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Tome premier. A - K.
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On dît aussi, en termes de Guerre, Dédou-bler les rangs, les files.

On dit aussi, Dédoubler un régiment, unecompagnie , pour dire , Partager un régimenten deux régimens, une compagnie en deuxcompagnies ; Dédoubler une pierre, La sépareren deux dans toute sa longueur.

Dédoublé , ée. participe.

DÉDUCTION, s. f. Soustraction. On lui apayé tant en déduction du principal. La suc-cession, déduction fuite des fiais, monte a tellesomme.

U signifie aussi, Narration, énumération endétail. Faire une longue déduction de ses rai-sons , de ses malheurs.

DEDUIRE, v. a. Rabattre, faire soustrac-tion. Il en faut déduire ce gue vous avez dé-pensé. reçu. Il en faut déduire les frais.

Il signifie aussi, Narrer, raconter au long etpar le menu. Déduire son fait , ses raisons.

Il signifie aussi Inférer, tirer comme consé-quence. Cette conséquence est mal déduite.

Déduit , i.te. participe.

DÉDUIT, s. m. Divertissement. Il est vieux.Il ne se diroit plus qu’en style badin et bur-lesque.

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DÉESSE, s. f. Divinité fabuleuse de sexeféniiuin. La Déesse Junon. La Déesse Cérès.Les trois Déesses. Diane la Déesse des forêts.

On dit d’Une belle femme qui a l’air et leport majestueux, qu 'Elle a le port d'uneDéesse*

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DÉFàCHER," se DÉFACHER. v. pron.S’apaiser après s être mis en colère. Il n’estguère d’usage qu’en certaines phrases prover-biales. S’il est fâché, qu'il se défâche. S'il sefâche, il aura la peine de se défâcher. Il auradeux peines , de se fâcher et de se défâcher.

Détache, Ée. participe.

DÉFAILLANCE, s. f. Foiblesse, évanouis-sement, pâmoison. Tomber en défaillance. Illui a pris une défaillance. Il est en défaillance.Avoir de fréquentes défaillances.

On appelle Défaillance de nature, L état oùest une personne qui vient à s’affoiblir parvieillesse ou autrement. Ce n'est point maladie,c’est défaillance de nature.

Défaillance, en Chimie, se dit d’Un corpssolide que 1 humidité de l’air rend liquide. Ondit, De Vhuilc de tartre par défaillance j C’estdu sel de tartre devenu liquide à la cave.

DÉFAILLANT, ANTE. s. Terme de Pra-tique. Qui manque à comparoitre, à se trouverà l’assignation donnée en Justice. Le défaillanta été condamné.

DÉFAILLIR, v. n. Il n’est plus guère usitéqu’au pluriel du présent, Nous défaillons j alimparfait, Je défaillois; au prétérit, Je dé-faillis, fai défailli ; et à l'infinitif, Défaillir.Manquer. Cette race a défailli en un tel Us craignoicntquc le jour ne vint à leur défailliravant qu’ils pussent arriver. Toutes choses coin -

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mengoient à leur défaillir. U vieillit dans tousces sens.

11 signifie aussi, Dépérir, s’afFoiblir. Sesforces défaillent tous les jours, commencent àdéfaillir. En ce sens on dit, qu’U» homme sesent défaillir, pour dire, qu’Ll se sent tomberen toiblesse, ou seulement, qu’il sent que sesforces diminuent.

DÉFAIRE, v. a. ( Il sa conjugue commeFaire. ) Détruire ce qui est fait. Faire qu’unechose ne soit plus ce qu elle étoit. Ce que l'unfait, l'autre le défait. Un nœud qu’on ne peutdéfaire. Défaire un mariage. Défaire un mar-ché. Alexandre ne pouvant défaire le nœudgordien, le coupa.

Il signifie aussi, Faire mourir. Celle mal-heureuse a défait son fruit , son enfant. Se dé-faire soi-même.

Défaire, en parlant de Troupes, de gensde Guerre, signifie, Mettre en déroute, tailleren pièces, remporter un grand avantage. Aprè>avoir défait les Ennemis. La flotte des Enne-mis fut défaite.

On dit figurément, qu Une personne, qu'unechose en défait une autre, pour dire, qu’Ellcl’efface par plus d’éclat, par plus de beauté,par plus de mérite. Quand elle arrive au bal ,elle défait toutes les autres femmes. Le diamantdéfait toutes les autres pierres précieuses. Cclhomme défait tous les autres par la supérioritéde son esprit.

On dit aussi, qu 'Une maladie a bien défaitun homme, qu’Elle l’a bien changé, bien atté-nué, bien amaigri. Et on dit j que Du vin sedéfait , pour dire, qu’il s’afïbiblit, qu’il n’estplus de la même bonlé qu’il ctoit. Ces sortes deviïïs-là ne sont pas de garde , ils se défunt ai-sément.

Défaire, signifie aussi, Délivrer, dégager.Défaites-moi de cèt importun. Se défaire d’unfâcheux. On a eu bien de la peine à s'en dé-faire. Se défaire d'une méchante habitude,d’une passion, dune fausse opinion , Trop d’ha-bitude du vice , donne trop de peine à s’en dé-faire. On se défait rarement de ses vieux pré-jugés. Il a bien eu de la peine à se défaire desa fièvre.

On dit, 5e défaire d'un domestique, pourdire, Le mettre dehors , le congédier; et, Se■.éfaire dé son ennemi, pour dire, Le fairemourir.

On dit à peu près en ce sens , Défaites-vousde cela, défaites-vous de ce mot-là, defaites-vous de ces manières-là, de ces façons-la, pourdire, Désaccoutumez-vous d’agir, $e parlerainsi.

On dit aussi, Se défaire d’une chose, pourdire, L’aliéner, et en transporter le droit et lapossession à un autre. Un Marchand qui se dé-fait de sa marchandise. Se défaire d'un cheval,d'un carrosse. Il veut se défaire de sa maison,de sa charge. Il y a long-temps qu’il s'en estdéfait. On dit aussi, Se défaire d'un Bénéfice,pour diro, Le résigner, ou s’en démettre.

Défait, Aite. participe.

Il signifie aussi, Amaigri, atténué, abattu.

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Je l'ai vu avec un visage fort défait. Depuis samaladie il est tout défait. Je l'ai vue maigre ,pâle et défaite.

DÉFAITE, s. f. Déroute d’une armée, ou dequelques troupes. Après la défaite des ennemis.Défaite entière. Sanglante défaite.

Défaite , signifie aussi, Débit, facilité de sedéfaire de quelque chose. Ces marchandises-làsont de défaite.

On dit, qu 'Un cheval est de défaite, de belledéfaite, pour dire, qu’il est de belle apparenceet qu’il sera aisé de le bien vendre.

Défaite, signifie aussi, Excuse artificieuse.Il m’a donné une défaite. Il a toujours des dé-faites prêtes. Voilà une mauvaise défaite. C'estune défaite.

DÉFALCATION, s. f. Déduction, retran-chement Sur le produit de cette tare, il fautfaire la défalcation des faux frais.

DEFALQUER, v. a. Rabattre d’une somme,déduire. Il lui doit cent écus, il en faut défal -quer ce qu'il a payé pour lui.

Défalqué , ée. participe.

DÉFAVEUR, s. f. Cessation de faveur. Ilest tombé en défaveur. La défaveur des effetsde banque.

DÉFAVORABLE, adj. des 2 g. Qui n’estpoint favorable. Ce Juge m'a été défavorabledans mon procès. Ce cas est défavorable . LeJugement lui fut défavorable.

DÉFAVORABLEMENT, adv. D’une ma-nière fâcheuse, défavorable. Il a été traité biendéfavorablement. On Va jugé défavorablement.

DÉFAUSSER, se DÉFAUSSER.v. pron.Terme de plusieurs jeux de Cartes. Il se dit Dujoueur qui, n’ayant pas de la couleur dans la-quelle on joue, jette celle de ses cartes qu’il re-garde comme la moins utile.

DÉFAUT, s. m. Imperfection. Défaut léget.Défaut incorrigible. Défaut naturel. Défautqui vient d’accident. Avoir uri défaut. Chacuna ses defauts. Connoîtrc, avouer ses défauts.Corriger ses défauts. C'est un défaut personnel.Il n'y a personne sans défaut. Cet homme-h'i abien des défauts , n'a pas un défaut. Il y a biendes défauts dans cet ouvrage. Défaut d'esprit,de jugement, de mémoire. Mettre quelqu’un endefaut, le trouver en défaut.

Défaut , se dit aussi pour signifier, Absence,manque, privation de quelque personne, dequelque chose. En ce sens il ne se* dit guèrequ’en cette phrase adverbiale, défaut, « dé-faut, pour dire, Au lieu,à la place. Prendre denouveaux ouvriers pour suppléer au défaut desanciens. Si à son défaut je vous puis servir,vous n'avez qu’à dire.

U signifie, en termes de Pratique , Manque-ment al assignation donnée. Faire dépuf. Don-ner un defaut. Juger un défaut. Condamnerpar deput. Faire rabattre un défaut.

On appelle, Le défaut des cétes, L’endroitou se-terminent les côtes. Il a été blesse au de-faut des côtes.

On appelle Le défaut de la cuirasse, L in-tervalle qui est entre la cuirasse et les autrespièces de l’armure qui s’y joignent. Et on .dit