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Tirer quelqu’un de son Pays, et le faire passerdans un autre. C’est un jeune homme qui seperd dans sa famille , dans le lieu de sa nais-sance', il faudroit le dépayser et l'envoyer ail-leurs. Il n’a pas le mauvais accent de sa Pro-vince,parce qu'on fa dépaysé de bonne heure.
Il s’emploie avec le pronom personnel. Cettefamille s'est dépaysée. On Va obligé à se dé-payser.
Ou dit figuTémeut , Dépayser rwelqu’un,pour dire, Le tirer d’un lieu où il pourraitavoir quelque avantage. J l connoit trop bienson Billard, il y gagnera toujours • il faut unpeu le dépayzer et le faire jouer ailleurs. Il atrop d'amis dans'ce Parlement , il faut le dé-payser.
En matière de dispute, on dit aussi fignré-ment, Dépayser quelqu'un, pour dire, Lemettre sur quelque sujet où il ne soit pas siprofond, sur lequel il ne soit pas si prépare.
On dit aussi, Dépayser un homme, pourdire, L’éloigner de la chose qu’on traite, luidonner de fausses idées, pour empêcher qu’ilait connoissanec, qu’il ne soit au fait de quelqueaflàire.
Dépaysé, ét?. participe.
DÉPÈCEMENT, s. m. Action par laquelleon met en pièces. Le Boucher fit le dépècementde ses bœufs.
DÉPECER, v. a. Mettre en pièces, en mor-ceaux. Depcccr de la viande. Dépecer un vieuxbateau, un vieux carrosse. Dépecer de vieilleshardes.
Dépecé , ée. participe.
DEPECEUR. suhst. m. Celui.qui achète lesvieux bateaux pour les dépecer.
DÉPÊCHE, s. f. Lettre concernant les af-faires publiques. Les dépêches des Ambassa-deurs . Le Roi a ordonné « ITinibassadeur parsa dépêche contresignée du Scci'ètaïre d'État ....Il a ?‘eçu sa dépêche. Sa dépêche porloit que....Il a fait un paquet de toutes ses dépêches.
Il $e dit aussi au pluriel, Des lettres que lesNégocians et les Banquiers écrivent, chaqueordinaire, à leurs Correspondans.
On dit proverbialement et populairementd’Un homme qui est mort, et dont on est bienheureux d’être défait, que C’est une bonne dé-pêche, pour dire, que C’est une bonne défaite.
Dépêches. (Conseil des) Voyez Conseix.
DÉPÊCHER, v. ?.. Expédier, faire promp-lunent, huter. Il faut dépêcher cet ouvrage. Ilfaut dépêcher cette besogne . Ce dernier est fa-milier. Dépêchez ce que vous avez à faire. Ondit aussi absolument, Dépêchez, dépêchons', etdans 1 acception dont il s’agit dans cet article,Dépêcher ne se dit guère que dans le style fa-milier.
Il signifie aussi, Expédier quelqu’un, l'en-royer en diligence avec des ordres, le renvoyeravec des expéditions qu’il attend. Dépêcher unCourrier en Italie , vers un Prince , à un Prince.Ori a dépêché aujourd'hui un Courrier à Home.Cet Ùojnme attend réponse, il faut le dépêcherpromptement. Dans cette acception, on dit aussabsolument, Dépêcher, pour dire, Expédier j
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un Courrier, l’envoyer eu diligence. On a dé-pêché d Home.
Dépêcher quet.qu’un, s’emploie aussi, pourdire, S’en défaire en le tuant, soit dans uncombat singulier, soit autrement. Ils se batti-rent tous deux, et Vun eut bientôt dépêchél’autre. Il est familier.
En parlant d’Un Médecin Untrc les mains dequi on a vu mourir beaucoup de malades, ondit, qu’il en a beaucoup dépêché.
On dit aussi, Travailler à dépêche compa-gnon, pour dire, Travailler vite et négligem-ment.
On dit, Se battre à dépêche compagnon,pour dire, Se battre sans quartier.
Il s’emploie aussi avec le pronom personnelet signifie, Se h/ter. Dépêchez-vous. Dites-luiqu’il se dépêche. Il se dépêche le plus qu’il peut.Dépêchez-vous de partir.
Dépêché, ée. participe.
DÉPEINDRE, v. a. Décrire et représenterpar le discours. Il dépeint les choses si vive-ment, qu’il semble qu'on les voie, qu’on croitles voir. Dépeindre un combat, un naufrage.Dépeindre le caractère d'un homme. Dépeindrela vertu avec tous ses charmes. Dépeindre levice avec toutes ses horreurs.
Dépeint , te. participe.
DÉPENAILLÉ, ÉE. adj. De'guenillé, cou-vert de baillons.
Il se dit aussi d’Une personne mise négli-gemment, de manière que les différentes partiesde son habillement 11e paroissent pas tenir en-semble.
On dit figurément et familièrement, en par-lant d’Une personne dont la figure est flétrie etpresque détruite, que Sa figure est bien dépe-naillée.
DÉPENÀILLEMENT. s. m. État d’une personne dépenaillée.
DÉPENDAMMENT. adv. Avec dépendance,d’une manière dépendante. Cela se fera dêpen-damment de telle chose. L'âme agit souvent dè-pendamment des organes.
DEPENDANCE, s. f. Sujétion, subordina-tion. Les Sujets sont dans la dépendance deleurs Souverains. Les ejifans doivent demeurerdans la dépendance de leurs pères.
11 se dit aussi Des Terres qui relèvent, quidépendent d’une autre. Cette Terre est de ladépendance de la mienne. Cela est de ma dé-pendance, de la dépendance d'un tel.
Dépendances, au pluriel, se dit De tout cequi fuit partie d’une Terre , d’un héritage, d’unemaison, et de tout ce qui appartient à une af-faire, ou à quelque autre chose. Vendre uneTerre avec toutes scs appartenances et dépen-dances. Je sais celle affaire et toutes ses dépen-dances. On lui a adjugé celle Terre avec scscirconstances et dépendances.
DÉPENDANT, ANTE, adject. Qui dépend.C'est un homme entièrement dépendant d’untel. C'est une afpzv.e dépendante d'une autre.
Il signifie aussi, Qui relève. Un Fief dé-pendant.
On dit on termes de Marine, qu 'Un vais-
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secm vient en dépendant, Lorsqu’étant au ventd’un autre vaisseau, il son approche en tenanttoujours le vent. Tomber en dépendant, C'estarriver è petites voiles.
DÉPENDRE, v. a. Détacher, ôter une chosede l’endroit où elle éloit pendue. Dépendre untableau. Dépendre une enseigne.
Dépendu, ue. participe.
DÉPENDRE, v. n. Être sous la dominationou sous l'autorité de quelqu’un. Les Sujetsdépendent des Rois, les en fans de leurs pères.Les domestiques dépendent de leurs Maîtres.Les soldats dépendent de leurs Officiers. Je nedépends pas de vous.
Il signifie aussi simplement, Être subordonnéà quelqu'un. Les Magistrats subalternes dé-pendent des Tribunaux supérieurs. Les Procu-? eurs du Roi des Justices subalternes dépendentdes Procureurs Généraux des Parlemens.
On dit, Cela dépend de moi, pour dire, 3enuis en pouvoir de le faire , ou de ne le pasfaire.
Dépendre, se dit aussi en matière de Fiefs ,• t signifie, Relever. Cette Terre , cette Châtel-lenie, dépendent d’un tel Marquisat, etc.
On dit en matière Bénéficiale, qu’Un. Prieuré,qu’une Cure, dépendent d'une Abbaye, pourdire, que La nomination en appartient au Ti-tulaire de l’Abbaye.
Dépendre , signifie aussi Provenir, procéder.L'efp.t dépend de la cause. La maturité , labonté du fruit dépend du Soleil, de la bonté duterroir , etc.
Dépendre, veut dire aussi, S’ensuivre. Laconclusion dépend des prémisses. Cette démons*tration dépend d'un tel principe.
Dépendre, se disoit autrefois pour Dépen-ser. Jl 11’est plus d’usage en ce sens que daosces phrases proverbiales : Qui bien gagne etbien dépend, n'a que faire de bourse pour serrerson argent.
On dit, Je suis a vous à vendre et à depen-dre, pour dire, Vous pouvez absolument dis-poser de moi.
DÉPENS, s. m. pi. Terme de Pratique. Lesfrais qu’on fait à quelque cliose. Il a employébeaucoup d'argent à la poursuite de cette affaire ,mais il aura peine à tirer scs dépens.
On dit proverbialement d’Un homme avance'en âge, que Plus de -la moitié de ses dépenssont payés. Et on dit aussi proverbialement,qu'Un homme gagne bien ses dépens , pourdire, que Par scs services il apporte autant d’u-tilité qu’il coiilc à nourrir et à payer.
On dit figurément, Faire la guerre à ses dé-pens, pour dire, Faire dans l’exercice d’un em-ploi, ou dans la poursuite d’une offrir®, desavances ou des frais à quoi l’on 11681 P 01n *obligé. f
Hors de ens sortes de phrases, Dépens nes’emploie guère tums une acception générale,qu’on certaines phrases adverbiales avec la pré-position à, comme : Servir a ses dépens. Vivreaux dépens d'autrui. S’enrichir aux dépens dupublic.
On dit aussi dans une acception figurée : Se