DEF
la dignité de quelqu'un, lui rendre de grandesdéférences,
DÉFÉRENT, adj. On appelle, dans le sys-tème de Ptolomée, Cercles déférons, ceux quiportent la Planète avec son épicyclc. On appelleaussi en Anatomie, Vaisseaux deférens , ceuxqui portent la semence dans les testicules.
Déférent , se dit substantivement, en termesde Monnoies, des marques qu* indiquent leHeu de la fabrication, le Directeur et le Gra-veur.
DÉFÉRER, v. «actif. Donner, décerner. LesRomains ont déféré les honneurs divins ù laplupart de leurs Empereurs.Le peuple Romaindéféra le Consulat à Scipion , et l’honneur duTriomphe à Pompée' avant,. Iâge. Les Cardi-naux lui déférèrent le Pontificat. Les Sénateurs et la Noblesse de Pologne lui déférèrent la Cou-ronne. Il n’est guère d’usage qu’en parlant Desdignités, des honneurs, dont une multitudedispose en faveur d'un particulier.
On dit aussi, Déférer le serment à quelqu'un,pour dire, S’en rapporter à son serment.
Il signifie aussi Dénoncer. Déféré}' quelqu'unen Justice , déférer à l'Inquisition.
Déférer. v. n. Céder, condescendre. Déféraà quelqu'un. Déférer a Page , à la dignité , à laqualité, au mérite de quelqu’un’ au sentiment .au jugement y à Vavis , à l'opinion des autres.
Déféré, ée. participe.
DÉFERLER, verbe act. Terme de Marine.Déployer les voiles.
DÉFEfttÉ, ÉE. participe.
DÉFERRER, v. a. Il n’est guère d’usage nupropre que pour signifier, Oter le fer du piedd’un cheval, ou d'une autre bête de monture.Déferrer un cheval des quatre pieds.
Déferrer , s’emploie aussi avec le pronompersonnel, et se dit tant Des fers d’un cheval,lorsqu’ils tombent, que de la ferrure d’un lacet,d’une aiguillette, lorsqu’elle vient à se détacher,à se défaire. Si ce cheval vient à se déferrer enchemin , il se perdra le pied. Un lacet qui scdéferre.
On dit figurément, Se déferrer , pour dire.Se déconcerter, demeurer interdit. Il se déferj'eaisément.
On dit figurément et familièrement, Défer-rer, pour dire, Rendre muet, confus, interdit.C’est un homme qu’on déferre aisément.
Déferré , ée. participe.
On dit populairement, qu’Un homme estdéferré d’un œil, Quand il en a perdu un.
DEFET. s. m. Terme de Librairie. Il ne sedît guère qu au pluriel, des feuilles superflueset dépareillées d’une édition, dont on ne peutpas former un exemplaire complet.
DÉFI. s. m. Appel, provocation au combat,et qui se fait, soit de vive voix, soit par écrit,soit par gestes. Un cartel de défi. Envoyer undéfi à quelqu'un. Il lui fil un def. Porter un
déf.
On le dit aussi, par extension , De toutesorte de provocation. Je lui ai fait un def a lapaume, aux échecs. Accepter te défi.
DÉFIANCE, s. f. Soupçon , crainte d’être
DEF
trompé. Être dans la défiance. Entrer en défian-ce. Avoir de la défance. Concevoir de la déf an ce.
On dit proverbialement, que La défanceest mère de sûreté , pour dire, que Pour ne pasêtre trompé, il ne faut pas se confier trop légè-rement.
Défiance; , signifie aussi , Le doute , lacrainte que quelque, chose n’ait pas toutes lesqualités nécessaires pour un certain effet. Avoirune juste défance de ses propres forces.
DÉFIANT, ANTE. adj. Soupçonneux, quicraint toujours qu’on ne le trompe. C'est unhomme défaut, une femme fort déf ante.
DÉFICIT’, s. m, (On prononce le T.) Motemprunté du Latin , pour signifier Ce quimanque. Il y a un grand déficit dans les fi-nances, les revenus de l’État. Il faut tant pourcombler le défeit. Il y a plusieurs déficit danscet inventaire. Ce mot ne prend point d’s aupluriel.
DEFIER, v; a. Provoquer quelqu’un aucombat. Il l'envoya défier par un Gentil-homme. Autrefois un Prince qui déclaroit laguerre, envoyoit défier l’autre par un Héraut.
Défier , se dit aussi De toute autre sorte deprovocation entre deux personnes. Ainsi ondit De deux joueurs, qu'ils se sont défiés au'rictrac , au piquet, etc. que Deux hommes sesont défiés à qui courra le mieux , « qui sau-tera le mieux. Défier quelqu'un à boire , à laoatime.
Défier, signifie aussi, Mettre quelqu’un àf ’s faire. lui déclarer qu'on ne le craint point.Vous dites que vous me ferez un procès, jevous en défie, je vous.défie de le faire.
Proverbialement , lorsqu’un homme pro-pose de faire quelque chose d’extravagant, etqu’il demrnde si on l’en défie, on dit, qu’/l nefaut jamais défier un fou.
Défier , se prend aussi dans un sens plusdoux. Ainsi on dit, Je vous défie de deviner quim'a dit telle chose , pour dire, Vous ne sauriezjamais deviner, etc. Je le défie d'être plusvotre serviteur que moi, pour dire, Il ne sau-roitêtre plus votre serviteur que je le suis.
Défié , le. participe.
Défier, employé avec le pronom person-nel , signifie, Se donner de garde de quelqu’un,parce qu’on lui connoît peu de fidélité, peu desincérité. C’est un homme dont il faut se défier.Je me défie de ses caresses.
On dit, 5e défier de soi-même , se défier deses forces , se défier de son esprit , pour dire,N’avoir pas grande confiance en soi-même, enses propres forces, en sa capacité.
Se défier , signifie aussi, Se douter, pré-voir. Je ne me serois jamais défié que vousdussiez me manquer au besoin.
DÉFIGURER, v. a. Gâter la figure, rendredifforme. Défigura' une statue , un tableau. Lapetite vérole Va tout défiguré.
U sc dit figurément Des Ouvrages d’esprit.lia voulu corriger ce livre, il a voulu traduirecet ouvrage , et il Va défiguré.
Défigure., ée. participe.
DEFILE, subst. m. Passage étroit où il ne
DEF iSi
peut passer que peu de personnes de front.Un pays cle défilés, plein de défilés. Les trou -pes qui étoient à la tête du défilé. S’engagerdans un défilé. Se rendre maître d’un défilé,S’assurer d'un défilé, du défilé.
On le dit aussi figurément d’Une situationembarrassante. Il s’est trouvé dans un élranqe
défilé.
DEFILER, v. a. Oter le fil, ] e cordon quictoit passé dans quelque’ chose. Défiler defperles , défiler ufi collier, un chapelet.
11 s’emploie aussi avec le pronom person-nel. Son collier s’est défilé. Ce chapelet va scdéfiler •
On dit figurément et dans le style familier,que Le chapelet se défie , ou s’est défilé,Quand de plusieurs personnes qui étoientliées ensemble d'amitié ou d’intérêt, quel-ques-unes viennent à être désunies successi-vement par quelque accident que ce soit.
De'filer. v. n. Aller l’un après, l’autre, ensorte qu’il y ait peu de personnes de front. Ilne se dit proprement qu’en parlant d’ÜDe mar-che de troupes. Le passage devint si étroit ,que les soldats ne pvuvoient défiler que deux àdeux.
Il se dit aussi Du mouvement qu’on faitfaire à des troupes pour les voir plus en détail.Après la revue générale , on fit défier les trou-pes par Compagnies.
DÉFrLÉ, ée. participe.
DÉFINIR, v. a. Marquer déterminer. Ence sens il n'est guère d’usage qu'en parlant Dutemps, du dieu qu’on fixe pour quelque chose.Dieu a défini le temps et. le lieu auquel celaavivera.
IL signifie aussi Expliquer l'essence et lanature d’une chose par son genre et par sadifférence. On définit le triangle , une figurequi a trois cotés et trois angles, Ort définit lesidées abstraites et composées ’ on décrit lesobjets sensibles • on énonce les idées simples.
On dit, Définir un homme , pour dire. Lefaire connoître par ses qualités r bonnes oumauvaises. Définissez-moi un peu cet homme-là. Je vais vous le définir en deux mots. C’estun homme si inégal, qu'on ne sauroit h dé-finir.
DÉFFMir-, signifie aussi, Décider. Il se dit enmatière dogmatique. Les Conciles ont définique... Le Concile a défini là-dessus que...
Défini, ie. participe. Les questions définiespar VÉglise. Un nombre défini. Une quantitédéfinie. Iln y a point de temps défini pour cela.
En termes de Grammaire , oc/appelle, quoi-que peut-être improprement, Prétérit défini,Le prétérit compose de l’indicatif d’un verbeauxiliaire et du participe d’un autre verbe,comme , J’ai vu, fai fait,j 'aidit. et les autressemblables.
DÉFENTTEUR. subst. m. On appelle «ainsidans quelques Ordres Religieux , Celui qui estpréposé pour assister le Général ou le Provin-cial dans l’administration des affaires de 1 Or-dre. Dèfiniteur Général. Définiteur Provincial.
DÉFINITIF, HE. adj. Qui décide, qui