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défaire le crochet d’une agrafe de l'endroit onil est passé. Dcqrafer un habit , une jupe.
Dégrafé, ée. participe.
DÉGRAISSAGE, ou DEGRAISSEMENT.’s. m. Action de dégraisser les mines, les étoffesde laine. Ces laines oui besoin d’un bon de-graissage.
DÉGRAISSER, v. a. Ôter la graisse de quel-que chose. Dégraisser le pot. Dégraisser febouillon.
On dit aussi, Dégraisser le vin, pour dire,I.ui ôter, au moyen de quelque ingrédient, lagraisse dont il se charge en vieillissant.
Tl signifie aussi, Citer les taches que la graissea faites. Donner un habit à dégiaisser. Dé-graisser un chapeau . On dit aussi, Dégraisserles cheveux. La poudre dégraisse les cheveux.
On dit figurent, et populairem., DégraisserUn homme, pour dire, Lui ôter une partie desgrandes richesses qu’il avoit mal acquises. CeFinancier avoit 9 fait de prodigieux gains, maison l’a bien dégraissé.
Dégraisser, se dit aussi en parlant Du mau-vais effet que les torrens et les ravines d’eaufont sur les terres labourables, en emportantôc qu’il J a de plus propre à les rendre fertiles.Les ravines dégraissent les terres.
Dégraissé, ée. participe.
DÉGRÀISSEUR. s. m. Qui dégraisse leshabits, les étoffes. Porter un habit, une jupe,au Dégraisseur .
DÉGRAVOIMENT. s. m. Effet d’une eau cou-rante qui dégravoie, qui déchausse des murs,des pilotis, etc.
DÉGRÀVOYER.v. a. Dégrader, déchausserdes pilotis, des murs. L'eau a dégravoyé ce mur.
Dégravoyé, ée. participe.
DEGRE, s. m. (Plusieurs prononcent etécrivent dégré.) L’escalier d’un batiment. Ungraiid degré. Un petit degré. Un degré de dé-gagement. Le grand degré du Palais. Un degré.doux et aisé. Un degré extrêmement roide.
Degré, signifie aussi Une marche. Monterles degrés. Descendre les degrés. Des degrés depierre , des degrés de bois. Les degrés d’un.perron. Les degrés d'un escalier'.
Degré, se dit figurément Des Emplois, desCharges, des Titres, des Dignités par où ons’élève successivement à de plus grandes. Il estparvenu là par degrés. Il a passé par tous lesdegi'cs. Par tous les degrés de la Milice. Il s’estélevé de degré en degré. Cet emploi fut le pre-mier degré de sa fortune, de sa faveur. n estdans un haut degré d’élévation.
Dans l’Université, on appelle Degrés , Legrade de Maître ès Arts, celui de Bachelier,celui de Licencié, celui de Docteur ; et dans cesens on dit : Prendre ses degrés dans l’Univer-sité. Il a tous ses degrés.
Degré , sc dit aussi pour marquer La diffé-rence de plus ou de moins-, que les Philosophessupposent dans les qualités sensibles. Degrésde chaleur , de froid , de sécheresse, d’hunudite,de force , de mouvement , de vitesse , etc. Euparlant Des opérations de Chimie, et des autresqu on fait par le moyen du feu, on dit, SavoirTome I,
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donner les degrés du jeu, pour dire, Savoir àquel point il faut que le feu soit ardent pourbien faire l’opération qu’on se propose.
On appelle aussi Degrés, Les différente!!parties dans lesquelles le Baromètre et le Ther-momètre sont divises, et qui servent à marquerdans le premier la pesanteur actuelle de l’air,et dans Je second le plus ou le moins de froidet de chaud. Le Baromètre est de cendu àvingt-sept degrés. Le Thermomètre est monté« trente degrés.
En parlant Des qualités morales bonnes oumauvaises, on dit, Le plus haut degré , le der-nier degré, le suprême degré, ie souverain degré.pour dire, Le comble de ces qualités, ce qu’ily a d’excessif ou déminent dans les unes etdans les autres. Etre insolent au dernier degréPorter l’insolence jusqu’au plus haut degré.Etre parvenu au plus haut degré de Véloquence..Etre libéral au suprême degre. Etre parvenuau souverain degré de la gloire. Mouler pardegrés au plus haut point de vertu, de perjec-tiou, d’honneur , de réputation.
On appelle Degrés de comparaison , enGrammaire, Le positif, le comparatif et lesuperlatif. Voyez ces trois mots.
Degré-, en parlant De parenté et de consan-guinité, se dit pour marquer la proximité oul’éloignement qu’il y a entre païens, à l’égardde la tige qui leur est commune. Pareils aupremier, au second degré. Les parer s au cin-quième degré n’ont pas besoin de d.sjrusepour sc maner ensemble.
On appelle absolument Degré de Juridic-tion , tout Tribunal, soit Ecclésiastique, soitLaïque, dont on peut appeler à un autre. Il enest encore ci ce premier degré de Juridiction. Ily a en France deux degrés de J uridiclion entreun Evêque et le Pope, savoir, le Tribunal duMétropolitain, et celui du Primat . Avant quel'appel de la Sentence d'un Prévôt puisse êtreporté au Parlement, il faut qu’elle passe par unautre degré de Juridiction, et qu’elle soit portéeà un Présidial.
Degré, en Physique, est employé pour ex-primer La quantité de masse, de vitesse, demouvement ou de force du corps. Degré demasse. Degre de vitesse. Degré de mouvementproportionnel au degré de l’impulsion.
Degré, en Géométrie, se dit De la troiscent soixantième partie de la circonférence d’uncercle. Le quart de cercle a 90 degrés. Unangle de 45 degrés. Degré de latitude. Degréde longitude. Chaque signe du Zodiaque oc-cupe 3o degrés. Le Printemps commencequand le soleil entre dans le premier degréd’Arics.
DÉGRÉER, v. a. Ôter les agrès d’un vaisseau.
Dégréé, ée. participe. Vaisseau déqréé,Qui a perdu, ou auquel on a ôté ses agrès.
DÉGRINGOLER, v. a. Descendre avec pré-cipitation. et souvent plus vite qu’on 11e vou-droit. Il a dégringolé les montées. On lui a faitdégringoler l’escalier. Il a dégringolé, dégrin-golé jusqu’en bas. ïl n’a fait que dégringoler. Ilest du style familier.
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DégrikgolÉ, ée. participe.
DEGROSSIR, v. a. Il n’est en usage au pro-pre qu’en parlant Des ouvrages de menuiserieet de sculpture, pour dire, Ôter le plus gros dela matière pour commencer à lui faire recevoirla forme que l’ouvrier lui veut donner. Dé-qrossir un bloc de marbre.
Il se dit figurément Des affaires, pour dire,Commencer à les éclaircir, à les débrouiller. Ilfaut dégrossir un peu les matières avant que deles traiter à fond. Dégrossir la besogne.
Dégrossir une épreuve, terme d'imprimerie,La lire la première fois, et en ôter les plusgrosses fautes. On dégrossit les épreuves arautde les envoyer ci l'JuteW'.
Dégrossi, ie. participe.
DÉGUENILLÉ, ÉE. adj. Celui, celle dontles habits sont en lambeaux - . Il est tout dégue-nillé. Je l'ai vue toute déguenillée.
DEGUERPIR, v. a. Terme de Pratique.Abandonner la possession d’un immeuble. Dé-guerpir un héritage , une maison, une rente ;et absolument : Il a été obligé de déguerpir. Ilfaut déguerpir.
On dit figurément dans le discours familier,Déguci'ptr d'un lieu, pour dire, Sortir d’imlieu par quelque motif de crainte. On l’a fuitdéguerpir de sa place. Je le ferai bien déguerpir.Et dans ce sens il est neutre.
Déguerpi, ie. participe.
DÉGUERPISSEMENT, s. m. Abandonne-*ment de la possession d’un immeuble. Le dé-guerpissement d'un héritage.
DÉGUEULER, v. n. Vomir, rendre gorge.Il dégueula sous la table. Il ne se dit que ilUnvomissement qui vient d’excès de débauche. Ilest bas.
DÉGUIGNONER. v. a. Ôter le guignon, lemalheur. Il se dit principalement au jeu. Ce beaucoup m'a déquignoné, U est du style familier.
DÉGUISEMENT, s. m. L’état où est unepersonne déguisée. Malgré son déguisement , jjtle reconnus bien.
U se dit aussi figurément. La vérité se re-connaît malgré les artifices et les déguisement.’Il a beau se servir de déguisemens. Parlez-moisans déguisement.
DÉGUISER, v. a. Travestir une personnede telle sorte, qu’il soit difficile de la recon-noitro. On le déguisa en femme. Il se déguisaen Marchand, en Moine , etc. Une fouisse barbedéguise bien un homme. Se mettre un emplâtresur Vœil pour se déguiser.
On dit, Déguiser su voix , pour dire, Neparler pas avec le son de sa voix naturelle jDéguiser son écriture, pour dire, Écrire d u»autre caractère que son caractère ordinaire •Déguiser son sfyïe, pour dire, Composer dansun style différent du sien ; cl Déguiser lesviandes , pour dire , Les assaisonner de tellesorte, qu'on ait de la peine à les rcconnoître.
On dit figurément, Déguiser la vérité, dé-guiser le fait, pour dire, Raconter une choseautrement qu’elle n’est, dans l’intention desurprendre ceux h qui l’on parle. Ou ne Donsdit pas tout, on vous déguisé le Je m
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