CUL
qu'elle trouva dans un fossé Varréta sur cul.11 est du style familier.
Ou appelle familièrement , Cul de plomb,Un homme sédentaire, ou qui travaille assidû-ment dans son cabinet, à son bureau, etc.
Cul , se dit aussi De quelques animaux. Lecul d’un singe. Ces ortolans , ces cailles ont lecul bien gras.
On dit. Faire le cul de poule, pour dire,Faire la moue en avançant les lèvres et en lespressant.
Cul, signifie aussi L’anus par où l’animaldécharge son ventre. Le cul d'un homme , d'uncheval, d'une vache, d'une poule , etc.
On dit proverbialement et bassement d’Unepersonne qui a grand’peur, qu’Ou lui bouche-voit le cul d'un grain de millet.
On dit figurément et bassement, d’Un hommequi a fait quelque grande perte, qui a reçutpieîque grand dommage, qu’il en a dans lecul.
On dit bassement et proverbialement, Bai-ser le cul ù quelqu’un , pour dire, Marquerune soumission servile et lâche.
On dit proverbialement, Il ne faut pas vou-loir peter plus haut que le cul, pour dire, qu’ilne faut pas entreprendre de faire plus qu’on nepeut. Il veut peter plus haut que le cul.
O 11 dit proverbialement, Tenir quelqu'unau cul et aux chausses, pour dire, Le tenir demanière qu’il ne puisse échapper. Les Sergensle tenoient au cul et aux chausses.
Il s’emploie aussi au figuré, pour dire, qu’Onexamine, qu’on agite quelque chose qui con-cerne quelqu’un, ses biens, sa vie, son hon-neur. A l'hewe qu'il est , les Juges le tiennentau cul et aux chausses. On le tenoit au cul etaux chausses dans cette compagnie.
On appelle Cul, Le derrière d’une charrette.Niellez cela au cul de la charrette. Il fut lié aucul d'une charrette, et fouetté par les carre-fours.
On dit , Mettre une charrette à cul, pourdire, La mettre les limons en haut.
Cut, sc dit aussi De plusieurs autres chosesdifférentes. Le cul d'un verre, d'une bouteille,d une lampe, d'un baril , d'un muid,d'un ton-neau, d'un pot, d'un tambour , d'un chaudron ,d'une poêle, d’un panier , d } une hotte , d'unc hapeau, etc .
On dit, Mettre unmuid,un tonneau surCu l, pour dire, Le lever sur son fond, ou pourdire, le vider.
On appelle Cul-de-sac , Une rue qui n’apoint d’issue.
On nppeïïe Cul d'artichaut, La partie [a plus
Moelleuse de l’artichaut, et qui en fait le fond.
On appelle Cul-t/c-Iampe, Certain ornementd Architecture, qui pend du plancher ou de lav °ûte, et qui se termiue en pointe.
On appelle aussi Culs-de-lam;.e , Certains
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durons ou ornemeffs que les Imprimeurs met-l °Qt à la fin <]' un livre, d’un chapitre, etc.
il appelle Cul-de-jatte ,Celui qui étant privée l usage des jambes et des cuisses, a le cul^ üs une jatte. C'est un cul-de-jatte.
CUL
On le dit aussi d’Un homme qui a perdul’usage de ses jambes, et qui ne peut marcher.
On appelle Cul de basse-fosse, Un cachotcreusé dans la basse-fosse même. C’est un scélé-rat, il le faut mettre dans un cul de basse-fosse.
CULASSE, s. f. La partie de derrière d’uncanon. Canon renforcé sur la culasse. Le canoncreva par la culasse.
Il se dit aussi Des mousquets, des fusils etdes pistolets. Démonter la culasse dun mous-quet.
CULBUTE. s. f. Certain saut qu’on fait,mettant la tête en bas et les jambes en haut,-pour retomber de l'autre cote. Faire la culbute.
Il se prend quelquefois pour Chute. En des-cendant le degré, il a fait une horrible culbute.
On dit figurément d’Un homme qui d’unegrande fortune est tombé dans la pauvreté,dans la disgrâce, qu’il a fuit une grande cul-bute.
CULBUTER, v. a. Renverser quelqu’un,renverser cul par-dessus tète. Il Va poussé ru-dement, et Fa culbuté. Il le culbuta de haut enbas du degré, du haut d'une montagne. La Ca-valerie prit les ennemis en flanc, et les culbuta.
On dit figurément, Culbuter un homme,pour dire, Le ruiner, détruire sa fortune, etc.
U est quelquefois neutre, et signifie, Tom-ber en faisant la culbute. Il fit un faux pas ,et culbuta du haut en bas du degré.
On dit aussi figurément, Culbuter, pour dire,Être ruine', perdre sa fortune. Ce Banquier aculbuté.
Culbuté , ée. participe.
CULBUTIS. s. m. Amas confus de chosesCulbutées. Il est familier.
CULEE , s. f. Grosse masse de pierre quisoutient la voûte des dernières arches d’un pont,et toute leur poussée.
CUL1ER. adj. m. Il n’est en usage qu’encette phrase, Boyau culier. On appelle ainsiLe gros boyau qui se termine a l’anus.
CULIÈRE. s. f. Sangle de cuir qu’on attacheau derrière du cheval pour empêcher la sellede couler en avant.
CULMIJXATIOX subst. fém. Terme d’As-tronomic.Moment du passage d’un astre par leméridien.
CULOT, s. m. L’oiseau le dernienéclos d’unecouvée. On donne aussi le nom de Culot audernier né des autres animaux, et familière-ment parmi les hommes au dernier né d’unefamille.
On appelle encore figurément et familière-ment Le dernier reçu d’une compagnie, Luculot de la compagnie.
Culot , est aussi La partie métallique quireste au fond d’un creuset après la fusion, et(pii s’est séparée des scories* On nomme encoreCulot , Un petit plateau cylindrique de terrecuite, sur lequel on pose le creuset dans lefourneau,pour le garantir de l’action trop vivedu feu.
Un appelle Culot, La partie inférieure deslampes d'Lgfise.
CULOITE. s. f. La partie du vêtement qui
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couvre depuis la ceinture jusqu’aux genoux.Culotte de drap. Culotte de velours.
Ou appelle Culotte de bœuf, Le derrière ducimier; Culotte de pigeon, La partie de derrièredun pigeon; La culotte d’un pistolet, Le ferou le métal rond et creux qu’on attache au boutde la poignée d’un pistolet.
CULTE, s. m. I/honneur qu’on rend à Dieu par des actes de Religion. Culte divin. CulteReliaieux.
On appelle dans la Théologie , Culte de La-trie, Le culte d’adoration qu’on rend à Dieu seul; Culte de Dulie , Le culte de vénérationqu’on rend aux Saints ; et,Culte d’Hyperdulie,Le culte qu’on rend à la Sainte-Vierge .
On dit, en parlant De l’Idolâtrie : Le cultedes Idoles. Le culte des faux, Dieux. Les Chi-nois rendent à leurs ancêtres une espèce deculte.
On dit d’Un admirateur des Anciens, qu’ilti pour eux une espèce de culte.
CULTIVABLE, adj. des 2 genres. Propre àla culture. C’est un terrain qui n'est pas culti-vable.
CULTIVATEUR, s. m. Çui cultive la terre.Ce pays manque de cultivateurs.
CULTIVER, v. a. Faire les travaux néces-saires pour rendre la terre plus fertile, et pouraméliorer ses productions. Cultiver un champ.Cultiver un jardin, les vignes ., les plantes.Cultiver son champ.
On dit figurément, Cultiver les sciences ,cultiver les arts , pour dire, S’y adonner s’yexercer, s’y perfectionner.
On dit figurément, Cultiver l’esprit, cultiverfa mémoire , pour dire, Les exercer, apporterdu soin à les perfectionner.
On dit aussi, Cultiver la connoissance , l'a-mitié, lalienveillance, V affection de quelqu'un,cultiver ses amis , pour dire, Prendre les soinsnécessaires pour conserver, entretenir, aug-menter la connoissance, l’amitié, la bienveil-lance de quelqu’un.
* On dit encore dans le même sens, C'est unhomme qu'il faut cultiver, pour dire, C’est unhomme dont il faut ménager, entretenir Ubienveillance.
Cultivé, ée. participe.
CULTURE, s. f. Les travaux qu'on emploiepour rendre la terre plus fertile, et pour amé-liorer ses productions. La culture des champs.La culture des vignes, des plantes, des fleurs .Travailler, s'adonner à la culture de. ...Aban-donner la culture de...La culture dans tel pays«si bonne, excellente, admirable, mauvaise,négligée.
On appelle Pays de grande culture , Ceuxoù elle se fait avec des chevaux; et, par oppo-sition, Pays de petite culture , Ceux oü elle selait de toute autre manière.
Culture, se dit également au figuré, Dusoin qu’on prend des arts et de l’esprit. La cul-ture des arts - la culture de Vesprit. Un espritnaturel et sans culture.