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Tome premier. A - K.
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COQ

Compositeur n'a pas assez de copie pour ache-ver la feuille.

COPIER, v. a. Faire une copie. Il se ditegalement De toutes les copies qu’on tire d’uneécriture, d’un tableau, d’une statue, etc. Co-pier fidèlement, diligemment. Copiez-moi vilecette pièce. Copier un contrat , un exploit.Copier un écrit mot à mot. Copier un tableau.Copier une statue. Copier un bas-relief. Cettepièce est bien copiée. Ce dôme, ce palais estcopié sur un tel bâtiment.

Il signifie figurément, Imiter, exprimer parl’imitation, les actions, les gestes, les manières,le style de quelqu’un. Il s'attache « copier cequil y a de meilleur dans son modèle.

On dit, Copier un Auteur, pour dire, Tacherr de l’imiter. Il se prend ordinairement en mau-vaise part. On dit aussi, Copier la nature, pour'dire, Imiter la nature. Un tel Peintre, un telPoëtc a bien copié la nature.

Il signifie aussi Contrefaire quelqu’un par'dérision. Cet homme a un grand talent pourcopier les gens.

Copier , avec le pronom personnel, Se copier,se dit d’Un Peintre qui se répète, qui n’est pasvarié dans les attitudes) dans son tou.

Copié, ée. participe.

COPIEUSEMENT, adv. Avec aliondance,beaucoup. Boire copieusement. Manger copieusement. Uriner copieusement. Il n’est guèred’usage que dans ccs sortes de phrases.

COPIEUX , EUSE. adj. Abondant. Il ne sedit guère que dans les phrases suivantes : Faireun repas copieux. Faire une évacuation , uneselle copieuse.

COPISTE, s. m. Celui qui copie en quelquegenre que ce soit. Un bon copiste. Un excel-lent copiste, ün méchant copiste. Ce n'est qu'uncopiste. Mon copiste.

- On dit d’Un Peintre qui ne fait que copierles tableaux des autres, que C'est un copiste ,que ce n'est qu'un copiste.

On dit d’Un bon Auteur, qu’jfl a fait demauvais copistes, pour dire, que Plusieurs écri-vains ont taché de l’imiter, mais sans succès.

COPROPRIÉTAIRE, s. Celui ou celle quipossède par indivis avec un autre,une maison,une terre, etc.

COPTER. v. a. Faire battre le battant de laclocbc seulement d’un cote. Copier la cloche.

Copte , ee. participe.

COPULÀ1IF, IYE. adj. Terme de Gram-maire , qui sert à lier les mots. Conjonction eo-pulative. Et, est ime conjonction copulative.

COPULATION, s. f. Conjonction de l’hommeet de la femme pour la génération. Dans le lan-gage, on ne l’emploie guère qu’avec Charnel.La copulation charnelle est défendue hors lemariage.

COPULE, s. f. Terme de Logique. U signi-

le mot qui lie le sujet avec l’attribut.

a

COQ. s. m. (On prononce le Q. ) Sorteseau domestique qui est le mâle de la pbon coq. Un jeune coq. Un vieux coq. iTome I.

COQ

de coq. Faire battre, faire jouter des coqs. Uncombat de coqs. Le chant du coq. Au premierchant du coq. Plumes de coq.

On appelle Coq de bruyère, Une espèce decoq sauvage qui se nourrit dans les bruyères.On appelle Coq d'Inde (Cn ne prononce pasle q), Une espèce d’oiseau domestique plusgros que le coq. On appelle Coq-faisan, Le fai-san mâle. On le dit aussi du mâle de la perdrix.Il ne faut tuer que les coqs.

On dit familièrement d’Un homme à quipar quelque émotion subite le sang monte auvisage, qu'il est rouge comme un coq.

On appelle figurément et familièrement Coq,Un homme qui est le principal en quelque en-droit, qu’on y distingue au-dessus des autres àcause de son crédit, ou de ses richesses, ou dequelque autre avantage. Il est le'coq de sonvillage. C'est un coq de Paroisse. C'est le coqdu village.

On dit proverbialement d’Un homme quiest fort à son aise dans quelque lieu, qu’il estlà comme un coq en pdte. Quelques-uns le di-sent aussi d’Un homme qui est enveloppé d’o-reillers, de couvertures, etc. en sorte qu’il nepeut se remuer qu’avec peine.

On appelle aussi Coq , cette figure de coqqu’on met sur la pointe des clochers des Egli-ses , et qui sert de girouette. Le coq d'une telleEglise. Il faut voir où est tourné le coq, poursavoir de quel coté vient le vent.

On appelle Coq des Jardins , une Plantetrès-odorante. Elle est bonne contre les mauxd’estomac, et plusieurs autres maladies.

On appelle Coq d'une montre , La pièced’une montre qui couvre et soutient le balan-cier , et le tient ferme.

COQ-À-L’ANE. s. m. indéclinable. Discoursqui n’a point de suite, de liaison, de raison. Ilm’a répondu par un coq-à-Vdue. Faire un coq-à-l'ane. Il fait toujours des coq-à-l'une. Il estdu style familier.

COQUARDE. Voyez COCARDE.

COQUE, s. f. Enveloppe extérieure de l’œuf.Le poussin bêquetoit déjà la coque. Les pou-lets, les perdreaux courent au sortir de la co-que. Manger des œufs à la coque.

U se dit aussi De l’enveloppe ligneuse de lanoix. Coque de noix. Je n'en donnerois pasune coque de noix.

Coque, en termes de Botanique , se dit Del’enveloppe de certains fruits ou de certainessemences.

Il se dit aussi De l’enveloppe où se ren-ferme le ver à soie quand il veut filer, aussi-bien que plusieurs autres insectes. Ce ver asoie commence à faire sa coque.

On dit proverbialement et par reproche,qu’UVi jeune garçon ne fait que sortir de lacoque , pour dire , que Ce n’est encore qu’unenfant. Il ne fait que sortir de la coque, et ilfait déjà l'entendu.

COQUEC1GRUE, s. f. se dit en style familierDes choses frivoles, chimériques. Il nous vientcompter des coquecigrues, des coquecigruesde mer. Il raisonne comme une coquecigrue.

COQ 3i3

COQUELICOT, s. m. Espèce de pavot. Lecoquelicot reuge et simple croit parmi les blés.Sirop de coquelicot. On cultive dans les jar-dins du coquelicot qui est double et de diffe-rentes couleurs.

COQUELOURDE. s. f. Plante qui. par salige et par ses fleurs approche de l’Anémone.Les Jardiniers appellent aussi Coquelourde,

Une certaine espèce de Lychnîs.

COQUELUCHE, s. f. Capuchon. Il est vieux.,

On dit figurément, familièrement et par al-lusion à la coqueluche dont on se coiffait ,qu Une personne est la coqueluche de la Cour,de la Ville, du quarties', pour dire,qu’EUeestfort en vogue.

C’est aussi le nom d’Une maladie épidémique,espèce de rhume qui cause des foux vio-lentes. Il a eu la coqueluche. Il est malade dela coqueluche.

COQUELUCHON . s. m. Espèce de capu-chon. Coqueluchon de Moine. Il porte un co-queluchon. Il ne se dit guère qu’en plaisanterie.

COQUEMAR. s. m. Espèce de pot de terrevernissé, ou de cuivre, ou d’étain, ou d’ar-gent, etc. ayant une anse, et servant ordinai-rement à faire bouillir ou chauffer de l’eau, dela tisane et autres choses semblables. Fairebouillir de Veau , de la tisane dans un coquemar .

COQUERETouALKKKENGÏ. s. m. Plantefort commune dans les haies. Elle porte unebaie molle qui devient une vessie rougeâtre.Les Médecins emploient celte baie dans les ma*ladies de la vess’e.

COQUERICO. s. m. Chant du coq. Le coqchanta coquerico.

COQUET, ETTE. adj. Qui fait le galant,qui cherche à plaire, à donner de l’amour hplusieurs femmes à 3a fois. Il ne fut jamaisd'homme si coquet . Il a l’esprit coquet. Unefemme coquette, bien coquette.

Il se met quelquefois substantivement. C'estun coquet, une vraie coquette. Une coquette,fieffée, une vieille coquette, une franche co-quette,

COQUETER. v.n. Être coquet, ou coquette,'faire le coquet, la coquette, etc. Il ne fait quecoqueter. Elle ne s'empêchera jamais de co-quetel'. Elle coquète tout le jour avec tout lemonde. Il est familier.

COQUETIER, s. m. Marchand d’œufs et devolailles en gros.

Coquetier , est aussi Un ustensile de table,où l'on met un œuf, pour le mangor à la coque.

COQUE!TERIE. s. f. Manières ou parolesemployées à dessein de plaire, d’attirer, d’en-gager. Il y a bien de la coquetterie dans toutesses manières. Dire des coquetteries . Faire descoquetteries à quelqu'un. Il n'y a eu entre eux,que de la coquetterie.

COQUILLAGE, s. va. Terme collectif. Petitpoisson à coquille, ou testacé. Le menu peupledes cèles de la mer vit de coquillages. Toutecette côte est pleine de coquillages. H y a de*coquillages de mer , d'eau douce et de terre.

Il signifie aussi Un amas de coquilles. Unegrotte de coquillages.

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