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Endommagé, ée. participe.
ENDORMEUR. subst. masc. Il n'est d’usagequ’au figuré. Flatteur, enjôleur. En ce senson dit proverbialem. C’est un endormeur demulots.
ENDORMIR, v. act. ( Il se conjugue comme.Dormir.) Faire dormir. Endormez cet enfantOn ne le sauroit endormir. Il est difficile à en-dormir. Bercer un enfant pour l endormir.
Il se prend figuréxnent pour, Amuser quel-qu’un, afin de le tromper, et de l'empêcherd agir. Il Va endormi de belles paroles, avec devaines espérances , par de vaines promesses.
Il signifie aussi Engourdir. Cela m’a en-dormi la jambe. Il lui a fallu endormir le brasavant que de le couper . Endormir la douteur.Il y a des remèdes qui endorment le mal dedents.
Endormir , se met avec le pronom person-nel, et signifie, Commencer à dormir. Il s'en-dort. Je ne saurais m'endormir. Je me sui^en-dormi sur les trois heures.
On dit figurément et familièrement, S'en-dormir,, pour dire, Négliger une affaire, man-quer à la vigilance, à l’attention nécessaire.C’esf un homme qui ne s'endort pas. Çe n’estpas un homme à s’endormir sur ses intérêts. Ils'est trop endormi sur cette affaire.
On dit encore figurera eut, S'endormir dansle vice, dans les voluptés, pour dire, Demeu-rer, croupir dans le vice, dans les voluptés,dans les délices.
On dit figurcment par exagération, qn’Unechose, une personne endort, pour dire, qu’ESle'ennuie fort. Cette pièce est si ennuyeuse, qu'elleendort. Ce livre endort La conversation de cethomme m’endormoit.
Endormi, ie. participe. Ce tableau repré-sente une Nymphe endormie.
On dit au figuré, Un homme endormi, pour,tin homme lent, peu animé; et Un esprit en-dormi, pour, Un esprit paresseux.
On dit aussi figurément, Endormi, pour,Engourdi. J’ai la jambe endormie, le bras en-dormi.
ENDOSSE, s. f. (La pénultième est longue.)Le faix et toute la peine de quelque chose.*Çqus en aurez l’endosse. Donner Vendosse. Ilest du style familier.
endossement, s. m. Ce que l'on écrit audos d’un acte. U sc dit surtout en parlant Deslettres de cliang e. ■Mettre l’endossement, son.endossement sw nne lettre de change. Cettelettre de change a plusieurs endossement.
ENDOSSER, v. act. Mettre sur son dos. 11n'est guère d’usage qu’en cette phrase, Endos-ser le harnais, l‘i cuirasse. On le dit aussi en ■plaisanterie, en parlant De celui qui prend leparti de la robe. Il porte lu robe au Palais, illui a fallu endosser le havnois. J
Endosser, se dit aussi figurcment, pour,Charger quelqu’un de quelque chose de dés-agréable, de fâcheux. Ou l'a endossé de cdu.Il est du f !> le familier.
On dit, Endosser une lettre de change, unepromesse , etc. pour dire, Mettre le reçu au dos
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Je la lettre, ou simplement la signature, oul’ordre de payer à un autre.
Endossé , ée. participe.
ENDOSSEUR, s. m. Celui qui met son nomsur Je dos d’une lettre de change pour la trans-porter à quelqu’un. Il y a plusieurs endosseurssolvables à cette lettre de change,
ENDROIT, s. m. Lien, place, partie d’unespace étendu. Voici l’endroit où Von veut bâ-tir. Vous le trouverez en tel endroit. Voilà l’en-droit où fut tué un tel Général Celte nouvelleme vient de plusieurs endroits.
U se dit aussi Du corps. Voilà Vendroit oùil est blessé.
Endroit, se dit populairement Du lieu oùun homme est né. Cet homme est de mon en-droit. Il est allé dans son endroit.
Il se dit aussi Des choses qu'oiwmange etqu’on coupe. Donnez-moi de ce t endroit-là. Jem'en vais vous donner d'un bon endroit, dubon endroit.
Il se dit encore d’Une partie d’un Discours,d’un Poème, d'un Traité. Il y a un bel endroitdans ce discours. Voilà le bel endroit. Il suitles plus beaux endroits d’Homère, de Virgile .
Ou dit figurcment, qu'Un homme se faitvoir, qu’il se montre par son bel endroit , pourdire, qu’il sje fait voir par les choses qui luisont les plus avantageuses.
On dit au contraire,q n’Il se montre par sonmauvais endroit , par son tnlam endroit, parun vilain endroit. Il est,familier.
On dit aussi figurcment en parlant d’U/homme, C'est le plus bel endroit de sa vie, pourdire, C’est la plus belle partie de sa vie ; etpour dire le contraire, C'est le vilain endroitde sa vie.
On dit encore, Prendre quelqu'un par sonendroit sensible, par son endroit fcible, pourdire, Le prendre par ce qui l’intéresse le plus.
Il sc prend quelquefois pour Le beau côtéd’une étoffe, et il est opposé h. If envers. Voilàl'endroit de ce drap. Quel est l’endroit?
En mon endroit. En votre endroit. En soncndi-oit. En leur endroit. Façons de parler ad-vdbiales, qui signifient, Envers moi, enversvous, envers lui, envers eux. À Y adroit d‘untel. Ces façons de parler sont hors «/usage, si cen’est dans Je style de Pratique.
On dit aussi en termes de Pratique, Chacunendroit soi , pour dire, Chacun pour soi, cha-cun pour ce qui le regarde.
ENDUIRE, v. a. Couvrir d’une couche, soitde chaux, soit de plâtre, ou autre matière dé-trempée. Enduire une muraille de plâtre . En-duire un vaisseau de goudron.
Enduit , ite. participe.
ENDUIT, s. m. Couche de chaux, de plâtre,etc. Il se dit proprement de celle qu’on appli-que sur les murailles. Un enduit de plâtre.Faire un enduit.
ENDURANT, ANTE. adj. Qui souffre aisé-ment les injures , la contrariété , les mauvaisprocédés. Ce n'est pas un homme endurant. Iln’est pas d'humeur endurante. Il n’est pas tropendurant. Cet homme a été bien endurant.
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ïl s’emploie plus ordinairement avec 2a néga-tive.
C’est un homme mal endurant , une femmepeu endurante, pour dire, que C’est une per-sonne colère, et qui ai le ressentiment vif.
ENDURCIR, v. act. Rendre dur. Le grandam enaurcit la pierre. Donner uile nouvelletrempe à du fer pour Yendurcb- davantage.
Endurcir, signifie aussi, Rendre fort ren-dre robuste. Le travail endurcît le corps.
Il signifie encore, Accoutumer â ce qui c;,tdur, fâcheux, pénible. Il est bon d’endurcir J t -bonne heure les jeunes gens au fravail, aux in-tempéries de Yair, aux privations,a la douleur.
On dit aussi , Endurcir aux injures, auxaffronts , aux coups.
11 signifie aussi, Rendre impitoyable, insen-sible. L'avarice lui a endurci le cctur.
Endurcir , s’emploie avec le pronom per-sonnel, et signifie, Devenir dur. Le corail s'en-durcit à Yair. La plante des pieds s'endurcit àforce de marcher.
Cn dit aussi, S’endurcir au travail, à lapeine , pour dire, S’y accoutumer.
On dit figurément dans le même sens, S’en-durcir dans le vice , dans le crime , pour dire,Contracter l’iiahitude du vice, "du crime, aupoint de n’en avoir plus de honte, de remords.
On dit aussi dans le même sens, S’endurcirau crime, à la douleur , aux misères d'autrui.
L’Écriture-Samte dit, que Dieu endurcit lecœur des pécheurs, pour dire, qiw’ll les aban-donne â leur égarement. Dm avait endurci lecœ ur de Pharaon .
Ençurci, ie. participe. Un homme endurciaux coups, à la peine, au crime, etc.
ENDURCISSEMENT, s. m. Il n’est pointd’usage au propre, et signifie figurcment L'étatd’une âme,qui n’a plus de sentiment pour lavertu et pour les choses de Dieu . Cela marqueun grand endurcissement. Tomber dans l’en-durcissement, dans Vendurcissement de cœur.
ENDURER, v. a. Souffrir. Endurer du mal.Les peines que jVndure. Endurer du froul. En-durer un grand froid. Endurer la faim , l«soif.
11 signifie quelquefois, Supporter avec peutience, avec fermeté, avec constance. Il y a desgens qui endurent les mjures , les opprobres ,les adversités et les persécutions mieux que lesautres.
Il signifie aussi Permettre. N'endurez pasqu'on fasse tort à personne.
Enduré, ée. participe.
ENE
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ENÉORÊME. subst. ni. Terme de Médecine.Espèce de nuage ou substance légère qui nageau milieu de l’urine.
ÉNERGIE, s. f. Efficace , vertu, force. U sedit principalement Du discours, de la parole.Il y a dans les Prophètes des expressions d’unegrande énergie . Il fit un discours plein d’éner-qie. Parole pleine d'énergie. S’exprimer avecénergie.
Il se dit aussi De la conduite dans les choses