Band 
Tome premier. A - K.
Seite
399
JPEG-Download
 

DEP

divertir aux dépens d'autrui. Il est devenu sagefl ses dépens. Il ne faut rien faire aux dépensde scn honneur , de sa réputation, de sa con-science. Je le servirois aux dépens de mon sang ,aux dépens de ma uie*

Dépens, en termes de Pratique, signifie.Les frais qui se font dans la poursuite d uneaffaire. Condamner aux dépens, à tous dépens,dommages et intérêts. Payer les dépens. Taxerles dépens. Taxe de dépens. Refonder , liquiderdes dépens. Sans dépens. Dépens réservés.Dépens compensés. Déclaration exécutoire dedépens.

On dit, qu Un homme a gagné son procè•sans dépens , pour dire- que Sa Partie n’a pointété condamnée à lui-rembourser ses frais ; eti vec dépens , pour dire le contraire.

On dit proverbialement et figurément d’Unhomme qui a fait de la dépense dans la pour-suite d’un dessein qui ne lui a pas réussi, qu’/l« été condamné aux dépens.

DÉPENSE, s. f. L’argent qu’on emploie àquelque chose que ce puisse être. Grande dé-pense. Folle dépense. Dépense excessive , en-raefée. Dépense réglée. Dépense ordinaire. Dé-pense extraordinaire. Dépense de bouche. Ladépense de ménage. Cet homme fait une belle,une grande dépense. Fournir à la dépense.

On dit, Faire la dépense, pour dire, Êtrechargé du détail de ce qui se dépense dans unménage, dans une maison; Faire de la dépense,pour dire, Faire beaucoup de dépense ; Semettre en dépense, pour dite. Faire une dé-pense qui n’est pas ordinaire ; et Faire une dé-pense sourde, pour dire,Faire une dépense se-crète qui ne paroit point.

Dépense , se dit aussi Des articles d’uncompte, qui contiennent ce qui a été dépensé,déboursé par celui qui rend le compte. Porta'en dépense. La dépense se monte à tant. Passeren dépense. Payer sa dépense. Coucher en dé-pense. Cela est alloué dznsla dépense. Chapitrede djpc?ise. La dépense excède la recette.

On dit figurément et familièrement, Faireune grande dépense d'esprit , pour dire, Em-ployer. ou étaler mal à propos de l’esprit.

Dépense, signifie aussi, Le lieu où. dans lesmaisons particulières on serre ordinairement lefruit, la vaisselle et le linge qui servent pourla table. Serres cela dans la dépense. On leHomme l 'Office dans les grandes Maisons.

Il se dit aussi dans les vaisseaux, Du lieu oùl’on distribue les vivres.

DEPENSER, v. act. Employer de l’argent ùquelque chose. Il a dépensé tout son argentcomptant.il dépense son bien mal à propos. Ildépense tant par an.

On le met aussi absolument. Il aime à dé-penser. Il dépense en habits , en chiens , en chsv «ua', etc. Il dépense à fout.

On dit familièrement d’Un homme qui est**'^1 informé des faits qu’il devroit savoir, qu//

dépense guère en espions.

Dépensé , ée. participe.

DÉPENSIER , 1ÈRE. adj. Oui aime exc ssi-■vem-est la dépense, qui dépense excessivement.

DEP

Un homme fort dépensier. Une femme joli dé-pensière.

Il s’emploie aussi substantivement. C'e.st ungrand dépensier. C'est une grande dépensière.

En quelques Communautés Religieuses , onappelle Le Dépensier, Celui qui est chargé dusoin de la dépense de toute la Communauté. LeDépensier d'un vaisseau, Lemaître valet quidistribue les vivres.

DÉPERDITION, subst. f. Terme didactique.Perte qui cause dépérissement. Il n’est guèred’usage que dans ces phrases : Déperdition desubstance. Il y a déperdition de substance.

En Chimie , lorsquaprès avoir fait dissoudreFor, l’argent, etc. on ne retire pas toute lamatière qu’on avoit mise, et qu'il s’y trouvequelque déchet, on dit, qu // y a déperdition.

DÉPÉRIR, v. n. Diminuer , fondre , s'affai-blir, se ruiner. Il laissa dépa ir Vannée. L'ar-mée dépérit journellement,est dépérie, a dépéri.

DépÉr m , signifie aussi, Déchoir, aller endécadence, tomber en ruine. C’est un hommegui laisse tout dépérir dans ses ieires. Voilà unemaison gui dépérit faute d'être entretenue.

On dit d’Un homme dont la santé va tou-jours en diminuant, qu i l dépérit, que sa santédépérit à vue d'ceil.

Dépérir , se dit aussi eu parlant De preuves,d’effets, de meubles, de billets, de dettes, etc.Ainsi en matière criminelle, on dit, que Lespreuves dépérissent par la longueur du temps ,pour dire, qu’Avec le temps elles deviennentplus faibles, parce que les témoins meurent.

On dit aussi, que Les effets d'une successiondépérissent , que des meuMcs dépérissent , pourdire, qu'ils deviennent de moindre valeur,qu’ils se détériorent, qu’ils s'usent. Et on dit.que Des dettes dépérissent, pour dire, qu’Ellesdeviennent plus difficiles a recouvrer.

Dépéiu, ie. participe.

DÉPÉRISSEMENT, s. m. Etat de décadence,de dégradation, de ruine. Le dépérissement desa sanie. Toutes ces maisons sont dans un granddépérissement, faute de soin. Le dépérissementde ses meubles. Le dépérissement des effets decette succession.

On dit en Jurisprudence, Le dépérissementdes preuves, pour dire, L’altération ou la pertede ce qui peut servir à constater un fait. Le dé-périssement des preuves conti'e un accusé.

DÉPÊTRER, v. a. Débarrasser, dégager. Ilne se dit au propre, que' Des pieds quand ilssont embarrassés. Se dépêtrer d'un bourbier.Dépêtrer un cheval gui s'est embarrasse dansses traits.

Il signifie figurément, Délivrer, tirer d’em-barras. U n f a pu se. dépêtrer des mains de cethomme-là. Se dépêtrer d'un importun. Et, enparlant de quelque embarras que ce soit , Il! aura bien de la peine à s'en dépe'rer. En cesens il n’est d’usage que dans le discours fa-milier.

Dépétré, ée. participe.

DÉPEUPLEMENT; s. m. Action par la-i quelle on dépeuple,ou état d’un pays dépeu-| plé. Les guerres continuelles causent le dépeu-

DEP

plcme.it des Etats. Le dé r euest Vejfet du gouvernement violent des Turcs.

DEPEUPLER, v. a. Dégarnir un pays d’ha-hitans, en diminuer extrêmement le nombre.La guerve et la peste ont dépeuplé ces Pro-vinces-là. L expulsion des Morisques et leCommerce des Indes ont dépeuplé l'Espagne .

On dit, Dépeupler un étang , pour dire, Ledégarnir de la plus grande partie du poisson.

On dit aussi, Dé-.euyler un pays de gibier,dépeupler une garenne de lapins, un colombierde pigeons.

On dit aussi, Dépeupler une forêt, une pé-pinière, pour dire, En lircr beaucoup d’arbres,beaucoup de plants.

Dépeuplé , ée. participe.

DEPIÉCER. v. a. Démembrer.

DÉpiécé , ée. participe.

DEPILATIF, IVE. adj. Qui fait tomber lepoil, les cheveux. Un Uniment dépilatif. Unepommade dépilalive.

DEPILATION , s. f. Action de dépiler, oueffet de cette action.

DÉPILATOIRE, s. m. Drogue, pâte pourdépiler. Appliquer un dépilatoire.

DÉPILER, verbe qui s’emploie avec le pro-nom personnel.

U se dit d’Un animal qui perd son poil.Cet animal se dépile. Il se disait autrefois dansle même sens qu Épiler. Voyez Epiler.

Dépilé , ée. participe.

DÉPIQUER, v. a. Ôter à quelqu’un l'hu-meur qu’il a de quelque chose, faire qu’il n'ensoit plus piqué. Le gain de ce procès l'a dépi-qué de toutes ses pertes. Il chercha à se dépi-quer. Il n’esl que de la conversation.

Dépiqué, ée. participe.

DÉPISTER, v. a. Découvrir ce qu’on veutsavoir, en suivant les pistes de quelqu'un. Oneut quelque peine à dépister cet intrigant.

Dépisté, éè. participe.

DEPIT, s. m. Chagrin mêlé de colère. J'aiun vrai dépit de ce qu'il a fait II Va fait peurme faux dépit. Concevoir un dépit, ou du dé-pit. Faire quelque cl ose par dépit , ou de dépit.Quand il en devrait crever de dépit , je veuxque....

On dit, En dépit de lui, pour dire, Malgrélui. J'en 'viendrai à bout en dépit de lui, endépit de tout le monde. C'a dit au^si, En dépitqu'il en ait , pour dire, Malgré qu’il en ait.

On dit aussi, Il écrit en dépit du bon sens ,il fait des vers en dépit de Minerve , en par-tant d Un nitchant Ecrivain , d’un mauvaisPoète,

DÉPITER, se DEPITER, v. pron. Se fâcher,se mutiner, ou agir par dépit. Il s'est dépitéde ce que vous lui avez dit. Il se dépite contrele jeu.

On dit proverbialement, Se dépiter contreson ventre , Quand par dépit ou par humeuron se prive de manger.

On dit ausu figurément, Se dépiter contreson ventre , pour dire, Faire par dépit et parhumeur une chose qui peut nous nuire.

Il est quelquefois actif, comme dams ces

wj9

ptement de VAsie