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Devenir grand. Devenir maigre.Dericlie qu’ilétait , il devint pauvre. Il est devenu tout blancen peu de temps. Devenir savant, jaloux , sage,dévot, etc. Devenir fâcheux.
On dit communément, Je ne sais ce que toutceci deviendra, pour marquer L’incertitude oul’on est de ce qui doit arriver, de la chose donton parle. Et on dit à peu près dans le mêmesens : Que deviendrai-je? Que deviendra toutle bien qu’H a amassé? Que deviendront vospromesses, si vous m abandonnez ? Que sontdevenus vos sermons? Que deviendraient tantde belles espérances, s'il venoit a mourir? Ondit aussi , Que devenez-vous ? pour dire , Oùallez-vous? que voulez-vous faire? On dit, Quevoulez-vous devenir ? pour dire, Quel partiroulez-vous prendre? quelle profession vou-lez-vous embrasser? On dit, qu’l/ne chose de-vient « rien, pour dire, qu’Elle se réduit à rien,quelle s’évapore.
Devenu, ue. participe.
DÉVERGONDÉ, ÉE.*a'cîj. Qui mène publi-quement une vie licencieuse, qui ne met au-cune pudeur dans son libertinage. H est du stylefamilier. Un jeune homme dévergondé. Cettefile est bien dévergondée. On dit substantive-ment, C’est une dévergondée , une grande dé-vergondée.
DEVERS. Préposition de lieu. Du coté de.îl est allé quelque part devers Lyon . Il est dedevers Toulouse. Il demeure en Languedoc de-vers Montpellier .
Devers a vieilli ; aujourd’hui on emploieVers. Il est vers Lyon, il demeure vers Tou-louse .
Devers, se joint quelquefois avec la prépo-sition Par ; et alors il n’est guère d’usâge qu’a-vec les pronoms personnels, et sert à marquerpossession. Retenir des papiers par-devers soi.Tenir le bon bout par-devers soi.
On dit en termes de Pratique, Se pourvoirpar-devers le Juge, pour dire , Se pourvoir àson Tribunal,
DÉVERS, ERSE, adject. Se dit en termesd’Arts, De tout corps qui n’est pas d’aplomb.Ce mur est dévers.
DÉvF.ns, est aussi substantif. Il faut mar-quer ce bois suivant son dévers , c’est-à-dire,suivant sa pente ou son gauchissement.
DÉVERSER, v. n. Pencher, incliner. Uninur qui déverse.
Déverser , est aussi actif. Déverser une piècede bois , La pencher, l’incliner.
Déversé; ée. participe. Du bois déversé , estDu bois qui est gauche.
DÉVERSOIR, s. m. L’endroit de la con-duite de l'eau d’un moulin, où l’eau se perdquand il y en a trop.
DÉVÊTIR, v. act. (Il se conjugue commeVêtir. ) U n’est guère d’usage qu’avec le pro-nom personnel. Se dégarnir d’habits. U est dan-gereux de se dévêtir sitôt.
Se DÉvÉTin, se dit figurément, en style dePratique, pour,Se dessaisir d’un bien, l’aban-donner au donataire ou à l’acquéreur.
Dévêtu, ue. participe.
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DÉVÊTISSEMENT. s. m. Terme de Juris-prudence . Démission. Le devétissement de sesbiens en faveur de ses enfans.
DÉVIATION, s. fém. Détour, action par la-quelle un corps se détourne de son chemin.J'ai descendu la rivière sans aucune déviation.Il se dit figurément dans le même sens. Il asuivi sans déviation , dans toute sa conduite ,les principes qu'il s'est faits.
DÉVIDER, v. a. Mettre en écheveau le filqui est sur le fuseau. Dévider le fil que Von afilé.
Il signifie aussi, Mettre en peloton le fil quiest en écheveau. Elle d dévidé trois écheveauxdont elle n’a fait qu’un peloton.
Dévidé ^ée. participe,
DEVIDEUR , EUSE. adj. etsubst.Ouvrier ,ouvrière qui dévide des fils, des laines, dessoies, ou en pelotons, ou en écheveaus.
DEVIDOIR, s. m. Instrument dont on sesert pour dévider. Mettre Un écheveau sur ledévidoir.
DEVIER, v. n. Se détourner, être détournéde la route qu’on a prise. Il se dit figurément.Il n'a jamais dévié des principes de la justice.
U s’emploie quelquefois dans le même sensavec le pronom personnel. Sç dévia' de la bonneroute.
DEVIN, s. m. Celui qui se donne pour pré-dire les choses à venir, et découvrir les chosescachées. Consulter les Devins. Aller au Devin.Les Devins sont des imposteurs. Ou dit prover-bialement d’Une chose qui est assez connue,qu7l ne faut pas aller au Devin pour en ëh'cinstruit. On excommuhioit autrefois au Prôneles Devins et les Devineresses.
DEVINER, v. a. Prédire les choses à venir.L’art de deviner est une chimère. On ne sau-roit deviner l’avenir.
Il s’emploie plus ordinairement pour dire,Juger par voie de conjecture. Devinez ce quefai fait aujourd'hui . Devinez d'où je viens.Devinez combien cela me coûte. Il a deviné mapensée. Son écriture est si peu lisible, qu’il fautqu’un mot fasse deviner Vautre.
On dit, Deviner une énigme , un logogri -phe f etc. pour dire, En trouver le mot.
On dit figurem. d’Unc chose obscure, C’estune énigme à deviner .
On dit aussi d’Une personne qui s'exprime,qui écrit avec obscurité, qu’il faut toujours ladeviner.
On dit d’Une chose qui est claire d’cîle-même, qu’/l n’y a pas à deviner • et prover-bialement, d’Une chose dont on suppose cpiccelui à qui l’on parle ne se douteroit jamais,Je vous le donne à deviner en dix, en cent jet, Devinez le reste , pour dire, Jugez dureste.
On dit aussi proverbialement, d’Un hommequi parle d’une chose connue de tout le monde,comme d’une découverte nouvelle, qu’il de-vine les Fêtes quand elles sont venues.
Deviné , ée. participe.
DEVINERESSE, s. f. Femme qui se mêlede prédire les choses à venir, et de découvrir
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les choses cachées. On ne croit plus aux Devi-neresses.
DEVINEUR.s. m. Devin. C’est mi beau De -vineur , un grand Devineur, un habile Devi-ncur, un plaisant Devineur. Il fait le Devi neur.Il n est en usage que dans ces phrases jdu stylefamilier.
DEVIS, s. m. Propos, discours, entretienfamilier. Joyeux devis. Il est vieux.
Devis, se dit aussi d’Un état détaillé desouvrages d’Architecture, de Menuiserie , deMaçonnerie , etc. et de la dépense qu’il y fautfaire. Devis exact. Faire un devis. Donner ledevis d’une maison à bdlir. Le devis de l’Ar-chitecte ou du Maçon. Le devis du Menuisier .Le devis du Serj'urier.
DÉVISAGER, v. a. Défigurer, déchirer levisage. Ce chat-là vous dévisagera. Quand celtefemme-là est en furie, elle dévisagerait ûn.homme.
Dévisagé, ée. participe.
DEVISE , s. f. Figure accompagnée de pa-roles , exprimant d’une manière allégorique etcourte, quelque pensée, quelque sentiment,Cn appelle La figure représentée dans une devise, Le corps de la devise • cl on appelle Le;paroles, L’urne de la devise.
Une des différences cîc la devise et de 1 em-blème , c’est que dans la devise on n’admef.guère les corps humains.
Toute devise, pour être juste, doit faire unecomparaison ; et les paroles de la devise doiventconvenir dans le propre au corps qui y est re-présenté , et dans le figuré à ce qu’on veut èxéprimer. Relie devise. Devise ingénieuse. Faireune devise. Graver une devise. Choisir une de -,vise. Tous les Chevaliers du Carrousel porloientchacun une devise. Il a pris telle devise. Ladevise de Louis XIV êtoit un Soleil qui éclaireun monde, avec ces mots , Nec plüribus impar.
On se sert aussi du mot de Devise , poursignifier quelque chose de conforme à l’humeur,à la profession, ou à la résolution qu’on a prise;comme : Paix et peu. Plutôt mourir que chan-ger. Chacun à son tour, etc.
DEVISER, v. n. S’entretenir familicrepio*.Ils devisoient ensemble. Ils s’amusoient à devi-5cr. Il est du style familier.
DÉVOIEMENT, s. m. (On prononce De-vohnent.) Flux de ventre. Il a le dévoiement.Les raisins lui ont donné le dévoiement.
DÉVOILEMENT, s. m. Action par laquelle011 découvre ce qui étoit caché sous des voiles.Le dévoilement des Mystères. Le dévoilementdes figures du Vieux Testament ne s’est faitqu’à la venue du Messie.
DEVOILER, v. a. Hausser, relever le voiledune Religieuse. Dans certains Monastères, dest défendu aux Religieuses de se dévoiler’ auParloir. H s’emploie quelquefois pour dira,Relever une Religieuse de ses vœux.
11 signifie figurément, Découvrir une chose
qui étoit cachée, qui étoit secrète. Ou a dévoiléle mystère.
Dévoilé , ée. participe.
DEVOIR, v. a. Je dois , tu dois , il doit ;
5ù.