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tractive. Un morceau de pain. Un verrede vin.
Il est aussi particule distinctive. Un trait decourage. Un prodige de vertu.
De, marque le rapport d’appartenance. Lelivre de Charles.
De, se dit pour Pendant ou Durant. Il estparti de jour. Il est arrivé de nuit.
De, se dit pour Touchant, Sur. Parlons decette affaire.
De, se dît pour À cause de. Je suis bien aisede sa fortune.
De , se dit pour Par. Il est aimé de tout lemonde.
De, s’emploie aussi pour spécifier Les qua-lités personnelles. Un homme d'esprit, decœur , de bien, de sens. Il désigne encore Lelieu qu’on habile, la profession qu’on exerce,l’origine, etc. Un homme de la ville. Des gensde la campagne. Un homme de cabinet , delettres , de mer, de rivière , de pied, de cheval,de peine. Un homme de peu de fortune , de ■rien , de main , etc.
Il sert quelquefois à lier un substantif avecun adjectif, et forme alors une espèce de galli-cisme. Un fripon d'enfant ; un drôle de corps ■une coquine de femme.
Il exprime aussi La destination. Salle despectacle. Habit de cérémonie. Cour de Justice.Cheval de bataille.
On le met aussi devant quelques adverbesOU prépositions. De près. De loin. D'aujour-d'hui. D'hier. ■ ■
U esLadverbial, étant joint h quelques subs-tantifs- De travers. De coté. De concert. Deconserve. De-çà. De-lù.
Ü se met souvent devant l'Infinitif des ver-bes, soit après un verbe, comme : Cesser,achever de dire • tâcher, s'cffoj'cer de faire , etc.Soit après un nom : Il est malaisé d'être jeuneet sage, fl éloit capable d'entreprendi'e. Il a lafaculté, le pouvoir dc'prêcher .. . .
De. Préposition de Jieu. Il est venu deLyon en tant de jours.
De , se dit pour Depuis. De Rome à Lyon ,il y a tant de lieues.
Ou dit, Combler de biens, rempli de béue-' dictions , privé de fous ses sens, las de lire, as-sommer de coups. La discussion de tous lesautres emplois du mot De appartient à laGrammaire.
De par, espèce de formule, pour dire, Aunom de, par i’aulorité de. De par le Roi. Depar Monseigneur.
DÉ. s. m. Petit morceau d’os ou d’ivoire, defigure cubique, ou à six faces, dont chacuneest marquée d’un différent nombre de points,depuis un jusqu’à six,et qui sert à jouer. Desdes bien marqués. Des dés écornés. Une ballede des. Jouer aux dés, auac trois dés. Piper lesdé Dés chargés.
Cn dit, Avoir h dé, pour dire, Jouer lepremier; Flatter le de, pour dire, Pousser ledé doucement,.dans l’espérance d’amener moinsde points; Rompre le dé, pour dire, Arrêterles dés quand ils sortent du cornet, afin d’en
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rendre le coup nul; Faire quitter le dé, pourdire, Faire abandonner le dé.
On dit figurément et familièrement, Flatterle dé , pour dire, Déguiser, adoucir quelquechose de fâcheux par des termes qui en cachentune partie, ou qui font le mal moins grand.En lui annonçant cette nouvelle, il a flatté ledé. Ne flattez point le dé.
On dit figurément et familièrement, Tenirle dé dans une Compagnie, pour dire, Se ren-dre le maître de la conversation. Il veut tou-jours tenir le dé.
On dit aussi figurément et familièrement,Faire quitter le dé à quelqu'un , rompre le dé,pour dire, L’obliger à céder, l'obliger à renon-cer à quelque entreprise.
On dit familièrement, Je jefteroîs cela àtrois dés, je jouerois cela à trois dés , pourmarquer L'indifférence où l’on est du choixqu’on peut faire entre deux ou plusieurs choses.
On dit proverbialement et figurément, Ledé en est jeté , pour dire, qu’On a pris sonparti, qu’on est résolu à faire telle chose.
On dit familièrement, À vous le dé 1 pourdire, C’est à vous à parler, à répondre, à agir,
DÉ, en parlant d’Architecture, se dit d’uncube de pierre, de bois ou de marbre qui faitla partie du milieu d’un piédestal. Le piédestalest composé d’une base, d'un dé et d'une cor-niche.
Dé, se dit d’Un petit cube de pierre sur le-quel on met des vases. Mettre des dés de pierrejulour d'un parterre.
DE s. m. Petit instrument de cuivre oud’autre métal, dont on se garnit le bout dudoigt, et quelquefois le milieu du doigt, pourempêcher qu’il ne soit blessé de l’aiguille en ,cousant. Dé d'çr, d'argent, etc. Dé à coudre.
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DÉALBATION, s. f. Changement de cou-leur noire eu blanche, par la force du feu.
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DÉBACLÀGE. s. maso. Action de débâcler.Travail de ceux qui débâclent.
DEBACLE, s. f. Ainas de glaçons qui arri-vent avec impétuosité dans un dégel subit.après qu’une rivière a été prise long-temps. Larivière grossit, tout le monde se-prépare à ladébâcle, La débâcle a fait périr bien des ba-teaux.
Débâcle, sc dit aussi Du débarrasscmrntd’nu Port, quand on retire les vaisseaux videspour approcher du rivage ceux qui sont char-gés, H y a un temps précis et ordonné pour ladébâcle du Port.
DÉBACLEMENT, s. m. se dit du momentde la débâcle des glaces, et de l’action de débâ-cler des vaisseaux, des bateaux. H y a beau-coup de bateaux qui ont péri par le débâcle-ment de la rivière. *
DÉBÂCLER, v. a. Ouvrir, débarrasser. Dé-bâcler des bateaux y une porte, une fenêtre. Cemot est populaire.
Il est aussi neutre, et se dit d’Une rivière,
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quaud les glaces viennent h se rompre et àsuivre le cours de l’eau. La rivière a débuclécette nuit
DEBACLEUR. s-, m. Officier de Ville, quicommande sur les Ports quand ü faut débûcler.Il faut demander au Débâcleur quand il seratemps de débâclcr.
DÉBAGOüLER. v. a. Dire indiscrètementtout ce qui vient à la bouche. Il débagoula toutce qu’il avoit sur le cœur. Il est bas.
DébAgoule, ée. participe.
DEBÀGOULEUR. s. m. Celui qui parle in-discrètement.
DEBALLER, v. a. Défaire une balle, unballot, tirer quelques hardes d’une balle. Onn'a pas encai'e déballé mes meubles.
Déballé , ée . participe.
DÉBANDADE, s. f. Ce mot ri’est d’usageque dans cette façon de parler adverbiale, A ladébandade , qui signifie Confusément et sansordre. On dit, qu 'Une armée , que des troupess'en vont à la débandade , pour dire, qu'Ellcss’en vont en confusion, sans garder aucun ordre.
On dit aussi figurément, Mettre tout à ladébandade 9 laisser tout à la débandade , pourdire, Abandonner le soin de son bien ou de quel-que affaire comme une chose désespérée. Vivreà la débandade, C’est ne mettre aucune suite,aucune règle dans ses mœurs et dans sa conduite.
DÉBÀNDEMENT. s. m. Action de déban-der. Il se dit principalement Des troupes. Il yeut 7/n drhandement qénw'al.
DEBANDER, v. a. Détendre. Débander unarc , u?i pistolet.
On dit figurément, Se débander Vesprrt,pour dire, Donner un peu de relâche à son es-prit après une longue application. El on dit,que Le temps se débande , Lorsqu’il commenceà s’adoucir, à se relâcher après une forte gelée.
Débander , signifie, Ôter une bande. Déban-der une plate.
On dit, Débander quelqu'un pour dire,Lui ôter le bandeau qu’on lui a mis sur les yeux.
Débander , sc dit aussi en parlant Des armesdont le ressort se détend dé lui-meme. S enfusil se débanda. Son arbalète s'cloit débandée.
Il se dit aussi d'Unc troupe de gens de guerrequi se sépare d’un Escadron ou d'un Bataillonconfusément et sans ordre. Les fourrageurs sedébandèrent trop tut. Les Soldats se débandè-rent pour aller piller.
Il se dit encore d’Un corps de geDS de guerrequi sc disperse sans ordre, pour s’enfuir oupour se retirer. Toute l'armée se débanda. CeRégiment se débanda.
Débandé, ée. participe.
DÉBAN QUER. v. a. Terme de jeu. Gagnertout l’argent qu’un banquier a devant lui. Ilfut débanqué au pharaon.
DébAüïqué, Ée. participe.
DÉBAPTISER, v. a. U n’est guère d’usagequ’en cette phrase, Il se feroit plutôt débapti-ser que de faire telle chose, pour dire, U renomceroit plutôt à son Baptême. Il est du style fi*"mi lier.