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Tome premier. A - K.
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cou

pour dire , Employer un article sur lVtat de larecette, ou de la dépense.

On dit figurément et familièrement. Coucherune bouteille sur le cote, pour dire, La vider;et on dit, qu 'Elle est couchée sur le cote, pourdire, qu’Elle est vide.

On dit, Coucher en joue, pour dire,-Mireravec une arme à feu. Je Vavois déjà couche enjoue. H le tenoit couché en joue pour 1c tirer.

On dit figurément et familièrement, Coucher

eu joue , pour dire, Observer, avoir en vuequelque personne ou quelque chose sur la-quelle ou a dessein. Il aspire à cette charge, àcette place. Il recherche cette plie en mariage,il y a long-temps qu’il la couche en joue. Ilétoit dans un coin, il la regardoit, il la cou-chait en joue.

Coucher, signifie aussi Mettre au jeu.7/ estgrand joueur , il couche cent pisloles sur unecarte. Il couche gros.

Ou dit figurément et familièrement, Couchergros, pour dire, Hasarder beaucoup, quoiquece soit hors du jeu.

On dît aussi figurément et familièrement,qu[/n homme couche gros , pour dire, qu’ilpromet, ou qu-il avance des choses extraordi-naires, et au-dessus de ses forces. Il ne pailcque de cinquante mille livres de renie , ilcouche gros.

On dit figurément, et dans le discours fa-milier, Vous couchez gros, ou vous ne couchespas gros , pour dire, Vous vous engagez trop,ou vous ne vous engagez guère.

Couché, ée. participe.

On dit, A soleil couché, pour dire, Un peuaprès que le soleil est couché.

On dit aussi : Avant soleil couclié. Après so-Ic.l couché.

On dit proverbialement, qu’On est plus cou-che que debout , pour dire, que Le temps quedure la vie est peu considérable au prix de celuiqui la suit.

COUCHER, s. m. Action de se coucher. Ilétait a son coucher. Il «e trouée au lever et ancoucher du Roi. On lui a apporté le vin ducoucher.

On dit aussi, Le coucher du Soleil et desAstres , pour, Le temps où ils se cachent soushorizon.

On appelle Le petit coucher du Roi, L’es-pace de temps qui reste depuis que le Roi a pris'•a chemise, et donné le bonsoir, jusqu’à ce<ju il se mette au lit. Un tel étoit au petit cou-cher du Roi, ou simplement, Au petit coucher.Il n’est pas du petit coucher. Cela fut dit aupetit coucher du R.oi.

Cotjcheu, signifie aussi L’usage du lit, lafrçonMont on est couché, soit bien, soit mal.U ne lui coule rien pour son coucher, pour lecou cher. Jl est délicat pour le Loire , pour hn °njer et p our l e coucher.

C<> Uf Iiii, ;J! s. m. La garniture d’un lit,commeMatelas , 1 ^ <j e pimn» elc jj n un mau-coucher.

COUCHETTE, s-, f. Petit fit, petite couchepiliers et sans rideaux.

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COUCHEUR, EUSE.s. Qui couche avec unautre. Bon, commode coucheur.Mauvais, mé-chant, incommode coucheur. C’est une mau-vaise, une méchante coucheuse.

COUCHIS. s. m. Poutre, sable et terre quisont sous le pavé d’un pont.

COUCI-COUCI. Terme familier, pour dire,À peu près, tellement quellement. Je suis con-tent de vous couci-couci. Vous faites votre de-voir couci-couci.

COUCOU, s. m. Oiseau gros comme un pi-geon, qui a tiré son nom de son chant. J’ai ouïchanter le coucou.

Coucou, en termes de Jardinage, se ditd’Un fraisier qui fleurit beaucoup et ne produitpoint de fruit.

COUDE, s. m. La partie extérieure du brasà l’endroit où il se plie. Il éloit appuyé sur soncoude, sur le coude. Il lui donna un coup decoude. Il a les coudes fovt pointus. Manger avecses amis en liberté les coudes sur la table.

On dit figurément et bassement, Hausser Ucoude, pour dire, Boire beaucoup. On dit aussifamilièrement, qu IJn homme a haussé le coude,pour dire, qu’il a trop bu.

Coude , se dît encore De l’endroit de la man-che qui couvre le coude. 5ou habit ne vautrien, il a les coudes percés , il est percé parles coudes.

On dit •figurément, qu Une muraille faitun coude , pour dire, qu’Elle fait un angle ex-térieur.

On le dit encore d ’Une rivière. La Sci:i ? faitun coude en cet endroit.

COUDÉ, ÉE. adj. Qui fait un coude. Beau-coup d’outils sont coudés.

COUDEE, s. f. signifie Toute l’étendue duliras depuis lè coude jusqu’au bout du doigt dumilieu. En ce sens il ne se dit que dans lesphrases suivantes : Avoir ses coudées franches,pour dire, Avoir la liberté du mouvement desbras, les pouvoir étendre à droite et à gauche.Quand il est à table, il veut avoir ses coudéesfranches.

On dit aussi figurément et familièrement,qu’Üiu homme a ses coudées franches, pourdire, qu’il n’est point contraint ni gêné en cequ’il veut faire. Il peut faire son parc, son bâ-timent aussi grand qu'il voudra, il a ses cou-dées franches. Personne ne contrôle plus ses ac-tions, il n’est plus en tutelle, il a ses coudéesfranches.

Coudee. s. f. Certaine mesure ou longueurprise sur retendue qu’il y a depuis le coude jus-qu’au bout du doigt du milieu, et qui est d’unpied et demi. Cette muraille, cetle colonne, etc.avoit tant de coudées de haut, éloit de tant decoudées, avoit tant de coudées en hauteur, enlargeur.

COUDE-PIED. s. m. La partie supérieure dupied qui se joint à la jambe. Le coude-pied droit,le coude-pied gauche.

COUDER, v. a. Plier en forme de coude.Couder une barre de fer, couder une manche,En faire le coude. Couder unebvanche de vigne,La plier en angle obtus.

COU 3^7

Coudé , ée. participe.

COUDOYER, v. a. Heurter quelqu’un ducoude. Pourquoi m’a-t-ü coudoyé?

Coudoyé:, ée. participe.

COUDRÀIE. s. f. Lieu planté découdras oucoudriers. Dans la coudraie,

COUDRE. s. m. Arbre qui porte des noi-settes. Coudre franc. Bois de coudre. Baguettede coudre. Cerceaux de coudre.

COUDRE, v. a .Je couds, tu couds, il coud ;nous cousons. Je cousois. J’ai cousu. Je cousis.Je coudrai. Couds. Que j(^ cousisse, qu il cou-sit. Cousant. Attacher et joindre deux ou plu-sieurs choses ensemble avec du fil, de la soie,etc. passée dans une aiguille ou autre chosesemblable. Coudre proprement et habilement.Coudre deux choses ensemble. Coudre uneAïose avec une autre , Coudre du linge. Coudreen linge. Coudre des manchettes à une chcmLe.foudre des boutons à un habit. Bottes biencousues. Souliers bien courus, etc. Coudre descahiers ù un livre. Coudre une plaie , les bords,les lèvres d'une plaie. Coudre à qrands points,a points rabattus. Il s’est piqué en cousant. CeTailleur coud bien. Cela est cousu avec de grosfil, avec de la soie, etc. Cousu à h hâte, malcousu. Coudre une pièce à un habit.

On dit figurément et familièrement, d’Unmal arrivé ou près d arriver, qu’On ne saitquelle pièce y coudre, jîour dire, qu’On ne saitquel remide y apporter. Quelle pièce y cou-drons-nous?

Cm dit figurément, C ourlre la peau du re-nard à celle du lion ,pour dire,Joindre la ruseà la force.

On dit figurément, Coudre des passages .Cinq ou six passaaes qu’il avoit cousus ensem-ble, faisoient tout son discours.

Cousu, ue. participe.

On dit figurément et familièrement. Des fi-nesses cousues de fd blanc, pour signifier, Desfinesses grossières et. aiséts à reconnoître.

On dît d’Un habit b en. fuit et bien juste surquelqu’un. qu'il semble qu’il soit cousu sur lui.

On dit d’Un cheval maigre et efflanqué, qu’/la les flancs cousus ; et d’Un homme exténué,qu’il a les joues cousues.

On dit d’Un homme, qu’Zl est tout cousude pistoles , tout cousu déçus, tout cousu d'oret d’argent, pour dire, qu’Jl a beaucoup d’ar-gent comptant. Il est familier.

Cn dit d’Un homme couvert de blessures,qu7l est tout cousu de coups. Il est familier.

On dit d ? Ün homme qui a le visage fortmarque de petite vcrole, qu’/l eu a le visagetout cousu.

On dit figurément et familièrement, Bouchecousue, pour dire, Gardez le secret, ne parlez-point, ne dites mot. Faites ce qu'il vous plana,mais surtout bouche cousue.

COUDRETTE . subît, fém. Coudraie. Il estvieux.

COUDRIER, ou COUDRE, s. m. Arbre quiporte des noisettes, et qui s’appelle aussi A oi-setier. Coudrier franc. Coudiier ente.

COUENNE, s. f. Peau de pourceau. Ccncnm