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Tome premier. A - K.
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On dit en Géométrie, Décrire une courbe,pour dire, La tracer.

Décrire, Donner une idée générale. Il y ac&'taines choses qu’on ne définit pas exacte-ment, on se contente de les décrire.

Décrit, ite. participe.

DECROCïIEIt. v. a. Détacher une chose quiétoit accrochée. Décrocher une tapisserie.

Décroché , ée. participe.

DÉGROlRE. v. act. Ne croire pas. Il n’estguère d’usage qu’en l’opposant au mot Croire,et dans cette phrase, Je ne crois ni ne décroîs .Il est du style familier.

DÉCROISSEMENT, s. m. Diminution. Ledécroissement de larivière. Le décroissement desjours.

DÉCROÎTRE, v. n. (Il se conjugue commeCroître.) Diminuer. La rivière décroît. Lesjours sont bien décrûs. Après la Suint-Jean,les jours commencent à décroître .

Décru, ue. participe.

DÉCROTTER, v. a. Ôter la crotte. Décrot-ter des bottes. Décrotter des souliers. Décrotterdes habits.

Décrotté, ée. participe.

DÉCROTTEUR. s. m. Celui qui décrotte.

DÉCROTTOIRE. s. f. Sorte de brosse donton se sert pour décrotter.

On dit familièrement d’Une personne qui ala peau rude, cpiEUe a la peau rude commedes décrottoires.

DECRU ER. v. a. Préparer du fil par unelessive avant la teinture.

DÉCRUÉ, Ét. participe.

DECRUMENT. s. m. Action de décraer.

DÉCRUSHMENT. s. m. Action de décruser.

DECRUSER. v. a. Mettre des cocons dansl’eau bouillante, poux en dévider la soie avecfacilité.

Décrusé , ée. participe.

DÉCUIRE, v. a. Corriger l’excès de la cuis-son. Il se dit Des sirops et confitures, où l’onmet de l’eau, pour les rendre plus liquides,quand ils sont trop cuits. Ce sirop est tropépai.;. Il fout le décuire.

On dit, que Les confitures se décuisent ,pour dire, que Faute d’avoir été assez cuites,elles se liquéfient trop.

Décuit, ite. participe.

DÉCUPLE, s.m. Dix fois autant. Il a gagnédans cette affaire le décuple de ce qu'il avoitavancé.

U s'emploie aussi adjectivement- Une sommedécuple. Une quantité décuple d’une autre.

DECUPLER, v. a. Augmenter de dix foisautant. Pour décupler une somme, on y ajouteun zéro. Il a décuplé son bien depuis dix ans,U est dix fois plus riche qu’il n’étoit il y adix ans.

DÉCUPLÉ, ÉE. participe.

DÉCURIE, s. f. On appeloit ainsi, chez lesPiomains, Une troupe de dix soldats, ou dedix autres hommes , sous un Officier qu’onliommoit Décurion. t

DÉCURION. s. m. Celui qui commandoitune troupe de dix soldats chez les Romains.

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DÉCUSSATION, s. f. Terme de Géométrieet d’Oplique. Concours, rencontre de deux oude plusieurs lignes. Point de décussation .

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DÉDAIGNER, v. act. Marquer du dédain.Vous nous dédaignez bien. Vous dédaignezmon amitié. Il dèdaiqne mes services.

Il s’emploie aussi au neutre. Il dédaigne denous servir. Il a dédaigné de nous parler.

Dédaigné, ée. participe.

DÉDAIGNEUSEMENT, adv. Avec dédain,d’une manière dédaigneuse. Regarder dédai-gneusement. Traiter dédaigneusement.

DEDAIGNEUX, EUSE. adj. Qui marquedu dédain. Des regards dédaigneux. Avoir Vairdédaigneux , la mine dédaigneuse. Caractèredédaigneux. Humeur dédaigneuse. Beauté fèreet dédaigneuse.

Il est aussi substantif. Faire le dédaigneux

DÉDAIN, s. masc. Sorte de mépris vrai ouaffecté, exprimé par l’air, le ton et le maintien.m ecevoir avec dédain. U témoigna beaucoup dtdédain. Essuyer les dédains d’un grand Sei-gneur.

DÉDALE, s. m. Labyrinthe. Lieu où Tons’égare, où Ton se perd, a cause de l’embarrasdes détours.

On le dit aussi figurcment. Cela vous enga-gera dans un dédale de procédures. Le dédaledes lois.

DEDÀMER, v. n. se dit an jeu des Dames.orsqu’nn joumr déplace mie des dai; o quioccupent le ran* qui est le plus proche de lui.

DEDANS, adv. de lieu. Il est là - dedans.Entrez là-dedans. En dedans. Par dedans . Unbatiment doit être commode en dedans , et ré-gulier en dehors.

On dit figurément et familièrement d’ünhomme qui est encore incertain du hon ou dumauvais succès d’une affaire,qu’l! n'est encoreni dedans ni dehors.

On dit proverbialement d’Un homme timideà montrer sou savoir, qu’H a Y esprit en de-dans.

Quelquefois il est préposition. Il passa pardedans laVille , par dedans la maison, etc. Onne l’emploie guère de la sorte que dans cesphrases.

DEDANS, subst. m. La partie intérieure dequelque chose. Le dedans, les dedans d’unemaison. Le mal vient du dedans , est au de-dans.

On dit dans les courses de Bague , Avoirdeux dedans, trois dedans, pour dire, Avoiremporté deux ou trois fois la bague.

Le dedans , les dedans d’un jeu de Paume,C’est, dans quelques jeux de Paume, une pe-tite galerie ouverte qui est à lun des deuxbouts. Jeu de Paume à dedans.

DÉDICACE, s. f. Consécration d’une Eglise.Faire la Dédicace d’une Eglise. La Fêle de laDédicace de l’Eglise, de Saint-Pierre.

On appelle aussi Dédicace, La Fête annuellequi se fait en mémoire de la consécration d uneÉglise,

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On dit aussi, La Dédicace d’une statue.

Dédicace , se dit aussi De l’adresse d’unlivre, qu on fait à quelqu un par une épilre oupar une inscription à la tête de l’ouvrage. Unlivre oit il n’y a point de dédicacé.

DEDICAXOIRE. adj. Ce mot n est eu usagequ’avec épître : Epître dedicatoire , qui sc ditDe l’épîtrc qu’on met à la tête d’un livre pourle dédier à quelqu’un.

DÉDIER, v. a. Consacrer au culte divin:Dédier une Eglise , un Autel, une Chapelle.

On dit, Dédier un livre , un ouvrage à quel-qu’un, Lorsqu’on lui adresse un ouvrage parune épitre ou par une inscription à la tête dulivre.

Dédie , ée. participe.

DEDIRE, v. a. 11 fait a la seconde personne’u pluriel du présent de l’indicatif, vous dédi-sez. À l’égard du reste il se conjugue commeDire. Désavouer quelqu’un de ce qu il s’estavancé de dire ou de faire pour nous. Je nevous en dédirai pas. Vous n’en serez pas dédit\Ie voudriez -vous dédire ? N’allez pas me dé-lire.

Se dédtre. Se rétracter, dire le contraire dece qu’on a dit, désavouer ce qu’on a dit. LesJ émoins se sont dédits. Vous avez dit du mal:Yun tcZ, vous êtes obligé de vous en dédire.

Se dédire, signifie aussi, Ne tenir pas saparole. Il nous avoit promis cela, il s’est dédit.Il avoit offert cent écus, il s’en est dédit.

On dit figurément, d’Un homme trop en-gagé dans une affaire pour ne pas la pousser àbout, qu7I ne peut s’en déd'- i c. Ce Oéné-als’est trop avancé , il fout qu’il donne bataille ,il ne sauroit plus s’en dédire.

Dédit, ite. participe.

DÉDIT, s. masc. Révocation d’une paroledonnée. Il a son dit et son dédit. Il est familier.

U se prend aussi quelquefois pour La peinedont on est convenu entre deux ou plusieurspersonnes, contre celui qui se dédira. Il y aun dédit. Un dédit de mille écus. Il y a tantp mr le dédit. Payer le dédit. Il y a cent louisde dédit.

DÉDOMMAGEMENT, s. m. Réparationd’un dommage. Il faut tant poui' mon dédom-magement.

DÉDOMMAGER, v. a. Indemniser, réparerle dommage. Dédommages-moi. Si vous ne medédommagez, je vous ferai un procès.

Il s’emploie aussi avec le pronom personnel.5e dédommager d’un coté de ce qu’on a perdude Vautre. J’y ai perdu en cela a mais je m’endédommagerai.

Dédommagé, ée. participe.

DÉDORER, v. a. Ôter, effacer la dorure enpartie, diminuer de la dorure. À foi ce de tou-cher à ce cadre-là, vous le dédorez.

Il s’emploie aussi avec le pronom .personnel,et signifie, Perdre de la dorure peu à peu. Dela vaisselle de vermeil qui commence à se dé-dorer.

Dédoré , ée. participe.

DEDOUBLER, v. a. Ôter la doublure. D&“doubler un habit, un manteau.