Band 
Tome premier. A - K.
Seite
369
JPEG-Download
 

DEB

Débossé, ée, participe.

DÉBOTTER, v. a. Tirer les bottes à quel-qu'un. Son valet l'a débotté . Se dêbotter , Oterses bottes.

On le dit aussi substantivement. Le débotte rdu Roi. Il se trouva au dêbotter.

Débotté, ée. participe.

Il est pris quelquefois substantivement. L.débotté du Boi. Se trouver au deootte.

DÉBOUCHÉ ou DÉBOUCHER, s. m. Voieouvert/* pour arriver à une place, h un emploi.V Église,l’Éjèe et la Robe sont trois débouchésou débouchers pour vos enfans.

Il signifie aussi L’extrémité d’un défilé, d’uncol de montagnes. L’ennemi nous atlendoit audébouc; é ou au débouc/ter. Il se prend alors dansle même sens que Débouchement , sortie.

On dit figurément, Trouver un débouchépour des billets , des marchandises , dont on na-veit point encore trouvé l’emploi, ni le débit..Voyez Débouchement.

Il se dit aussi pour Moyen, expédient. Cher-cher un débouché pour se tirer d'affaire, d'em-barras.

DÉBOUCHEMENT. s. m. Action de débou-cher. Le débouchement des canaux.

Débouchement, signifie aussi, Le passaged’un endroit resserré dans un lieu plus ouvert.L’armée fut attaquée au débouchement. Il se ditaussi au figuré pour Expédient, moyen de sedéfaire utilement de billets, de marchandises,etc. dont il n’est pas aisé de faire un bon em-ploi, ou de trouver le débit. Ou a trouvé undébouchement pour ces billets. On cherche undébouchement pour ces marchandises.

DÉBOUCHER, v. a. Ôter ce qui bouche.Déboucher une bouteille. Déboucher les che-mins , les passages, pour dire, Les débarrasser,eu ôter les obstacles.

On dit, Au déboucher d'un défié,au débou-cher des montagnes , pour dire, À la sortie d’undéfilé, au sortir des montagnes. Et alors l'infi-nitif est employé comme substantif.

II s’emploie aussi absolument. L'Armée dé-boucha.

DÉBOUCHER, en termes de Médecine, signifieÉvacuer, ôter les obstructions. Cette médecinevous débouchera.

Déboucher, v.n. Sortir d’un endroit resserrépour passer dans un lieu plus ouvert. L Arméedéboucha des montagnes dans la plaine.

Débouché, ée. participe.

DÉBOUCLER, v. act. Dégager de son attachel’ardillon d’une boucle. Déboucler une cui-rasse. Déboucler un ceinturon. Déboucler desbottines.

U s’emploie aussi avec le pronom personnel.Dion soulier s’est deooucle.

Ou dit, Déboucler une jument, pour dire,Oter les boucles qu’on lui avoit mises, pourempêcher qu’elle ne fut saillie.

On dit, Déboucler des cheveux, débouclerune perruque , pour dire,En défaire les boucles,défriser des cheveux, défriser une perruque.

Débouclé, ée. participe.

DÉBOÏJILLI. s. m. Terme de Teinturier.

Tome L

DEB'

Opération pour éprouver la qualité du teintd’une étoffe, ou pour lui rendre sa premièreblailclieur. Mettre une étoffé au déboudli.

DEBOUILLIR, v. a. Faire bouillir des échan-tillons d’étoffe dans l’eau avec cert ins ingré-diens, pour éprouver si la teinture de l’étoffeest bonne ou non.

Débocilli, iE. participe.

DÉBOUQUEMENT, s. m. La sortie d'unvaisseau hors d’un détroit.

DEBOUQUER. v. n. Terme de Marine. Sor-tir d’un détroit, d’un canal.

DÉBOURBER. v. a. Oter la bourbe. Débourber un ba sin d’eau. Déboucher un fossé. Dé-bouter un étang.

On dit aussi, Débourber une voiture , pourdire, La tirer de la bourbe ; Faire débourber unpoisson , pour dire, Le mettre dans de l’eauclaire, pour qu’il perde son goût de bourbe.

Débourbé, ée. participe.

DÉBOURRER, v. a. II signifie au propre,Oter la bourre. Débourrer un fusil Hors cellephrase, il n’est guère d’usage qu’au figuré. Ainsil’on dit, Débourrer un jeune homme, pourdire, Lui faire perdre le mauvais ton, les mau-vaises manières, l’air embarrassé qu’il avoit, etle former, le façonner. Mettre un jeune hommedans le monde, dans les bonnes compagnies ,pour le débourrer .

On dit aussi, Débourrer un cheval , pourdire, Commencer h l’assouplir, à le rendrepropre aux usages auxquels on le destine.

Débourré, ée. participe.

DEBOURSEMENT, subst. m. Action de dé-bourser.

DÉBOURSER, v. a. Tirer de l’argent de sabourse, pour faire quelque payement. Il aacheté une terre , et il la payée sans rien dé-bourser. Retirer de quelqu'un l'argent qu'on adéboursé pour lui.

Déboursé, ée. participe. Il n'y a rien ù ra-battre lù.dessus, c'est un argent déboursé.

Débourse, s’emploie aussi substantivement,pour dire, L’argent qu’on a déboursé. Il fauttant au Procureur pour son déboursé. Le Tail-leur ne demande que son déboursé. Le Procitrreuv a donné un mémoire de ses déboursés.

DEBOUT, adv. Sur pied , sur 9es pieds. Ilest debout. Se tenir debout. Laister quelqu’undebout , pour dire, Ne pas lui proposer dos’asseoir.

On dit, litre debout, pour diré, Être horsdu lit, être levé. Tout son monde étoit deboutdès le ihatin.il se porte mieux, il est asbout.Et on dit absolument, Debout , quand on veutfaire lever des gens qui sont couchés ou assis.

Debout, sc dit Du buis, lorsqu’on le metde sa hauteur. Mettre du bois debout. On ditdans le même sens, Mettre un tonneau de-bout, pour dire, Le mettre sur un de ses fonds.Et on dit d’Un ancien bâtiment, qu’il est en-core debout , pour dire, qu’il subsiste encore.

On dit, que Des marchandises passent de-bout par une Ville , Lorsqu’elles y passent sansdécharger. Les marchandises qui passent deboutpayent moins de droit que les autres.

DEB 36ç)

On dit figurément et familièrement d'Unhomme, qu’il ne sauroit tomber que debout ,pour dire, qu’il a tant de ressources différentes,tjue si 1 une lui manque, l’autre ne lui man-quera pas.

On dit aussi d Un homme fatigua qui s’as-soupit, qu'il dort tout debout. Faire des contesÀ dormir debout, pour dire, Des fables, desrécits ennuyeux, des contes en Tair.

Debout. Terme de Marine. Il se dit d’Unvent absolument contraire. xYous avions le ventdebout

DÉBOUTER, v. a. Terme de Pratique. Dé-clarer par Sentence , par Arrêt, que quelqu’unest déchu de la demande qu’il a faite en Jus-tice. Il a été déboulé de sa demande , de son op-position , de ses prétentions. Les Arrêts por-tent : La Cour Va déboulé et déboule.

Débouté, ée. participe.

DÉBOUTONNER, v. a. Oter, faire sorlirles boutons d’une boutonnière ou d’une ganse.Déboutonner sa soutane , son justaucorps. Oudit aussi dans le même sens; 5e déboulonner .pour dire, Déboutonner sa soutane, sa veste,son justaucorps.

On dit figurément et familièrement, Se dé*boutonner avec ses amis, pour dire, Parler li-brement avec eux, leur ouvrir son cœur, leurdire tout ce qu’on pense.

Déboutonné, ée. participe. Justaucorps dé-boutonne. Cet homme est toujours déboutonné.

On dit proverbialement, Rire à ventre dé-boutonné , pour dire, Rire excessivement; etManger « ventre déboutonné , pour dire, Man-ger avec excès.

DEBRAILLER, Se débrailler. v. pronom.Se découvrir la gorge, l’estomac , avec quelqueindécence. Se débrailler devant tout le monde .

Débrailt.é, ée. participe. TJn homme toutdébraillé , une femme toute débraillée.

DEBREDOUILLER, v. a. Terme du jeu deTrictrac, pour dire, Faire ôter la bredouille,ou empêcher qu’un homme ne puisse gagnerpartie double.’Je vous débredouille. Se débre-douiller.

Débredouillé, ée. participe.

DÉBRIDER, v. a. Ôter la bride à un cheval.Il ne faut pas sitôt débrider ce cheval.

Il se dit aussi absolument, et il s’y jointalors une idée de repos, de cessation de mou-vement. Il est temps de débrider. Toute la Ca-valerie venoit de débrider , quand tout d’ancoup on vit paroître les ennemis. Faire dixlieues sans débrider.

Sans débrider , se dit figurément et fami-lièrement, pour dire, Tout de suite, et sansinterruption. Il a parle pendant trois heures samdebt idev. J ai dormi sept heures sans débrider.Il est familier.

Débrider , se dit aussi figurément dans lestyle familier , en parlant De certaines chosesqu’on fait avec une extrême précipitation.Voyez comme il débride. Il a bientôt débridéson Bréviaire.

Débridé , ée. participe.

DÉBRIS, s, ru. Les restes d’un vaisseau qui

47