On tüt figurément, Rocmer Vécuelle à quel-qu'un, pour dire, Lui retrancher de sa subsis-tance, de son revenu. Il est bas.
On dit aussi De quelque chose de sale, Celaest propre comme une écuelle à chat. Il est bas.
On dit d’Unc personne à qui il est arrivébeaucoup de bien, quJ7 a lien plu dans sonécuelle, Il est bas.
On dit proverbialem. et figurément, Mettretout par écuelles, pour dire. Ne rien épargnerpour faire grand’chère à quelqu’un. Quand iltiaite ses amis, il met tout par écuelles.
On dit proverbialement, que Celui qui s at-tend à Vécuelle d’autrui est souvent mal dîne.dîne mal, pour dire, qu On ne doit guèrecompter sur les autres.
On appelle Archer de Vécuelle, Un Archerqui a la commission de prendre les mendians etde les mener à l'Hôpital. Les Archers de Vécuelleont ordre de prendre tous les queux.
On dit en pariant De quelqu’un qui n’a pointde ménage, qu’71 n'a ni pot ctu feu, ni écuellelavée. Il est familier.
On dit aussi proverbialement, Ils se raccom-moderont à Vécuelle comme les queux, pour dire,qu’ils se réconcilieront en buvant ensemble.
Écuelle à vitrifier. Synonyme de Têt, oude Scorificatoive,.
ÉCUELLÈE. s. f. Plein une écuelle. Vueécucllêe de soupe, de bouillon. IL en a mangéune bonne, une grande écuellée.
ÉCUISSER. v. a. Faire éclater un arbre eûl'abattant.
ÿ )cuisse , ée. participe.
ÉCULEIl, v. a. se dit Des bottes et des sou-liers qui s’abaissent par-derrière sur le talon.Eculer des souliers, Eculer des bottes.
U se met aussi avec, le pronom personnel.Quand un soulier est trop court, il s ecule fa-cilement.
ÉcutÉ, iz. participe.
ÉCUME, s. féru. Espèce de mousse blan-châtre qui se forme et qui surnage sur l’eau, ousur quelque nuire liqueur agitée ou échauffée.L’écume de la mer. L'éctime des flots. L’écumed'un pot qui bout.
On appelle aussi Ecume, La ftnve de quel-ques animaux, lorsqu’ils sont échauffés ou encolère. L'écume d’un cheval, d'un chien, etc.Quand cet homme est en colère, l’écume luisort de la bouche.
U sc dit aussi De la sueur qui s’amasse surle corps du cheval. Ce cheval étoit tout cou-vert d’écume.
ÉCUMKNICITÉ , ÉCUME NI QUE, ÉCU-MÉNIQUEMENT. Voyez OEcuménicité, etc.
ÉCUMER. v. u. Jeter de l’écume. La merccume. C-el homme ecumoit de colère, de rage.Ce vin , cette bière ecume.Son cheval commen-tait à écumer.
On dit proverbialement et bassem. Il écumetomme un verrat. a
I! est aussi actif, et signifie, «ter IVcurocîle ce gui lîotrt sur le fera. Écume- le pat, lar'rrantc. l'cumer du sucre, des ccuplurec,
ECU
On dit figurément et familièrement d’Un pa-rasite, d’un écorniileur, qiill va 6cumer lesmarmites.
On dit figurément et familièrement, Ecu-mer, pour dire, Prendre çàet là. Il va partoutécumer des nouvelles.
On dit dans le même sens, Ecumer un héri-tage , un livre, pour dire, Y prendre ce qu’il ya de meilleur.
On dit aussi, Écumer les mers , écumer lescotes, pour dire, Exercer la piraterie. Il se dittoujours en mauvaise part.
Écumé, ée. participe.
ÉCUMEUR, s. xn. Qui écume. Il n’est pointen usage au propre ; mais on dit au figuré et fa-milièrement, Un écumeur de marmite, pourdire, Un parasite; et, Un écumeur de mer ,pour dire, Un corsaire, un pirate.
ÉCUMEÜX, EUSE. adj. Qui jette, quipousse de l’écume. Flots écumeux, bouche ecu-meuse. Ce mot est du style poétique.
ÉCUMOIRE, s. f. Ustensile de cuisine fuiten forme de cuiller plate, percée de plusieurspetits trous, et qui sert à écumer. Ecumoired*argent, de cuivre, d'étain , etc.
ÊCURER. v. a. Nettoyer, frotter, éclairciravec du subion, de la lie, ou autre clx>se sem-blable. Il se dit De la vaisselle, de la batteriede cuisine, ou autres ustensiles de même na-ture. Ecurer de la vaisselle. Il faut êcurer ceschaudrons, ces poêles, ces chenets.Ecurer avecde la lie, avec du sablon. Cn dit aussi, Ecurerun puits. Voyez Curer.
Ëcuré, ée. participe.
ÉCUREUIL, s. m. Petit animal sauvagequadrupède, vivant dans les bois, sautant debranche en branche. L’écureuil se couvre desa queue. Nourrir un écureuil en cage. L'écu-reuil est aisé à apprivoiser. Les écureuils aimentles noisettes.
ÉCUREUR, EUSE. s. Celui ou celle quiécure la vaisselle et la batterie de cuisine.
ÉCURIE, s. f. Lieu destine à loger des che-vaux. Mettez ces chevaux à l’écurie. Au sorti-de Vécurie. Ecurie bien garnie. La cour desécuries. Les écuries du Roi.
I'curie, signifie aussi, Train, équipage,quicomprend Ecuyers , Pages, carrosses, chevaux,mulets, etc. d’un Prince, d’un grand Seigneur.
■ /écurie duPrince e.t partie. La grande écurie,la petite écurie du Roi. Les Pages de la grande,de la petite écurie. Ce Seigneur a toujours unemagnqinuc écurie. C'est un tel qui a soin del’écume.
ÉCUSSON- s. m. Ecu d’armoiries. Il ne scdit qn’en termes de Blason . L'écusson deFrance .
En termes de Jardinage, C’est une manièred’enter, de greffer. Enter cn écusson. Ce Jar-dinier fait très-bien un écusson.
ÉCU5SONNER. v. a. Enter en écusson.Tous les arbres que ce Jardinier a écussonnéssont bien venus.
Fcu^ronxk, ée. participe.
ECUSSON.*'OUî. s. ru. Vdît ccntean der-ton se sert pour écnsscrmcr.
EDI
ÉCUYER, s. m. se disoit autrefois d’unGentilhomme qui suivoit et accompagnoît unChevalier, et port oit son écu, luiaidoità prendreses armes et à se désarmer. Un Chevalier étoitaccompagné de son Ecuyer .
Autrefois les jeunes gens de la plus hautequalité ne portoient que le titre à’Ecuyer ,jusqu’à ce qu’ils eussent été faits Chevaliers avec les cérémonies qui se pratiquoient en pa-reil cas.
Aujourd’hui, Ecuyer est le titre que por-tent les simples Gentilshommes et les Ano-blis . Il est défendu de prendre la qualité d'2>cuyer, si Von n’est noble.
Ecuyer , signifie aussi Celui qui a la charge,1 intendance de l'écurie d’un Prince, d’un Sei-gneur. Le grand Ecuyer de France. Le pre-mier Ecuyer . Cela n'est pas de la charge del'Ecuyer . Ecuyer Cavalcadour.
Écuyer, signifie encore Celui qui enseigneà monter à cheval, qui apprend le manège, quidresse les chevaux au manège. Les Ecuyers duRoi. Ecuyer de la grande, de la petite Ecurie.On a mis ce jeune Gentilhomme à l'Académiechez un tel Ecuyer *
On dit qn Un homme est bon Ecuyer , pourdire, qu’il monte bien à cheval, qu’il sait bienmener, dresser un cheval.
Il se dit aussi De celui qui donne la mainà une Dame pour la mener. Le premier Ecuyerde la Reine. L'Ecuyer d'une telle Princesse, etc.
On appelle, chez le Roi, Ecuyer de main(pour le distinguer de VKenya’ Cavalcadour)*Celui qui donne la main au Roi pour montercn voiture, etc.
Écuyer tranchant , est l’Officier qui coupeles viandes à la table d'un Prince, d’un Souve-rain. Ecuyer de bouche , de cuisine, est Lemaître Cuisinier d'un Prince ou d’un grandSeigneur.
EDO
EDDÀ. s. f. Nom d’un célèbre recueil my-thologique des peuplis du Nord. Cn bon com-mentaire de VEdda répandroit beaucoup de lu-mière sur notre Histoire ancienne.
E D E
ÉDEN. s. m. (On prononce Edên.) Nomque l’Écriture-Sainte donne au Paradis ter-restre.
ÉDENTER. v. a. User, rompre les dentsd’une scie, d’un peigne, etc. Il a édenté sonpeigne. Vous édenterez votre scie.
Edenté, ée. participe. On dit, Une vieilleédentée , pour dire, Une vieille qui n’a plus dedents.
EDÏ
ÉDIFIANT, ANTE. adj. Qui porte a ïavertu et à la piété par 1 exemple ou p- :r le dis-cours. Cela est cdijiant. Il mène une vie très-ediftante. C'est un livre fort édif.unt. Il a faitr;; iSermou fort édifiant. Il prêche d'une rvi-?:?èrc très-édifiante. Cela n * cst g:Frc édifiant.V/.^n nec-t plus édifiant. J