger. Continuer uneligne, une allée, etc. Continuer une terrasse,une galerie, une muraille

On dit dans ce sens, Ces montagnes se con-tinuent depuis tel endroit jusqu à tel autre ,pour dire, qu’Elles se prolongent.

Il signifie aussi, Prolonger à quelqu’un lapossession de quelque chose. On lui a continuéles privilèges de sa charge. Continuez-lui vosbienfaits. On lui a continué sa pension. Conti-nuer un bail à un Fermier, à un Locataire.

On dit aussi dans le meme sens, Continue’quelqu’un dans uue charge, dans un emploi.On Va continué Prévôt des Marchands. Conti-nuer un Recteur. Continuer une Supérieure.

Continuer , se dit absolument dans la signification de Poursuivre ce qu’on a commencé.//ne peut pas continuer. Continuez , je vous prie.

Continuer , signifie aussi Durer, ne cesserpas ; et alors il est neutie. La pluie , le nvauvatemps continue. Je crois que ce mal, que ceitguerre ne continuera pas.

Il signifie aussi S’étendre se prolonger. Cette,'pâte, cette chaîne de montanies continue de-puis un tel endroit jusqu’à un tel autre.

Continué, ée. participe.

CONTINUITÉ, s. f. (U et I font deux syl-labes. . Liaison des parties du continu. La con-tinuité des parties.

En termes de Médecine, on appelle Solut ionde continuité, La division que fait une plaie àquelque partie du corps animal. Le coup gu'il areçu n’est qu’une contusion , il n’y a point desolution de continuité.

Il signifie aussi Duree continue. Dans lacontinuité du travail. La continuité des maux.

En Littérature, on appelle Continuité, Laliaison de toutes les parties du discours, oud’un Poëme, soit épique, soit dramatique,quand rien ne nuit h la narration ni à la mar-che de l’action. Ce Poème serait parfait , si desincidens qui le font languir, n f interrompaientla continuité de l’action.

En Philosophie , on appelle Loi de conti-nuité , La Loi suivant laquelle aucun change-ment ne s’exécute dans la nature, que par de-grés insensibles,

CONTINUMENT, adv. Sans interruption.Jl y faut travailler continûment. I l écrit contVjliitîlfint depuis le matin jusqu’au soir.

Continu et continûment jdiflùreiii de Conti-nuel et continuellement, en ee que Continu etcontinûment se disent Iles choses qui ne sontpas divisées ni interrompues depuis leur com-mencement jusqu’à leur fin; et que Continuel

CON

r el continuellement se disent aussi De Celles quisont interrompues, mais qui recommencent somvent, et â peu d'intervalles.

CONTONDANT, ANTE, adjcct. Terme deChirurgie . Qui blesse sans percer ni couper,mais en faisant des contusions, comme un bâ-ton, une massue. Instrument confondant.

CONTORNIATE. adj. f. On donne ce nomà des Médailles, de cuivre, terminées dans leurcirconférence par un cercle d’une ou de deuxlignes de largeur, continu avec le métal, quoi-qu’il semble cil être détaché par une rainureassez profonde , qui règne à l’extrémité duchamp de l’un et de l’autre côté de la Médaille.

CONTORSION, s. f. Mouvement violent,procédant d’une epuse intérieure, qui tord lesmuscles, les membres d’une personne. La co-lique cause d’horribles, de cruelles contorsions .Le mal de mère fait faire de furieuses contor-sions. Une contorsion universelle de tous lesmembres.

Contorsion , se dit aussi Des grimaces etdes gestes forcés que certaines gens font quel-quefois eu parlant avec véhémence. Un Ora-teur qui se démène, et fait des contorsions con-tinuelles.

Il se dit en Peinture, De l'attitude' outrée ducorps ou du visage; et passivement, De l’étatd’une chose qui est de travers. Il faut remédierci la contorsion du cou.

CONTOUR, s. m. Terme de Peinture et doSculpture, (le qui termine une figure, ou 1rsnrties d’une figure, lin beau contour. Le con-tour ’de cette figure est admirable. De beauxcontour:. Des contours hardis, bien entendus.Des contours èlégans.

On dit aussi : Le contour d’une colonne. Lecontour d'un dôme.

Il se dit encore De toutes sortes d’enceintes.Le contour de Paris , d’une forêt , etc.

CONTOURNER, v. a. Terme de Peinture,de Sculpture et d Architecture. Donn**r à unefigure ou à un ouvrage d’Ârchitecture )e con-tour qu’ils doivent avoir. Savoir bien contour-ner une figure. Il aurait fallu contourner cebjas autrement. Contourner, les feuillages de larampe d’un escalier.

Contourné, Ée. participe.

Pris absolument, il se dit De ce qui est detravers, mal tourné. Une taille contournée.

CONTRACTANT, ANTE. cdj. Celui, cellequi contracte. Il faut de la bonne foi cuire lesParties contractantes.

Il s’emploie aussi quelquefois au substantif.Les contractans. Un des contractons.

CONTRACTE, adj. des 2 genres. Terme deGrammaire , qui se dit quand deux voyelles sejoignent en une. Les Grecs ont beaucoup deverbes contractes.

CONTRACTER, v. a. Faire une conventionavec quelqu’un. Contracter mariage, un ma-riage. Contracter alliance. Contracter une obli-gation.

On dit, Contracter des dettes, pour dire,Faire des dettes, s’endetter.

II se met quelquefois absolument. Contrac-

CON

ier avec quelqu’un. Contacter par-devant No-taire . Contracter sous le scel du Châtelet deParis. H est mineur, il n’est pas capable decontracter.

Contracter, se dit aussi Des maladies quise gagnent par une espèce de contagion, ou parquelque autre couse que ce soit. Contracter unemaladie. C’est une maladie qu’il a contractée àl’arme’e.

U se dit pareillement Des habitudes qui ^ac-quièrent par des actions réitérées. Contracterde bonnes , de mauvaises habitudes.

Il se dit aussi Des liaisons qui se formententre deux personnes par une continuelle fré-quentation. Contracter amitié. Contracter fa^miliarité avec quelqu'un.

Se contracter, terme de Physique, qui sedit Des muscles et des nerfs qui se raccourcis-sent et se resserrent. Les muscla causent le mou-vement des parties en se contractant.

Contracté , Ée. participe.

CONTRACTION, s. f. Terme de Physique,qui se dit Du raccourcissement qui arrive auxnerfs ou aux muscles lorsqu’ils viennent à seretirer. La systole du cœur consiste dans sa con-traction. Contraction volontaire, contractioninvolontaire des muscles. Une grande contrac-tion de nerfs.Cette fluxion , celte blessure causala contraction d'un tel muscle.

Il est aussi usité en Grammaire, où il signi-fia, La réduction de deux syllabes en une,comme en ccs mots, Août, paon , faon . Laon ,qu'on prononce, O/it, pan, fan f Lan.

CONTRACTUEL, ELLE. adj. Qui est sti-pulé par contrat. Substitution , institution con-tractuelle.

CONTRACTURE, s. f. Terme d’Arcbitec-turc. Rétrécissement qui se fait dans lu partiesupérieure d’une colonne. .

CONTRADIC TEUR, s. m.Celui qui contre-dit. Cet avis a eu beaucoup de contradicteurs.Jl n’a pas trouvé de contradicteur.

En Jurisprudence , Légitime contradicteur,est Celui qui a qualité ou intérêt pour contre-dire. Un inventaire de mineurs se fait avec lesubrogé tuteur, qui est le légitime contradic-teur.

Un acte sans contradicteur, Un acte pardéfaut, sans que les Parties intéressées y aientété appelées.

OONTRiDïCTïON. s, f. Action de contredire , opposition aux sentimens el aux discoursde quelqu’un, discours par lequel on combatl’avis d’un autre. Cet avis a été reçu de tout lemonde sans contradiction. Les grands n’aimentpas la contradiction.

En termes de Philosophie on dit, qu Uneèhose implique contradiction, lorsqu elle ren-ferme en même temps l’alfirmative et la néga-tive. Être et nôtre pas, implique contradiction.

On dit aussi, q u II y a contradiction entredeux propositions , lorsqu’EUes sont tellementopposées l’une à l’autre, qu’il est impossibleque lune et 1 autre soient vraies en mêmetemps. Il y a une manifeste contradiction dansce qu’il dit. Contradiction apparente