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trine de quelques particuliers. L'écvk d\Ép ?~cure , de Platon , d'Aristote . Vécole de SaintThomas . L’école de Scot.
On dit aussi, L'École de Rome , de Loin-bardie , de Florence , pour dire, Les Peintresfameux de Rome, de Lombardie , etc. doAt lesdisciples imitent la manière.
On appelle L'Ecole du TitienVÉcole deRaphaël j etc. Les Peintres qui ont appris souseux, ou sous leurs éleves, l’art de peindre dansleur manière.
ECOLIER, 1ÈRE. s. Celui, celle qui va hl’école, au College . Petit Écolier. Écolier dela Faculté. Écolier de Rhétorique , de Philoso-phie , etc..
Il signifie aussi Celui qui prend des leçonsd’un Maître. Le Maître et les écoliers. J'ai étéson écolier. Il fait de bons écoliers. Ce Maîtreà danser a tant d'écoliers. C'est une de sesbonnes écolières.
On ditd’Un homme peu habile, peu avancedans une profession, que Ce n'est qu'un êco-liei », qu’il est encore écolier.
On dit, qu’i/n homme , un Général d'ar-mée , un Ambassadeur, a fait une faute cVéco- ’■lier , pour dire, qu’il a fait une faute qui mar-que beaucoup d’incapacité, ou d’inexpérience.
On dit figurément^ Prendre le chemin desécoliers , pour dire, Prendre le chemin le pluslong, selon la coutume des écoliers qui vont enclasse. Faire des tours d'écolier. Petite maliced'écolier «
ECONDUIRE, v. a. signifie proprement.Conduire dehors, et en ce sens il se dit, Lors-qu’on éloigne quelqu’un avec ménagement d’unemaison ou d’une société. Il s'étoit introduitdans cette société , il en a été éconduit.
Il se dit par extension, pour, Refuser aquelqu’un avec ménagement ce qu’il demande.
Il ne se dit que Des personnes. Je lui avois faitune prière , mais j'ai été éconduit. Il m'a écon-duit poliment , mais tout net.
On dit proverbialement, en parlant à quel-qu’un pour l’exciter à faire quelque demande,ou’Il ne sera pas battu et éconduit tout à lafois.
ÉcovrruiT, uite. participe.
ÉCONOMAT, s. m. (On ocrîvoît autrefoisOEconomat.) Charge, emploi, office d’Eco-nome. Il n’est guère d’usage qu’en parlant De2’administration des revenus d’un Evêché, d’uneAbbaye, et autres Bénéfices pendant la vacance.L'Economat des Bénéfices qui vaquent à la no-mination du Roi , dépend du Roi. Il jouit desrevenus de ce Bénéfice par Economat , en vertude ses Lettres d'Économat. P rendre , obtenirdes Lettres d'Économat.
On appelle .Économats au pluriel, Le bu-reau établi pour 1 administration des Bénéficesracans, et qui sont à la nomination du Roi. CeBénéfice a été mis aux Économats, est auxÉconomats,
ÉCONOME, adj. des 2 genres. Ménager ,ménagère, qui sait épargner la dépense. Il estextrêmement économe. Elle est fort économe.
Économe , signifie encore au substantif, Cc-
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lui ou celle qui a soin de la conduite d’un mé-nage , de la dépense d’une maison. Un sageÉconome. Un habile Économe. Un grand Éco-nome, C'est une bonne Econome.
En quelques Maisons Religieuses, on appelleLe PèreÉconome , la Mère Économe, Le Religieux ou la Religieuse qui a soin de la dépensedu Monastère.
On appelle aussi Économe , Celui qui estnommé par le Roi pour administrer les revenusd’un Évêché, d’une Abbaye, etc. pendant lavacance. Établir un Économe. Le Roi a nom-mé un Econome à cettç Abbaye. Économe sé-questre.
ÉCONOMIE, s. f. L’ordre, la règle qu’onapporte dans la conduite d’un ménage, dans ladépense d'une maison. Avoir de l'économie.Entendre Véconomie. Vivre avec économie ,avec une grande économie. Vivre d’économie.Il a de Véconomie dans sa dépense. Il 11 'a pointi'économie.
On dit, qu 'Un homme vit avec trop d'éco-nomie, pour dire, qu’il vit avec trop d’épargne.Et on dit Des retranchemens qu’on fait mal àpropos sur certaines petites choses, que C r est :une économie mal entendue t une mauvaise éco-nomie.
Economie, se dit figurément, et dans unesignification pins étendue, De l’ordre par le-quel un Corps politique subsiste principale-ment : elle s’appelle Économie politique . C’estrenverser toute Véconomie d'un État, d’uneRépublique .
On appelle Économie rurale , L’administra-tion des biens de la campagne.
Il se dit aussi figurément De l’harmonie quiest entre les différentes parties, les différentesqualités du corps physique. Le dérèglement deshumeurs trouble toute l’économie du corps hu-main. L'économie animale.
Il se dit encore figurément De la dispositiond’un dessin, de la distribution d’un; discours,d’une pièce d’Eloquence . L’économie d'un des-sin , d'un discours, d'une pièce de Thédtre.
ÉCONOMIQUE, adj. des 2 g. Qui concernel’économie, le gouvernement d’une famille.Prudence économique, 5a<jesse économique.’Science économique. j
U est aussi substantif féminin, et signifieCette partie de la Philosophie morale qui re-garde le gouvernement 'd’une famille , d’unÉtat,etc. C’esf une rèqle d'économique aussi-bienque de politique , qu’il faut :
ÉCONOMIQUEMENT, adv. Avec écono-mie. Vivre économiquement .
ÉCONOMISER, v. a. Gouverner, adminis-trer avec économie. Il a bien économise les re-venus de cette Terre , de cette Abbaye.
Économisé, ée. participe. Des revenus bienéconomisés.
ÉCOPE, s. f. Espèce de pelle creuse à re-bords, dont on se sert poux vider l’eau desbateaux.
ÉCOPERCHE. s. f.' Nom d’une machine quisert à élever des pierres, des fardenux, etc. etqui fait partie d’un engin, ou s’y ajoute.
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ECORCE , s. f. Enveloppe d’un arbre oudune plante boiseuse. La première , la grosseecorce. Lu seconde , la petite écorce. Çet arbrea Vécorce tendre, Vécorce déliée. Peler Vécorce.On fait des cordes avec des écorces de tilleul.On fait des étoffes d’ecorces de cet'tains arbres.La filasse est Vécorce du chanvre, du lin.
On dit aussi, L'écorce de certains fruits tpour, Leur enveloppe, quand elle est épaisse.Écorce de citron. Écorce d’orange. Écorce degrenade. L'écorce de cib'on est bonne à confire.
Écorce, signifie figurément, Superficie, ap-parence. Vous vous arrêtez à l’écorce, il faut,pénétrer plus avant,
On dit proverbialement, qu’/l ne faut pointmettre le doigt entre le bois et l’écorce, entrel arbre et ! ecorce , pour dire, qu’il n’est pasprudent de s’ingérer dans les démêlés entreproches, comme mari et femme, frère et sœur.
ÉCORCER. v. a. Ôter l’écorce du bois. On,'écorce le bois en Mai, parce que la seve qui estalors fort abondante , facilite la séparation deVécorce. Tous ces arbres ont été écorces.
ÉconcÉ,ÉE. participe. Le bois écorce s'ap-pelle Bois pelard.
ÉCORCHÉE, s. f. Ternie de Conchyliolo-gie. Coquillage marin. Espèce de rouleau.
ÉCORCHER, v. a. Dépouiller un animal d’.esa peau. Écorcher un cheval , un bœuf , etc.
Il s’emploie aussi pour dire, Emporter, déi* durer, ôter ûne partie de la peau d’un animal,ou de l’écorce d’un arbre. Les charrettes en pas-'sani ont écorché cet arbre , Vous m'avez écorchéla jambe. Je me suis écorché îe bras. La selle atout écorché ce cheval.
On dit d’Une viande, d’une boisson qui estrude au palais, h la gorge, qxi'Elle les écorche .Le pain d'orge , le pain bis et dur écorche lagorge. Ce vin est s; upre , qu'il écorche lepalais.
Écorcher. Terme de Sculpture .’ C’est Oterdu noyau d’une figure qu’on veut couler enplâtre, autant d’épaisseur que le Sculpteur veuten donner au plâtre.
On dit familièrement d’Un homme qui seplaint sans grand sujet, qu fl crie comme si ohVécorchoit.
On dit aussi proverbialement, Il ressembleaux anguilles de Melun , il ci'ie avant qu'onl'écorche 9 pour dire, qu’il se plaint d’un malqui n’est point encore arrivé.
On dit encore, Écorcher l'anguille par laqueue , pour dire, Commencer une chose parle plus difficile, et par où l’on devroit finir.
On dit aussi proverbialement, qa’U n X *rien de plus difficile à écorcher que la queue,pour dire, que Ce qu’il y a de plu» difficile dansune affaire, est le point de la conclusion.
On dit proverbialement Jamais beau parler,n'écorcha langue. p OUL ‘ f ] u fl est bon 1
d’user de paroles douces et civiles.
On dit d’Une voix aigre, d’une méchanteMusique, et d’un parler rude et barbare, queCela écorche les oreilles.
ÉcoEOHEii , signifie figurément Exiger beau*coup plus qu’il ue faut pour des droits, salaires,