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jours, Quand le Diable fut vieux , il se fit Er-mite .
On dît aussi, en parlant De quelque acci-dent qui surprend, de quelque grand vacarme,que Le Diable est aux vaches. Quand il arrivede grands mouvemens, de grands malheurs,on dit, Les Diables sont déchaînés.
On dit encore, Faire le Diable contre quel-qu'un , pour dire, Faire du pis qu’on peutcontre lui; Dire le Diable de quelqu’un , pourdire, Le déchirer impitoyablement; et,Il n’estpas si Diable qu’il est noir, pour dire, Il n’estpas si méchant qu’il paroît; Il fait le valet duDiable, pour dire, Il fait plus qu’on ne luicommande.
On dit De certaines choses, qu II ne se fautpas donner au Diable pour les faire , pour dire,qu'Elles sont faciles.
On dît proverbialement, Tirer le Diablepar la queue, pour dire, Avoir de la peine àvivre.
On dit aussi, Il vaut mieux tuer le Diable,que ]<j Diable nous tue , pour dire que, dans lecas de défense personnelle, Il vaut mieux tuerson ennemi, que de s’en laisser tuer.
On dit d’Une chose qu’on croit impossible,Cela se fera si le Diable s’en mêle ■ et d’Uncchose qu’on est bien résolu de faire, Cela sera ,ou il faudra que le Diable s’en mêle. On dit en-core, Veuille Dieu , veuille Diable , je rienaurai pas le démenti.
On dit proverbialement, Le Diable n'estpas toujours ci la porte d’un pauvre homme ,pour dire, qu’Un homme malheureux ne l’estpas toujours.
On dit aussi par mépris ou par aversion, Fiau Diable; et par chagrin ou par dépit, - LeDiable s'en pende.
On dit par forme de serment*, «le me donneau Diable , que le Diable m'emporte , si Celan’est pas comme je le dis.
On dit aussi, pour marquer qu’on désap-prouve quelque action, quelque discours, etc.Que Diable avez-Vous fait? Que Diable avez-vous dit ? A quoi Diable s’amuse-t-il?
On dit encore , en parlant d’Un homme malmis, ou en désordre, qu’il est fait à la Diable ;’d’ünc chose mal faite, quelle est à la Diable;Il nous a donné un ragoût à la Diable ; etd’Unc chose très-mauvaise, qu’Elle ne vautpas le Diable.
Diable , se dit figurément d'Un méchanthomme. C’est un Diable , un Diable incarné.Et dans cette acception on dit ,Faire lcDiable ,faire le Diable « quatre, pour dire, S’empor-ter, faire du vacarme, du désordre.
On dit aussi ,Faire leDiable à quatre, pourdire, Faire des merveilles dans quelque occa-;sion.Dans cette a faire il fit leDiable à quatre.
On dît aussi figurément, C'est le Diable ,c'est là leDiable, pour dire, C’est là ce qu’il ya de fâcheux, de difficile dans ceitc affaire.
On dit aussi figurément d’Un homme extra-ordinaire dans ses moeurs, dans ses manières,soit en bonne, soit en mauvaise part, C est unDiable, c’est un Diable d’homme; et d’Un'
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homme qui entend extrêmement bien la chi-cane , que C’est un Diable en procès. •
On dit, C’est un bon Diable , pour dire,C’est un bon garçon ; C’est un méchant Diable,pour dire, U est fin et malin; C’est un Diabled’Enfer , pour dire, Un méchant homme. Ondit aussi, Un pauvre Diable, pour dire, Unmisérable, un gueux.
On dit, qu’t/n homme a leDiable au corps ,pour dire, qu’il a beaucoup d’adresse, d’esprit,de force, etc.
On dit d’Un homme grand, fort et puissant,C’est un grand Diable.
On dit de même, Une diable d’affaire , uneaffaire du Diable, une difficulté de Diable , undiable de négoce , etc. pour dire, Une méchanteaffaire, un méchant négoce, etc.
On dit, Au Diable le profit que j'en ai tiré ,pour dire, qsi'On n’a tire «aucun profit de l’af-faire dont on parle ; Au Diable celui qui le fera ,pour dire, que Personne n’osera ou ne pourrafaire ce dont il s’agit.
Ex Diable. Façon de parler adverbiale etfamilière. Fort, extrêmement. Frapper en Dia-ble. Menteur en Diable .
On dit en ce même sens,EiïDiable et demi.Il l’a battu en Diable et demi.
On dit en ce même sens : Comme le Diable,comme tous les Diables. Il Va battu comme leDiable. Il ment comme tous les Diables.
Diable, est quelquefois interjection. Diable!comme vous y allez! Diable! cela n’est pasaisé à faire «
DIABLEMENT. Adverbe dont on ne sc sertque dans le discours familier, pour dire, Ex-cessivement. Cela est diablement chaud. Voilàune femme diablement laide. Il est diablementfort sur scs principes.
DIABLERIE, s. f. Sortilège, maléfice. Il ya là de la diablerie. Il se mêle de diablerie. Ladiablerie de Loudun . El par extension, il se dit,dans le style familier, Des mauvais effets donton ne connoît point la cause. Il y a quelquediablerie là-dedans.
On appelle aussi par extension, Les préten-dues possessions, les sorcelleries, des Diable-ries.
DIABLESSE, suhst. f. Terme d’injure quise dit ordinairement d’Une méchante femme,acariâtre. C’est une diablesse, une vraie dia-blesse.
On dit aussi dans le style familier, Unebonne diablesse, pauvre diablesse , méchantediablesse, dans le même sens qu’on dit, BonDiable , panure Diable , méchant Diable.
Diablesse, s'emploie aussi adjectivement.Cette femme est bien diablesse, pour dire, Estbien méchante.
DIABLEZOT. Sorte d’exclamation du lan-gage familier. Vous pensez qu’on doive vouscroire,Diablezot, c’est-à-dire, Je ne suis pointassez sot pour cela. Vous conseillez de fairecela , Diablezot, c’est-à-dire, Je ne suis pointassez sot pour le faire.
DIABLOTIN, s. m. On appelle ainsi une‘pe-tite figure de Diable . Un tableau oit Voit a rc -
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présenté des Diables et des Diablotins qui ten-tent Saint Antoine,
On dit figurem. d Un méchant petit enfant,Cet enfant esi un vrai petit Diablotin.
• On appelle Diablotins , Certaines petitestablettes de chocolat couvertes de dragées denonpareiile.
DIABOLIQUE, adj. des 2 genres. Qui estdu Diable, qui vient du Diable. Tentation dia-bolique. Suggestion diabolique.
Il sc dit figurément De tout ce qui est ex-trêmement méchant dans son genre. Esprit dia*bolique. Méchanceté diabolique. Artifice diabo -lique. La poudre à canon est une inventiondiabolique. Il nous a menés par un chemindiabolique. On nous servit un ragoût diabo-lique.
DIABOLIQUEMENT, adv. Par une mé-chanceté diabolique. C’est une chose diaboli-quement inventée. C’est une calomnie forgéediaboliquement. Conjuration machinée diabo-liquement.
DIÀCÀRTHÀME. s. m. Terme deMédecine.Électuaire purgatif qui tire son nom de lamoelle du carthame.
DIACHILON. s. m. Emplâtre composé demucilages.
DlACODE, s. m. Sirop composé de têtes depavots blancs.
DIACONAT, s. m. Le second des Ordres sa-crés. Être promu au Diaconat.
DIACONESSE, s.f. On appcloit ainsi, dansla primitive Église, Les veuves ou les filles des-»tinées à certains ministères ecclésiastiques. LesDiaconesses sevvoient auti efois <i déshabiller lesfemmes et les filles qu'on baptisoit. On disoitaussi Diaconisse.
DIACRE, s. m. Celui qui est promu au se-cond des Ordres sacrés. C’est au Diaci'e à lirel'Evangile. Faire Diacre à la Grand'Messe.
DIADÈME, s. m. Sorte de bandeau qui étoitla marque de la Royauté parmi les Anciens, etdont les Rois se ccignoient le front. Ceindre leDiadème. Porter un Diadème. Ceindre sa tête,son front d'un Diadème. Orné d'un Diadème.
Dans la Poésie , Diadème s’emploie pourRoyauté.
DIAGNOSTIQUE, adj. des 2 genres. ( Onpronoucc Diaguenostiqns. ) Terme de Méde-cine. Il se dit Des signes et des symptômes quiindiquent la nature et les causes d’une maladie.Les signes diagnostiques de la fièvre.
Il est aussi substantif. Cet enfant a tous la*diagnostiques de la petite vérole.
DIAGONAL, ALE. adj. Terme de Mathé-matique . Qui va.d’un angle d’une figure recti-ligne à l’angle opposé. Une ligne diagonale.
On dit substantivement, La diagonale ,-panrdire, La ligne qui va d’un angle d un parallé-logramme, ou en général d une figure quelcon-que, à l’angle opposé.
DIAGONALEMENT. adv. D’une manièrediagonale. Une ligne qui coupe un plan diago*naiement.
DIAGREDE. s. m. Préparation de scamiu°“née avec du coin et du soufre.