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chquence. FAoquence naturelle. La vraie élo-quence. La fausse éloquence. L’éloquence de laChaire. L’eloquence du Barreau. Cet homme abeaucoup d’éloquence. Un discours plein d’élo-quence. La force de l’éloquence. La véritableéloquence consiste encore plus dans les chosesque dans les paroles.
ÉLOQUENT, ENTE. adj. Qui a de l'élo-quence. Homme éloquent. Démoslhène, Cicé-ron , sont les plus éloquens Orateurs de Vanti-quité. H y a des gens qui sont naturellementéloquens.
U se dit aussi Des discours et des ouvragesd’esprit. Cette harangue , cette pièce est fortéloquente. Il a prononcé un panégyrique fortéloquent..
Éloquent , se dit aussi Des termes dont onse sert pour s’exprimer; et alors il signifie,Noble, choisi, etc. S’exprimer en termes élo-quens.
Il se dit figurément Des larmes. Ainsi on dit,que Les larmes sont éloquentes , pour dire,quTTles persuadent mieux que tout ce qu’onpourroit dire. On dit dans le même sens, queLa colère est éloquente, pour dire, qu’Ellerendéloquent. On dit aussi, Silence éloquent , gesteéloquent f regard éloquent.
ELU
ÉLU, s. m. veut dire en matière de Reli-gion , Prédestiné à la vie éternelle. Il y a beau-coup déappelés, mais peu d’Elus. Être du nom-bre des Élus.
Elu, est aussi Un Officier d’une Élection,dont la principale fonction est de juger en pre-mière instance des contestations sur le fait destailles, aides, et autres impositions. Les Elu<d’une telle Ville. Une charge d’Elu. Un officed’Elu.
On appelle Elue, La femme d'un Élu.
ÉLUCUBRATION, s. fém. Termç didac-tique. Il se dit d’Un ouvrage composé h forcede veilles et de travail. Cn ne s’en sert guèreque pour désigner des ouvrages d’érudition.
ÉLUDER, v. a. Eviter avec adresse. Au lieude répondre juste , il a éludé la difficulté. Elu-der les poursuites, les artifices de quelqu'un.Éluder la loi.
Éludé, ée. participe.
ELY
ÉLYSÉE, s. m. Terme de Mythologie . Séjouroù il n’y a d’admis que les Héros et les Hommesv crtueux après leur mort.
On dit aussi dans le même sens, LesChamps Élysêes ou les Champs Élysiens • etalors il est adjectif.
On a donné à Paris , le nom de Champs Ely-sècs , a des allées d’arbres, qui font une prome-nade très-belle et très-agréable.
EMA
ÉMAIL, s. m. Composition faite de verrecalciné, de sel, de métaux, etc. que l’on ap-plique avec le feu sur des ouvrages d or, d’ar-gent , de cuivre, de fer, etc. pour les embellir.
EMA
Faire appliquer de l'émail. Email noir, Vert,rouge , blanc , etc. Peintre en émail. Portraiten émail.
On appelle Email usé , Celui qui a été usépour le rendre égal et poli. Il est opposé à Emailen relief.
Émail, se prend quelquefois pour L’ou-vrage émaillé. Ainsi l’on dit : Des émaux deNevers . Il est curieux en émaux. Ce Peintrene réussit pas également bien dans les différaisémaux.
On dit, qu’Une porcelaine est d'un belémail , pour dire, que Les couleurs en sontvives et brillantes.
Émail, signifie figurément et poétiquement,La variété, la diversité des fleurs. L’émail d'unparterre. L'émail d’une prairie.
On dit figurément, L’émail des dents , pourdire, L’éclat des dents fort blanches, la super-ficie luisante qui couvre la partie osseuse de ladent.
Emaux , au pluriel, se dit aussi Des cou-leurs et des métaux cn armoiries. Les pièces deces deux écus sont les memes , mais les émauxen sont différens.
ÈMAILLER. v. a. Orner, embellir avec def émail, appliquer de l’émail. Faites émaillercette bague.
Émailler , sc dit aussi figurément et poéti-quement, pour, Orner, embellir. La naturea émaillé ces prairies d’une variété admirablede fleurs.
Émaillé, ée. participe. Prairie émaillée deoert , de roiue , de bleu , etc. Un parterreémaillé. Des jrès émaillés de fleurs.
ÉMATLLEUR. s. m. Ouvrier qui travailleen émaif.
ÉMAILLURE. s. f. Art démailler. Il excelledans Vemaillui’e.
U se prend aussi pour L’ouvrage de l’Émailleur. Umaillure deheate, grossière. Cette émail -aire s'est écaillée.
I^MÂNÂTION. subsl. f. L’action d’émaner.L'émanation du Verbe. Par voie d’émanation,j^émanation de la lumière.
Émanation, se prend quelquefois pour Lachose qui émane. Les odeurs s ont des émana-tions des coi'ps odorans. L’autorité du Parle-ment est une émanation de la puissance Royale.
ÉMÀNCIIÉ, ÉE. adj. Terme de Blason . Ilse dit des partitions de l’écu où les pièces sontenclavées l’une dans l’autre en forme de pyra-mide triangulaire.
ÉMANCIPATION, s. f. Acte juridique, parlequelon est émancipé. Lettres d’émancipation ,ou de bénéfice d'âge.
ÉMANCIPER, v. a. Mettre un fils ou unefille hors de la puissance paternelle, ou mettremi mineur cn état de jouir de ses revenus. Sefaire émanciper. Ce père a émancipé son fils.Un fils de famille ne peut dans le Pays de Droitécrit , ni contracter, ni acquérir pour lui , jus-qu'à ce que son père l'ait émancipé. Il faut deslettres du Prince pour émanciper un mineurdans les Pays de Coutume.
Émanciper, lorsqu’il est joint avec le pro-
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nom personnel, signifie figurément, Se donnertrop de licence, sortir des termes du devoir, nepas garder les mesures nécessaires et convena-bles à l’état oii l’on est. Vous vous émancipeztrop. Il s’est un peu émancpe. Il s’est extrême-ment èmaücipè en cette rencontre. S’émanciperen quelque chose. Vous vous émancipez beau-coup pour un homme qui ne fait que de releverde maladie. H s'est émancipé à lui parler peurespectueusement.
Émancipé , ée. participe.
ÉMANER, v. n. Tirer son origine, sortir,découler de quelque chose. Le Verbe émané duPère Eternel. Le Saint-Esprit émane du Pèreét du Fils. Les influences qui émanent des pla-nètes.UnÊdit qui émane de la puissanceRoyale.Il y a des corpuscules qui émanent des corpsoderans , et qui causent les odeurs.
Émané, ée. participe. Des lettres émanéesdit Prince. Un décret émané d’une telle Juri-diction.
ÉMARGEMENT, s. m. Action d’émarger,ou ce qui est porté en marge d’un compte, d'unmémoire, etc. L’émargement des sommes énon-cées.
ÉMARGER. V. a. Porter, arrêter quelquechose en. marge d’un compte, d’un inventaire.Emarger les différentes sommes d une impo-sition.
Émargé, ée. participe.
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EMBABOUINER. v. a, Engager quelqu’unpar des caresses, par des paroles flatteuses, àfaire ce qu’on souhaite de lui. Cette femme Taembabouiné. Il s’est laissé etnbubouiner. il estdu style familier.
Embabouiné , ée. participe.
EMBALLAGE, s. m. Il se dit Do l’action decelui qui emballe, et des choses qui servent àemballer. Travailler à l’emballage.
EMBALLER, v. a. Empaqueter, mettre dansune balle.. Emballer des hardes , des livres , etc.
Emballé , ée. participe.
EMBALLEUR, s. m. Qui emballe des mar-chandises, .des hardes, etc. Allez quérir unemballeur.
Il signifie aussi Un hâbleur, qui en fait ac-croire. A'c croyez pas ce qu'il dit, ne vous fezpas a ses promesses , c'est un emballeur. Il estpopulaire.
EMBARGO, s. m. Terme de Marine, em-prunté de l’Espagnol . Défense faite aux vais-seaux marchands de sortir des ports. Mettre unembargo.
EMBARQUEMENT, s. m. Action de s’em-barquer, ou d’embarquer quelque chose. De-puis notre embarquement nous avons ele unmois sur mer , sur la mer. Embarquement degens de guerre. Embarquement de marchan-dises.
Embarquement se dit pour Les frais qu’Aen coûte pour embarquer des marchandises.Cet embarquement a coûté 600 livres.
EMBARQUER, v. a. Mettre dans la barque?dans le navire, dans le vaisseau. Il se dit D* 4