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Tome premier. A - K.
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Boa , ENQ

ENQUERIR, v. a. dans son origine, maisqui ne s’emploie plus qu’avec le pronom per-sonnel, s’ENQUÉRIR. Je m'enquiers, tu t’en-quiers, il s’enquiertj nous nous enquérons ,*>ous vous enquérez, ils s’enquierent. Je m’en-quérois.Je m’enquis. Je m'enquerrai. Enquicrs-toi, qu'il s'cnquière. Que je m'enquière. Queje m'enquissc. Je m’enquerrois. S’informer,,faire recherche. Il sc dit Des personnes et deschoses. Enquérez-vous soigneusement de cela.Je me suis enquis de cet homme-h i partout , etje n'ai pu en avoir des nouvelles. Il faut s’en-quérir de la vérité du fait. Enquérez-vous-enà ceux qui le savent. Je me suis enquis d'un tel,ou à un tel, si le bruit qui court est vrai.

Enquis, ise. Participe du verbe Enquériract. qui n’est plus d’usage qu’en style de Pra-tique. Ce témoin enquis s'il avoit vu.» . a

répondu . Cette femme enquise de son 'âge.

de scs qualités j etc. a répondu que .Cela ne

se dit que Des témoins. Et l’on dit Des accusésou des criminels, Un tel interrogé , une telleinicj'rogée.

ENQUERRE. v. a. Vieux irot qui signifiela même chose que S'enquérir, et n’a presqueaucun usage que dans le Blason , où l’on ap-pelle Armes à enquenx, Des armes qui ayantcouleur sur couleur, ou métal sur métal, don-nent lieu de s'informer pourquoi on les a faitescontre les règles ordinaires du Blason.

On dit en ce sens proverbialement, Trop en-queux u’est pas bon.

Enquerbe, s'emploie par extension et subs-tantivement , pour signifier La recherche del'étymologie, de l’acception d’un mot, l'éclair-cissement d’un fait de littérature. Faire en-querre d'un terme d'art. Mettre un mot à l’en-querre, à enquerre.

ENQUÊTE, s. f. Recherche qui se fait parordre de Justice. Diligente, soigneuse enquête.L’enquête faite , on a trouvé que.... Enquêtepar témoins. Les enquêtes par tourbes sontabrogées. Procès verbal d’enquête. Clôture, con-fection, ouverture, publication d'enquête.

On appelle Enquête en matière civile, Cequi s’appelle Information en matière cri-minelle.

On dit, que Les informations ont été con-verties en enquêtes, Lorsqu’on a civilisé unprocès criminel.

Il y a dans les Parlcmens des Chambresqu’on appelle Les Chambres des Enquêtes , quisont celles où l’on juge les appellations desSentences rendues sur procès par écrit; et onles appelle quelquefois absolument, Les En-quêtes. Son procès est ù la première, à la se-conde des Enquêtes. Les Enquêtes ont deman-de l asscmolee des Chambres. Président auxEnquêtes , des Enquêtes. Doyen de la pre-mière , de In seconde des Enquêtes. On montedes Enquêtes à la Grand'Chambrc.

ENQUÊTER, v. qui ne s’emploie qu’avec lepronom personnel, s’ENQUÊlER, S enquérir.Je m’en suis enquêté pai'tout. Je vous prie , en-quêtez-vous de cela.

On dit proverbialement, Il ne s'enquête de

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rien , ou absolument, Il ne s'enquête, pourdire, Il ne se soucie, ilneseihet en peine de rien.

ENQUÊTEUR, subst, m. Juge ou Officier commis pour faire des enquêtes. CommissaireExaminateur-Enquêteur, ou simplement, En-quêteur. Grand Maître Enquêteur et GénéralRéformateur des Eaux et Forêts.

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ENRACINER, v. a. qui s’emploie plus com-munément an neutre avec le pronom personnel,s'ENRACINER. Prendre racine. Scn plus grandusageest au figuré. Il ne faut pas laisser enraci-ner les maux , enraciner les abus, lesmauvaiseshabitudes, les mauvaises opinions. Si cetteopinion vient une fois à s'enraciner dans lesesprits.

Enraciné, Ée. participe. Un arbre bien en-racine. Un mal enraciné. Une haine enracinée.

ENRAGEANT, ANTE, adject. Qui causebeaucoup de peine, un chagrin violent. C'estune chose bien enrageante pour lui de voirqu'on lui a préféré son plus grand ennemi. Celaest enrageant. Il est du style familier.

ENRAGER. v. n. Être saisi de la rage. SiVon ne donne à boire « ce chien, ‘il enragera.Cet homme a été mordu d'un chien enragé, etd court risque d’enrager s'il ne fait des remèdes.

Enrager, se dit figurément et familièrementDe celui qui souffre une douleur excessive. Ilenrage des dents , du mal des dents. Enragerde douleur.

Il sc dit aussi d’Un besoin vif et pressant,et accompagné de douleur, Il enrage de faim:d’Un désir ardent et violent, Il enrage de jouer,il enrage de parler.

G signifie aussi, Être dans une grande colère.Il est enragé contre lui.

Il se dit aussi d’Un dépit, d’un déplaisirgrand et sensible. Il enrage de voir son ennemidans ce poste. Il enrage de dépit. Il enraqc toutvif. Il enrage de bon cœur. Il prend puticnceen enrageant. Dut-il enragei', Il a une méchantefemme qui le fait enrager.

On dit proverbialement. Il n’enrage paspour mentir, pour dire, Il a nue grande habi-tude, une grande inclination à mentir.

Et on dit proverbialem. d’Un homme quine fait que tracasser, et qu'on ne sauroit satis-faire sur rien, qu 'Il feroit enrager la bêle et leMarchand.

Enragé, ée. participe. Un chien enragé.

On dit familièrement, Un mal enragé, unedouleur enragée, pour dire, Un mal violent,une extrême douleur. Une passion enragée.Une faim enragée.

On dit aussi d’Un homme qui se laisse em-porter par sa passion à faire des choses hors deraison, qu’il est enragé de faire ce qu'il fait. Ilfaut que vous soyez enragé, si vous prenez ceparti-lù. On dit d’Un homme fougueux et im-pétueux, que C'est un enragé , qu’il sc balcomme un enragé, qu’il crie comme un enragé ;et dans ce sens il est substantif.

On fit proverbialement qu 'Un homme amange de la vache enragée , pour dire, qu’il a

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fait un métier dur et pénible, où il a beaucouppâti.

ENRAYER, v. a. qui se conjugue commePayer. Terme d’Art. Garnir une roue de rais.Enrayer une roue.

Enrayer, signifie aussi, Arrêter une rouepar les rais, en sorts qu’elle ne tourne point,mais qu’eUe ne fasse que glisser. La roue qu’onavoit enrayee se rompit. Il se dit d’ordinaireabsolument et sans régime. Celte descente esttrop roide , il faut enrayer.

Enrayer , s'emploie aussi familièrement auneutre, pour dire, S’arrêter. Vous faites tropde dépense, je vous conseille d'enrayer. Êtreencore occupé d'amourettes à -votre âge! ilsevoit temps d’enrayer.

On dit en Agriculture Enrayer , pour dire,Tracer le premier sillon.

Enrayé, ée. participe.

ENRAYURE. s. f. Ce qui sert à enrayer.L’enrayure cassa au milieu de la descente.

ENRÉGIMENTER, v. a. Former un Régi-ment de plusieurs hommes ou de plusieurscompagnies séparées.

Enrégimenté , ée. participe.

ENREGISTREMENT, s. masc. (Plusieursprononcent et écrivent Enregitrcmcnt.) Actiond’enregistrer. On s’est opposé à l'enregistre-ment. Enregistrement des letti'es. Enregistre»ment des actes publics. Droit d'enregistrement.

Il signifie aussi L’acte qui s’e'crit sur une Dé-claration, sur un Édit, sur un Privilège, etc.pour faire foi qu’ils ont été enregistrés. Lisez l'en •reoistrement. L’Arrêt d’enregistrement. L’enre-gistrement de ce Privilège.

ENREGISTRER, v. a. (Plusieurs Ee pro-noncent ni n’écrivent l’S.) Mettre une chosesur les registres où sont contenus les actes pu-blics, pour lu rendre plus authentique, et luiJonner plus de force. L’on ne trouve point cetArrêt, cet Acte, il n'a pas été enregistré. Dé-laration du Roi lue, publiée , enregistrée aitParlement. Une saisie réelle ne vaut rien , sielle n'est enregistrée.

Enregistré, ée. participe.

ENRHUMER, v. act. Causer du rhume. Lemoindre changement de temps l’enrhume.

U s’emploie avec le pronom personnel. .Évi-tez l'humidité , ou vous vous enrhumerez.

On dit figurcment et populairement, C'estce qui vous enrhume, pour dire, C’est en quoivous vous trompez.

Enrhumé, ée. participe.

ENRICHIR, v. act. Rendre riche. Le traficdes draps, des vins Va enrichi. Le commerceenrichit fort un Pays. À quoi s'est-il enrichi?S'cnrichh' de ses épargnes. S'enrichir aux de-yens d'autrui , des dépouilles d'autrui.

On dit proverbialement. Qui s acquitte ,

'enrichit.

Il signifie aussi, Orner par quelque chose dûriche, de précieux. La broderie enrich'l f> rttes habits. Enrichir de pierre? .es une montre,■me boîte à paierait, c'.c, Enrichir un livre defigures , de tailles-douces , de vignettes, etc.

On dit figurement, Enrichir un outrage