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juge le fond d’un procès. Il n’est guère d usagequ’en ces sortes de phrases : Arrêt définitif.Sentence définitive. Jugement définitif
En définitive. Ternie de Palais. Par Juge-ment définitif. Il a gagné son affaire en défi-ilitive .
DÉFINITION, s. f. Explication de la natured’utie chose par son genre et par sa différence.Définition juste , exacte.Définition claire , nette,obscurej imparfaite. Les règles de la définition.
On appelle Définition démets ,Celle qui ex-plique leur signification probra ; et Définitionde choses, Celle qui détaille les principaux at-tributs d’une cliose, pour en faire connoîire lanature.
Il signifie aussi, en matière dogmatique.Décision, règlement. Avant la définition duConcile sur cette matiè'e.
DÉFINITIVEMENT. adv. Fin jugement de-finitif. Celle affaire a été jugée définitivement.
DÉFLAGRATION, s. f. Terme de Chimie,qui désigne, l’opération par laquelle un corpsest brûlé.
DÉFLEGMATION, subst. fém. Action dedéflegmer.
DÉFLEGMER.v. a. Terme do Chimie . En-lever la partie flegmatique ou aqueuse d’unesubstance. Déflegmer de l’esprit-de-vin ,
Df.flegme , ée. participe.
DÉFLEURIR, v. n. Il ne se dit qu’en par-iant Des arbres qui viennent à perdre leurfleur; Quand la ihqne vint à défleuri?'.
Il est aussi actif, et signifie, Faire tomberla fleur qui étoit aux arbres. La gelée et le mau-vais uent ont défleuri tous les abricotiers.
On dit en parlant De certains fruits , qu’Onles défleurit, lorsqu’en les touchant on en ôtela fleur. Vous touchez ccs prunes, ojous les dé-fleurissez.
Défleurï , ie. participe. v
DÉFLEXïON.s.f. Terme "de Physique. Ac-tion par laquelle un corps se détourne de sonchemin en vertu d’une cause étrangère. Il se ditparticulièrement Des rayons de lumière. La dé-flexion des rayons de lumière.
DÉFLOR ATION. s. f. Action par laquelleon ôte à une fille sa virginité- Il ne parut au-cune marque,, aucun signe de défloration.
DÉFLORER, v. a. Ôter la fleur de la virgi-nité. Il est à remarquer que ce verbe, ni sonparticipe, ni Défloration , ne se disent que dansies informations et dans les procédures de Jus-tice.
Défloré , ée. participe.
DÉFONCEMENT. s. m. Action de défoncer.
DEFONCER, v. a. Il est surtout d’usage enparlant De futailles, de tonneaux, etc. et ilsignifie, Oter les douves qui servent de fond.Défoncer un muid. Défoncer un lcril.
Oïl dit aussi, Défoncer un terrain , pourdire, Le fouillera la profondeur de deux outrois pieds, en ôter le3 pierres et les gravois,et y mettre du fumier, ou de lionnes terresà la place des mauvaises ; Défoncer un cuir devache, pour, Le fouler aux pieds, après <ju’onl'a mouiüd.
DEF
Défoncé, ée. participe.
DÉFORMER, v. a. Gâter la forme, cor-rompre la forme d’une chose. Déformer unchapeau. Déforme)' un soulier. Il ne se ditguère que dans ces phrases, et s’emploie aussiavec le pronom personnel. Votre chapeau sedéforme. Vos souliers se sont déformés.
Déformé, ée. participe.
DÉFOURNER. v. a. Tirer d’un four. Dê-fourner du pain .
Il signifie, en termes de Billard , Faire passersa bille dans la passe par l’endroit opposé àcelui de la sonnette, lorsqu’elle étoit passéeauparavant par l’autre, il faut se défoumerpour buter. Vous êtes fournie ?’, il faut vousdéfoumer.
DéfotjrnÉ, ee. participe.
DÉFRAYER, v. a. Payer la' dépensë dequelqu’un. (Il se conjugue comme Payer.)Défrayer quelqu’un. Il Va reçu en grand Sei-gneur, et Va défrayé avec tout son train. Dé-frayer un Prince. Défrayer un Ambassadeur.
On dit figurément et familièrem., Défrayerla compagnie, pour dire, L’entretenir, l’amu-ser. On se sert aussi de la même phrase dansun sens moins favorable, pour dire, Faire rirela compagnie ‘ et plus ordinairement encore,pour dire, Servir de risée à la compagnie.
Défrayé, ée. participe.
DEFRICHEMENT , s. m. Ce qu’on fait pourmettre un terrain en état d’être cultivé. Ce paysabonde en hic depuis les défrichemens gu*ony a faits.
Défrichement, se dit aussi De l’endroitqu’on'défriche, ou qu’on a défriché. Les dè-frichemens réussissent, ont bien réussi à LiGuyane.
DÉFRICHER, v. a. Il se dit cYUne terre in-culte dont on arrache les méchantes herbes,les arbres, les broussailles et les épines, pourla cultiver ensuite. Défricher un champ. Défri-cher une terre. Défricher un héritage. Donnerdes terres à défricher dans des pays nouvelle-ment découverts.
II se dit figurément Des choses que l’oncommence à cultiver et à polir par l’étude.Amyot est un des premiers qui ont défrichenotre Langue.
Il signifie aussi , Éclaircir, démêler unechose embrouillée et épineuse. Celte affaireétoit bien épineuse, il Va défrichée. Défricherune matière.
Défriché, ée. participe. Terre nonieUeincm.défrichée.
DÉFRICHEUR, s. m. Celui qui défriche.Les défricheurs ont joui long-temps des terresqu'ils ont défrichées.
DEFRISER, v. a. Défaire la frisure. L“temps humide défrise les cheveux. U s’emploieaussi avec le pronom personnel. Les cheveuxse défrisent qua?id le temps est humide ou plu-vieux.
Défrisé, ée. participe. Vous êtes tout défrisé.
DÉFRONCER, v. a. Déplisser, ôter les plisd’une élofie ou d’une toile froncée. Défronccrle col d'une chemise. Déf oncer une jupe.
DEG
On dit figurera., Défi'oncer le sourcil , pourdire, Se derider le front, prendre un air serein.
Défroncé, ée. participé.
DEFROQUE, s. f. La cotte-morte, la dé-pouillé d’un Moine non réformé, d’un Bénéfi-cier régulier; les biens-meubles qu’un Moine ,qu’un Bénéficier régulier laisse en mourant. Ladéfroque de ce Moine est bonne. Sa défroqueappartient à l'Abbé . La défroque d'un Cheva -lier de Malte profès appartient à son Ordre.
Il se dit aussi en style familier, par exten-sion, Des biens-meubles de tout autre particu-lier, lorsque quelqu’un en profite sans que cesoit par succession. C'est un tel qui a eu toutesa défroqué g
DÉFROQUER. v. a. Il ne se dit guère qu’enmauvaise part, en parlant d’un Religieux quiquitte 1 habit de Moine et la profession mona-cale, pour passer dans un autre état. On tra-vaille à le défroque?'. U se met aussi avec lepronom personnel. IJn Moine qui est parvenuà se défioquer. Un Moine qui a bien envie dese défroquer.
Défroqué, ée. participe.
DÉFUNT, TE. adj. Qui est mort. Il n’rstguère d'usage qu’en quelques phrases. Le Roidéfunt. La défunte Reine.
Défunt, te, s’emploie plus ordinairementcomme substantif. Les enfans du définit. Lepauv?-e défunt, la pauvre défunte. Prier Dieu pour les définis .
DEG
DEGAGEMENT, s. m. Âcîicn nar laquelleune chose est dégagée, l’état d’une chose quiest dégagée. Il se dit au propre et àu figuré:Dégagement de la poitrine. Le dégagement desa parole.
On appelle Dégagement, dans une maison,dans un appartement, Une issue secrète et dé-robée qui sert à la commodité du logement.Chaque chambre a son dégageaient. Un esca-lier de dégagement. Une porte de dégagement.
On appelle Dégagement , en ternies d’es-crime, L’action de dégager lepée.
DÉGAGER, v. a. Retirer ce qui étoit en-gagé, ce qui avoit été donné en hypothèque,en nantissement, en gage. Il a dégagé peu àpeu ses terres par son économie , par son bon- ménage. Dégager des pierreries. Dégage?' de lavaisselle.
On dit, Dégager un soldat , pour dire, Ob-tenir son congé à prix d’argent.
On dit figurément, Dégager sa parole, pourdire, Retirer une parole donnée sous des con-ditions qui n’ont pas etc remplies. On ditaussi, Dégager sa parole, pour, Tenir sa pa-role, satisfaire à sa parole. Je vous avois pio-mis votre argent un tel jour , j e v f ens dégagerma parole, h voilà. Ou dit aussi h peu prèsdans le même sens, Dégager sa K dégager sapromesse.
On dit, Dégager son cœur, pour dire. Seretirer de l’engagement ou l’on étoit avec uneComme.
t On dit, Dljagcr la tête , dégager la jrai-