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Il signifie quelquefois L'espèce de coquille.Le coquillage de la pourpre est beau f est rare.Coquillage doré, marqueté , etc.
COQUILLE, s. f. Couverture ou coque, deslimaçons, et des poissons que les Naturalistes ap-pellent T estacès; comme les moules, pourpres,limas de mer, etc. Les coquilles sont univalves,bivalves, ou multivalvcs. Les univalves sontd’une seule pièce, les bivalves dc.deux pièces,et les multivalves sont de trois, de cinq ou dedouze pièces. Toutes les coquilles de terre sontunivalves; celles d’eau douce sont univalves oubivalves. Les coquilles de mer sont des troisespèces. Belle coquille. Coquille dorée. Coquille« vis. Coquille dentelée. Coquille* de nacre.Amasse? des coquilles. Ramasser des coquilles ,faire une collection de coquilles. Il est curieuxen coquilles. Les Pèlerins de Saint-Jacques enGalice, et ceux duMont-Saint-Michel en Nor-mandie,rapportent des coquilles à leur chapeau.Des écharpes semées de coquilles. Vase fait encoquille. On portoit autrefois des gardes d’épéeen coquille. Ouvrage en coquille. Un ne dit niCoquille de tortue, ni coquille d’huître.
Coquille , se dit aussi Des coques d’œufs etde noix, principalement quand elles sont rom-pues , cassées.
On dit proverbialement, Rentrer dans sacoquille , pour dire, Se retirer d’une entreprisetéméraire, abandonner un propos hasardé, sereine lire à sa place après avoir tenté d’en sortir,pu y ccre remis par l’effet d’une menace.
Pour dire, qu’Unc personne est fort jeune,on dît familièrement, qu’jEIÏe ne fa.it que sortirde la coquille.
On dit proverl ialement à un îiomme qui.voulant en faire accroire à quelqu’un,s’adressesans le savoir à plus fin que lui : À qui vendez-vous vos coquilles ? Portez vos coquilles àd’autres. Poitcz vos coquilles ailleurs. C'estvendre des coquilles à ceux, qui viennent deSaint-Michel.
On dit proverbial.,qu’t/n homme vendbievses coquilles , fait bien valoir ses coquilles ,pour dire, qu’il fait bien valoir sa marchan-dise, son travail. Ce Marchand-là vend bienies coquilles.
COQUILLTER. s. m- Collection de coquillesou le lieu où on les rassemble.
COQUIN, UNE. s. Terme d’injure et de mé-pris, comme Fripon, maraud. C’est un coquin ,une coqiuné. Un tour de coquin.
On dit aussi par injure et par mépris : C’edun beau coquin, un bon coquin, un plaisantcoqum. Un méchant coquin, un qrand co-quin, pour dire, Infâme et lâche. C’est un co-quin qui trahîroit son meilleur ami pour lemoindre intérêt. Il a ç lt i comme un coquin . OnV*à traité comme un coquin.
On dans un sens plus ou moins étendu,d’Une femme débauchée et. d’une femme quitrompe beaucoup d’amans, que C'est une co-quine.
Le mot Coquin s’emploie aussi quelquefoisen plaisanterie, sans aucune idée d injure nide mépris.
COR
Coquin , s’emploie quelquefois adjective-ment; et dans cette acception, il n’est guèred’usage que dans ccs phrases du style familier,Un métier coquin, une vie coquine , qui sedisent d’Un emploi où Ton se plaît, parce qu’iln’y a presque rien à faire, et d’Une sorte devie douce, molle et fainéante ù laquelle on s’ac-coutume.
COQUINERIE. s. fém. Action de coquin,Il m’a fait une coquinerie du premier ordre. Ilest familier.
COR
COR. subst. masc. Sorte de durillon quivient aux pieds. Avoir un cor aux pieds , à undoigt du pied, Çouper, arracher les cors despieds.
COR. s. m. Instrument à vent, courbé enspirale. Cor d’airain. Cor d'argent. Embou-cher le cor. Sonner du cor. Donner du cor. Auson du cor.
À cou et à cri. Expression advarb. Entermes de Vénerie , Chasser a cor et à cri, si-gnifie, Chasseràgrand bruit. Iladroit de chas-ser à cor et ci cri dans une telle forêt.
On dit' figurément Vouloir , demander, pour-■ilivre une chose à cor et à cri, pour dire,Vouloir, demander, poursuivre une chose àtoute force.
CORAIL, s. m. Sorte d’arbrisseau qui croitil ans la mer, qui durcit lorsqu il est tiré del’eau, et qui est ordinairement rouge. Corail*'ougc. Corail pale. Corail blanc. Corail noir.Branche de corail. Un chapelet de corail Desbracelets de corail Rouge comme corail. LesChimistes tirent un sel du corail.
Les Poètes disent d’Une belle bouche, queC’est une bouche de corail, que ce sont deslèvres de corail.
Corail, fait au plur. Coraux. Ainsi en par-lant d’Un curieux qui a plusieurs belles piècesde corail dans son cabinet, on dit, qu71 a deeaux coraux, des coraux très-rares.
CORALLYE, s. f. Plante qui croît sur lesrochers baignés pav la mer. Elle est pierreusecomme le corail, brancînie et composée de pe-tites pièces attachées les unes aux autres. Elleaune odeur de marée,et une saveur très-salée.Elle est bonne contre les vers des enfans.
CORALLIN, USE. adj. Qui est ronge commecorail. Ou s’en servoit autrefois en Poésie donsles phrases suivantes , Bouches ccrallines ,Lèvres corallines. Présentement il n’est plus enusage.
CORBEAU, s.m. Gros oiseau d’un plumagenoir, qui est carnassier, et vit ordinairementde charogne. Gros corbeau. Noir comme uncorbeau . Entendre croasser les corbeaux. Leci’oassement des corbeaux. Servir de pâture auxcorbeaux. Les corbeaux font leurs nids sur lesplus hauts arbres.
On appelle figurément Corbeaux, Ceux qui,dans un temps de contagion, enlèvent les pos~ti&rés, soit pour les porter u TllôpRal, soitpour les enterrer.
On appelle en termes d’Àrchitecturq, Cor-
COR
beau, Une grosse pierre, ou pièce de bois miseen saillie, pour soutenir une poutre.
On a PP e ^ e auss i Corbeau de fer, Certainmorceau de fer qui est scellé dans la muraille,et qui sert à soutenir une pièce de bois sur la -quelle portent les solives; et en termes de Ma-rine, Croc de fer pour accrocher vaisseauxde l’ennemi.
Les Astronomes donnent le nom de Cor-beau à une constellation de l’hémisphère méri-dional.
CORBEILLE, s. f. Espèce de panier fait or-dinairement d’osier. Une corbeille à mettre desfleurs. Une corbeille de flews. Une corbeille defruits. Une corbeille couverte. Une corbeilleaecouverte. Mettre des fruits dans-une cor-beille.
On appelle absolument La corbeille , Lesbijoux que l'époux futur envoie dans une cor-beille à la personne qu’il doit épouser.
C’est aussi Un ornement en Architecture,en Sculpture et en Jardinage.
CORBILLARD, s. m. Nom qui se donne àun grand bateau établi pour aller de Paris àGorbeil. On appelle aussi du même nom, Cer-tains grands carrosses à huit personnes, donton se sert chez les Princes pour voilurer lesgens de leur suite. Le Peuple appelle encoreainsi Un chariot à transporter les morts.
CORBILLAT. subst. masc. Le petit du cor-beau,
CORBILLON. s. m. Espèce de petite cor-beille. Le corbillon du pain bénit. Mettre lamain dans le corbillon. Le corbillon d’un Pâ-tissier. Un corbillon d’oubliez. *
On dit proverbialement et figurément,Cftnn-gement de corbillon fait appétit de pain bénit ,pour donner à entendre qu’il y a une especede ragoût dans le changement. On dit dans lemême sens , Changement de corbillon faittrouver le pain bon.
Corbillon, se dit aussi d’Une espece de jeu,où les joueurs sont obligés de répondre en ri-mant en On.
CORBIN. s. m. Corbeau. En ce sens il estvieux, et n’est plus d’usage qu’en cette phrase.Bec-de-corbin , qui se dit d’Une sorte d armeque portoient les cent Gentilshommes de laMaison du Roi, qui pour ce sujet éloient nom-més Gentilshommes au bec-de-corbm. •
On appelle aussi Bec-de-corbin, Certainescannes dont le bout qui se tient dans la mamest recourbé au lieu dette en pomme.
CORDAGE, s. m. collectif. Toutes les cor-des qui servent ù la manœuvre d’un vaisseau,d’une galère. Cordage d'un vaisseau. Le cor-dage d’une galère. Avoir des cordages de re-change. Magasin de cordages. Gros cordage.Menu cordage. Cordage de chanvre. Cordagede coioii. Le canon donna dans les cordages,coupa les cordages.
Il se dit aussi Des cordes qu’on emploie àdes trains ■ 'artillerie, ou a faire des machines.Il faut bien du cordage dans wi équûaged'artillerie. Elever une machine avec des cor-
dages.