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Débilité, £E. participe.
DÉBIT. s, m. Vente, trafic. Délit de draps,de dentelles. Marchandises,'étoffes de déhit , deIon débit, de mauvais débit. Cela n’est pas dedébit. Il se fait un grand débit de...
On dit figurément, qu’Un homme a un beaudébit , qu’il a le débit aisé, le débit agréable,pour dire, qu’il parle avec facilité et avecgrâce. Et pour exprimer le contraire, on dit,Un débit pénible , désagréable, etc. II est dustyle familier.
Débit , en Musique. Manière rapide dc.rendreun rôle de chant j en y mettant beaucoup devariété.
Débit. Exploitation de bois selon ses diverses.destinations, comme en poutres, en merrain,en cerceaux, etc.
DÉBITANT, ANTE. s. Celui, celle qui dé'Lite quelque marchandise. Un débitant de tabac.
DEBITER, v. a. Vendre. Débiter des mar-chandises, des denrées, des blés, des vins. Dé-biter ej) gros, en détail.
On dit figurément et dans le style familier,qu’l/n homme débite bien sa marchandise,pour dire j qu’il parle, bien, qu’il fait bien unrécit.
Cb dit, dans le meme sens, Débiter sonrôle, débiter un discours.
Il se dit en Musique, pour, Rendre un rôlede chant avec rapidité, avec précision et variété'.
On dit aussi figurément, Débiter des nou-velles, débiter des mensonges , pour dire, Ré-pandre des nouvelles, des mensonges.
Débiter, se dit De la manière d’exploiterles bois. Débiter le bois eu planches, eu ma-driers, etc:
Il se dit aussi Du marbre, des pierres, etc.
Débité, ée. participe.
DÉBITEUR, DÉBITEUSE . s. Celui, cellequi débite. U ne se dit que dans le figuré et enmauvaise part. C’est un grand débiteur denouvelles, de fariboles, de sornettes. C\est un*grande débiteuse de mauvaises nouvelles.
DÉBITEUR, DÉBITRICE, s. Celui, cellequi doit. Bon débiteur. Débiteur solvable. Il estmon débiteur. Elle est votre débitrice.
DÉBLAI, s. m. Il se dit De l’enlcvement desterres pour mettre un terrain de niveau, oupour l’elever au-dessus du niveau. En ce sensil est opposé à Remblai. U se dit aussi Du ter- ;rain, du lieu qu’on débarrasse, qu’on déblaie.Déblayez-moi ce terrain.
Il se dit figurément dansées phrases, Beaudéblai, voilà un beau déblai , pour marquer,qu’On est bien heureux d’être défait de quel-qu’un, ou de quelque chose qui incommodoit.Il est familier.
DÉBLATÉRER, v. n. Déclamer long-tempsC.t avec violence contre quelqu’un. Il a passédeux heures a déblatérer contre moi. Il est depeu 4’usage.’
DÉBL4YER’. V- Débarrasser. (Il se con-jrguc comme Payer.) On dit, Déblayer desterres , pour dire, Les ôter d’un endroit. On ditaussi, Déblayer un terrain, une maison, unenulle, une épuv , une rue, pour dire, Dcbar-
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rasser un terrain, une maison, une salle, unecour, une rue, des choses qui y sont en désor-dre et qui les embarrassent.
Déblayé, ée. participe.
DEBLOQUER, v. a. Terme d’imprimerie.Oter les lettres bloquées et renversées, pourles remplacer comme il faut.
Débloqué , ée. participe.
DÉBOIRE, s. m. Le mauvais goût qui restede quelque liqueur après qu’on l'a bue. Duvin qui a du déboire , gui a quelque déboire,un déboire affreux. Ligueur gui laisse du de-boirel
U se dit figurément Du chagrin et du dégoûtqui suit ordinairement les plaisirs. Les plaisirsont leur déboire.
Il se dit aussi Des dégoûts, des sujets de fâ-cherie, et des mortifications que donne un su-périeur. C’est un homme gui lui a donné defucheux debeires. Il a éprouvé bien des déboires.
DEBOITEMENT , s. m. se dit en parlantDes os qui sont déplacés ou disloqués. Le dé-boîtement d'un os.
DÉBOÎTER, v. a. Disloquer. Il ne se 'ditproprement que Des os qu’un accident, uneffort fait sortir d,e leur place. La chute qu’il afaite lui a déboîté un os.
Il se dit aussi avec le pronom personnel.Les os ne se déboîtent pas sans beaucoup dedouleur.
Déboîter, se dit aussi en parlant Des ou-vrages de menuiserie et d'assemblage qui vien-nent ii se dé joindre. À force de pousser la porte,on l’a toute déboîtée.
On dit encore dans cette acception. Unecloison gui se déboîte.
Déboîté , ée. participe.
DÉBONDER, v. a. Ôter la bonde. Débonderun étang. Débonder un tonneau.
Il est aussi neutre, et signifie, Sortir avecimpétuosité, avec abondance. Veau a débondécelte nuit par une ouverture. Il s’emploie aussiavec le pronom personnel. L'étang s’est débonde.
On dit aussi figurément et familièrement ,Les pleurs qu’elle avoit long-temps retenus, dé-bondèrent à la fin. Après avoir long-temps re-tenu sa colère , il fallut enfin débonder.
Débondé, ée. participe. !
DÉBÜNDONNER. v, actif. Oter le Londond’un muid', d’un tonneau. Pour remplir le ton-neau, il faut le débon donner. j
Débondonnê, ée. participe.
DÉBONNAIRE, adj. des u. genres. Doux etbon avec foiblesse. Humeur, caractère débon-naire. Dans le style sérieux, en parlant Despersonnes, il ne se dit que Des Princes. C'estun Prince débonnaire. Louis-le-Dcbonnaire.Hors de là il ne se dit guère qu’en moquerie,pour donner un ridicule. C’est un homme dé-bonnaire.
On appelle familièrement, Un mari débon-naire, Un mari qui souffre patiemment lamauvaise conduite de sa femme.
DÉBONNAIREMENT, adverb. Avec bonté,avec douceur. Le vainqueur les a traités dé-bonnairement. Il vieillit.
DEB
DÉBONNAIRETÉ, s. f. Bonté, douceur. Levainqueur les a traités avec débonnaireté, ilyiçjüit
DRT30BD. s, m. Débordement. Il ne se dîtqu'en termes de Médecine. Débord de bile. Dé-bord d’humeurs,
DÉBORDEMENT, rf. m. Action par laquelleune rivière se déborde. Le débordement du Nil .Le débordement de la Seine .
Il se dit aussi Des humeurs. Avoir un débor-dement de bile, un débordement d’hurtieurs. Onappelle Débordement de cerveau , Une chuteextraordinaire de pituite qui coule du cerveauet des couduils salivaires par le nez et pai labouche.
On dit figurém. , Un débordement à’injures*
On appelle figurément, Débordement , L’ir-ruption d’un Peuple barbare dans un Pays ouil veut s’établir. Le débordement des Barbaresdans l’Empire Romain.
Débordement, signifie aussi figurément Dis-solution, débauche. Etrange, scandaleux dé-bordement. Vivre dans le débordement , dansun grand débordement. Le débordement de sesmœurs.
DÉBORDER, v. n. Sortir hors du bord. Ilse dit proprement Des rivières. Quand les neigesfondent, la rivière -déborde . La rivière a dé-borde deux fois cette année. La rivière est dé-bordée. Les pluies ont fait déborder cet étang.
Se déborder. Il signifie la meme chose queDéborder. La rivière se déborde. La Seine s'estdébordée.
Il se dit aussi Des humeurs du CGrps humain ,et particulièrement de la bile. Les humeurs sesont débordées. La bile se déborde.
On dit figurément, 5e déborder en injures,pour dire, Exhaler su colère en injures, vomirdes injures.
Déborder , se dit aussi Des habits , desétoffes, quand le bord de Tune pisse celui del’autre. Cette frange déborde. La doubluredéborde.
Déborder , se dit aussi activement en termesde Guerre, lorsqu’une ligne de troupes a plusde front et plus d’étendue que la ligne qui lui estopposée. La première ligne des ennemis débor-doit la notre. L’avant-garde de notre flotte de-bordoit celle des ennemis. Il se dit aussi Detout corps qui en déborde un autre qui luiparallèle.
Déborder, est aussi neutre, et signifie, Sedétacher d’un vaisseau qu’on avoit abordé.'.Après l’aboi'daqc il ne put déborder.j On dit aussi dans le même sens, Se débol-i der. Nous finies tous nos efforts pour nous dé-border.
1 DÉBORDER, v. a. Ôter le b°«l- Oébord:-uine jupe, un chapeau.
Débordé , ée. participe- H s’emploie figuré-ment comme adjectif , et signifie Débauché,dissolu. C'est un jeune homme fort débordé-Une famine débordée . Mener une vie débordée.
DÉBOSSER, v. a. Terme de Marine. Il sadu câble d'un vaisseau, Sont on démarre I*bosse qui le retient.