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Tome premier. A - K.
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ÉbArber. Terme de Gravure en taille-douce.E «lever avec le ventre du burin ou avec l’cbar-boir, 3a petite lèvre ou barbe qui reste au bordde la taille, afin que le trait paroisse net.

Ébarbé , ée. participe.

ÉBARBOIR. s. m. Outil qui sert à èbarbàquelque chose.

ÉBÀROUÏ, IE. adj. Terme de Marine.Desséché. Il se dit d’Un vaisseau dont le bor-dage est desséché par le soleil ou par le vent.

ÉBAT. s. m. Passe-temps, divertissement.prendre ses ébats. II n’est plus que du style fa-milier, et np se dit guère qu’au pluriel.

ÉBATTEMENT , s. m. signifie la mêmechose, et ne se dit guère qu’en plaisantant. S dveut plaider-) je lui en donnerai l ébattemenk 21est vieux.

On dit, gn'Une voiture a tant de poucesd’èbattement , pour dire, qu’Elle a tant depouces de jeu dans ses béilauccinens entre îesbraneards.

ÉBATTRE, s’Ébàttre. v. pron. ( Il se con-jugue comme Battre.) Se réjouir, se divertir.Allez vous ébattre dans la campagne, à la cam-pagne. Il ne se dit qu’avec le pronom person-nel , et il est vieux.

ÉBAUBI , IE. adj. Étonné , surpris d’ad-miration. U est populaire , et ne s’emploiequ’en plaisantant. Vous voilà bien ébaubi.

ÉBAUCHE, s. f. Ouvrage de Peinture et deSculpture , qui n’est que commencé, mais onles parties principales sont indiquées. Ce n’estqu’une légère ébauche , que la première ébauche.

H se dit figurément Des ouvrages d’espritdans le meme sens. Cette pièce n’est pas ache-vée, elle n'a pas la dernière main, ce n'estqu'une ébauche.

ÉBAUCHER, v. a. Terme de Peinture et deSculpture . Commencer un ouvrage, lui donnerles premiers traits en indiquant les parties prin-cipales. Ebaucher une statue , un tableau.

Il se dit figurément Des ouvrages d’esprit.Cet Auteur n’a pas mis la dernière main à sonouvrage , il ne Va qu ébauché.

Ébauché , ée. participe.

ÉBAUCHOIR. s. m. Outil de bois ou d’ivoire , dont les Sculpteurs se servent pourébaucher. • ’

ÉBAUDIR, s’Ébaudïr. v. pron. Se réjouiravec excès, et témoigner sa joie en dansant,sautant, ou de quelque autre manière sem-blable. Il est vieux, et ne s’emploie qu’en plai-santant.

ËBÀUDISSEMENT. s. masc. Action de s’é-baudir.

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ÉBb. s. f. Terme de Marine, qui se dit, enplusieurs Provinces, du reflux de la mer.

ÉBÈNE, s. f. Le bois de l’Ébénier. Ebène noue. Cabinet d'ébène. Bordure d'ébène. Tra-vailler en ébène. Il y a diverses sortes d'ébène.De Vébène verte. De l'ébène grise. De l'ébènerouge et noire , blanche et noire.

ÉBÉNER . v. ai Donner à du bois la couleurde l’ébène,

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Éréné , ée. participe.

ÈBÉNIER . s. m. Espèce d’arbre qui vientdans les Indes, en Afrique , et dont le bois estfort dur, et ordinairement noir. Il y a des fo-rêts d'jEbéniers en ce pays-là.

ÉBÉNISTE, s. m. Ouvrier qui travaille enébène, et en autre sorte de bois précieux, ouen ouvrage de marqueterie.

ÉIÏÉNISTERIE, s. f. Le métier de l’Ébé-niste. Il se dit aussi Des ouvrages qu’il fait.Travailler en ébénisterie. Faire le commerced'ébénisterie.

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ÉBLOUIR, v. a. Empêcher l’usage de la vuepar une trop grande lumière. Le soleil éblouitla vue, éblouit les yeux, nous éblouit. Lagrande blancheur , la neige éblouit.

On dit figurément, C'est une beauté quiéblouit.

Il signifie figurément, Surprendre l’espritpar quelque chose de vif, de brillant, de spé-cieux. Il m'a allégué tant de raisons , quil m’aéMoui, On se laisse souvent éblouir par l'éclatdu style. Son éloquence éblouit plus qu'ellen'éclaire.

Il signifie aussi, Tenter, séduire. Les qran-deurs Vont ébloui. Il s'est laissé éblouir à l'or.Il a été ébloui de l’éclat des richesses, par lesrichesses. Les promesses qu'on lui a faites Vontébloui .

Ébloui, ie. participe.

ÉBLOUISSANT, ANTE. adj. Il a les signi-fications de son verbe, au propre et au figuré.Éclat éblouissant. Couleur éblouissante. Beautééblouissante. La neige est éblouissante.

ÉBLOUISSEMENT, s. m. Difficulté de voir,causée par trop de lumière. Il est impoçsible deregarder le soleil sans éblouissement.

U signifie aussi TJne difficulté de voir, occa-sione'e par quelque vapeur, ou par quelqueautre cause intérieure. Il m'a pris un tel éblouis-sement que je ne voyois goutte. Les vapeurssont souvent accompagnées de o>erticfes et d’e-blouissemens.

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ÉBORGNER. v. a. Rendre borgne, priverd’un œil. Une branche d'arbre l'a éborgné à lachasse. Il s'est éborgné en tombant.

On dit très-souvent, par exagération, Ebor-gner quelqu'un, pour dire, Lui faire grandmal à l’œil.

On dit figurément et familièrement, qu 'Unmur, qu’un arbre éborgné une chambre , unappartement, pour 'dire, qu’il lui ôte Une par-tie de la vue, de son jour.

Éborgné, ée. participe.

ÉBOUILLJR. v. n. (U se conjugue commeBouillir , mais il ne s’emploie guère qu’à l’infi-nitif et au participe.) Diminuer à force debouillir. Ne laissez point tant ébouillir le pot.

Ébouiixi , ie. participe. Le pot est tropebouilli. Cette sauce est trop ébouillie.

ÉBOULEMENT. s. m. Chute de la chosequi s’éboule, ou état de la chose éboulée. L’e-

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boulement de la muraille. L'ébaulemeni du bas-tion. L'éboulement des terres.

ÉBOULER,v. n. sÉbouler. v. pron. Tomberen ruine. Il se dit Des terres, dïs bâtimens quise détruisent, qui se dérangent, qui se renver-sent. Le rempart s'éboule. Ce tôs muraille s'estéboulée. Cela fera ébouler ce bastion. Cette pilede bois s'est éboulée.

Éboulé, ée. participe.

ÉBOULIS. s. m, Chose qui s’est éboulée.Un éboulis de sable, de terre, etc.

ÉBOURGEONNEMENT. s. m. Retranche-ment de bourgeons superflus des arbres^ frui-tiers, pour les soulager, les conserver, et leurfaire porter de plus beaux fruits.

ÉBüURGEONNER. v. a. Oter des bour-geons ou nouveaux jets des arbres. Voici letemps qu il faut ebourgeonner les vignes,

ÉbouïigeosnÉ, ée. participe.

ÉBOURIFFÉ, ÉE. adj. Il se dit Des per-sonnes dont le vent a mis en désordre les che-veux, la perruque ou la coiffure. Vous êtestout ébouriffè.Elle arriva tout ébouriffée. U estfamilier.

ÉIîOUSINER. v. a. Ternie de Maçonnerie .Oter le bousin d'une pierre, c’est-à-dire, cettecroûte tendre qui tient autant de la terne quede la pierre. Il faut ébousiner les pierres avantque de les tailler pour les employer.

Ébousiné, ée. participe.

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ÉBRÀNCHEMENT. s. m. Action d’ébran-cher un arbre, ou l’effet de cette action.

ÉBRÀNCHER. v. a. Dépouiller un arbre deses branches en les coupant ou en les rompantIl faut ébrancher cet arbre. Le vent a toutébranchè ce cl.eue.

Ebranché , ée. participe.

ÉBRANLEMENT, s. m. Secousse, actionpar laquelle une chose est ébranlée. Après unsi grand ébranlement , il est à craindre quecette muraille ne tombe. L'ébranlement ducerveau.

U se dit aussi figurément, L'ébranlement desa fortune lui fit perdre la moitié de ses amis.Les guerres civiles causent de grands ébranle-mens dans les fortunes.

ÉBRANLER, v. act. Donner des secoussesà une chose, en sorte qu’elle ne soit plus dansune ferme assiette. Celte mine , cette batterie <tfort ébranlé le bastion. Les vents ont ébranlécette maison « Les éruptions de VElna ébran-lent toute la Sicile . Ce coup lui a ébranlé lecerveau.

Il se dit figurément Des personnes, et signi-fie , Émouvoir quelqu'un, l'étonner, f ajre qu ilsoit moins ferme dans la situation d esprit ouil étoit. Les raisons qu'on lut audites l ont fortébranlé. Les malheurs , les disgrâces n ont pointébranlé son courage , sa constance.

On dit en termes de Guerre, que Des troupes fdes colonnes, des lignes commencent n s'ébran-ler , pour dire, A se mettre en mouvement. Lapremière ligne s'ébranla pour charger les en *nemis.