EN
Celle proposition s’écrit avec un »i lorsqu'elleest suivie d’un b , d’un p , ou d'un m. On nemet dans le Dictionnaire que les mots composésqu’un usage constant a admis ; les autres ,qiTun écrivain hasarde, ou que les Artisansfont, sont faciles à entendre : tels sont, & nci-rer, enf celer, enfermer , empoler , etnman:ie-guiner, et;’.
EN. Pronom relatif, ou particule relative,qui répond à De, et qui sert à designer unechose dont a déjà parlé, et fait le même effetque si on repetoit cette mente chose. Cette üj‘~'faire est délicate, le succès en est douteux;c’est-à-dire, I,e succès de cette affaire est dou-teux. Ou ne doit jamais se repentir d'avoir bienfait ? aussi ne s’en repent-il pas ; c’est-à-dire.Aussi ne se repenl-il pas d’avoir l>ien fait. Cettemaladie est dungeretise , il pourroit bien enmourir. Vient-il de la Cour? oui, il en vient.Il avoit deux fis, il lui en est mort un, etc.
On dit en termes de Pratique, Les Partiesen viendront au premier jour , pour dire, LesParties viendront plaider au premier jour surPaffmre dont il s’agit.
Il se met quelquefois sans relation à aucunechose qui ait cté exprimée auparavant; maiscependant il ne laisse pas de marquer quelquechose de sous-entendu. Par exemple, Il eu veutdepuis long-temps à un tel , veut dire, 11 veutdu mal h un tel depuis long-temps. À gui envoulez-vous ? veut dire dans un autre sens, Aqui voulez-vous parler? que demandez-vous?À gui en avez-vous? veut dire, Contre quiavez-vous de la colère? De même, toutes cesfaçons de parler : Comment fous en va? Ils’en faut beaucoup. Il ne sait où il en est. Celan'en est pas. Il en tient. Il en a dans Vaile. Ilen veut découdre. Il en est venu à ce point,gue.... Il en est logé là, etc. marquent quelquechose de sous-entendu, à quoi en est relatif.
Il se met quelquefois sans relation à aucunechose ni exprimée, ni sous-entendue, mais seu-lement par une certaine redondance que l’usagea autorisée et rendue élégante. Il en est de celacomme de la plupart des choses du monde. Delà ils en vinrent aux mains , aux prises, auxijijurcs, etc.
Il se met encore de la meme sorte av<fc quel-ques verbes qui désignent le mouvement local,et immédiatement après les pronoms personnels.Je m’en vais partir. Vous en allez-vous? Ils'en retourne en son pays. Nous nous en allonsà la promenade. Ils s’en vinrent Vêpée à lamain, etc. pour dire : Je vais partir. Allez-vouschez vous ? Il retourne en son pays. Nous allonsà la promenade. Ils vinrent l’épée à la
Il n’en est pas de même lorsque les verbesAller, retourner, venir, joints à la particule etau pronom, s’emploient dans la significationde Partir, sortir, se retirer, et qu’ils n’ontaucun régime après eux; car alors la particuleet le pronom sont absolument necessaires pouirendre le sens parfait, et ne se peuvent ôter.Adieu, je m'en vais. Si vous avez affaire , jem en irai. Allon$-noUs-en. Voulez-vous vousen retourner ? Voulez-vous vous en venir?
Tome I.
ENG
ENA
ÉNALLAGE. s. f. Terme de GrammaireLaline, qui consiste, dit-on, è changer lestemps, les modes d’une langue. L'ètiallage n'aaucun fondement, et ce qu’on veut appeler ainsipeut s'expliquer par l'ellipse.
ENAR.RIIEMENT. s. m. Voyez Arrhi>aient*
ENARRHER. v. a. Voyez Àrrher.
ÉNÀRTRROSE. s. f. Cavité d’un os danslaquelle est reçue lu tète d’un autre os.
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ENCADREMENT, s. m. Action d’encadrer,ou l’effet de cette actionî.
ENCADRER, v. a. Mettre dans un cadre,etc. Foire encadrer une estampe.
Encadré , ée. participe. Une estampe en-cadrée .
ENCAGER. v. a. Mettre en cage. II faut en-rager ces oiseaux.
Il se dit aussi figurément et par plaisante-rie, pour dire, Mettre en prison. On Va en-
cage.
Encagé , ée. participe.
ENCAISSEMENT, s. ni. L’action d’encais-ser, ou l’effet de cette action. Il lui en coûterabeaucoup pour l’encaissement de ses marchan-dises. Cet encaissement nest pas solide.
On dit, Faire un chemin par encaissement ,pour dire, Y faire des tranchées qu’on remplitde cailloux; et Faire un jardin par encaisse-ment , pour dire, Y planter des arbres dans destrous qu’on a remplis de bonne terre. Cesorangers, ces grenadiers ont besoin d'un en-caissement, pour dire, Ont besoin d’être misdans des caisses nouvelles remplies de bonneterre.
On dit aussi, Faire un pont par encaisse-ment , pour dire, Le construire sans épuise-ment, en descendant les piles toutes faites.
ENCAISSER, v. a. Mettre dans nue caisse.Encaisser des raisins.
On dit aussi, 'Encaisser des orangers, desgrenadiers, pour dire, Les mettre dans unecaisse remplie de terre préparée.
Encaissé , ée. participe.
On dit, qu’Une rivière est encaissée, Lors-que les bords on sont fort escarpés.
ENCAN, s. m. Cri public qui se fait par unSergent pour vendra les meubles à l'enchère.Mettre à Vencan. Vendre à l’encan.
ENCANAILLER, S’ENCANAILLER, verbequi s’emploie avec le pronom personnel. Han-ter de la canaille, avoir commerce avec de lacanaille. Gardez-vous de vous encahailler. Ils’est encanaillé.
Quelquefois aussi, Encanailler se prend ac-tivement. Lu compagnie étoit mal choisie ,vous nous aviez encanaillés.
Encanaillé , ée. participe.
ENCAPUCHONNEE, verbe qui ne s’em-ploie qu’avec le pronom personnel. Se couvrirla tête d’une sorte de capuchon. Vous vous ctes
ENC
plaisamment encapuchonné. Il est àu style fa-milier.
Encapuchonné, ée. participe.
ENCAQTJER. v. a. Mettre dans une- caque.Encagucr du hareng.
11 se dît figurémeut en parlant Des gens quisont pressés et entasse's les uns sur les autresdans un carrosse, ou dans quelque autre voi-ture. Ils sont ciicagu&i la comme des harengs.
Encaqué, ée. participe.
ENCASTELEE, S’ENCASTELER, verbequi s’emploie avec le pronom personnel. U scdit proprement d’Uu cheval qui a le talon tropserré. Ce cheval commence a s’encasteler.
Encastelé , ée. participe. Cheval encastelé.
ENCA8TELURE. s. f. Douleur d-ans le piedde devant d'uu cheval, causée par lctrécisse-.n< nt de la corne d.* quartiers, qui, resserrant[es deux cotés du talon, le lait boiter.
ENCÀSTILLAGE. s. m. Terme de Marine.! a partie- du vaisseau qui se voit depuis l’eaujusqu’au haut du bois.
ENCASTREMENT, s. m. Action d’encas-trer, ou effet tle cette action.
ENCASTRER, v. à. Enchâsser, unir une/chose à une autre par le moyen d’une entaille.Il faut encastrer ce tableau dans le lambris .
Encastré, ée. participe.
ENCAVEMENT, s. m. L’action d’encaver.
ENCÀVER. v. a. Mettre en cave. U ne sedit que Du vin ou autres boissons. Il est tempsd’encaver ce vin-là , d’encaver cctle bicre .
Encavé, ée. participe.
KNCAVEUR. s. uu Celui qui oncavc. Unhabile encaveur.
ENCAUSTIQUE, adj. des 2 genres. 11 seéit d’Une peinture, d’un tableau dont 1rs cou-leurs sont préparées avec de la cire. Peinturecncaustigue.
ENCAUSTIQUE, s. f. Peinture avec de lacire, des couleurs. L’encaustiguc étoit connue,des Anciens. Caylus, Mignot et Bachelier ontressuscité l'encaustique • ils ont renouvelé lamanière de peindre à l’encaustique.
ENCEINDRE. v. îj, Environner , entourer,enfermer. Lnceiiidre une Ville de murailles.Enceindre de fossés, de palissades.
Enceint, einte. participe.
On dit, Une femme enceinte, pour dire,Une femme grosse; et alors il est adjectif.
ENCEINTE, s. f. Circuit, tour, clôture.L'enceinte des murailles. L’enceinte d'une Ville.Faire Venceinte d'une Ville.
Il veut dire aussi, en termes de Chasse, Ceque fait le Veneur dans un bois, après avoirdétourné un cerf, pour marquer le lieu où ilest, en semant tout autour des branches etautres brisées. Le Veneur a détourné un cerf ,et fait son enceinte.
LNCÉNIES. s. f. pi. Fêtes chez les Juifs,en mémoire de la purification du Temple parJudas Machabée.
ENCENS, s. m. Espèce de gomme aroma-tique. Encens male. Grain d’encens. L-encenscroît dans l’Arabie. L'arbre gui porte 1 encens.La fumcc de l’encens montait au Ciel. L odeur62