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Tome premier. A - K.
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nous devons , rows devez , ils doivent. Je devais.Je dus. J'ai du. Je devrai. Je devrois. Que jedoive. Que je dusse. Être obligé à payer quel -que chose, soit argent, so-itdenrées. Devoir unesomme d'argent. Devoir mille écus de rente.Devoir par obligation. Devoir par contrat deconstitution. Devoir tant de sctiers de blé derente. Devoir plus qu'on n'a vaillant.

On dit proverbialement d’Un homme quidoit beaucoup, qu’il doit plus d'argent qu'iln*est grosj qu'il doit à Dieu et au monde, qu'ildoit au tiers et au quart.

On dit aussi proverbialement, Qui doit atort, pour dire, que La Loi est toujours contrele débiteur; et, Qu» a terme ne doit rien, pourdire, que Quand on doit quelque chose a un cer-tain ternie, on n’est oblige de payer qu’à l’é-cbéance du terme.

■ On dit encore proverbialement, Quand ondoit , il faut payer ou agréer. Et cela se ditordinairement en parlant De ce qu’on doit àun marchand, à un ouvrier, pour dire, que Sion ne les paye pas en argent comptant, il fautdu moins arrêter leurs parties, leurs mémoires,et leur donner quelque assurance pour leurpayement.

On dit proverbialement , Qui nous doit“nous demande, pour dire, que Souvent celuiqui a tort est le premier à se plaindre.

On dit proverbialement et figurément d’Unhomme qui n’est jamais content de ce qu’onfait pour lui, qu'il croit toujours qu'on lui endoit de reste.

On dit, Il m'en doit, pour dire, Il mroffensé, il m’a fait un tour, je m’en vengerai.On dit dans le même sens, Je lui en dois.

On dit aussi De deux hommes qui on*d'aussi mauvaises qualités l’un que l’autre, ouqui ont eu également des torts à l’égard l’unde l’autre, qu’ils ne s’en doivent guère.

Devoir, signifie aussi, Être oblige à quel-que chose par la Loi, par la Coutume, parl’honnêteté, ou par la bienséance. Le Vassal doit hommage à son Seigneur. Un fih doitrespect à son père. Un bon Citoyen doit obéis-sance aux Lois , un Sujet à son Prince. De-voir une visite à quelqu'un. Un homme d'hon-neur doit tenir sa parole. Vous devriez vousconduire autrement. Il ne êevroit pas abandonner ses parens.

Devoir, se dit aussi pour marquer qu’il •a une espèce de justice , de raison , qu’unechose soit, ou qu’il y a une espèce d’apparencequ’une chose est ou qu elle sera. Un bon ou-vrier doit être plus employé qu'un autre , etdoit ei.-e payé plus grassement. À la vie quemène cet homme-là, il doit êh'c bien riche. Ondoit avoir bien froid en hiver quand on estpî.al vêtu..

il sc dit aussi pour marquer qu’Une chosearrivera infailliblement. Tous les hommes doi-vent mourir. Le terme de son. ban doit expirerdans deux jours.

Il se dit aussi De ce qu’on croit simplementqui arrivera, ou de ce qu’on regarde commeétant probablement vrai. Le Courrier doit être

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ici dans peu de jours. Il doit faire beau à lacampagne.

Il se dit aussi, pour marquer L’intentionqu’on a de faire quelque chose. Je dois allerdemain « la campagne.

On dit proverbialement, Va où tu peux,mourir où tu, dois.

Devoir , s’emploie avec le pronom person-nel. On se doit à soi-même de respecta' lesbienséances. Je me devois de faire cette dé-marche.

Du, ue. participe.

DEVOIR, s. m. Ce à quoi on est obligé parla Loi, par la Coutume, par l’honnêteté, parla bienséance. S'acquitter de son devoir. Rem-plir ses devoirs. Satisfaire à son devoir. CetOfpcier , ce Pasteur fait bien son devoir. Il nemanque jamais à son devoir. C'est votre de-voir. Tous les devoirs de la vie civile. Les de-voirs de l'amitié. Les devoirs de la bienséance t .C’est un devoir indispensable. Devoir d’un pèrede famille . Le devoir conjugal. Les devoirs ré-ciproques. Les devoirs des Sujets envers lePrince, et du Prince envers ses Sujets . On estheureux lorsqu’on se fait un plaisir de son de-voir. Ce Magistrat contient le peuple en sondevoir. Faire le d^oir de Capitaine et celui deSoldat. Faire son devoir de bon Chrétien.

On appelle au Collège, Devoir, Le thème,la version et les autres choses que le Regetitdonne à faire à sa classe. Cet écolier na pointapporté son devoir.

On dit, Être dans son devoir , se mettredans son devoir, pour dire, Se tenir dans l’étatoù l’on doit être devant les personnes à qui ondoit du respect. On dit aussi, Être à son de-voir , pour dire, Etre à son poste.

Rentrer dans son devoir , pour dire, Se re-mettre dans l’obéissance, dans la subordinationdont on s’étoit écarté.

Ranger quelqu'un à son devoir, pour dire,L’obliger à faire ce qu’il doit.

On appelle Derniers devoirs, Les honneursfunèbres, les cérémonies qu’on fait aux enter-rcmens.

On dit par compliment, J'irai vous rendremes devoirs , pour dire, J’irai vous rendre vi-site. On dit aux gens fort supérieurs, J'irai.10us rendre mes respects.

On dit, Se mettre en devoir de faire unechose , pour dire, Donner des marques qu’on adessein de la faire, se mrt.tre en état de la faire,commencer à la faire. Il se mit en devoir d’exe-enter sa promesse.

On dit, Remplir le devoir conjugal , pourdire, Satisfaire à l’intention du mariage.

On appelle Devoirs seigneuriaux, Ce qui estdû par le Vassal à son Seigneur de Fief . Satis-faire aux devoirs seigneuriaux.

On appelle Devoir Pascal, La Communionque chaque Chrétien doit faire tous les ans à saParoisse aux Fêtes de Pâques .

DEVOLU, s. f. Terme du jeu des Cartes,qui se dit lorsque la personne qui fait jouer nefait aucune levée. Il est opposé à Vole. Il pen-soit gagner, et il a fait la dévoie..

DEV

DEVOLU, UE. ad]. Acquis, échu par cer-tains droits seigneuriaux. Droit dévolu. Terridévolue à la Couronne.

On dit aussi en termes de Palais, Procès dé-volu à la Cour.

DÉVOLU, s. m. Ce mot n’est d’usage qu’enparlant d’Un Bénéfice vacant par l’incapacitéecclésiastique de celui qui en est en possession.Et on dit dans cette acception, Prendre un Dé-volu , obtenir un Dévolu , pour dire, Prendre,obtenir en Cour de Rome les Provisions du Bé-néfice qu’on prétend être ainsi vacant ; et, Jeterun Dévolu, pour dire, Faire signifier k Provisionobtenue. On dit aussi à peu près dans la mêmeacception : Un Bénéfice tombé en Dévolu. Plai-der un Dévolu. Avoir un Bénéfice par Dévolu.

DÉVOLUTAIRE, s. masc. Qui a obtenu unDévolu. Tout Dévolutaire est odieux.

DÉVOLUTIF, IVE. adj. Il se dit principa-lement d’Un appel qui saisit de la connoissanced’une affaire un Juge supérieur. Appel dévo-lutif. *

DÉVOLUTION, s. f. Acquisition d’un droitdévolu. Cette Terre , cette Seigneurie appar-tient au Roi par dévolution. Droit de dévolu-tion.

DÉVORANT, ANTE. adj. Qui dévore. Bêtedévorante. Lion dévorant.

On dit aussi figurément: Estomac dévorant.Sentir un feu dévorant. La flamme dévorante.Appétit dévorant. Flammes dévorantes. Il a unfeu dévorant dans les entrailles. Et on appelleAir dévorant , Un air extrêmement subtil- etqui est dangereux pour les personnes qui ontla poitrine délicate.

DÉVOUER, v. act. Il ne se dit au proprequ’en parlant Des bêles féroces qui déchirentleur proie avec les dents. Les bêtes Vont dévoré.Il a été dévoré par les lions , par les tigres , etc.

Il se dit aussi au propre en parlant d’Uncrocodile, d’un brochet. Les crocodiles dévo-rent quelquefois des hommes. Les brochets sedévorent les uns les autres, dévorent les autrespoissons.

On dit d’Un homme qui mange goulûment,avidement, qu’il dévore : Il ne mange pas , ildévore; et d’Un homme pressé d’une violentefaim, que La faim le dévore.

On dit figurément, Le temps dévore tout, lefeu dévore tout, pour dire, que Le temps, quele feu détruit tout. Et les Poètes , en parlantd’Une violente passion d’amour, disent, Le feuqui le dévore.

On dit figurément d’Un homme qui se laisseconsumer d’ennui, de chagrin, que L'ennui,que le chagrin le dévore.

On dit aussi figurément d’Un homme qui. litbeaucoup et avec une grande ardeur, qui! nelit pas les livres , mais qu il l es dévoré.

On dit dTJn homme qui tient les yeux fixe-ment attachés sur une personne, qu II la dé-vore des yeux. Et on dit,Dévorer une chose enespérance, pour dire, La regarder comme nedoutant point qu’on ne la possède bientôt.

En style de l’Écriture-Saiiite, et en parlantd’Un Pays où ceux qui y demeurent bc vivent