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On appelle figurément Coupe-gorge., UneAcadémie de jeu où l’on trompe. JS’allez panjouer en cet endroit , c'est un franc coupe -gorge.
Il se dit aussi De toutes sortes d’endroits oùil se commet ordinairement quelque injusticeou quelque friponnerie. Cette Juridiction estun vrai coupe-gorge. Ce cabaret est un vraicoupe-gorge.
Coupe-gobge, se dit aussi au jeu du Lans-quenet , quand celui qui tient les cartes amènesa carte la première, ce qui lui fait perdre toutce qu’il.peut perdre de celte main-là. Un tel acoupé f il lui a donné un vilain coupe-gorge. J aifait un vilain coupe-gorge.
COUPE-JARRET, s. m. Brigand, assassin,qui ne porte l’épée qu’à dessein de se battre, demaltraiter, ou de faire insulte à ceux qu’il ren-contre. Il a Vair d'un coupe-jai'ret. Il est iuu-'jours accompagné de coupe-jarrets.
COUPELLE, s. f. Petit vaisseau en formede tasse fait avec des cendres lavées, ou des oscalciués.On s’en sert pour purifier,par l'action'du feu, l’or et l’argent des autres métaux aveclesquels ils sont allies. La Grande Coupellesert à faire en grand ce qui se fait en petit dansla Petite Coupelle. Le fourneau qui sert à cesopérations s’appelle Fourneau de Coupelle. Ondit, Coupeller et passer « la coupelle. La grandecoupelle s’appelle Casse, et n’a de communavec la petite que les malières'dont elle est faite jsa couverture et son fourneau ne ressemblentpoint à ceux de la petite. Mettre de Vor à lacoupelle. Cet or a passé par la coupelle. Cet ar-gent a été mis à la coupelle.
On appelle L’or et l’argent du plus haut titre,Or de coupelle , argent de coupelle.
On dit figurément, Mettre à la coupelle ,passer à la coupelle , pour dire, Mettre à unerigoureuse épreuve, passer par un examensévère.
COUPER, v. a. Trancher, séparer, diviserun corps continu, avec quelque chose de tran-chant. Couper en deux. Couper en morceaux.Couper per pièces. Couper du pain. Couper dela viande. Il s'est coupé jusqu'à l'os. On lui acoupé un bras, une jambe. Couper le cou. Cou-per la tête à quelqu'un. Couper le nez, lesoreilles. Ceuper le poing. Couper les blés. Cou-per les bois. On coupe ce bois de neuf ans enneuf ans. Couper‘ les cheveux y les ailes. Cetteétoffe a été coupée à la pièce.
*11 est aussi neutre. 'Voilà uri couteau, unrasoir qui coupe bien.
Couper, signifie quelquefois. Tailler sui-vant les règles de l’art. Il entend bien à couperles pierres. Couper un habit, un manteau. Cou-per une robe.
Or. dit, Couper la bourse à quelqu'un y pourdire, Lui voler adroitement sa bourse, ou lesautres choses qu’il avoit sur lui.
On dit figurément, Couper la bourse à quel-qu'un, pour dire, Tirer de l’argent d'une per-sonne qui n'a pas beaucoup d’envie d’en don-ner. Il s’est laissé couper la bourse pour avoirla paix. Il s'esï laissé couper la bourse pour $e
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délivrer des importunités de cette personne. ïlest familier.
On dit, Couper la gerge, pour dire, Tuer,massacrer. Les voleurs lui coupèrent la gorge.Ce Valet coupa la gorge à son Maître dans sonlit. Il coupoitla gorge aux passans, « ses Hâtes.Ces Troupes entrèrent dans la Ville , et cou-pèrent la gorge à toute la garnison.
On dit dans le môme sens, mais familière-ment, Couper le sifflet.
On dit, que Des soldats se coupent la gorgel'un à l'autre , pour dire, qu’ils s’entre-tuent.Si vous n'ulleZ apaiser la querelle , ils se cou-peront la gorge.
On dit aussi, Se couper la gorge avec quel-qu'un , pour dire, Se battre en duel avec lui. deme veux couper la gorge avec mon ennemi.
On dit figurément, Couper la gorge à quelqu'un y pour dire, Faire quelque chose qui leperd. Si vous ne payez ce pauvre homme , sivous le mettez en prison, vous lui coupez lagorge. Ce procès , cette mauvaise affaire lui acoupé la gorge à lui et à ses enfans.
On dit figurément et familièrement d’Uncraison, d’une pièce qui détruit les prétentionsde quelqu’un, qu’EHe lut coupe la gorge. Ondit dans le môme sens, Vous vous coupez lagorge par cette pièce, par cette raison.
On dit on menaçant quelqu’un, qu’On luicoupera bras et jambes, qu’on lui coupera lesjarrets, les oreilles y le nez, etc.
On dit figurément, qu’Ou a coupé bras etjambes à quelqu'un , pour dire,qu’On lui afaitune injustice enorme, criante, etc.
On dit aussi : fl f:it un vent de bise qucoupe le visage Ses lèvres sont toutes coupée-du froid.
Couper, signifie quelquefois Traverser, diviser. Une chaîne de montagnes coupe toutecette Province. Il y a quantité de canaux, deaies qui coupent ce Pays-là.
On dit, Couper Veau , pour dire, Fendrl’eau en nageant.
Couper dans le vif , se dit Des Chirurgiensqui, en faisant leurs opérations, coupent jus-que dans la chair vive. Il faut couper danse vif.
CorPEii dans le vif , sc dit aussi au figuré,pour dire, Toucher à cc qui est le plus sensible.fl a coupé dans le vif.
On dit en termes d’Escrime, Couper la me-sure , pour dire, Dégager la mesure.
On dit, Couper du vin, pour dire, Mêlerdeux ou plusieurs vins ensemble ; Coupe/ 1 sonvin, pour dire, Le mêler avec de i’eau.
On dit* Couper chemin a quelqu'un, pourdire, Se mettre au - devant de lui sur son che-min , pour l'empêcher de passer.
On dit figurément, Couper chemin à un mal ,pour dire, En arrêter le cours, empêcher qu’ilne continue. Il faut couper chemin à cette j fiè-vre, à celle hérésie , à ce procès. Il faut couperle mal dans sü racine. Il faut couper court àcelte intrigue.
On dit aussi absolument, dans le mêmesens, Couper quelqu’un, pour dire, Le traver-
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ser, le passer, le devancer. Nous marchions , etson carrosse nous coupa.
On dit figure'ment et proverbiaïem. CouperVherbe sous le pied à quelqu'un , pour dire, Lesupplanter avec adresse.
On dit aussi en ce sens, Couper pied. Ilfaut couper pied à cet abus, pour dire, En ar-rêter le cours.
On dit, Couper par le plus court, par leplus court chemin, par ce sentier, pour dire,Aller par le chemin le plus court, etc.
On dit, Couper les vivres à une armee , àune Ville assiégée , pour dire, Fermer les ave-nues, pour empêcher qu’on ne lui porte desvivres.
On dit figurément, Couper les vivres à quelqu'un, pour signifier, Lui retrancher l'argent,les moyens de subsister, etc.
On dit, Couper les eaux à une Place assié-gée, pour signifier, qu’On coupe les canaux,les conduits des fontaines qui portent de l’eauà la Ville.
On dit en termes de Guerre, Couper les en-nemis, pour dire, Se mettre entre une partiede leur armée et une autre partie, ou entreleur armée et Ja Place qu’ils couvroicnt. Lesassiégés ayant fait une sortie , furent coupespar les nôtres. Leur avant-garde ayant passéla rivière, passé un tel défié, nos gens la cou-pèrent.
On dit aussi dans le même sens, Couper lacommunication dune Ville, d'un quartier ,pour dire, Se poster de manière qu’oli nepuisse y envoyer du secours.
On dit, Couper le feu , couper un incendie ,pour dire, En arrêter la communication d’untmaison à une autre; Couper les sons, en Mu-sique, pour dire, Marquer un silence entrechaque son dans les expressions de douleur,d’abattement ou d’admiration.
On dit figurément et familièrement, Coupercourt, pour dire, Abréger un discours, faireune réponse en peu de mots. Je lui coupaicourt. Monsieur, point tant de discours , cou-les court.
On dit aussi, Couper la parole « quelqu'un ,pour dire, L’interrompre en prenant la‘paroleou lui imposer silence.^
On dit à la Paume, Couper un coup, pourdire, Pousser la balle de manière quelle nefasse point dç bond.
Couper, en termes de Chasse, se dit Deschiens qui abandonnent la voie pour devancerla bête ; ce qui est un défaut.
Couper, à la Danse,C’est faire une certainemanière de pas. Coupez, coulez, etc.
On (lit aussi, Couper , au jeu des Cartes,pour dire, Séparer un jeu de cartes en deux,avant que celui qui a la main, donne. J aibattu les cartes, coupez, coupez dct. Il n’estpas permis de ne couper qu une carte.
On dit, Couper un cheval, pour dire, Lechâtrer.
On dit, que Les sanglots , les soupirs cou-pent la voix, pour dire, qu’ils font perdre Uparole..