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Tome premier. A - K.
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On dit aussi familièrement, Se débaptiser,pour dire, Changer de nom.

Débaptisé , ée. participe.

DÉBARBOUILLER, v. a. Nettoyer, ôterce qui salit, ce qui rend sale. Il ne se dit guèreque Du visage. Débarbouiller un enfant. ê>edébarbouiller le visage, aillez vous débar-bouiller.

Débarbouillé, ée, participe.

DÉJBARCADOUR. s. m. Lieu marqué pourle débarquement des marchandises d un vais-seau.

DÉBARDAGE. s. m. Acllion de débarder.

DÉBARDER. v. a. Tirer du bois de dessusles bateaux, ou de la rivière, et le porter surle bord. Debarder des cotrels. Débarder untrain de bois flotté .

t)ÉBAnDER, en termesdeForêls,Transporterdes bois hors du taillis où ils ont cté coupés,afin que les voilures n’y entrent pas, ce quiendommageroit les nouvelles pousses.

Débaudé, ée. participe.

DÉBARDEUR, s. m. Homme de journéequi débarde. Débardeur de bois. Vous trou-verez assez de débardeurs sur le Port.

DÉBARQUEMENT, subst. m. Action parlaquelle on débarque. Le débarquement desmarchandises. Le débarquement des troupes.On dit, Des troupes de débarquement , pourdire, Des troupes destinées pour faire une des-cente en pays ennemi.

DÉBARQUER, v. n. Sortir d’un vaisseauou d’un .autre batiment. Nous débarquâmes entel endroit, ù un tel Port.

On dit, Au débarquer , pour dire, Dans letemps même du débarquement. Il se trouva au 'débarquer. On l'attendoit au débarquer.

Débarquer, est aussi actif, et signifie, Tirer,faire sortir hors d’un vaisseau ou d’un autreLûtiment qui est'arrivé au lieu de sa destination.On débarqua VInfanîerie. Débarqua' du canon.Débarquer des marchandises.

Débarqué, ée. participe.

Débarqué, ée, est aussi adjectif, mais iln’est guère d’usage qu’étant employé substan-tivement dans cette phrasey Un nouveau débar-qué, qui se dit d’Un homme nouvellementarrivé de la Province, fl a toujours Vair d’unnouveau débarque.

DÉBARRAS, s. m. Cessation d’embarras.délivrance de ce qui embarrassoit. Il est familier.Les voilà partis , c’est un grand débarras.

DÉBARRASSEMENT. s. m. Action de dé-barrasser.

DÉBARRASSER, v. a.Oter l’embarras, ôter id’embarras. Il se dit au propre et au figuré, etsouvent avec le pronom personnel. Débarrasserles rues , les chemins. H ne sait comment se dé-barrasser de ses créanciers. Il s est debarrassede quantité d’importuns. Il etoit accable d’af-faires, mais il s’en, est débarrasse. Il a biendébarrassé ses affaires depuis peu. Sa tête com-mence à se débarrasser. Mon esprit est débar-rassé d’inquiétude. La Religion se débarrassede.? pratiques superstitieuses.

Débarrassé, ée. participe. |

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DEBARRER, v. a. Ôter la barre. Débarrerune porte.

Débarré , ée. participe.

DÉBAT, s. m. Différent, contestation. Etreen débat de quelque chose , Mettre quelque choseen débat. Vider un débat. Apaiser un débat. Ils’éleva de grands débats sur ce sujet au Parle-ment d’Angleterre. Entre voisins il y a toujoursquelques débats.

On dit en termes de Pratique, Un débat decompte , pour dire, Une contestation forméecontre quelque article d’un compte. Fournirdes débats de compte. Faire juger les débatsd’un compte.

En parlant De deux hommes qui ont quelquecontestation ensemble, on dit proverbialement,A eux le débat, entre eux le débat, pour dire,qu’On ne veut point se mettre en peine de leurdifférent.

DÉBATER . v. a. Oter le bât. Débuter unmulet, un cheval , un âne.

DébAté t Ée. participe.

DÉBATTRE, v. a. (Il sse conjugue commeBattre.) Contester, disputer. Débattre une ques-tion, une cause. Débattre un compte. Débattreles articles d’un compte. Nous avons débattuplus d’une fois ce point contesté. Cette opinionn’a été que trop long-temps débattue.

Se débattre, v. pronom. S’agiter, se tour-menter. Se débattre comme un possédé , commeun forcené. Se débattre des pieds et des mains.Un cheval qui se débat. Un poisson qui se débatdans l’eau . Un oiseau de proie qui se débat surle poing.

Cn dit proverbialement, Vous vous débattezou vous vous battez de la chape à l’Evêque ,pour dire, Vous contestez sur une chose surlaquelle vous n’avez aucun droit.

Débattu, ue. participe. Compte bien dé-battu , cause bien débattue , pour dire, Comptebien examiné, cause bien discutée,

DEBAUCHE, s. f. Dérèglement, excès dansle boire et dans le manger. Grande débauche.Faire la débauche. Faire débauche. Aimei' Indébauche. Faire quelque chose par débauche ,par esprit de débauche. C’est une débauche con-tinuelle.

Il se prend encore pour Incontinence outrée.C’est un homme plongé dans la débauche. C’estun homme perdu de débauches. Vilaine dé-bauche. Sale débauche. Porter à la débauche.Se jeter dans la débauche. Fuir les occasionsde débauche.

Débauche , se prend aussi pour L’action dese livrer aux plaisirs de la table ; et dans cetteacception on dit, Faisons un peu la débauche.

On appelle Débauche d’cspritond’imagina-tion , Un usage déréglé de l’esprit ou de l’ima-gination. Les débauches de lecture et d’esprit nesont guère moins dangereuses que celles dessens.

DÉBAUCHER. a. Jeter dans la débauche,dans le vice. Les mauvaises compagnies l’ontdébauché. La trop grande tibeifé ne sert qu’àdébaucher les jeu nes gens. C’est la fainéantisequi la débauché. Débaucher une fille .

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Il signifie aussi, Corrompre la fidélité dequelqu’un. Il essaya de débaucher les treupes.On lui débaucha ses soldats. On lui a débau-ché un de ses domestiques.

Il signifie encore, Détourner quelqu’un déson devoir. Débaucher un ouvrier de son tra-vail, de sa besogne. Use dit aussi, dans ce sens,à l’absolu. Débaucher un ouvrier .

U signifie aussi simplement, Faire quitter untravail, une occupation sérieuse pour un diver-tissement honnête. Je viens vous débaucher ,pour vous débaucher. Nous voulons vous dé-baucher Vun de ces jours. Laissez-vous débau-cher. Il faut lé débaucher , le mener à la cam-pagne.

On dit aussi en bonne et en mauvaise part,5e débaucher. Laissez là les affaires pour unjour ou deux, et débauchez-vous. La mauvaisecompagnie est souvent causeque les jeunes gensse débauchent.

Débauché, ée. participe.

U est quelquefois substantif, et alors il signi-fie Un homme abandonné à la débauche. C’esturi débauché, un grand débauché , un vieuxdébauché. Ce sont des débauchés. On dit d’Unhomme qui est agréable dans la débauche detable, que C’est un agréable débauché.

DÉlîAUCHEUR, EUSE. s. Celui, celle quidébauche. C’est un débaucheur de filles. Celttfemme est une débaucheuse.

DÉBET, s. m. Terme de Finance. Ce qu’uucomptable doit après l’arrêté de son compte.Le débet d’un compte . Paye}' sa charge en dé-bets, signifie, La payer .en -se chargeant d’ac*quitter les dettes de celui qui la vend. Cellepartie est un débet de quittance. Débet de clair,La charge de Receveur des débets,

DÉBIFFER, v. a. Affoiblir, déranger, gâter.11 n’est guère d’usage que dans cette phrase,Être tout débiffé.

Débifeé, ée. participe. Visage débiffé, esto-mac débiffé, qui se disent d’Un homme qui pa~roît alïbibli par quelque excès, qui a le visageabattu. Il se dit aussi d’Un estomac qui ne faitpas bien ses fonctions. Il a l’estomac tout di-b iffé. Il est du style familier.

DEBILE, adj. des 2 genres. Foible, aflîbibli,qui manque de forces. Il ne se dit guère qu’enpallant De l’homme. Un malade qui est encoredébile. Je me sens tout débile aujourd'hui. AvoirVestomac débile, les jambes débiles.

m’applique poétiquement aux choses comme'aux personnes. Enfant débile. Arbrisseau dé-bile.

On dit aussi figurément, A voir le cerveaudébile, pour dire, Avoir l’esprit foible; et,Avoir la mémoire debile, pour dire, Avoir peude mémoire.

DRBILEMENT. adv. D’une manière débile.DEBILITATION, s. f. AffoiblI?jement. Dé-bilitation de nerfs.

DÉBILITÉ, s. f. Foiblesse. Débilité de cer-veau. Une qmndc débilité de nerfs, de jambes,d’estomac. Une grande débilité de vue.

DÉBILITER, v. a. Rendre débile. Cela dé-bilite Us nerfs , l'esprit , la vue, L’estomac .