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Tome premier. A - K.
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CON

contre lui , mais il fit sous main une contre-batterie pour la détruire.

CONTRE-BOUTER. v. a. Appuyer un murd’un autre mur, posé à angles droits.

Contre-bouté , ee. participe.

CONTRECARRER, v. a. S’opposer directe-ment à quelqu’un, à scs sentimens, à ses des-seins. Il le contrecarre en toutes choses. Il etoiltout-puissant dans sa compagnie, on a susciteun tel pour le contrecarrer.

Contrecarré, ée. participe.

CONTRE-CHARME, s. m. Charme con-traire, qui détruit ou empêche un autre charme.

CONTRE-CHÂSSIS, s. m. Châssis de verraou de papier que l’on met devant le châssisordinaire.

CONTRE-COEUR, s. m. Plaque de fer qu’onattache contre le milieu du mur de la cheminéepour le conserver, et pour renvoyer la chaleur.Confre-coeur de cheminée.

C ontbE-CGE un . Il ne se dit au propre, quedans cette phrase, À contre-cœur. Faire unechose à contre-cœur , pour dire, F aire une chosek regret, avec répugnance.

CONTRE - COUP. s. m. Répercussion d’uncorps sur un autre. La balle a donné contre lajnuraille, et -il a été blessé du contre-coup.

Il signifie aussi, L’impression d'un coup faiteà une partie opposée à celle qui a été frappée.Jl fut blessé au front y et mourut du contre-coup.Le contre-coup est souvent plus dangereux que

le coup.

Contre-coup, se dit aussi figurément, Lors-que le malheur de quelqu’un porte, retombesur un autre. Si on ruine cet homme-là, lecontre-coup portera, retombera sur vous. Vousen sentirez le contre-coup. Cela reviendra survous par contre-coup.

CONTRE-DANSE , s. f. Sorte de danse viveet légère, qui a ses figures propres, et où plu-sieurs personnes figurent ensemble. On finit lebal par des contre-danses. Originairement lescontre-danses sont des danses de village.

CONTREDIRE, v. act. On dît à la secondepersonne du pluriel du présent de l'indicatif,Vous contredisez. À 1 égard du reste, il se con-jugue comme Dire. Dire le contraire. Contre-dire quelqu'un. Contredire une proposition. CetAuteur se contredit en beaucoup d'endroits. Il secontredit lui-même.VoUs vous contredisez. Leshommes se contredisejit mutuellement, se con-tredisent les uns les autres.

Il se dit absolument. Cet homme aime àcontredire, Il contredit éternellement.

Contredire , en termes de Palais, signifie,Faire des écritures, pour détruire les moyensou les raisons dont la partie adverse se sert.Il n’y fl qu’une pièce à contredire dans ceF-ocès. Ce moyen-là ne mérite pas d’êtreCOll trcdit.

^° Ntr edit, ite. parlicipe.

ÜNtr EDISANT, ANTE. adj. Qui aime àcontredire f" . . 7 •

, • U est un esprit contredisant , un(

humeur com^r

ff ntr edisante.

NlREOn?. s . m. Réponse que l’on faitonf.re ce qui a ^ c e la est sans contredit.

CON

Contredits, au pluriel, terme de Palais.Écritures servant de réponses à la productionde la partie adverse. Fournir des contredits.Les dits et contredits.

Sans contredit. Manière de parler adver-biale. Certainement, sans difficulté.

CONTRÉE, s. f. Certaine étendue de Pays.La grêle n'a pas gâté toute la province , elle n'aété que par contrées. Ce sont les meilleures terresde la contrée.

lise prend aussi dans une acception plus gé-nérale. Toutes les contrées de l’Asie . Errer decontrée en contrée.

CONTRE-ÉCHÀNGE. subst. masc. Changemutuel. On m’a donné dix bouteilles de vin.j'ai donné en contre-échange trente bouteillesae cidre.

CONTRE-ENQUÊTE, s. f. Enquête opposéeh celle de la Partie adverse.

- CONTRE-ÉPREUVE, s. fém. Estampe oudessin qu’on tire sur une estampe fraîchementimprimée, ou sur un dessin au crayon, et quimarque les memes traits, mais à rebours, lecôté droit paroissant à gauche. Tirer une contre-épreuve.

CONTRE -ÉPREUVER. v. act Faire unecontre-épreuve.

Contre-épreuve, ee. participe;

CONTRE-ESPALIER, subst. masc. Rangéed’arbres taillés en espalier, et plantée vis-à-visd’un espalier, une allée ou une plate-bandeentre-deux. Un contre-espalier de pêches.Contre-espalier bien exposé. Ce contre-espalietest à hauteur et appui,

CONTREFAÇON, s. f. Terme de Négoce,qui se 'dît De la fraude qu’-on fait en contrefai-sant ou l’impression d’un livre, ou la manu-facture d’une étoffe, au préjudice de ceux quien ont le droit, le privilège. Il a été condamnépour contrefaçon.

CONTREFACTEUR, s. masc. Celui qui estcoupable de contrefaction. U ne se dit guèreque Des étoffes et des livres. Il a été punicomme contrefacteur.

CONTREFACTION. s. f. V. Contrefaçon.

Contrefaction, se pren'd aussi quelquefoisdans le sens d’imitation plaisante , ou aveccharge. Il a le talent de la contrefaction.

CONTREFAIRE, v. actif. (Il se conjuguecomme Faire.) Imiter, représenter quelquepersonne , quelque chose. Contrefaire quel-qu’un. Contrefaire la voix, V écriture, le seing ,les gestes d’un autre. Contrefaire le chant duRossignol.

Contrefaire, se dit plus ordinairement enmauvaise part, De celui qui copie les autres ,dans le dessein de les tourner en ridicule. Ceffefemme se rend odieuse, elle contrefait tout lemonde. L’habitude de contrefaire les autres estdangereuse.

On dit, Contrefaire un livre, pour dire, Lefaire imprimer au préjudice de celui qui en a leprivilège, le droit.

On dit aussi, Contrefaire des draps, desétoffes , pour dire , Imiter la fabrique d’unautre ouvrier.

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Contrefaire, signifie aussi Déguiser. Con-trefaire son écriture. Contrefaire sa voix. Ondit aussi Sc contrefaire , pour, Déguiser soncaractère. On ne peut pas sc contrefaire long-temps.

Il signifie aussi, Rendre difforme et défiguré.Il a eu des convulsions gui lui ont contrefaittout le visage.

Contrefait, aite. participe.

On dit, qu’l /h homme est tout contrefaitqu’il a la taille toute contrefaite, pour direqu’il a la taille toute difforme.

CONTREFAISEUR. subst. masc. Celui quicontrefait. C'est un excellent contrcfaiseur d’a-nimaux.

CONTRE-FINESSE, s. f. Finesse opposée àune autre, dont on se sert contre une personnequi use elle-même de finesse. User de contre-finesse.

CONTRE-FORT. s. m. Murcontre-houtant,servant d’appui kun mur charge d’une teiTas.seou d’une voûte.

CONTRE-FUGUE, s.f. Terme de Musique.Fugue dont la marche est contraire à celled’une autre qu’on a établie auparavant.

CONTRE-GARDE, s. f. Espèce de fortifica-tion au-devant d’un bastion, d’une demi-lune,ou d’un autre ouvrage. Attaquer une contre-gaj'dc, emporter une contre-garde.

C O N T R E - JT AT 1 b R. s. m. Ha lier, ou grandchenet de cuisine, qui a des crochets ou deschevilles de fer en dedans comme en dehors.

CONTRE-INDICATION, s. f. Terme de Mé-decine. Indication contraire aux autres indica-tions. 1 •

CONTRE-IOUR. s. m. L’endroit opposé augrand jour, où le jour ne donne pas à plein.Les femmes aiment d'ordinaire le contre-jour.Il s’emploie plus ordinairement dans cellephrase adverbiale, À contre-jour. Se mettre àcontre-jour. Vous ne sauriez bien juger de cetableau, vous 'ne le voyez qu’à contre-jour,nous êtes à contre-jour.

CONTRE-LATTE, s. f. Latte qu’oh poseperpendiculairement entre deux chevrons, etqui est plus longue et plus épaisse que les lattesordinaires.

CONTRE-LÂTTER. V. a. Garnir dé contre-lattes.

Contre-latté , ee. participe.

CONTRE-LETTRE, s. f. Acte secret, parlequel on déroge en tout ou en partie à ce quiest porté par un premier acte public. L’obliga-tion est simulée, il y a une contre-lettre. Don-ner une contre-lettre. Le bail est de six millefrancs, mais il y a une contre-lettre de cinqcents livres.

CONTRE-MAITRE, s. m. Officier Marinier,

qui commande sous le Maître.

Contre-maître , dans les grandes Manufac-tures , est Celui qui dirige les ouvriers, qui ala vue sur eux.

CONTREMANDER.' v. a. Révoquer l’ordrequ’on a donné. On le dit Des personnes et deschoses. Le Roi avait mandé cet Officier , il l’acontremandé. Il avait demandé son ootossc,

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