Band 
Tome premier. A - K.
Seite
421
JPEG-Download
 

DEY

pas d’ordinaire long-temps, on dit, que C'c;iune terre qui dévore ses habitons .

On dit d’Un homme qui vient à bout coura-geusement des difficultés qui se rencontrentdans ses études, qu7ï dévore les difficultés ; etde celui qui retient ses larmes quand elles sontprès de s’échapper, ou qui cache le ressenti-ment d’un affront, qu’il dévore scs larmes,qu’il dévore un affront.

Dévoré , ée. participe.

DÉVOT, OTE. adj. Pieux , attaché au ser-vice de Dieu . Être dévot. Les personnes dévotes.Les âmes dévoies. Les commencemens de la viedévote sont pleins d’epines , mais les suites ensont douces. Être dévot à la Vierge. Avoir Vairdévot , Vextérieur dévot.

On appelle Les femmes, Le sexe dévot.

Il signifie aussi , Ce qui excite h dévotion.Chaut dévot. Oraison dévote. Lieu fort dévot.

Dévot, est aussi substantif.. Onne peut tropestimer, les vrais dévots. Les faux dévots sontdangci’eux. Faire le dévot. Ordinairement quandon dit, Un dévot , les dévots , on entend parle.”De ceux qui font profession de dévotion, et quine sont dévots qu'en apparence. Ne vous y fezpas, cest un dévot.

On dit, en parlant d’Üne femme qui estsous la direction d’un Ecclésiastique, qu’£l/eest une de ses dévotes.

DÉVOTEMENT, adv. D'une manière dé-vote et pieuse. Prier Dieu dévotement. Enten-dre dévotement la blesse.

DÉVOTIEUX, EUSE. adj. ( Les lettres t£ seprononcent ci dans ce mot et dans les deux sui-vans. ) Dévot. C’est un homme fort dévotieux .Il est vieux.

DÉVOTIEüSEMENT. adv. Dévotement. Ilest vieux.

DÉVOTION, s. f. Piété, attachement au ser-vice de Dieu . Vraie dévotion. S’adonner à ladévotion. Se mettre dans la dévotion. Être dansla dévotion y dans une grande dévotion. Excitera la dévotion. Donner de la dévotion. Inspirerde la dévotiori. Faire quelque chose par dévo-tion. Avoir dévotion à un Saint, à une Église.Tableau de dévotion. N’avoir point de dévotion.Être sans dévotion. Sa dévotion est bien re-froidie.

On appelle Fête de dévotion , jeune de dévo-tion, Une Fcte, un jeûne quon observe parpure dévotion, et que l’Église n’a point com-mandé.

Ou appelle Livres de dévotion , Heures dedévotion , Des livres qui contiennent des priè-res, des oraisons mystiques, etc.

On dit proverbialement, qu’/l n’est dévo-tion que de jeune Prêtre , pour dire, qu’On n'ajamais plus d’ardeur dans une profession, dansune entreprise, que lorsqu’on la commence.

Il se prend aussi pour Les exercices de ladévotion. Il est en dévotion. Je uous ai vu endévotion. Je n’ai pas voulu interrompre votredévotion.

II se prend au pluriel pour La communion.Faire ses dévotions. On 'dit autrement, Faireson bon jour.

DEX

il signifie figurément, Une entière disposi-tion à faireia volonté de quelqu’un. Cet homme-là est à ma dévotion. Tout ce qu’il a est à ma

dévotion.

On dit aussi, L’offrande est à dévotion ,pour dire, A volonté; et, À l’offrande qui adévotion , pour dire, Va h l’offrande qui veut.

DÉVOUEMENT, s. m. (On prononce Dé-tournent.) Abandonnement entier aux volontésd’un autre, disposition à le servir en toute oc-casion. Il s’est donné ù ce Prince , à ce Minis-tre avec un entier dévouement. Il sert ses amisavec un dévouement sans exemple.

Dévouement. Cérémonie religieuse usitéechez les Anciens, et particulièrement chez lesRomains, par laquelle un Citoyen s’offroit vo-lontairement aux Divinités infernales, pourfaire retomber sur sa tête certain malheur dontla République se croyoit menacée. Le dévoue-ment de Codrus } celui des Vécius , sont célè-bres dans Vllistoîre.

DÉVOUER, v. a. Dédier, consacrer, donnersans réserve. Il a dévoue ses enfans au sei'vicede la Patrie , au service du Prince. Il s’est en-tièrement dévoué à un tel. Les deux Décuispère et fils se dévouèrent à la tnort pour leurPatrie, et simplement, se dévouèrent pour leurPatrie, pour dire, qu’lis se livrèrent à unemort certaine, pour le service et pour la gloirede leur Patrie.

On dit, qu’t/n homme est entièrement dé-voué à un autre , pour dire, qu’il est prêt àsuivre ses volontés en toutes choses.

Dévoué , ée. participe.

DÉVOYER, v. act. (Il se conjugue commeEmployer.) Détourner de la voie, du chemin.Ce guide l’a dévoyé.H ne savoit pas le chemin,il s’est dévoyé. En ce sens il vieillit : on ditmieux Egarer.

Qn dit figurément et familièrement, qu’Unhomme s’est dévoyé du chemin de la vérité ,pour 'dire, qu’il a quitté le bon chemin, le che-min de la vérité.

Dévoxfr, se dit aussi pour marquer L’effetordinaire des indigestions. Ces alimens Vontdévoyé. Ces fruits Vont dévoyé. Cette boissonlui a dévoyé l’estomac.

On dit, Dévoyer une ligne, un tenon , untuyau de cheminée , etc . pour dire, Les détour-ner de la ligne droite.

Dévové , ée. participé.

On appelle en termes de Maçonnerie, Untuyau dévoyé, Un tuyau de cheminée qui,après avoir monté verticalement, se détournede sa ligne droite.

Il s’emploie quelquefois au substantif, etalors il hc dit De ceux qui ne sont pas dans lavoie du salut. Et c’est dans celle acceptionqu’on dit, Ramener les dévoyés.

DEX

DEXTÉRITÉ. subsî. f. Adresse de in main.Avoir de la dextérité à enchâsser des diamantIl joue des gobelets avec une grande dextérité.

U se dit aussi figurément De l’adresse del’esprit. Avoir de la dextérité d manier, les af -

DI A 4*1

faires.Ila conduit cette intrigue avec beaucoupde dextérité.

DEXTRE. subst f. Main droite. Assis à ladextre de Dieu , à la dextre du Tout-puissant,à la dextre du Père. Il ne se dit qu’en ces sortesde phrases, ou même il est vieux.

En termes de Blason , on dit, Le coté dextre ,pour dire, Le côté droit ; À dextre, pour dire,,À tlroiie.

DEXTREMENT. adv. Avec dextérité. Il afait cela fort dextrefnent. Il est du style fa-milier.

DEXTROCHÈRE. R. m. Terme 'de Blason .U se dit d’Un bras, soit nu, soit garni d’unfanon.

DEY,

DEY. s. m, I.e Chef du Gouvernement ueTunis, Vassal du Grand Seigneur.

DI A

DIA. Mot dont les charretiers se serventpour faire aller leurs chevaux ci gauche,commeiis se servent du mot Ilurhuut pour les fairealler à droite.

On dit proverbialement et populairement,en parlant d’Un homme à qui l’on ne sauroitfaire entendre raison, qu’il n’entencl ni à Dia-,ni à Ilurhaut.

On dit aussi proverbialement et populaire-ment De deux personnes qui, étant chargéesd’une affaire, la conduisent par des voies oppo-sées, que L’une tire à Dia, et Vautre à llur -haut.

DIABÈTES , s. m. Fréquence d’urine.

DIABÉTIQUE, adject. des 2 genres. Qui aune fréquence d’urine.

DIABLE, s. m. Démon, Esprit malin, mau-vais Ange. Diable d’Enfer . Être possédé duDiable. Une tentation du Diable. Chasser 1rsDiables. Invoquer les Diables . La puissance duDiable.

Diable , dans tous les articles suivans etdans scs dérives, est du style, populaire ou fa-milier.

On dît d’Un homme inquiet. qui roule tou-jours dans sa tête quelque dessein contraire aurepos des autres ou au sien, que Quand il dort ,le Diable le berce., ou absolument, Le Diablele berce" et proverbialement et figurément, queLes menteurs sont les edfans du Diable.

On dit aussi familièrement, qu’t/ne choseest allée à tous les Diables, pour dire; qu’Onne sait ce quelle est devenue. On dit aussi.Donner , envoyer quelqu’un au Diable, à tousles Diables , « tous les cinq cents Diables, pourdire, I.e maudire, le rebuter avec colère, avecindignation.

On dit d Un méchant homme, Il ne craintni Dieu ni Diable.

On dit proverbialement et figurément, queLe Diable étoit beau quand il était jeune, pourdire, que La jeunesse a toujours quelque chosed’agréable, même dans les personnes les pluslaides; et l’on dit De quelqu’un qui, aprèsavoir été libeitm, devient dévot sur ses vieux