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On dit aussi, Courir un Bénéfice, courirune Charge, pour dire, Les poursuivre avecardeur.
On dit en termes de Chasse, Laisser courre,pour dire , Découpler les chiens après la bête.
On fait même un substantif des deux infini-tifs, Laisser-courre , qui signifie Le lieu oùl’on découple les chiens. Quand ils furent aulaisser-courre.
On dit d’Un beau pays commode pour la«liasse, que C'est un beau courre.
On dit, Courre un cheval, pour dire, Lefaire courre à toute bride, étant monté dessus.Voulez-vous .courre vptre cheval contre lemien ?
On dit figurément, Courir fortune de.,,,,..
[courir risque de . courir hasard de .pour
dire, Être en péril de....,.71 cow't fortune d’êtrechassé, de perdre son bien. Il court risque dela vie. J’ai couru hasard de me tuer. Vous cou-rez risque. Ce mal peut bien m’arriva *, j’encourrai le risque.
On dit aussi, Courir des risques, courir deschances , pour dire, Être exposé à des périls, àdçs événcmens.
On dit, Courir même fortune , pour dire,Être dans les mêmes intérêts, dans la même si-tuation d’affaires.
On dit, qix'Un homme court une belle for-tune, la carrière de la fortune, Quand il est enpasse de parvenir à quelque chose de grand.
Courir, signifie aussi, Ravager, piller. CesTroupes ont couru une telle Province. Les Pi-rates courent la mer. Courir le plat pays.
On dit, Courir le bon bord, pour dire,Rirater; et figurément dans le discours fami-lier ; pour dire, Fréquenter les mauvais lieux.
On dit, Courir le pays, courir le monde ,pour dire, Voyager . Il a bien couru le pays,couni le monde. Il d couru toute la France .
On dit absolument, Il a bien couru , pour^.ire, U a beaucoup voyagé.
On dit, Courir le bal , pour dire, Aller d’unbal à un autre, aller en plusieurs assemblées oùl’on danse.
On dit*, Courir les ruelles , pour dire f Allerde visite en visite chez les Dames.
On dit en termes d’Ordonnances et de Décla-rations , Courre ou courir sus , pour dire, Sejeter sur quelqu'un pour l’arrêter, le maltraiter,le tuer. Tout le mondelui court sus. Les Paysansse sont soulevés et ont couru sus aux Troupes.Il y a un Arrêt qui enjoint aux Communes decourir sus aux gens de guerre qui s ’de leur route.
On dit, Courir sur le marché de quelqu'un,pour dire, Enchérir sur un autre, tâcher d’avoir,prétendre emporter ce qu’un autre marchande.Je 'nouïois acheter cela, pourquoi ven.ez-VOUscourir sur mon marché ?
On dit aussi figurément, Courir sur U mar-ché, courir sur les irisées de ciue’qu’un, pourdire, Vouloir emporter sur quelqu’un une choseà laquelle il a prétendu le premier.
Courir au plus pressé, S’occuper de ce quiimporte davantage dans le moment ; Courir
eloiqneront
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'aux armes , S’armer promptement, sê disposerà combattre.
On dit aussi, Courir, soit dans un véritablecombat, soit dans quelque tournoi, joule, ouautre exercice semblable. Ils baissèrent la lance ,et coururent Vun contre Vautre. Couvir en licedans la carrière. Courir la bague. Courir laquintaine. Courre le faquin. Courir les têtes.Courir les taureaux. Ceux qui couroient dansles Jeux Olympiques. Il courut avec lui danscette carrière.
On dit figurément De personnes de dignitéégale, qui sont dans le3 mêmes emplois, quellescourent la même carrière, pour dire, qu’Ellesont les mêmes prétentions. Cicéron et Ilorten -sius couroient la même carrière.
On dit, Courir après des fantômes, pourdire, Se livrer h des espérances ou à des craintesimaginaires, en négligeant le réel.
On dit familièrement Donner à courre àquelqu’un, pour dire, Le mettre dans la néces-sité de faire bien des pas, de se donner bien desmouvemens.
Courir , signifie encore, Aller ça et lh, sanss’arrêter long-temps en chaque endroit. Il nefait que courir. Il court depuis le matin jusqu’ausoir, on ne le trouve jamais chez lui.
On dit populairement et dans le même sens,Couvir la prétentaine.
On dit d’Un homme qui est troublé d’es-prit, et qui est tout-à-fait extravagant, qu’ZÏest fou à courir les rues , à courre les champs.
Ou dit familièrement qu’T/ne nouvelle cowtles rues , pour dire, qu’ElIe est sue de tout 1«monde.
On dit, Courre, courir le guilledou, pourdire, Aller en débauche. Il ne fait que courirle guilledou. Il est populaire.
Courir , signifie aussi Couler. Il se dit Dcaruisseaux et rivières, et des choses liquides,comme le sang, le vin, l’huile, etc. L’eau quicourt. Le sang agité court dans les veines. J’’aisenti une humeur qui me couroit entre cuir etchair.
Il se dit encore Du temps. Le temps courtinsensiblement. Le ternie qui court. L’année quicourt. Il court sa vingtième année.
On dit, qu’Une chose court à sa fin , pourdire, qu’Elle n’a pas long-temps à durer. Maprovision de bois couri à sa fin. Cette maladiecourt à sa fin.
On le dit d’Un certain terme, au bout du-quel se doit payer ou effectuer quelque chose.Onluiadonné trois mois de temps qui courent.Je ri ai que quinze jours, -nous m’amuse z parvos artifices , cependant le temps court. Sesgages courent depuis un mois.
On le dit principalement Des intérêts del’argent constitué. La rente court de tel jour.L’intérêt de cette somme court, court toujours.Les arrérages courent.
Courir, signifie aussi, Être en vogue. Lamode qui court. Cette chanson couroit par laville.
On dit, Au temps qui court, pour dire, Autemps présent.
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On dit, L’avis qui court , pour dire, L’avisqui a le plus de voix dans une délibération quin’est pas achevée.
Od dit encore, Faire courir des bruits , ilcourt un mauvais bruit , pour dire, Répandredes bruits, un mauvais bruit s’est répandu.
On dit aussi, qu’/l court bien des maladies.Il court beaucoup de fièvres malignes , de pe-tites véroles, de rhumatismes, etc. pour dire,qu’il y en a beaucoup.
On dit, Faire courir un Livre, un Mani-feste, pour dire; Le répandre dans le public.
Ou dit aussi à table, Faire courir une santé,pour dire, La faire boire par tous les convives.Faites courir cette santé. C’est la santé d’un telqui court.
On dit, Faire courir la voix, pour dire,Demander les avis à ceux qui composent uneAssemblée.
On dit, Faire courir le billet, pour dire,Envoyer un billet pour avertir ou assemblerceux qui ont intérêt à quelque affaire. Et on ditd’Un homme, que Son billet court chez lesNotaires, pour dire, qu’il cherche de l’argentà emprunter.
On dît, que Les billets d’un homme courentsut la place, pour dire, qu’On cherche à s’eiïdéfaire.
On dit aussi, Faire courir le billet chez lesBanquiers , chez les Orfèvres, pour dire, qu’Onfait donner avis de quelques choses volées, dequelques lettres de change perdues.
On dit d’Un homme recherché par les Darnes^que Les Dames le courent.
Couru, ue. participe. Qui est poursuivi àla course. Un cerf , un lièvre, un daim couru.Un voleur couru par le Prévôt, par les Ar-.chers.
On dit, Un pays couru par les ennemis^pour dire, Un pays où les ennemis font descourses.
On dit figurément, Couru , pour dire, Re-cherché, suivi. Ce Livre est rare et curieux, ilest fort couru. Ce Prédicateur est fort couru.Il n’y a pas assez de telle marchandise, tantelle est courue.
COURLIS ou COURLIEU, s. m. Oiseauaquatique qui est bon à manger. Il y a legrand et le petit Courlis .
COURONNE, s. f. Ornement qui entoure Utête, et qui est fait de branches, de fleurs, ouchoses semblables, pour marque d’honneur,ou en signe de jcie. Couronne de.laurier, delierre, d’olivier , de fleurs, de roses. Couronned’étoiles, que les Peintres mettent au-dessusde la tête de la Vierge; Couronne de rayons ,qu'ils mettent sur la tête des Saints. Les Ro-mains récompensoient les belles actions par di-*verses couronnes : Couronne triomphale , mu-.raie , obsidionale, civique , vallaire , rosfrale.Gagna', mériter une côuronne. Les Grecs dé-cernaient des couronnes aux citoyens quiavoient rendu quelque service considérable àleur patrie.
En ce sens on le dit figurément De la gloir®que les Martyrs acquièrent en mourant pour