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DENSE, a‘dj. des 2 genres. Terme didacti- Ique. Epais, compacte, 'dont les parties sontserrées. Corps dense. h’eau est plus dense que ;l’air. Il est oppose' h Rare.
DENSITÉ, s. f. Terme didactique. Qualitéde ce qui est dense. La densité des corps. Lescorps sont plus ou moins pesans , selon qu'ilsont plus ou moins de densité.
DENT. s. f. Petit os qui tient <\ la mâchoirede l’animal, et qui lui sert à inciser les alimenset à les mâcher. On distingue les dents en dentsmolaires , dents canines et dents incisives. Ondit aussi : Dent œillère. Dent mdcheliere.Grosse dent. Dent de dessus ou d en haut ,dent de dessous ou d'en bas. Dents de devant ,de dei'riè c. De belles dents. Des dents blan-ches. Dents bien rangées. Dents gui ont étébien arrangées. Dents jaunes , cariées, gâtées ,
■ pouries. Une dent creuse. L'alvéole d'une dent.Le mal de dents . Avoir mal aux dents. Se la-ver , se nettoyer y se curer les dents. Cela blan-c’ it les dents. Une dent gui branle. Il lui esttombé une dent. Un arracheur de dents. Celaagace les dents, déchaussé les dents. Avoir lesdents agacées. Les dents percent à cet enfant ,les dents lui viennent. Claqrter des dents. Ledents lui claguent. Claquement de dents. Serrerles dents. Grincer les dents. Grincement dedents. Tirer avec les dents. Les dents d'un chien ,d'un brochet, d'une vipère. On met des dents deloup . ux hochets des enfans. On connoit Vdgedes chevaux aux dents.
On appelle Dents de lait , Les première-dents qui viennent aux cnlans quand ils sontencore en nourrice, et qui commencent à tom-ba* vers les sept ou huit ans.
On appelle aussi Dents desagesse, l es quatredernières molaires qui viennent entre vingt ettreute ans.
Ou appelle Fausses dents, Des dents artifi-cielles qu’on met à la place de celles qui man-quent.
On dit ordinairement, que La plupart desen pins meurent aux dents , pour dire, qu’ilsmeurent quand les dents leur viennent.
Figurément et familièrement, JSavoir pas dequoi mettre sous sa dent, sous la dent , C’estn’avoir pas de quoi vivre.
Manger de toutes ses dents, C’est mangervite et beaucoup.
Parler entre ses dents , C’est ne parler pasassez haut ni assez distinctement pour êtrebien entendu.
Prendre le frein aux dents , le mors auxdents, se dit au propre d’Un cheval qui s’em-porte.
lise dit aussi figurément, pour'dire, Se-couer le joug de la règle, de la loi, de la bien-séance; et dans ce sens, on dit d’Un jeunehomme, qu /1 a pris le mors aux dents , pourdire, qu’d s’est jeté dans le libertinage, dans ladébauche. Il est du style familier dans touteshs acceptions figurées.
On dit aussi figurément, Prendre le morsaux dents , pour dire, S’emporter par impa-tience , s’affranchir de toute contrainte. Cet
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homme , après avoir beaucoup enditiè de quel-qu'un, a pris le mors aux dents.
Prendre le mors aux dents, se dit encorefigurément De celui qui, après avoir négligequelque temps son devoir ou ses affaires, s’yporte ensuite avec ardeur. Il étudie à présentcomme il faut, il a pris le mors aux dents.
Figurément, Montrer les dents à guelgu'un,C’est lui résister, lui faire tête, lui témoigner,par des réponses fermes et menaçantes, qu’onu’en veut pas souffrir davantage de lui.
Figurément, Être sur les dents, se dit Deshommes et des animaux harassés et abattus delassitude. Ce cheval est sur les dents. Mettresur les dents , se dit aussi dans le meme sens.Le long travail Va mis sur les dents.
Figurément et familièrement, Avoir la mortentre les dents , C’est être près de mourir.
Rire du bout des dents, C’est s’efforcer derire, et n’en avoir point d’envie.
Donner un coup de dent à guelgu'un , C cstine'dire de lui, dire quelque mot qui /offense,qui le pique. Tomber sous la dent de guelgu'un.Déchirer guelgu'un à belles dents.
On dit figurém. d’Un homme qui ne donnequ’avec peine, que Quand on lui demandeguelgue chose , il semble qu’on lui arrache unedent.
Ne pas desserrer les dents , C’est ne pas direun seul mot dans une occasion de parler.
On dit proverbialem. d’Un homme à qui ilvient du bien sur la fin de ses jours, qu’/l luident du bien lorsqu'il n'a plus de dents. Ondit, Donner des noisettes à ceux gui n'ont plusde dents , pour dire, Donner quelque chose àun homme qui 11’est plus en état d’en profiter.
Et faniiîi'rem. Avoir les dents bien longues,C’est être fort affamé, après avoir été long-temps sans manger.
Proverbialement, èn parlant d’Une chosequ'il est impossible de faire, on dit, que C’estvouloir prendre la Lune avec les dents , qu’onprendroit plutôt la Lune avec les dents.
On dit proveibialement, Avoir une dentrontre guelgu'un , pour dire, Avoir de l’ani-mosité contre quelqu’un; et Avoir une dentde lait contre quelqu'un , pour dire, Avoirune ancienne animosité contre lui.
O11 dit proverbialement d’Un grand men-teur, qu’JÏ ment comme un arracheur de dents.
Proverbialement et figurément, pour dire,que Quelqu’un ne doit pas prétendre à unechose, 011 dit, qu’/l n'en tdtcra , qu’il n'encassera, qu’il n'en croquera que d'une dent.
Proverbialement et figurément, pour mon-trer qu’Cn ne se met point en peine de quelquechose de fâcheux, et qu’on ne laissera pas d’agircomme à l’ordinaire, on dit, qu’On n’eu perdrapas un coup de dent.
On.dit proverbialement et figurément d’Unepersonne qui mange beaucoup, et à qui on pré-sente peu de chose à manger, qu Tl n'y en apas pour sa dent creuse.
On dit, qu’Un homme est armé jusqu'auxdents y pour dire, qu’il est chargé d'armes plusqu’on n’a accoutumé de l’être.
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On dit aussi proverbialement et en plaisan-terie, d Un homme qui sait beaucoup, qu’ilest savant jusqu’aux dents.
On dit proverbialement et populairementd’Une vieille femme décrépite, que C’est mievieille sans dents.
On dit aussi, Il y « long-temps qu’il n’aplus mal aux dents, pour dire, Il y a long-tempsqu'il est mort.
Malgré lui, malgré ses dents. Façon de par1 er adverbiale et familière, pour dire, En dépitde lui et de ses partisans.
On dit figurément et familièrement, Parlerîles grosses dents, pour dire, Parler fortementà quelqu’un, sans garder de mesures.
On appelle Dents d } Éléphant, Les défensesde lElcpnant, qui est ce qu’on appelle del’ivoire quand on f emploie à quelque ouvrage.Ce navire étoit chargé de beaucoup de dentsd'Éléphatit.
Dent, sc dit aussi De plusieurs choses quiont des pointes, et qui sont fuites â peu prèsen forme de dents. Les dents d'un pciqneyd'une scie , d'une herse , d’ün râteau, d’unelime, d'une roue d’horloge, etc. Ccpeigne a unedent rompue.
U se dit aussi Des broches qui sont au tran-chant d’une lame. Ce couteau ne vaut rien, ila des dents.
Dent-de-Chien. Plante ainsi nommée,parceque *a racine a quelque ressemblance avec ladent de cet animal. Sa fleur est en lis et assezbelle ; on la cultive dans les jardins,
Dent-de-Lion. Voyez Pissenlit.
Dent-de-Loup. Espèce de cheville de ferqui sert â arrêter la soupente d’une voilure. Usc dit aussi d’Un petit instrument qui sert àpolir le papier.
DENTAIRE, s. fém. Plante ainsi nommée,parce que sa racine est comme dentée. O11compte plusieurs espèces de Dentaires ; quel-ques-unes sont employées en Médecine.
DENTALE, adj. fém. Il sc dit De certainesconsonnes qu’on ne peut prononcer sans que lalangue touche les dents. D,T , etc. sont deslettres dentales.
DENTÉ, ÉE. adj. Qui a des dents. Il n’estd’usage qu’en parlait De certaines choses quiont des pointes qu’on appelle des dents. Ainsion appelle Roue dentée , Une roue comme sontquelques-unes des roues d’une horloge, d’unmoulin, ou de quelques autres machines.
Denté. Terme de Botanique . Découpé enpointes serrées les unes contre les autres. U* cdit Des pétales, des feuilles et des calices desplantes. Le calice des fleurs de l'olivi’r estdenté;
DENTÉE, s. f. Coup de dent, fl ne se ditrju’ei] parlant Des coups de dent» <ju un lévrierdonne à une bête qu’on chasse. Le lévrier adonné une dentée au loup. Il se dit aussi Descoups que le sanglier donne avec ses défenses.Le sanglier a d'une dentée éventré un chien,un cheval.
DENTELAlRE, ou Herbe - Aux - Canceps 1ou PlAübàge. s. f. Plante qui se plaît dans