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Tome premier. A - K.
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vous déguiserai rl:n. Pour ne vous rien dé-guiser. Et, Déguiser son ambition, sa perfidie,pour dire, Les cacher sous des apparences con-traires.

On dit aussi figurément, Se déguiser , pourdire, Se montrer tout autre que Fou n’est. Cethomme là fuit toutes sortes de personnages, ilse déduise en mille manières.

Déguisé, ée. participe. Il fut assassiné pardes gens déguisés .

On dit aussi, Vertus déguisées , vices dégui-ses, ambition deguisee.

DÉGUSTATION, s. f. Essai qu’on fait desliqueurs en les goûtant. „

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DÉHÀLER. v. a. (TH s’aspire.) Ôter l’im-pression que le hàle a faite sur le teint. Cciteeau, cette pommade Va bien déhdlée. II s’em-ploie au neutre. Cela déhdle. Cela est bonpour déhûler. Et avec le pronom personnel,Elle garde la chambre pour se déhuler.

Déhalé, ée. participe.

DÉHANCHÉ, ÉE. adj. Qui a les hanchesrompues ou disloquées. Il se dit Des hommeset des chevaux. Cet homme est tout déhanché.Un cheval tout déhanché.

Il se dit aussi figurément De ceux qui mar-chent sans être fermes sur leurs hanches.

DÉHARDER. v. a. Terme de Chasse. Lâcherles chiens qui sont liés quatre h quatre, ou sixà six.

DÉ harde , ée. participe.

DÉHARNACHEMENT, s. m. (TH s’aspire.)Action d’ôler le harnois d’un cheval de irait.Lo déharnachement de ses chevauoc Va empêchéde venir plus tôt.

DÉHARNACHER, v. a. (TH s’aspire.) Ôterle liaruois à un cheval de trait. Le cocher n'apas encore déharnaché ses chevaux.

DÉHABXACHÉ, ée. participe.

DEHORS. Jidv. de lieu. Hors de. H est op-posé ù Dedans. Il est allé dehors. Cela avancetrop en dehors. Porter lu pointe du pied endehors.

On dit, Mettre un domestique dehors , pourdire, Le chasser, lui donner son congé, il amis ce laquais dehovs.

On dit, Porter la pointe du pied en dehors,pour dire , Marcher de manière qu’il y ait plusde distai 4. entre les deux pointes des piedsqu’entre les talons.

On dit familièrement , qu’t/» homme nesait s’il est dedans ou dehors , pour dire, qu’ilest incertain de Tetat de ses affaires, de la si-tuation où il est auprès de certaines per-sonnes, du parti qu’il prendra, de Topiliionqu'il doit embrasser, etc. il ne sait s'il est de-dans ou dehors avec ce Ptiiïce. On ne sauroideviner cet homme , on ne suit s'il e t déduisou dehors, il u £•'■>£ dehors, m dedans.

Dehors, est aussi quelquefois préposition.Il passa par dehors la vihc , Ln cc sens , rn’est guère d usage qu’en celte phrase, et quel-ques autres semblables.

DEHORS, s. m. Ln partie extérieure ds

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quelque chose. Cette maison parait belle pardehors , par le dehors. Le mal n'est qu'audehors.

On appelle Les dehors d'un château , d'unemaison , Lis avenues, avant-ccur, parc, etc.qui font partie du total d’une meison.

Cn dit, Les dehors d'une Place , pour dire,les fortifications extérieures, les ouvrages dé-tachés de la Place. Les de! ors de celte Villsont bons , mais le corps de la Place ne vau'rien. Il y a de beaux dehors , de bons dehors àcette Place. Garder , défendre les dehoi s. Ga-gner , prendre , emporter les dehors. On em-porta les dehors Vépée à la main. Faire des de-hors à une Place. On a revêtu les dehors.

On dit aussi figurément, Les dehors. pour(lire, Les apparences. Il garde bien les dehors.Sauver les dehors. Il cuche une urne doublesous de beaux dehors , sous des dehors trom-peurs.

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DEICIDE, s, m. Ce mot n’est en usage qu’enparlant des Juifs, qui condamnèrent à mortNotre-Scigneur. Les Juifs ont commis un Déi-cide. Toute la postérité des Juifs a été punie duDéicide commis par leurs pères.

DÉIFICATION, s. f. Apothéose. Action parlaquelle on déifie. La déification d'Hercule . L(déification d'Ence. l.a déification d'Auguste .

DÉIFLER, v. a. Admettre au nombre de.-;Dieux. Hercule fut déifié sur le mont OEta. LeRomains faisoient une cérémonie particulièrepour déifier leurs Empereurs.

Déil’ié, ée. participe.

DEISME , s. m. Système de ceux qui, reje-tant toute sorte de révélation, croient seule-ment T existence de Dieu . Être soupçonne dedéisme.

DÉISTE, s. des 2 genres. Celui ou celle quircconnoil un Dieu , mais qui ne reconnoît au-cune Religion rév élée. C’est un Deiste .

DKITH. 9. f. Dieu ou Déesse de la Fable.f.es Dettes terrestres. Les Déliés infernales. Iln’est guère d usage que di:ns la poésie.

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DEJA. adv. de temps. Dès cette heure, dèsb présent. Avez-vous déjà fait? JLst-d itjùquatre heures? Le Courrier est-il déjà ravivé 'Quoi! vous voilà déjà revenu? Quoi! déjà?

il signifie aussi, Dès l'heure dont cn parle.Déjà le Folcil éto t sur l'horizon. La Place étaitdéjà prise quan.l il arriva.

Déjà, signifie aussi Auparavant; cl c’cstdens cette «acception qu’on dit : J 3 avais déjà étéchez vous pour vous voir. Je vous ai déjà ditce que je pensois.

DEJECTION, s. f. Terme de Médecine. î>soxcrémens, les selles d’un mal;.le. Les déjec-tions marquent que sa maladie sera longue.

- DÉJETER, se DÉJETER, v. pion. Il s?it Du bois qui se tourmente, qui se cou:b‘ > .s enfle et s’étend. Le bois vert se dejetie pi.::-jiie le sec. Ces ais se sont dégelés.■

Djîjkté, ée. participe.

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DiiJEUNER. v. n. 1} se dit du repas qu’onfait le matin avant le cibler. Il n'a point encoredéjeuné. Déjeuner dun pdte. Faite ■ déjeunerun tel. Donnez-lui ci dejeuner. Il a r ,iéi ité(b déjeuner. Les enfhns dejeuuent ?c bon ap-pétit.

DÉJEUNER, ou DÉJEUNÉ, s. m. Le repasqu’on fait le matin avant le dîner. Un bon dé-jeuner. Un mauvais déjeuner. Qu'avez-vousrnancé à votre déjeuner ? Un bon déjeunervaut bien un méchant dîner.

On appelle Déjeuner-dlner , Un grand dé-jeuner qui tient lieu de diner.

Proverbialement, en parlant d’Un bien quiveut «aisément être dissipe cn très-peu de temps,on dit, qui ln 3 y en a pas pour un déjeuner.El dans cc sens, on dit d’Cn proriguc, d'undissipateur qui sc dépêcl.e de manger son bien,qui l n'en a pas pour un dejeuner. La mêmephrase se dit en parlant d’Uae chose dont oncroit qù’on viendra facilement a*bo;U, 011 qu’onregarde comme trop foible pour pouvoir résis-ter long-temps. Aiusi, cn style familier, on ditd’Une Place, d’une Armée qui est trop foiblepour résister, q uill n’y en a pas pour un bondéjeuner.

On appelle par extension, Déjeuner , Uneespèce de petit plateau garni d’une lasse, dunesoucoupe, etc. Un déjeuner de porcelaine.

Cn dit fi «uniment et familièrement, d’TTneétoffe dont la couleur se passe aisément, qüeC’est un déjeuner de Soit il. ■

DÉJOINDRE, v. a. Faire que ce qui étoîtjoint ne le soit pins. Il ne se dit que Dos ouvra-ges de Menuiserie, de Charpenterie et de Ma-çonnerie . C’est le hàle, le Soleil qui a déjoiûtces ais. Cela est tout déjoûit.

On dit aussi : Ces ais 5e déjoignent. Lespierres de celte voûte commencent à se dè-joindre.

J'étOint, te. participe.

DEJOUER, v. a. O11 dit familièrement Dé-jouer quelqu'un,pour dire,Nuire û l’effet qu’ilse propose dans ses discours, dans ses actions,dans scs démarches; et en ce suis, Lejouer estactif. Déjouer un projet, déjouer un complot ,pour dire, En arrêter les effets, en empêcher lasuite.

On dit aussi au neutre, et familièrement, Dé-jouer, pour dire, Notre pas à son jeu, jouer[>1uj mal qu’à l’ordinaire.

Déjoué, É£. participe.

D. J-UC. s. nuise. Le temps du lever dos oi-seau:. il s’est dit aussi De celui des hommes. Uest vieux.

DE ) UCUER. v. ivufr: 1 . TI ne sc dit propre-ment que Dos poules, quand elles sortent oujuehoii*. Les poules dcjuchoicnt. EH es s0, ‘' i ÜC ~juchées.

Il f i ;m(V «nsi Ci élément, Sc déplacer o Dnlieu J oui C! éV.-é. Je * t : ’ “ l b,c:i ^cla-ie là. 11 n'm «lue «lu slyie'fainiiicr.

En ce sf-n:; il est aussi actif. Je wc; Jèju-■ l.crui bic.l Je UUa*.