ENN
E N N
ENNÉAGONE. s. m. ( Les deux N se pro-noncent.) Terme de Géométrie. Figure de neufcôtés. Ennêagone régulier.
ENNEMI, IE. s.. (Prononcez comme s’il yavoit Ênemi, c’est-à-dire, avec un è ouvert. )Celui ou celle qui hait queïqu un, qui veut dumal à quelqu’un. Ennemi déclaré. Ennemi cou-vert. Ennemi capital, juré, mortel, irréconci-liaMe, puissant , cruel. Ennemi implacable.C'est être ennemi de Dieu et dès hommes. Il estennemi de cette famille, Ennemi de VÊtat, dela Patrie. Se déclarer ennemi de quelqu'un. Sefaire un ennemi , des ennemis. Il a bien des en-nemis. Surmonter, vaincre ses ennemis. Triom-pher d^ses ennemis. Dieu commande d'aimerses ennemis, de pardonner à ses ennemis.ilfaut être bien ennemi de soi-même pour vou-loir’.. .
Ennemi, étant dit absolument et indéfini-ment, soit au singulier, soit au pluriel, signi-fie , Le parti contraire qui fait guerre ouverte.L'ennemi marche. Les ennemis viennent. L'en-nemi est fort. À la vue de l’ennemi. Tomberentre les mains des ennemis. Être pris par lesennemis. En terre d’ennemis. En présence del'ennemi. Battre, chasser les ennemis. Repous-ser l'ennemi , les ennemis. De nouvelles troupesqui n’ont pas encore vu l'ennemi.
Ennemi , se dit pour Marquer toute sorted’aversion, d’opposition qu’on peut avoir pourdes choses mauvaises ou bonnes, justes ou in-justes. Ennemi de toute violence. Ennemi desprocès. Ennemi des ceremonies. Ennemi du re-pos, de la paix, de la joie. Ennemi de la vertu,du bon sens,' de la raison , de la société , de laMusique. Ennemi de la contrainte.
On dit familièrement, qu’IJn homme est en-nemi.de nature,pour dire, qu’il n’aime ni à sedivertir, ni à voir les autres se divertir.
On appelle Le diable, L’ennemi du genrehumain , ou absolument L'ennemi. On dit,que Le diable, la chair et le monde, sont lestrois ennemis de l homme.
Ennemi , se dit aussi Des animaux, pourmarquer l’aversion qu’ils ont les uns pour lesautres. Le crapaud est ennemi de la belette. Lechat est ennemi de la souris.
Il se dit aussi De toutes les autres choses quiont de l’antipathie, de la contrariété entre elles,soit au physique, soit au moral. L'eau et le feusont ennemis. Le chou est ennemi de la vigne.Ennemi de la vie, des nerfs. L'orgueil est l'en-nemi des vertus.
Ennemi, ie. adj. Il se dit dans le meme sensqu’Ennemi subst. Un 'voisin ennemi, des peu-ples ennemis. Une terre, une nation ennemie.En pays ennemi. Le chaud et le froid sont desqualités ennemies.
On dit poétiquement : La fortune ennejnie.Les destins ennemis. Les vents ennemis.
On appelle en Peinture,Couleurs ennemies,Des couleurs qui par leur opposition produi-sent un ton dur.
On dit proverbialement, Plus de morts,
ENO
moins d'ennemis. A\ni au prêter, ennemi aurendre.
C'est autant de pris sur Vennemi , pour dire,que C’est toujours beaucoup d’avoir tiré quel-que chose H’une personne avare qui ne veutjamais rien donner.
ENNOBLIR, v. a. (La première syllabe estnasale dans ce mot, dans Ennui et ses dérivés.)Rendre plus considérable, plus noble, plusillustre. Les Sciences, les BeauxrArts enno-blissent une Langue,
On confond souvent Ennoblir avec Anoblir :le dernier mot ne se prend que peur donner lanoblesse. Voyez Anobli».
Ennobli , ie. participe.
ENNOIE. s. m. C’est le serpent amphisbène,ou Serpent à deux têtes, parce qu’il a la queuearrondie, et presque aussi grosse que la tète.
ENNUI , s. m. Lassitude, langueur, fatigueou inaction d’esprit, causée par une chose quidéplaît par elle-même, ou par sa durée, ou parle défaut d’intérêt, ou par la disposition danslaquelle on se trouve. On ne sauroit entendrecela sans ennui, sans mourir d'ennui. L’ennuiest plus difficile à supporter que la douleur. Ondit, L'ennui de la vie, pour, Le dégoût dela vie.
U signifie aussi, généralement / Fâcherie,chagrin, déplaisir, souci. Un homme accabléd’ennuis. Les ennuis de la vieillesse. De mor-tels ennuis. Cette affaire lui a donné beaucoupd'ennui. Cela sert à adoucir les ennuis, à char-mer les ennuis.
ENNUYANT, ANTE. adj. Qui ennuie. C'estune chose bien ennuyante que d'attendre. Celaest fort ennuyant. C’est un homme bien en-nuyant. Un temps ennuyant. On ne se ser!plus guère du mot ennuyant pour les personnes ;on n’emploie plus qu’Ennuyeux.
ENNUYER. , v. a. Lasser l’esprit par quelquechose de désagréable ou de trop long. Cethomme ennuie tous ses auditeurs. Ce spectacleest assez beau , mais il ennuie par sa longueur.Cela ennuie à la mort.
Il s’emploie avec le pronom personnel, etalors il signifie, que L’on trouve le temps long.Je m ennuie d’être ici. C'est un homme inquietqui s’ennuie partout.
En ce sens on s’en sert impersonnellement.Il m'ennuie. Il m'ennuie très-fort d’ëire ici. Ilm’ennuyoit de ne vous point voir.
ENNUYEUSEMENT, adverb. Avec ennui.Passer la journée ennuyeusement. Il m'a ra-conté de point en point fort ennuyeusementson histoire.
ENNUYEUX, EUSE. adj. Qui ennuie. Di$rcours ennuyeux. Temps ennu j eux. Cet hommeest bien ennuyeux.
Il se prend quelquefois substantivement.C’est un ennuyeux, un grand ennuyeux.
ENO
ÉNONCER, v. a. Exprimer ce qu’on a dansla pensée. Ce n'est pas tout que de bien penser ,il faut savoir bien énoncer ce que l’on pense.La manière dont il énonce ses pensées leur
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donne dç .la force. On avoit énoncé dans lecontrat. Les choses y êtoient si clairement énon-cées. Un des articles de ce traité étoit énoncéde telle sorte, que les deux partis le pouvoientinterpréter à leur avantage.
On dit en termes de Pratique, Enoncer faux,pour dire , Avancer quelque chose contre lavérité.
On se sert plus ordinairement de ec verbeavec le pronom personnel. C'est un homme quis'énonce en bons termes, qui s'énonce bien, quis'énonce mal. On ne peut pas se mieux énoncerqui l fait. Il pense assez bien , mais il ne, 'sau-roit s’énoncer. Il n'a pas le don de s’enoncer.
Énoncé , ée. participe.
On l’emploie aussi substantivement. 17nsimple énoncé, un faux énoncé, pour dire,Une chose avancée sans explication, sans dé-veloppement, ou une chose avancée contre lavérité.
ÉNONClATIF, IYE. adj. Terme de Lo-gique et de Palais. Qui énonce. Terme énori-ciatif.
ÉNONCIATION, s. f. Expression. Une sim-ple énonciation dans les titf'es anciens, est uneespèce de preuve. En matière de Théologie , ilfaut prendre garde aux moindres énonciations.
U signifie aussi La manière de s’énoncer,quant à l’expression et quant à l’organe. Avoirl’énonciation facile, l'énonciation heureuse.
On appelle en Logique, 2?nonctatiou, Uneproposition qui nie ou qui affirme. Il y a troisopérations de Ventendement , la simple percep-tion, rénonciation et le raisonnement.
ENORGUEILLIR, v. a. (U se prononcecomme s'il y avoit deux N, le premier nasal,le second articulé.) Rendre orgueilleux. La fa-veur l’a enorgueilli.
U s’emploie avec le pronom personnel. S'en-orgueillir de son savoir , de sa bonne fortune.
Enorgueilli, ie. participe.
ÉNORME, adj. des 2 g. Démesuré, excessifen grandeur ou en grosseur. Un colosse d'unegrandeur énorme.
Il se dit figurément, et il ne s’appliquequ’aux choses mauvaises. Crime énorme. Casénorme. Faute énorme. Malice énorme. Trahi-son énorme. Avarice énorme. Lésion enorme.Ingratitude énorme. Laideur énorme.
ÉNORMÉMENT, adv. Excessivement. Ilprétend avoir été énormément lèse. Il est énor-mément grand.
ÉNORMITÉ, s. f. U se dit quelquefois Del’excès de la graadeur de la taille. On est surprisde l’énormité de la taille de ce géant.
U s’emploie plus ordinairement dans le figu-ré, et signifie Atrocité. L’énormité d'un crime.L enormitc du fait. L'enormité du cas.
ÉNOUER. v. a. Enouer une étoffe, En ôterles nœuds.
Énoué, ée. participe.
E N q
ENQUÉRANT, ANTE. adj. Qui s'enqmm
avec trop de curiosité. Vous êtes trop enqueranl.U est du style familier.