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Tome premier. A - K.
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il Va contremandê. Il avoit commandé un dîner ,il Va contremandê.

Contremandé , ée. participe.

CONTRE-MÀKCHE. s. f. Il se dit en par-lant d’Une année qui fait une marche contraireou opposée à celle qu’elle paroissoit vouloirtaire. L'armée avoit pris sa marche vers unetelle Place, et tout d'un' coup on lui fit faireune contre-marche ; elle se rabattit sur uneautre Place,

CONTRE MÀRÉE . s. f. Marée opposée à bmurée ordinaire.

CONTRE-MARQUE, s. f. Seconde marqueapposée h un hallot de marchandises, ou h dela vaisselle d’argent. Faire une contre-marqueû de la vaisselle d'argent.

Il se dit aussi d’Un second hillet que donnele Portier d'un Spectacle.

CONTRE-M,ARQUER, v. a. Apposer uneSeconde marque. Contre-marquer un ballot demarchandises, La vaisselle d’argent où les Or-fèvres mettent leur marque , doit être contre-marquée du poinçon de ia Communauté,

Contre-:uarqtjé , ée. participe.

CONTRE-MINE. s. f. Ouvrage souterrainque l’on fait pour éventer la mine de l’ennemi.et pour en empêcherTefïèt. Les ennemis aboientfait une contre-mine sous le bastion. Les mi-neurs de la mine et de la contre-mine se ren-contrèrent.

U se dit aussi d’Une mine pratiquée sous lesbastions et sous les dehors d’une Place, pourfaire sauter les ennemis, en cas qu’ils vinssentà s’y loger.L’n bâtissant la Place, on uvoit faitune conti'c-mine sous chaque bastion.

CONTRE-MINER. v. a. Faire des contre-mines. Les assiégés avoient contre-mine ce bas-tion, Tous les dehors de ï« Place avoient étécontre-minés.

On dit figurément, Conlre-miner les menéesde quelqu’un, pour dire, S*y opposer, les em-pêcher de réussir.

Contre-mine, ée. participe.

CONTRE-MINEUR, s. m. Celui qui tra-vaille à une contre-mine.

CONTRE-MONT. Façon de parler adv. Enhaut. Gravir contre-mont , pour dire, Monterune montagne. Il se dit aussi en parlant De cequi vient ti être renversé, de telle sorte que cequi étoit en bas se trouve en haut; et il n’estguère d’usage que dan9 ccttc phrase, Tomber àla renverse les pieds contre-mont. Il est vieux.

On dit, qu ’Un bateau va à contre-mont,Lorsqu’il remonte la rivière.

CONTRE-MUR. s. m. Mur qu’on bâtit toutle long d’un autre pour le fortifier, pour le con-server. Faire un contre-mur à une terrasse.

CONTRE-Murer, v. a. Faire un contre-mur. La Coutume oblige à contre-murer lesprivés^ les «très, etc.

CoStbe-mubé, ÉE. participe.

CONTRE-ORDRE, s. m. Révocation d’unordre. Il avoit eu ordre de partir , mais il areçu utC contre-ordi’e.

CONTRE-PARTIE, subst. fém. Terme deMusique, qui se dît d’Uns partie de Musique

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opposée â une autre. La basse est contre-partiedu dessus.

Il se dit plus ordinairement De la partie quisert de second dessus. Faire une contre-partieà un air. Chanter la contre-partie. Jouer lacontre-partie.

CONTRE-PESER, v. a. Contre-balancer.servir de contre-poids. Il est principalementd’usage au figuré. Ces raisons-là sont trop foi-bles pour pouvoir contre-peser tes autres.

Contre-pesé , ée. participe.

' CONTRE-PIED. s. m. Terme de Chasse,qui se dit, Lorsque les chiens étant tombés surles voies de la bête, prennent, pour la suivre,ie chemin quelle a fait, au lieu de prendre ce-lui qu’elle tient. Les chiens avoient pris lecontre-pied du cerf , du sanglier.

ïl signifie figurément Le contraire de quelquechose. Il fait tout le contre-pied de ce qu’on lu<a dit. Il prend toujours le contre-pied de cequ'il faudroit dire, de ce qu'il faudrait faire.C'est justement le contre-pied de ce que vousdisiez. 1\ ne se dit point au pluriel.

CONTRE-POIDS, subst. m. Poids servant bcontre-balancer d’autres poids. Contre-poidsd'horloge. Contre-poids de iournebroche.

On appelle aussi Contre-poids , Un long bâ-ton dont les Danseurs de corde se servent pourse tenir plus aisément en équilibre, quand ilsdansent sur la corde.

Contre - poids , se dit figurément Des affec-tions, des qualités bonnes ou mauvaises, et engénéral de toutes les choses morales, politi-ques, etc. qui servent à en contre-balancerd’autres. Son avarice met un étrange contre-poids à toutes ses bonnes qualités. Sa lâchetésert de contre-poids à son insolence , à son or-gueil , à sa cruauté. La crainte de Dieu est unpuissant contre-poids à nos mouvaises inclina-tions. Dans la République Romaine , la puis-sance Tribunitienne étoit le contre-poids de lapuissance du Sénat .

CONTRE-POIL. s. m. Le rebours du poil,le sens contraire à celui dont le poil est couché.Vous prenez le contre-poil.

À contre-poil. Façon de parler adverbiale.Tout au contraire du sens dont le poil est natu-rellement couché. Faire la barbe à cont?e-poil.Etriller un cheval à contre-poil.

U se dit aussi en parlant Du sens contraire acelui dont le poil d’un drap est couché. Net-toyer, vergeter un drap, un manteau à contre-poil. Btosser un chapeau ti contrc-poil .

On dit figurément et popnlaircm. Prendreune affaire à contre-poil , pour dire, La pren-dre dans un sens contraire à celui dont elle doitêtre prise. Les Juges ont pris cette ciffaire àcontre-poil. Dans cette affaire, il a tout pris «contre-poil.

CONTRE-POINT, s. m. Terme 'de Musique.C’est l’accord de deux ou plusieujs chants dif-férens. Dans le Contre-point simple , les diffé-rons chants vont toujours ensemble note pournote. Dans le Contre-point figuré , ils font desfugues, des contre-fugues, etc. C’est un contre-point fort bien ti'availlé.

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; CONTRE-POINTER, v. a. Il se dit De cer-tains ouvrages de toile ou de taffetas, qu’onpique des deux côtés avec du fil ou de la soie.Contre-pointer une couverture. Contre-pointer,mie jupè. Contre-pointer du taffetas.

Il se dit aussi d’Une batterie qu’on oppose âune autre. Contre-pointer du canon.

U se dit figurément pour Contredire, contre-carrer. Il prend plaisir t< le contre-pointer entout ce qu'il dit.

Contre-pointe , ée. participe.

CONTRE-POISON, s. m. Antidote, remèdequi empêche l’effet du poison. Il serait mort.ans le contre-poison qu’on lui a donné. Latheriaque est un excellent contre-poison.

On le dit aussi au figuré. Ce livre-là est lecontre-poison des nouvelles Hérésies. '

CONTRE-PORTE, s. f. Seconde porte pourse mieux défendre contre l’ennemi, ou pour segarantir du vent.

CONTRE-RUSE. s. f. Ruse opposée à uneautre. Employer une contre-ruse.

CONTRE -SANGLON. subst. m. Courroiedouce sur l’arçon de la selle du cheval, et danslaquelle on passe la boucle de la sangle pourl’arrêter.

CONTRESCARPE, s. f. Terme de Fortifica-tion. C’est la pente du mur extérieur du fossé,celle qui regarde la Place. Ou comprend sou-vent sous ce nom le chemin couvert et le glacis.Attaquer la contrescarpe. Emporter la contres -carpe.

CONTRE-SCEL. s. m. Sorte de petit sceauqui s’appose sur le petit tiret de parchemindont on se sert, pour attacher des Lettres scel-lées en Chancellerie. Ces Pièces ont été misessous le contre-scel. Le contre-sccl y a été ap-posé. Des Pièces attachées sous le contre-scel deIn Chancellerie.

CONTRE-SCELLER. v. a. Mettre le contre-scel. C’est lui qui contre-scelle les Lettres.

Contre-scellé, ée. participe.

CONTRE-SEING, s. m. Signature de celuiqui contre-signe.

On dit, Avoir le confre- seing, pour dire,Avoir le droit de contre - signer de son nom leslettres et les paquets; et, Avoir le contreseingd'un Ministre, pour dire, Avoir le cachet d unMinistre, et le pouvoir de contrc-signcr de sonnom.

CONTRE-SENS. s. m. Cn appelle ainsi unsens contraire au sens naturel d’un discours,d’une proposition, d’une phrase, etc. Vous in-terprétez mal ce que je dis , vous prenez lecontre-sens de mes paroles.

Il sc dit encore De tout sens différent defsens véritable d’un texte, d’un discours, etc.Cette traduction est pleine de contre-sens. CeLecteur, cet Acteur fait des contre-sens.

Contre - sens , se dit aussi en parlant Desétoffes, du linge et autres choses, pour marquerqu’elles ne sont pas du sers et du côté qu’ellesdoivent être. En faisant ce manteau on a prisle contre-sens de l'étoffe.

Il se dit figurément Des affaires. Il prendtoujours le contre-sens d’une affaire.