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Tome premier. A - K.
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On lu dit aussi Des troupes qui commencentà faire quelque mouvement pour prendre la£uke. Ce Régiment étoit exposé à un si grandfeu y qu'il commençoit d s’ébranler } la présencedu Général le rassura.

Ebranlé, ée. participe.

ÉBRASER. v. a. Terme d’Architecture.Élar-gir en 'dedans la baie d’une porte ou d une croi-sée. On dit aussi Ébrasement.

ÉBRÉCHER, v. a. Faire une brèche. Ébré-cher un couteau , un rasoir, etc. S ebrecher unedent. Il ne se dit qu’en ces phrases*

Ébréché, ée. participe.

ÉBRENER. v. a. Oter les matières fccalesd'un enfant. Cette nourrice a ébrené son en-fant. II est bas.

Ébrené, ée. participe.

ÉBRILLADE. s. f. Terme de Manège. Se-cousse qu’on donne avec la bride ù un cheval,pour le retenir ou le faire tourner.

ÉBROUEMENT. s. m. Ronflement d’uncheval à la vue des objets qui l’effraient.

ÉBROUER, s’Ébroler. v. pron. Terme deManège. Il se dit d’Un cheval qui fait un ron-flement à la vue des objets qui l'effraient. Lesxhevaux vifs s'ébrouent facilement.

ÉBROUER, v. a. Ébrouer wie pièce d'étoffe,de toile, La laver, îa passer dans l’eau.

Ébroué, ée. participe.

ÉBRUITER, v. a.Divulguer, rendre public.il ne faut pas ébruiter cette affaire.

U se met aussi avec le pronom personnel. Ilfaut prendre garde que cette affaire, cette nou-velle ne s’ébruite, ne vienne à s’ébruiter. Cettenouvelle commence à s’ébruita'.

Ébruité, ée. participe, Affaire ébruitée.

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ÉBUARD. s. m. Coin Ile bois fort dur etrecuit J qui sert à fendre des bûches.

EBULLITION- s. f. Espèce de maladie quicause sur la peau des élevures ou tacïies rouges.Il a une ébullition par. tout U corps. Vne ébul-lition de sang.

Il signifie aussi Le .mouvement que prendun liquide qui bout sur le feu; et il se dit enChimie De deux matières qui en se mêlant fontparoitre des bulles d’air. L'ébullition est dif-férente de l'effervescence et de la fermentation.

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ÉCACHEMENT.s, m. Froissure, contusion,brisure d’un corps dur.

ÉCACHER. v. a. Ecraser, froisser. Ëcachcrune noix , un limaçon, en marchant dessus. Ils'est écaclié le doigt U est familier.

Écàché, ée. participe.

On dit familièrement, Un nez écaclié, pourdire, Un nez camus et aplati.

ÉCAILLE, s. f. Petite partie dure et ordi-nairement transparente, d’une figure ronde etplate, qnj couvre la peau de certains poissonset de certains reptiles. Les écailles d’une carpe,dun saumon , d’une morue, d’un crocodile.Grandes écailles. Petites écailles. Écailles du-res, rondes, plates, transpaj'entes.

.Tome I.

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Écaille , se dit aussi d’Une espèce de coquedure qui couvre la plupart des poissons qu’onappelle Testacés. U se dit plus particulièrementDes tortues, des huîtres. L'écaille d'une huître.Huître à Vécaille. Écaille de tortue.

On appelle absolument Écaille, De l’écaillede tortue, Cabinet d’écuille. Tablettes couvertescVécaille. Tabatière d’écaille. Ce que vous pre-nez pour de la corne est de l écaille.

On dit en Peinture, ou’Un tableau tombepar écailles, Quand, par vétusté, il s'en déta-che des parcelles.

ÉCAILLER, ÈRE. s. Celui, celle qui vendet qui ouvre des huîtres à l’écaille. Voilà l'é-cailler qui passe. Appelons Vêcaillère.

ÉCAILLER, v. act. Ôter, enlever récailled'un poisson. Vous n'avez pas bien écaillé cetucarpe, ce brochet.

Il sc met aussi avec le pronom personnelOn dit, qu 'Un tableau s'écaille, qu’un enduitd'or, de blanc, d’azur, etc. s’écaille, pour siguider, que L’or ou les couleurs s’enlèvent etse détachent par petites parties, comme desécailles.

Écaillé, ée. participe. A qui on a uté lesécailles. Carpe écaillée.

■ U s’emploie aussi dans le sons contraire.,pour dire, Qui est couvert d’écailles. Animauxécaillés.

Les Botanistes donnent le nom à'Écailles, àdes productions qui approchent de la figured’une écaille de poisson. Elles forment l’enve-loppe des boulons. On en trouve sur les calicesde quelques fleurs, sur les chatons, sur lesbulbes, etc. Les cônes du sapin sont des fruitsà écailles ou écailleux.

ÉCAILLEUX , EUSE. aclj. Qui se lève parécailles. Une ardoise écailleuse. Peau dure etécailleuse.

Il se dit en Botanique, pour, Composé deplusieurs écailleS. La racine du lis est écail-leuse.

ÉCALE. s. f. CouvertuTe extérieure, et quirenferme la coque dure de certains fruits,comme les noix. Ëcale de noix, etc.

Écale , se dit aussi Des coquilles d’œufs, etde la peau des pois qui sc lève quand ils cui-sent. Ëcales d’œufs. Des écoles de pois.

ÉGALER, v. act. Ôter l’ccale. Écaler desnoix.

U s'emploie aussi avec le pronom person-nel. Les pois s’écalent quand ils ont bouilli.

Écale, ée. participe.

ÉtCÀRBOUILLER. v. a. Écaclier, écraser. Illui a écarbouîllé la tête, la cervelle. Il est popu-laire. „

Écarbouîllé , ée. participe.

ÉCARLATE, s. féra. Couleur rouge et fortvive. Teint en écarlate. Une belle écarlate.Écarlate des Gobelins.

U signifie aussi L étoffe même teinte de oettecouleur. J’ai acheté vingt aunes d’écarlale.Manteau d’écarlate. t

On dit fignrément et populairement d’TJnepersonne qui a les yeux fort rouges, (pi Elle ales yeux bordés d’écarjaîe.

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Cn dit aussi De quelque chose de fortrouge, d’un rouge très-vif , Rouge comme écar-late, comme de l'écarlate.

L G A R L ÀTIJN T E. adj. f. Il ne se dit qu’enparlant d’Une fièvre qui rend la peau très-rouge. Une fièvre écarhtine.

RCARQUîLLEMENT, s. ni. L’action d’é-earqudler. L’êcarquiUement des jambes. Il estfamilier.

ÉCARQUILLER. v. a. Écarter, ouvrir. Ilne se dit que dans ces phrases du style fami-lier : Ëcarquilkr les jambes. Ecarquiller lesyeiix.

Écarquillé , ée. participe.

ÉCART, s. m. Action de s'écarter. On portaun coup à cef homme, et pour l’éviter il ft unécart. Son cheval eut peur, fit un écart , et lerenversa dans le fossé.

On dit, qu'Un cheval a pris, s’est donné unécart , pour dire, qu’il s’est estropié en faisantun écart.

On dit en termes de Danse , Faire un écart,pour dire, Porter le pied à quartier, à côté.

On dit figurcmenf, Faire un écart dans undiscours, pour dire, S’écarter mal à propos d®son sujet. Et on dit d’Un homme qui ne tientpas d’ordinaire une conduite bien réglée, que(J’est un homme qui est sujet à fine des écarts,à des écarts.

Écvrt , signifie aussi Les cartes qui ont étéécartées. Où est votre écart? Ne touche* pointà votre écart.

À l’écart, phrase adverbiale. En un lieudétourné, cn un lieu écarté. Les voleurs îetrouvèrent à Vécart et le dépouillèrent. Mener,prendre quelqu’un à Vécart.

Il signifie aussi, À quartier, a pari. Tirerquelqu’un à Vécart. Se mettre, se tenir à l'écart.

On dit figurém. Mettre à l’écart , pour dire,Faire abstraction. Mettons cette considération àVécart. Mettons nos intérêts à Vécart.

ÉCARTELER. v. a. Mettre cn quatre quarvtiers. Sorte de supplice qu’on fait soufïHr à descriminels de lèse-Majesté au premier chef, enles tirant à quatre chevaux. Il fut condamné àêtre écartelé.

Écàrteler. v. n. Terme de Blason . PartagerReçu en quatre. Il écartelle de telles et tellesarmes , ou de tels et tels émaux.

Écartelé , ée. participe.

ÉCARTEMENT, s. m. Disjonction, sépara-tion de deux choses qui doivent être jointes.

ÉCARTER, v. a. Éloigner, séparer, disper-ser. Écarter les ennemis. Le vent a écarté lesnuages. Ecaiter la joule. La tempête a écartsles vaisseaux.

Il signifie aussi Détourner. Écarter quel-qu un du droit chemin. Vous vous écarterieztrop, si vous preniez ce chemin-là.

On dit figui'ément dans l’un et dans l’autresens : Écarter les malheurs. Écarter la tem-pête. Ecarter les mauvaises pensées. H a écartéous ceux qui lui nuisoient. S'écarter de sonleooir, du respect (pie l’on doit à quelqu un.S'écarter du bon sens. S’écarter de son sujet.Unis un discours.

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