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On dit, gu 'Vu Iiomme se coupe, pour dire >qu'il se contredit et se dément lui - même dansses discours. Il s’est coupé dans son interi'oga -toire, dans ses réponses. On se coupe aisément(juand on ne dit pas la vérité.
On dit, qu’l/n cheval se coupe , Quand il$’entre-taille des pieds de devant, ou des piedsde derrière.
On dit, que Deux lignes, deux chemins secoupent, pour dire, qu’lis se croisent, quils setraversent.
Couper , se dit aussi au jeu du Lansquenet ,pour dire, Prendre carte et se mettre au nom-bre des joueurs. Il coupoit. Il ne coupoit pas.
Coupé, ée. participe.
On appelle Pays coupé , Un Pays qui esttraversé de fossés, de canaux et de rivières.
Style coupé, est Un style dont les périodessont courtes et peu lices.
On dit d’Une Stance, qu’Jllle est bien oumal coupée , selon que les repos y sont bien oumal observés.
On appelle Lait coupé, Du lait mêlé avecde l’eau.
On dit, Carrosse coupé , pour, Un carrossequi n’a qu’un fond sur le derrière; Un chevalcoupé , pour, Un cheval hongre ou châtré.
On dit, en termes de Blason , Coupé, parti,trunché, etc.
COUPERET, subst. m. Sorte de couteau deboucherie et de cuisine, fort large et proprepour couper de la viande. Il a coupe cetteviande avec un couperet.
Couperet, chez les Êmailleurs, Outil d’a-cier pour couper les filets d’émail.
COUPEROSE, s. f. Espèce de minéral sy-nonyme de vitriol martial. Ccfuperose verte.Couperose blanche.
COUPEROSÉ, EE. adj. U. se dit d’Un vi-sage gâté de bourgeons et de rougeurs. Il a levisage couperosé. Il est tout couperosé.
ïl sc dit aussi Des personnes. Cette femmeest toute couperosée.
COUPE-TÈTE, subst. m. Sorte de jeu quejouent les enfans, en sautant de distance endistance les uns par-dessus les autres. Usjouent à coupe-tête .
COUPEUR, EUSE. s. Qui coupe. Il se ditLe ceux qui coupent les grappes en vendange.U a loué deux hotieurs et dix coupeurs.
U se dit aussi De ceux qui jouent au Lans-quenet . Il y avoit tant de coupeurs.
On appelle Coupeur de bourses, Un filou, ’qui coupe la bourse, ou qui dérobe subtile-ment l’argent et les autres choses qu’on peut«voir sur soi.
COUPLE, s. f. Deux choses de même espècegu’on met ensemble. Une couple d'œufs. Une•‘°nple de chapons. Une couple de boîtes deeon fiturcs. Donnez-m'en une couple ,
11 11 e se dit jamais Des choses qui vont né-cessairement ensemble, comme les souliers, les^ as > les gants, etc, mais alors on dit r Unepaire.
s *gnific aussi Le tien dont on attache deuxde chasse ensemble. Où est la couple de
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ces chiens? Ils ont rompu leur couple.Ils vontbien en couple.
Il se dit aussi De deux personnes unies en-semble par amour ou par mariage; et alors ilest masculin. Beau couple. Heureux couple.Couple fidèle. Voilà un beau couple d’amans.Ce seroit dommage de séparer un si beaucouple.
COUPLER, v. act. Attacher des chiens dechasse avec une couple pour les mener. Il fautcoupler ces chiens r Ces épagneuls étaient cou-plés.
Il signifie aussi, Loger .deux personnes en-semble , dans les occasions où les logeniens sontmarqués par des Maréchaux des logis. Il n’yavoit pas oit loger tout le monde séparément,on coupla les Officiers de la Maison du Roi.
Couplé , ée. participe. #
COUPLET, s. m. Certain nombre de vers,espèce de Stance qui fait le tout ou quelquepartie d’une chanson. Un couplet de chanson.Cette chanson n\i qu’un couplet, est de gualrecouplets.
Couplet, en termes de Serrurerie, se dit Dedeux pâtes de fer à queue d’aronde, unies pardeux charnières.
COUPLETER. v. a. Faire une chanson, descouplets contre quelqu’un. Il est familier.
Coupleté, ée. participe.
COUPOIR. s. masc. Instrument dont on sesert dans la fabrique des monnoies, et en difTc-rens arts et métiers, pour couper et rogner.
COUPOLE, s. f. L’intérieur, la partie con-cave d’un Dôme. La Coupole de cette Eglise es!bien peinte. La Coupole de VÊglise de Saint-Pierre.
OCUPOPL s. m. Petit reste d’une pièced’ctoffe ou de toile. Un coupon de toile debatiste.
Il se dit aussi Des papiers portant inté-rêts, et dont on coupe une partie à chaqueéchéance.
COUPURE, s. f. Séparation, division faitedans un corps continu par quelque chose decoupant et de tranchant. Une grande coupure.J’ai une coupure au doigt. Il y a une coupureà cette étoffe, à ce cuir.
Coupure, se dit en termes de Guerre, Desreirancliemens, fossés, palissades, etc. qui sefont dans un ouvrage derrière une brèche,pour s’y défendre. Les assièges furent chassésde la brèche , mais ils avoierit fait des coupwxsgui arrêtèrent les assiégeans. Ils avoient faitune bonne coupure. On saigne une rivière, desétangs et des marais par des coupures.
COUR. s. f. Espace à découvert., enferméde murs ou de bâtimens, qui est ordinairementà l’entrée de la maison , et en fait partie.Grande Cour . Petite Cour. Avant-cour. Courde devant. Cour de derrière. Cour pavée, sa-blée, gazonnée. Cour de cuisine. Cour carrée.Cour en ovale. Cour ovale. Maison bâtie entrecour, et jardin. Cour d fumier. Cour où lescarrosses tournent. Toute la Coin' étoit pleinede carrosses.
On appelle Basse-cour , La cour dun chu-
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teau ou d’une grande maison, et qui est desti-née , soit au logement des bas-Officiers, soit ày mettre les équipages ; on y nourrit à la cam-pagne de la volaille et des bestiaux. Servantede basse-cour.
On appelle figurément et familièrement ,Une nouvelle de basse-cour, Une nouvelle dé-bitée par des gens qui ne sont point à portéed’en avoir été bien informés.
COUR. s. f. Les Officiers , les principauxSeigneurs qui accompagnent ordinairement tinRoi, un Souverain. Cour Royale. Cour Impé-riale. La Cour du Roi , de l'Empereur , duPape. La Cour de Rome . La Cour de France,d'Espagne . Belle Cour. Grande Cour. GrosseCour. Petite Cour, Cour galante. Cour splen-dide , magnifique. La vieille Cour. Le Roident sa Cour en tel endroit. La Cour est par-tie, demeure , va, etc. Le Roi et toute sa Cour.Avoir une charge à la Cour. Vieillir à la Cour.C’est la fleur, c’est l’ornement de la.Cour. In-trigues de Cour. Faire fortune à la Cour. Ilest fort connu à la Cour. Il s'est avancé à laCour. Les Marchands suivant la Cour. UnSeigneur, une Dame de la Cour.
On dit, Un homme de la Cour ‘ c’est unhomme gui a l'air, le ton de la Cour ; les gensde la Cour, en parlant de Ceux qui suivent laCour, et qui vivent à la manière de la Cour :mais lorsqu’on supprime l’article, et qu’on dit,Homme de Cour, il se prend quelquefois en-mauvaise part.
On dit aussi poétiquement, La Cour cé-leste, pour signifier, le Paradis.
On dit communément, Effronté comme unPage de Cour.
Cour plénière. Assemblée solennelle, où nosRois avoient accoutumé d’inviter les Grands-du Royaume, même les Seigneurs Etrangers,auxquels ils donnoient audience publique, avectoute sorte de fêtes et de réjouissances. Le Roitenoit Cour plénièi'e. Il y eut alors Cour plé-nière.
On dit figurément et familièrement, à Unepersonne chez qui l’on trouve plus de monde,plus grande compagnie qu’à l’ordinaire, Vousavez, vous tenez aujourd'hui Cour plénière.
Cour , se prend quelquefois pour La suited’un grand Seigneur, d’un Prince, quoiqu ilne soit pas Prince Souverain. Un tel est de laCour d'un tel Seigneur , d'un tel Prince, etc.tes petites Cours ont leurs intrigues aussi-hieuque les grandes.
Il se prend aussi pour le Lieu où est le Sou-verain avec sa suite. 21 a écrit, dépêché à laCour. Adressez vos lettres à- la Cour.
U se prend encore plus particulièrementpour le Souverain et son Conseil. jRecevoiV unordre de la Cour. Il lui a été dépêché un ordrede la Cour. La Cour lui a envoyé un Cour-rier. La Cour ne veut pas que. . . . Il a peur dechoquer la Cour. Il dépend entièrement de laCour. Il s'est dévoué à la Cour. Il est bien, ilest mal à la Cour. Il se maintient bien à la-Cour.
Il se prend aussi pour LV<b et kï wanicDC-