EMP
;«l figuré d’Un Satirique. Ce mot est du stylefamilier.
EMPORTER, v. a. Enlever, ôter d’un lieu.Jl a fait emporter tous ses meubles de sa maison.Emporter un malade, un homme blessé.
Il veut dire aussi, Prendre une chose en unlieu, et la porter avec soi dehors. Emportez celivre y vous le liiez <i loisir.
On dit, qu’CZrc aîné emporte les deux tiersdu bien , pour dire, que Le t * r0 * t ^ a * nesse luidonne cet avantage sur ses cadets.
Emporter, signifie aussi, Entraîner s arra-cher, enlever, emmener avec effort, avec ra-pidité, avec violence. Ce carrosse entra si vite,qu'il pensa emporter la borne. Ce coup de ca-non lui a emporté une jambe. Le vent a em-porté mon chapeau. Les courons emportèrent levaisseau. Son cheval prit le mors aux dents ,et l'emporta à travers les champs , et absolu-ment, V emporta. La rivièrea emporté les ponts ,les chaussées , etc.
On dit d’Un homme qui est mort de la fièvre,ou de quelque autre maladie, Celte maladie laemporté. La peste emporte les gens en peu dejours.
On dit, qu Un remède emporte la fièvre,pour dire, qu’il la guérit et la chasse; et queLe jus de citron emporte les taches d’encre,pour dire, qu’il les fait disparoître.
Emporter , se dit figuréinent Des passions,et signifie, Tirer Pâme de sa situation ordinaire,jeter dans quelque excès blâmable. La colerel'emporta bien loin. Se laisser emporter à savengeance. La douleur Va emporté jusqu'à dire ,
jusqu’à fa ire . La jeunesse se laisse emporter
aux plaisirs.
On dit absolument. S’emporter, pour dire,Se fâcher violemment, s’abandonner à la colère.S'emporter contre quelqu'un. Il s'emporte pourrien. Il s’emporte pour peu qu'on le contredise.
On dit qu ’Ün cheval s'emporte , pour dire,qu’II se livre à sa vivacité, et ne peut ctre re-tenu par celui qui le monte.
Emporter, signifie, Gagner, obtenir. Cethomme a tant de crédit , qu il emporte-tout cequ'il veut. Il emporta cette affaire à force desollicitations. Cet orateur emporte , entraîne ld,esprits.
Emporter, signifie encore, Avoir le dessus,exceller ; et alors il se joint avec le pronom le. \Le vin de Champagne et le vin de Bourgogne l'emportent sur tous les autres vins. Le diamantl'emporte sur toutes les autres pierreries. Vir-gile et Horace l’emportent sur tous les PoêlesLatins. Il Va emporté sur tous scs concurrcns.L’amour l’emporte quelquefois sur la raison.
Emporter, joint au même pronom, signifieaussi, Peser davantage. L’or l’emporte de beau-coup sur Vargent, mis en pareil volume dansune balance.
On dit figuréinent. Emporter la balance,pour dire, Prévaloir. Cette considération a em-porté la balance.
On dit, Emporter une Place , pour dire,h en rendre maître en peu de temps. Il emportaht Place en quinze jours de tranchée ouverte .
EMP
Emporter une Ville d’emblée. Emporter unePlace d'assaut.
On dit proverbialement, Emporter de hautelutte , pour dire, L’emporter rapidement, mal-gré toute opposition.
On dit d'Un homme qui fait des railleries ,des médisances atroces, que C’est un hommequi emporte la pièce.
Emporter, signifie aussi, Attirer, entraînerpar une suite nécessaire. La condamnation àmort emporte la confiscation des biens. Laproposition générale emporta la propositionparticulière.
On dit, que La forme emporte le fond , ouque le fond emporte la forme , pour dire, queDans le jugement d’an procès la forme prévautsur le fond, ou le fond sur la forme.
On dit proverbialement d’Un discours frivole■qui ne doit rien produire, d’une promesse, d’unemenace qui ne doit point avoir d’effet, Autanten emporte le vent. Il me promet monts et mer-veilles, autant en emporte le vent. Ne vousalarmez vas de ses menaces , autant en emportele vent.
Emporté, ée. participe.
EMPOURPRER, v. a. Colorer de rouge oude pourpre. Il n’est d’usage qu'en Poésie.
Empourpré, ée. participe. Des raisins em-pourprés , des fleurs empourprées.
EMPREINDRE. v. a. Imprimer une figuresur quelque chose. Empreindre une figure.Empreindre une marque. Empreindre des ca-ractères.
On dit figurément : C’est une loi que lanature a empreinte dans nos cœurs. Ce sont dessentimens que la nature a empreints dans tousles hommes.
Empreint, einte. participe.
EMPREINTE, s. f. Impression, marque,figure de ce qui est empreint. L'empreinte d’uncachet , d’un sceau , d’une pierre gravée , d unemédaille.
On le dit aussi figuréinent. L’empreinte dudoigt de Dieu se reconnoit dans tous les ou-vrages de la nature.
Empreintes, dans I’IIlstoire Naturelle, sontdes pierres sur lesquelles on trouve des figuresde plantes, de poissons, etc. Empreintes depoissons , empreintes de fougère.
EMPRESSÉ, ÉE. adject. Qui agit avecardeur, qui se donne beaucoup de mouvementpour le succès de ce qu’il a entrepris. C’est un-homme fort empressé. Il fait l’empresse auprèsd’une telle personne. Rechercher quelque choseavec une ardeur empressée. Il a l'air empresse,les manières empressées.
.EMPRESSEMENT, s. m. Action d’une per-sonne qui s’empresse; mouvement que se donnecelui qui recherche une chose avec ardeur.uavec empressement. Marquer de Vempresiement.Avoir beaucoup d'empressement pour quelquechose . Témoigner beaucoup d’empressemenfauprès d’une personne. Il a beaucoup d'empres-sement à vous servir.
EMPRESSE R, S’EMPRESSER, v. qui nes’emploie qu’avec le pronom personnel. Agir .
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avec une ardeur inquiète pour faire réussirquelque chose; s’agiter, s’inquiéter, se tour-menter, se donner beaucoup de mouvementpour le succès d’une affaire. C’est un hommequi s empresse fort. Il n'aime pas à s'empressermal à propos. C’est un homme qui s'empresse,qui se fait de fête. S’empresser à faire sa cour.S’empresser de parler % de prendre la parole. ‘
Empressé, ée. participe.
EMPRISONNEMENT, s. m. Action par U.quelle quelqu’un est mis en prison , on état deeeluiqui est emprisonné. Depuis son emprison-nement.
EMPRISONNER, v.a. Meure en prison. Onl’a emprisonné. On l'a fait emprisonner.
Emprisonné, f.e. participe.
EMPRUNT, s. m. L’action d’emprunter, oula chose qu’on emprunte. Faire un emprunt.C'est un homme qui est toujours aux emprunts,qui ne vit quâ d'emprunt. Argent d’emprunt.Cheval d’emprunt. Aller aux emprunts.
On dit figurément, Une beauté d’emprunt ,des vertus d'emprunt, pour dire, Une beautéqui n’est point naturelle, des vertus dont onn’a que l’apparence.
EMPRUNTER, v. a. Demander et recevoiren prêt. Emprunter de l’argent. Emprunter dusure, à gros intérêt. Emprunter un cheval.Emprunter des livres. Emprunter « quelqu'unmille êcus. J’emprunterai cette somme à quel-qu'un de mes amis.
On dit, que La Lune emprunte sa lumièredu Soleil , pour dire, qu’Elle ne luit pointd’une lumière qui lui suit propre, mais qu’eliola reçoit du Soleil.
On dit figuréinent : T.es Magistrats emprun-tent toute leur autorité de la justice, de la forcepublique. Emprunter le masque de la vertu.Emprunter les apparences de la vérité.
On dit aussi figurément, Emprunter le nom ,le bras 7 la plume, le cyêdit de quelqu’un, pourdire, Se servir du bras, de U plume, du nom,du crédit de quelqu’un.
On dit aussi, Emprunter une pensée d'unAuteur, pour dire, Employer la pensée, seservir de la pensée d’un Auteur. Il a empruntecela d’Homère , de Virgile ..
Emprunté, ée. participe.
On dit, Une beauté empruntée, des charmesempruntés, pour dire, qu’ils ne sont pas propresà la personne, qu’ils ne sont pas naturels. Eclatemprunté. Lumière empruntée.
On dit, qu’t/u livre a paru sous un nomemprunté, pour dire, qu’il a paru sous unautre nom que celui de son Auteur.
On dit, Conter une histoire sous des nomsempruntés, pour dire, La conter sous des noms,déguisés, sous de faux noms.
On dit, Avoir un air emprunté, pour dire,4.voir un air embarrassé, contraint, qui n’estpoint naturel.
EMPRUNTEUR , EUSE. s. Celui, celle qu*emprunte. C’est un hardi emprunteur. C’eslune emprunteuse.
Il se dit assez ordinairement d’Un homme'accoutumé à emprunter.