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Tome premier. A - K.
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publiques et privées. Une administrationpleine d'energie. Il se comporte avec beaucoupd'énergie.

ÉNERGIQUE, a'dj. des 2 genres. Qui a delenergie. Style énergique. Discours énergique.Ce mot est fort énergique. Termes énergiques.Une conduite énergique.

ÉNERGIQUEMENT, adv. D'une manièreénergique. Il lui parla énergiquement. Il s'ex-prime énerqiquem.ent. Il se comporte énergi-quement.

ÉNE.R GUMÉNE. ~s. des 2 g. Possédé dudiable. Exorciser un énergumène.

On b dit au figuré, d’Un homme qui selivre à des mouvemens excessifs d’cnlhou-jiasme, décoléré. C'est un énergumène.

ÉNERVER, v. a. Àffoiblir par la débauche,ou par quelque autre cause. Le trop gj’andusage du vin est capable d'énerver un homme.«Ses débauches Vont énervé. Il s’est énervé àforce de débauches.

On dit figurément, que Les voluptés éner-vent , quelles énervent le courage, pour dire,qu'Elles amollissent, quelles afîbihlissent lecourage. Et on dit aussi figurément, que Letrop de soin , le trop d'ornement énerve le style ,pour dire, qu’il le rend foible et lâche.

Éneuvé, ée. participe. Un corps énervé pcirUs excès,

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ENFÀITEÀU. s. m. Tuile creuse qui se metsur le faîte d’une maison.

ENFAïTEMENT. s. nï. Table de plomb quise met sur les faîtes des maisons couvertes d’ar-doises. Des crochets de fer arrêtent et soutien-nent les enfaîtemens.

ENFÀITER. v. a. Couvrir le faite d'unemaison avec de la tuile ou du plomb, etc.

EnfaÎté , ée. participe.

ENFANCE, s. f. I/âge de 1 ’liomme depuisla naissance jusqu’à douze ans ou environ. Dèsmon enfance. Dans mou enfance. Dans la plustendre enfance. Dès sa plus tendre enfance.Sortir de Venfance.

On appelle Enfance , Une puérilité, quel-‘que chose qui convient à un enfant : C'est unevraie eiïfance; et en ce sens il a un pluriel. Ce ,sont là des enfances .

Être en enfance , tomber en enfance , sc ditd’Une vieille personne qui est imbécile, quin’a plus l’usage de la raison.

Il se dit figurément quelquefois pour Com-mencement, L’enfance du monde. L'enfance dela société. L'enfance de la République . L'en-fance de j^pme, etc.

ENFANT, s. ni. Fils ou fille par relation aupère et à la mère. Avoir des enfans. Enfantmâle. Une femme qui est grosse d'enfant, enmal d'enfant, en travail d’enfant. Etre chargé‘d 1 enfans. Une mère qui aime fort ses enfans.Cette mère souffre toutes choses à ses enfans ,elle les gâte.Enfant gâté.Enfans mineurs. En-fant acîoptif Enfant d'adoption. La parabolede VEnfant prodigue.

.U se dit aussi par extension, Des petits-fils

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et arrière-petits-fils. Ce père de famille a dinèavec tous ses enfans.

Il se dit encore, pour signifier, Tous lesdescendans d’une même souche. Nous sommestous enfans d'Adam. Les Juifs sont appelés lesenfans d'Israël .

On appelle Enfans de France,Les Princesenfans légitimes des Rois, et ceux qui descen-dent des aînés. Gouverneur des enfans deFrance. Gouvernante des enfans de France .

On dit, Enfant de Paris, enfant de Lyon ,enfant d'Orléans , etc. pour dire, Natif deParis, de Lyon, d’Orléans . Il n’est que du stylefamilier.

Gn dit figurément , que Nous sommes en-fans de Dieu par la grâce , que tons les Fidèlessont enfans je Dieu, enfans de VEglise.

On dit en style de l’Écriture-Saintc, queTous les hommes naissent enfans de colère,parce qu’ils naissent dans le péché originel.

Cn dit aussi en style de FEcriture-Sainte,Enfans de lumière , enfans de ténèbres.

On appelle aussi figurément et poétiquementLes Guerriers, les Poètes , Enfans de Belloneou de Mars , Enfans d'Apollon.

On dit proverbialement et figurément, tjueLes menteurs sont enfans du Diable.

On appelle Les enfans d’un Maître de Jeude Paume, Les enfans de la balle.

On appelle figurément, Enfans de la balle,Les enfans qui exercent la profession de leurspères, et qui sont censés la faire mieux que les;f; très.

Enfattt , se dit encore d’Un garçon ou d’unefille en bas âge, et jusqu’à l’Age de dix ou douzeans, sans aucune relation au père et à la mère.Un bel enfant. Un petit enfant. Un joli enfant.Un enfant opiniâtre. Un enfant à la mamelle.Un enfant qui texte. Sevrer un enfant. Un en-fant mort-né. Un enfant bien né. Un enfantmal né. Pleurer comme un enfant. Badinercomme un enfant. Des jouets , des babioles ,d’en/mis. !

On dit proverbialement, Faire l'enfant, ;pour dire, Badiner comme un enfant, s’amuser !à des cliosçs puériles; Se conduire comme unenfant , pailer comme un enfant, pour dire, jAgir sans foi] exion. tenir des discours puérils. 1

On dit à quelqu’un qui a fait une faute, ;qu’Ou le traitera en enfant de bonne maison, jpour dire, qu’On le châtiera sans l'épargner. Ilest familier. I

On appelle Enfans trouvés , Les enfans jqu’on trouve exposés, cl dont b père et lamère 11c se font pas connoîtrc.

On dit proverbialement, quand ou veut iassurer qu’on n’est point coupable d’une chosedont on est accusé, qu’On en est aussi inno-cent que l'enfant qui,vient de naître, qui est ànaître.

Quand il s’agit d’une chose sérieuse et im-portante , on dit, que Ce n'est pas un jeud'en faut, ce n'est pas jeu d'enfant.

On appelle Enfant de Chœur , Un enfantdont l’emploi est de chanter dans l’Église, etde servir à quelques autres fonctions du Choeur.

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Oh appeîoit autrefois Enfans r.erdus, b'ssoldats détachés qui commençoient l’attaqueun jour de combat. Commander les enfansperdus.

On appeîoit Enfans d’honneur, De jeunesgens de qualité qui étoient nourris auprès d’imPrince pendant son bas âge.

, Esfaxt, est aussi un terme dont on se sertpar flatterie et par familiarité. C'est un bon en-fant. Mon enfant.

En ce sens on lu fait quelquefois féminin ausingulier, en parlant d’Une fort jeune fille.Voilà une belle enfant. Vous êtes une jolie en-fant. C'est la meilleure enfant du inonde. Lapauvre enfant.

On dit aussi familièrem., cn parlant d’Unejeune femme d’un caracLèrc doux et facile,C'est une bonne enfant, une bien bonne enfant.

Ou dit proverbialement, quand on voit unenfant qui a de la raison et de l’esprit debonne heure, qu'ZÏ n’y a plus d’enfans.

On dit d’Un enfant, C'est l'enfant de samère, pour dire, qu’il lui ressemble, qu’il atoutes ses manières.

On s’en sert aussi en parlant à des inférieurs.Allons, enfans. Courage , enfans,

Mon enfant, est aussi un terme dont on sesert lorsqu’on veut parler avec un air de bontéou d’intérêt, d'affabilité, à des gens extrême-ment inférieurs. Mon enfant , dites-moi, etc ,Mon enfant, allez avertir mes gens.

ENFANTEMENT, s. m. Action d'enfanter.Faciliter l'enfantement. Hâter l'enfantementLes douleurs de Veiifantement.

On dit figurément d’ün Auteur qui com-pose avec beaucoup de dilliculté, que Lorsqu'iltravaille, il est dans les douleurs de l'enfante-ment.

ENFANTER, v. a. Accoucher d’un enfant.Il est dit dans V Ecriture-Sainte, «ne Viergeconcevra et enfantera un [ils. Heureuse la mèrequi l'a enfanté!

Quand quelque projet, quelque dessein,quelque promesse qui a fait beaucoup de bruitet d’éclat dans le inonde, ne produit rien quiréponde à l’espérance qu’on en avoit conçue,on dit, que C'est la montagne qui a enfantéune souris , qui en fante une souris.

On se sert d’ordinaire 'de ce mot Enfanter ,absolument et sans régime. Enfanter avec dou-leur. Après qu'une femme a enfanté.

Il se dit figurément Des productions d’esprit.Cet auteur , tous les ans, enfante de gros vo-lumes. Il enfante avec peine.

On dit aussi figurément, Les guerres civilesenfantent mille maux dans un Etat.

Enfanté , Én. participe.

ENFANTILLAGE. s. m. Discours, manière*qui ne conviennent qu’à un enfant. Il ne se ditque Des personnes qui ont passé l’enfance.Pour un homme de voire âge , ae votre carac-tère, voilà bien de l enfantillage. U est familier.

ENFANTIN, INE. adj. Qui est d’enfant'Visage enfantin. Voix enfantine.

ENFÀRINER. v. a. Poudrer de farine. Uftbateleur, un houjjbn qui s'enfarine le visage ■