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cuire. Celui qui mange tout, qui dissip-tout.
Ç.vtR'R, y. tî. signifie aussi. Causer une 'dou-leur âpre et aiguë, telle qu’est celle que causeune brulure ou une écorchure. Je me suisbrûlé, je me suis écorché lu main, cela me cuit.Lcr main me cuit. Les yeux me cuisent, iis mecuisent comme du feu.
On dit figurément d’üne douleur ou d’unechaleur excessive qu’on éprouvé: La tête mecuit. On cuit au Soleil. L'ardeur du Soleil estsi grande qu'on cuit au grand air.
On dit proverbialement, Irop gratter cuit,trop parler nuit.
Ou dit figurément et familièrement : Il vousen cuira quelque jour ; il m'en cuit, il pourroilbien vous en cuire , pour dire, Vous vous enrepentirez; je m’en repens, vous pourrez bienvous en repentir.
Cuit, ite. participe. Du vin cuit. De lacrème cuite. Des prunes à demi cuites. Les hu-meurs cuites.
On dit proverbialement qu’Un homme a dupain cuit , pour dire, qu’il a du bieiïj qu’il està son aise.
On dit aussi, qu’ Un homme a du pain cuit,pour dire, qu’il a une bonne provision de cequi lui est nécessaire. CePrédicateur a deux outrois Carêmes , il a Au pain cuit.
On dit proverbialement, Liberté et pain cuit,pour dire, quel.es deux plus grands biens sontd’êire libre, et d’avoir ce qui est nécessaire àk vie.
CUISANT, ANTE. adj. Âpre, piquant, aigu.Un froid cuisant, une douleur cuisante. Ou ledit aussi Des peines d’esprit.Des soucis cuisans ,des remords cuisans.
CUISINE, s. f. L’endroit de la maison oùi’on apprête et où lou fait cuire les viandes.Grande cuisine. Cuisine claire, obscure. Il fautplacer, mettre la cuisine en cet endroit. Bat-terie de cuisine. Servante de cuisine. Écuyer,
. chef de cuisine. Garçon de cuisine. Aide decuisine.
On dit, Faire la cuisine, pour direApprê-ter à manger.
Cn dit, Bonne cuisine , maigre cuisine,pauvre cuisine , pour dire, Bonne chère, mau-vaise chère. C'est un homme gui cherche lesbonnes cuisines. Il ne hante (piç les maisons oùil y a bonne cuisine.
On dit aussi, en parlant d,’Une maison, queLa cuisine y est bien froide, quelle n'y estguère échauffée, pour dire, qu’On y fait mau-vaise chère.
On dit ausçi ,Fqire aller, faire rouler la cui-sine, pour dire, Avoir soin de ce qui regardela dépense ordinaire de la table, donner ordreque la table aille Lien; et Fonder la cuisine,pour dire, Pourvoir à ce qui regarde la subsis-tance, la nourriture. Dans les nouveaux éta-bhssemens/ il faut commencer par fonder lacuisine.
On dit populairement, iSe ruer cn cuisine,
- pour dire, Manger beaucoup et avidement, ou&ite beaucoup de dépense gû bonne chère.
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On dit figurément et proverbialement qu'l! nhomme est chargé de cuisine, pour dire, qu’ilest fort gras, et qu’il a un gros ventre.
On appelle aussi Cuisine, Une petite boîtelongue à différens compartimens, où l’on metdifférens ingrédiens propres pour les ragoûts,et que certaines gens portent sur eux. Un tel atoujours sa cuisine dans sa poclie.
On appelle familièrement, Latin de cuisiru ,XJn très-mauvais Latin.
Cuisine, signifie aussi L’art 'd’apprêter lesviandes, et de faire la cuisine. Il apprend lacuisine. Il sait bien la cuisine. Cuisine bour-geoise. Nouvelle cuisine.
On appelle aussi La cuisine, Les Ofiuiersqui servent dans une cuisine. Il a mené sa cui-sine avec lui. Il a laissé sa cuisine à Paris .
CUISINER, v. neut. Apprêter les viandes,faire la cuisine. Ce garçon cuisine un peu , cui-sine assez bien . Il est familier.
CUISINIER, 1ÈRE. s. Celui, celle qui faitla cuisine, qui apprête à manger. Bon cuisinier.Mauvais, méchant cuisinier. Garçon cuisinier.Il n’a qu’une cuisinière. Elle est très-bonne cui-sinière.
CUISINIÈRE, s. f. Ustensile de fer-blancqui sert à faire rôtir la viande.
CUISSARD, s. m. La partie de l’armure quicouvroit les cuisses. Les cuissards n'ont com-mencé d'êtix en usage que vers i3oo.
CUISSE, s. f. Partie du corps d’un animaldepuis la hanche jusqu’au jarret. La cuisse d'unhomme t d’un cheval , d'un bœuf, d'un cerf.Une cuisse de chapon, de perdi'ix. Cet hommea mal à la cuisse , a la cuisse rompue. L'os dela cuisse.
Cuisse , se dît aussi De .certains fruits coupéspar quartiers. Une cuisse de noix.
CUISSON, s. f. Action de cuire, ou de fairecuire. Il a eu tant pour la cuisson des viandes,tant pour la cuisson de chaque pain. Il man*que à ce pain un peu de cuisson.
On appelle Pain de cuisson , Le pain de mé-nage que l’on fait chez soi.
Cuisson, signifie aussi La douleur qu’bnsent d'un mal qui cuit. Je sens une horriblecuisson dans ma plaie.
CUISSOT, s. rnasc. Cuisse de cerf, de che-vreuil , de sanglier, etc. U ne se dit qu’en par-lant Ee venaison.
CUISTRE, s. m. Nom qui sc donne ordinai-rement par injure aux valets de Collège. UnCuistre de Collège. Ce n'est qu'un Cuistre.
Cuistre , est aussi Une injure dont on sesert, pour dire, Un homme pédant et grossier.C’est un cuistre, un cuistre fieffé.
CUITE, s. f. Cuisson. Il se dit Des briques,des tuiles, de la chaux, et d’autres choses sem-blables. La première cuite. La seconde cuite, etc.
CUIVRE, s. m. Métal rongeâtie quand il estpur. On l’appelle aussi Cuivre rouge. Le cuivre‘■faune, qui s’appelle aussi Laiton , est du cui-vre rouge qui est devenu dune couleur jaune,parce qu’on Va allié avec du zinc. Le cuivre noirest celui qui n’a pas encore été parfaitementpurifie. Le cuivre de rosette est oeîui qui a été
_ CUL .
entièrement purifié des autres métaux avec les-quels il étoit joint. Plaque de cuivre. Fontaine,cuvette, chandelier, chenets de cuivre , Monnotede cuivre.
Cuivre vierge, Celui qui sort de la mine,qui u’a point été fondu.
CUL
CUL. s. m. ( TL ne se prononce point, eton le supprime quelquefois dans l’écriture.) Lederrière, celle partie de l'homme qui comprendles fesses et le fondement. Il tomba sur soncul , sur le cul. Il étoit assis sur son cul commeun singe. Renverser cul par-dessus tête.Ilcourtcomme s'il avait le feu au cul. Être à cul nu.iS asseoir a cul nu. Il lui a donné des coups depied au cul, du pied au cul.
On dit, Avoir le cul sur la selle, pour dire,Être à cheval. Ce Général est vigilant et infa-tigable, il a toujours le cul su" la selle. Les en-nemis s’étant avancés f on tint Conseil de guerrele cul sur la selle.
On dit familièrement : Cul par-dessus tête.La tête emporte le cul. La tête en bas, le cul enhaut.
On dit proverbialement, Être à cul, pourdire, Ne savoir plus que devenir, n’avoir plusde ressource.
On dit, qu’t/ne voiture est à cul, qu’on lamet à cul, pour dire, qu’Elle est versée ouqu’on la verse par le derrière.
On dit proverbialement et figurément, Don-ner du pied au cul à un valet, pour dire, Lechasser de» son service.
On dit proverbialement d’Un homme quise tourmente extrêmement pour venir à boutde quelque chose, qu’il y va de cul et de tète;qu’il y va de cul et de tête comme une corneillequi abat des noix.
On dit proverbialement qu’Un homme mon-tre le cul,qu'on lui voit le cul, pour dire, queSes habits ne valent rien, et sont tout déchirés.
On dit aussi pro\ vrbialement et figurément,d’Un homme qui a témoigné de la foiblesselorsqu’on atlendoit beaucoup de son courage,de sa fermeté, L’on croyoit qu'il fejoit paiol-tre du courage, il a montré le cul.
On dit figurément et familièrement, d’Unhomme qui, ayant fondé son espérance surdeux choses différentes, ne réussit dans aucune»qu’il se trouve, qu'il est , qu’il demeure entredeux selles le cul à terre.
On dit proverbialement et populairementd’Un homme qui joue et qui perd tout ce qu ila, qu’il perdroit son cul, s’il ne tenait.
On dit, Jouer à cul levé, pour dire, Jouerles uns après les autres, en sorte que celui desjoueurs qui ne joue peint, prenne la place decelui qui perd.
On dit proverbialement et populairement,
qu’Un homme tire le cul en arrière,pour dire,qu’il a de la peine i se résoudre à faire une
chose.
Cn dit, Arrêter quelqu’un sur cul, le met-tre à cul, pour dire, L’arrcter toutconrt. LeurCavalerie venoit uu rjalop, mais l’Infanterie