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Tome premier. A - K.
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travail. Vous avez trop échauffé ce cheval, ilen est courbatu.

Il se dit quelquefois Des personnes. Je mesens tout courbatu.

COURBATURE, subst. fém. Maladie ducheval courbatu. Quand on vend un cheval,on le doit garantir de pousse, morve et courba-ture.

Il se dit aussi quelquefois en parlant Deshommes, pour signifier Une lassitude doulou-reuse. Sa maladie commença par une courba-ture.

COURBE, adj. des 2 genres. Qui n’est pudroit, et qui approche de la forme d’un arc.Ligne courbe. Celte ligne est courbe.

On dit aussi absolument en Géométrie, Unecourbe, pour signifier, Une ligne courbe.

Courbe. s. f. Certaine pièce de bois qui sertaux ouvrages de charpenterie , et principale-ment aux vaisseaux.

Il signifie aussi Certaine enflure qui vientaux jambes des clievaux. Ce cheval a une courbe.

COURBER, v. a. Rendre courbe une chosequi ctoit droite. Courber en arc. Le trop grandfaix a courbé cette pièce de bois , cette poutreLa vieillesse Va courbé, Va tout courbé. Cour-ber un arc pour le bander. Courber une règle.

Il s’emploie quelquefois neutralem. Il cour -boit sous le fqix.

On l’emploie figurément pour, Céder, pliersous la volonté d’un autre. Tout est courbé de-vant ce sent homme. Je ne veux point me cour-ber devant l’idole.

U s’emploie aussi avec le pronom personnel.Il devient vieux , il commence à se courber.

Courbé, ée. participe. Courbé de vieillesse.

* Il est tout courbé. Vous deviendrez tout courbé.Il se tient tout courbé.

COURBETTE, s. f. Terme de Manège. Mou-vement que le cheval fait en levant égalementles deux pieds de devant, et se rabattant aussi-tôt. Courbette haute. Courbette basse. Petitecourbette. Commencer par une courbette. Fairefaire des courbettes à un cheval , le maniei •, lefaire aller d courbettes.

Pour dire, qu’Un homme est rampant etbas devant quelqu’un, on dit qu’il fait descourbettes. Il est du style familier.

COURBURE, s. f.-Inflexion, pli, étal d’unechose courbée. Cette pièce de bois a plus decourbure , moins de courbure, etc. Courbured’une jante de voue. Courbure d’un arc. Lacourbure de cette poutre vient d'avoir été tropchargée.

COURCAILLET. s. m. Cri des cailles, petitsifflet qui imite ce cri, et qui sert à les attirer.Prendre des cailles avec le courcaillet.

COURCIVE. s. f. Demi-pont que l’on faitde l’avant à l’arrière des deux cotés de certainskûtimens qui ne sont pas pontes.

COURÉE. s. f. Terme de Marine. Composi-^ 0ïl de suif, de soufre, de résine, etc. dont onr ° lte les vaisseaux peur les voyages de longe °Urs.

coureur. s . m. Qui est léger h la course,T 11 se pique de bien courir. C’est Je meilleur

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coureùr qu*on ait jamais vu. Jamais bon cou-reur ne fut pris.

Il signifie aussi Celui qui va et vient, quiest souvent par la ville, nu en voyage. C’estun grand coureur, un coureur perpétuel, onne le trouve jamais d la maison. Il n’a fait :toute sa vie que voyager, c’est un coureur.

On appelle Coureur, Un domestique quicourt à pied, et dont on se sert pour faire desmessages avec grande diligence. Cet Ambassa-deur a beaucoup de coureurs. Les Turcs fontporter des nouvelles avec grande diligence pardes coureurs.

On appelle Coujeur de bague , de tête, Celuiqui court la bague, les têtes. C’est un bon cou-reur de bagues , un bon coureur de têtes.

On 'dit, qu’Un homme est n;i coureur denuit, pour dire, qu’il se relire trop tard, etqu’il fait de la nuit le jour.

Ou appelle Coureurs d’inventaires, Ceuxqui sont dans l’habitude d’aller à tous les in-ventaires ; et on dit dans 1 le môme sens, Cou-reurs de sermons , etc. Il est familier.

Coureur de vin. Officier de la Maison duRoi, qui a soin de porter du vin partout où leRoi va.

Coubeub, signifie Un cheval de selle, quipour l’ordinaire est hongre, qui a la queuecoupée, et la taille légère et de'chargée. Seaucoureur. Grand coureur. Ce coureur est vite ,est rude. Il étoit monté sur un coureur. Il avoittant de coureurs en son écurie.

Coureurs, au pluriel, se dit à la guerre,Des Cavalins détachés du gros en grand oupetit nombre, soit pour découvrir, soit pouraller à la petite guerre. Un parti de coureurs.Les coureurs de leur armée , de la garnison ,etc. Ce n’est pas leur armée, leur avant-garde, cenesont que des coureurs, que quelques coureurs.

COUREUSE, s. f- Fille on femme prosti-tuée. C’est une coureuse, une infâme. Il nevoit que des coureuses. Une coureuse de rem-parts.

COUR.GE. s. f. Sorte de plante rampante.Iluile de Courges. Celles qui sont longues eten forme de* bouteilles , s’appellent vulgaire-ment Gourdes on Calebasses.

COURIER. Voyez Courrier . .

COURIR, ou COURRE, v. n. Js cours , tucours, il court’ nous courons, vous courez , ilscourent. Je courois. Je courus. Je courrai. Jecourrois. Cours. Qu’il coure. Que je courusse.Aller de vitesse et avec impériosité. Courirlégèrement. Courir de toute sa force. Ce chevalcourt vite comme un cerf. Cet homme courtcomme un basque. Courir , courre la poste. Ilest parti, courez après. Courir « toute bride ,à bride abattue, « toutes jambes.

Courre , ne s’emploie que dans certaines fa-çons de parler que l’usage autorise. On dit,Courre le cerf, courre le lièvre , courre labague.

Courir , signifie aussi quelquefois , Allerplus vite que le pas. Vous allez trop vite, vousne marchez pas , vous courez. Courir au f hi.Courir au Médecin. Courir au remède.

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On dit proverbialement, quand un hommeva en quelque lieu avec ardeur, avec joie,qu’il n'y va pas, qu’il y court , qu’il y courtcomme à la noce. y

On dit , Courir aux armes , pour dire,Prendre les armes en bute pour quelque alar-me, on pour quelque occasion pressante.

Il se dit figurément De toute action précipi-tée, de tout ce qu’on fait trop vite. Il fautaller bride en main, on ne fa.it pas les affairesen courant.

Ainsi l’on dit d’Un homme qui lit, qui ré-cite ou prononce, ou qui écrit trop vite, qu'ilcourt. Lisez doucement , ne courez pas. Il écritcela en courant. Il ne faut pas dire son Bré-viaire en courant.

On dit proverbialement, Ce n’est pas letout que de courir , il faut partir de bonneheure, pour dire, que Ce n’est pas assez de sehâter ; mais que quand on veut réussir dansune entreprise, il faut prendre scs mesures deloin.

On dit figurément, qu 'Un homme court àVÉvêché, au bdton de Maréchal de France , nuchapeau de Cardinal, etc. pour dire, qu’il estdans le chemin de parvenir bientôt à l’Évê-ché, etc.

On dit, Courir a sa perle , courir d saruine, à son malheur, pour dire, Se conduired’une manière à se perdre, à se ruiner promp-tement.

On 1 dît dans le même sens, Courir au péril ,courir au précipice • et familièrement d’Unhomme qui se ruine, qu’Jl court à l'Hôpital .

On dit proverbialement, Courir après sonêteuf , pour dire, Prendre bien de la peinepour recouvrer un bien, un avantage qu’on alaissé e'chapper. J’ai retenu cet argent-là parmes mains, parce que je ne veux pas courir,après mon éteuf.

On dit aussi, Courir après son argent , pourdire,Continuer à jouta' pour regagner ce qu’ona perdu.

On dit, Courir après les honneurs, les ri-chesses, la fausse gloire, etc. pour dire, Lc«rechercher avec ardeur. *

U est quelquefois actif, et signifie alors,Poursuivre à la course avec dessein d’attraper.Courir quelqu’un pour le prendre, le courirl'épée dans les reins. Courre ou courir le cerf,le lièvre, le daim. Il a droit de courir le cerfsur ses terres. Ce lièvre a été souvent couru.

Courir, en termes de Marine, signifie,Faire route. Courir des bordées, C’est aller al-ternativement à droite et a gauche, quand levent est presque debout

Courir , se dit Des côtes, des terres , desrochers et des montagnes qui s’étendent d’unlieu â un autre. Cette côte court de l’Est «l Ouest l’espace de trois ou quatre lieues. Cesmontagnes courent du Nord au Sud, en parta-geant de grands continens.

On dit, Courir un Bénéfice, pour dire, En-voyer un courrier à celui qui a la nominationdu Bénéfice, pour être le premier ii le de-mander.