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Tome premier. A - K.
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EDI

EDIFICATEUR. s. ni. Celui qui élève , quiconstruit un édifice.

ÉDIFICATION, s. f. Action de bâtir, il nese dit guère au propre qu’en pariant Des Tem-ples. L’édification du Temple de Jérusalem futreservèe à Balomon,

Il se dit au figuré Des sentimens de pieté etde vertu que l’on inspire par l’exemple ou parle discours. Cela est de peu d édification , degrande édification. Taire, les choses pour lugloire de Dieu , et pour l'édification du pro-chain, Prêcher avec édification . Dire un motd’édification.

ÉDIi'ICE. s. m. Batiment. On ne s’en sertguère qu en parlant Des Temples, des Palais etautres grands butimeus publics. Bel édifice.Grand edifice. Superbe édifice. Les édifices pu-blics. Elever un édifice. Construire un édifice.La structure d’un édifice.

ÉDIFIER, v. a. Bâtir. On ne s’en sert guèrequ’en parlant Des Temples et autres grands bàtx-mens publies. Edifier un Temple , un Palais, etc.

On s’en sert figurément, et alors on l’opposed’ordinaire à Détruire. Ainsi l’on dit d’Unhomme qui, loin d’établir la paix et l'ordredans un lieu où il a autorité , y apporte dudésordre et de la confusion, qu Tl détruit y aulieu d'édifier. Vous êtes envoyé pour édifier , etnon pas pour détruire.

Il signifie encore figurément, Porter à lapiété, à la vertu par l’exemple ou par le dis-cours. Tidifier le prochain. Edifier ses domes-tiques. Edifier tout le monde par son c.remple.Sa vie, ses actions, ses paroles, son air mêmeet sa démarche 3 tout prêche , tout édifie en lui.La lecture de ce livre édifie beaucoup. Cethomme prêche d’une manière qui édifie.

Il signifie encore, Satisfaire par son pro- ;cédé, donner bonne opinion de soi. La con-duite qu’il a tenue dans celte affaire m’édifieextrêmement. Il est bien édifié de lu réceptionqu’on lui a faite. Il n’est pas trop édifié, il estmal édifie de ce qu'un tel a fait.

Edifié , kê. participe. Touché. Il se dit tou-jours eu bonne part. Il s'en retourne très-édifiédu SCVinon. Il est opposé A Scandalisé.

On dit, Mal édifié, pour dire, Scandalisé. Il .fut mal édifié du discours d'un tel.

ÉDILE, s. in. Magistrat Romain, qui avoitinspection sur les édifices publics, sur lesjeux, etc.

ÉDILITÉ, subst. f. Magistrature de l’Édile,Obtenir VÊdilitè. Exercer VÉdilité. Pendantson Ëdilité.

ÉDIT. s. m. Loi, Ordonnance, Constitutiondu Souverain. Édit du Prince. Vérifier , enre-gistrer un Édit. Publier un Édit Révoquer unÉdit. Retirer un Édit. Renouveler un EditPaire un Edit Les Edits du Roi La date desEdits est du mois, et la dette des Déclarationses * du jour.

°n appeloit autrefois dans les Parlcmcns.Chambre de l’Édit, Ujoc Chambre institut* parï ..dit de JNaïu.-i, doui- < c. des afiaires

Scs Protesta»», <t 4; é t oit aê-parCe d': Calho-

lopin et dîCalvJai,^,

EFF

EDITEUR. s. ni. Celui qui prend soin derevoir et de faire imprimer F ouvrage d’autrui.Cet cuvrage paroît avec une belle Préface del'Editeur . Un Editeur anonime.

EDITION, s. f. Publication d’un livre. Lapremière, la seconde édition d’im ouvrage.

Il veut dire aussi Impression. Ce livre est deVédition de Manuce. Belle édition. Mauvaiseédition. Edition correcte , ou fautive.

On dit, Saint Auqudin de l’édition d'E-rasme, de Vèdiiion des pères Bénédictins , pourdire, Qui a été publié, revu, corrigé par Érasme ,par les Pères Bénédictins.

E DR

ÉDREDON, s. m. Duvet de certains oiseauxdu Nord, qui sert à faire des çouvt’uuvcs. Uncouvre-pied d’édredon.

EDU

ÉDUCATION, s. f. Le soin qu’on prend del’instruction des enfans, soit en ce qui regardeles exercices de l’esprit, soit en ce qui regardeles exercices du corps, et principalement en cequi regarde les mœurs. Bonne éducation. Mau-vaise éducation. Prendre soin de l’éducationdes enfans. Il se sent bien de la bonne éduca-tion qu’il a reçue, qu’il a eue. La bonne éduca-tion rectifie le mauvais naturel.

On dit, ]l n'a nulle éducation , pour dire,U est incivil et grossier.

ÉDULCORATION, è. f. Action d'édulcorer.

ÉDULCORER, v. a. Verser de l’eau sur dessubstaaces en poudre, pour en enlever lesparties salines quelles pourroient encore con-tenir.

Édulcoré, és. participe.

EF A

ÉFÀUFILER. v. a. Tirer la soie d’un rubanou d’un bout d'étoile pour juger de sa qualité,ou pour en faire de la ouate.

Éfaufilé, ée. participe.

EFF

EFFAÇABLE, adj. des 2 genres. Qui peutêtre efface. Cette écriture cJ: effaçable avec deVeau-forte.

EFFACER, v. a. Oter ia figure, l’image, lecaractère, les couleurs, les traits, l’empreintede quelque chose, rayer, raturer. Effacer uneligne, deux lignes d’écriture. Il faut effacer ce.,mots-là. Le temps a effacé les traits- et les cou-leurs de ce tableau.

On dit, Effacer la mémoire, effacer les idées,eTacerde himémoire. Les bienfzils sont bientôteffacés de la mémoire des ingrats.

II se dit aussi De la beauté des femmes. Celte,femme èloit belle, mais te temps a fort effacébeauté. Elle avoit de belles cculeuYsmais lamaladie les a effacées.

11 se dit aussi figurément De3 choses morales.Efj'àcer ses péchez par res larmes. Ses dernièresactions ont effacé les taches de sa vie passée.

Cn dit , qa-Un homme a effacé la gloire derc: Ancêtres, quil a effacé te us ceux eu: l’orti

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précédé, pour dire, qu’il a acquis plus de célé-brité par sa vertu, son mérite, ses talens, sesbelles action?. Ce Général a effacé tous Usgrands Capitaines de son temps.

Il se dit aussi De plusieurs autres choses :Ccfte Dame effaça toutes celles qui ètoient dansl'assemblée , pour dire, qu’EUe parut la plusbelle. Ce Seigneur effaça par sa bonne mineet par sa magnificence tous ceux qui parurentù ce carrousel. Ce Poète a effacé tous ses co.*htempoiams.

Dans certains exercices du corps , commeL’escrime, la danse, le manège, on dit, Effa-cer le corps , effacer une épaule , etc. pour due,Les tenir dans la position qui donne le momsde prise, le plus de grâce. Effacez Vépaumgauch e.

Effacé, ée. panicipe. L'écriture de cettelettre est tout effacée.

Dans le dernier sens il est aussi adjectif. CeSoldat a les épaules bien effacées.

EFFAÇÜRE. s, f. Ce qui est effacé, soit paraccident, soit à dessein. L'effaç.ure n'empêchepas qu’on ne lise encore quelque chose de cequi étoit écrit. Celte lettre étoit pleine d'effà-Çüres.

EFFACER, verbe a. Terme d Agriculture .C’est la même chose qu’ Effeuiller; mais il nese dit guère que Des blés.

EffASÊ, ée. participe.

EFFARER, v. actif. Troubler quelqu’un cîemanière à ce qu’il paroisse quelque chose derude, de hagard dans sa mine, dans son air,dans ses yeux. Qidu-t-ou pu 'uous (lire qui vi-u:-ait si fort effaré?

Il se joint avec le pronom personnel. Pourquoi vous efji rer de si peu de chose ? I n hommesujet à s’effarer .

Fou plus grand usage est au participe, etsignifie, Qui est tout troublé, tout hors de soi.fl étoit tout effaré. Il est venu.tout effaré vousdire que.... Visage effaré.

Effaré, ée. participe.

Il est aussi adjectif en termes de Blason, ' etse dit d’Un cheval qui est levé sur ses pieds.D'azur nu cheval gai ei effaré d'argent.

EFFAROUCHER, verbe actif - Épouvanter,effrayer, faire éloigner. Effaroucher des pigeons.Effaroucher le gibier.

On dit. proverbialement et figurément, Effa-roucher les pigeons, pour dire, ï-Joiguer dnnumaison ceux qui y .-.partent Ju profit. UnMarchand qui surfait trop effarouche les pi-geons.

Il signifie figuréinent, Rendre moins trava-ille , donner de 1 'éloignement, dégoûter. Sivous lui faites cette proposition , vous l’effa-roucherez-. C’est un homme qui s’effaroucheaisément.

Rffakot:cî!É, ée. participe.

KéTECITr , WK. adj. Qui est réeuemertet de fait. Une armée de trente nulle hommesefficlif. n „ dix mille cens effectifs dans soncoffre. Il a payé en deniers effectifs.

Ou cli!, cjii’ün homme est effectif, que s«parole est effective, pour dire. <\oc (,’«t ca