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Epingles d'Angleterre. Tête d’épingle. Pointed'épingle. Piqûre d'épingle. Un millier, uncent , un quarteron d'épingles. Attacher avecune épingle. Il s’est enfoncé une épingle dansle doigt. Les en fans jouent aux épinqles. Il ya des épingles à deux têtes.
On appelle Epingles de diamant, Celles dontla tête est montée d’un petit diamant.
On dit proverbialement et figurément, Tirerson épingle du jeu, pour dire, Se retirer, sedégager d’une mauvaise affaire, d’une partiepérilleuse. Il s’étoit mis dans ce parti , dansune fâcheuse intrigue, mais il a tiré son épingledu jeu.
On dit d’Une chose de très-petite valeur,qu’Elle ne vaut pas , qu’on n'en âonneroit pasune épingle. Ces deux choses sont si égalés,que j'en donnerais le choix pour une épingle.
On dit figurément et familièrement, d’Unefemme affectée ou minutieusement recherchéedans sa parure, et d’un homme qui affecte tropde propreté, qu’£lle est tirée , qu’il est tiré àquatre épingles.
Il se dit aussi figurément et familièrementd’Un discours dont le style est soigneusementrecherché , etc. Ce discours est tiré à quatreépingles.
Épingles , au pluriel, signifie figurément,Les dons ou gratifications qu’on accorde à desfemmes dî.qni on a reçu quelques services. Enpayant une marchandise ou un ouvrage qu’ona fait faire, s’il y a quelque chose au - delà duprix convenu, on dit, C’est pour les épinglesjdes files. Cela s’étend aussi à ce qu’on donne hune femme, quand on fait quelque traité avecle mari. Un tel m'a vendu sa Terre , j’ai donnecent louis pour les épingles de sa femme. Cesont les épingles de Madame.
ÉPINGLIER, 1ÈRE. s. Faiseur, MarchandO.u Marchande d’épingles. Épinglier de la Reine.
ÉPINIÈRE, adj. f. Ce qui appartient à l’é-pine du dos. La moelle épinière. Les artèresépinières.
ÉPINIERS, s. m. plur. Terme (le Chasse.Bois ou fourrées d’épines 3 où les bêtes noiresse retirent.
ÉPINOCHE. s. m. Nom que les Droguistesdonnent au café de la meilleure qualité.
J2PINYCTIDES. subst. f. plur. Tumeurs oupustules grosses comme une fève, qui s’élèventla nuit sur la peau. Les épinycticlcs sont accom-pagnées d'infammation et de douleur.
ÉPIPHANIE, s. f. Fête de la manifestationde Jésus - Christ aux Gentils, et particulière-ment de l’Adoration des Rois, appelée commu-nément Le jour des Rois. La Fête de VEpipha -}ùe. Le premier Dimanche après l'Epiphanie .
ÉPIPHONÈME. s. ni. Nom d’une figure deRhétorique. C’est une exclamation sentencieusepar laquelle on ternÿne quelque récit intéres-sant.
ÉPIPHORE. subst. f. Terme de Médecine.Écoulement continuel de larmes avec inflam-mation , rougeur et picotement.
ÉPIPHYSE, s. f. Terme d’Anatomie. Émi-nence qnrtilagineiise unie au corps d’un os.
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ÉPIPTOCÉLE. s. f. Terme de Médecine.Espèce de hernie causée par la chute de l’épi-ploon dans l’aine ou le scrotum,
ÉPIPLOÏQUE, adj. des 2 genres. Qui ap-partient à l'épiploon. Artère , veine épiploïque.
ÉPIPLOMPHALE. s. f. Terme de Médecine.Hernie de l’ombilic, causée par la sortie de l’é-piploon.
ÉPIPLOON, s. m. Terme d’Anatomie. Mem-brane très-mince et très-fine, plus ou moinsgarnie de graisse, qui couvre les intestins endevant.
ÉPIQUE, adj. des 2 genres. Il n'est guèred usage qu’en parlant du Poème Epique , quiest un grand ouvrage de poésie , où le Poèteraconte quelque action héroïque qu’il embellitd épisodes, de fictions et d’événemens merveil-leux. Le Poème Épique raconte • IcPoëineDra-matique représente.
On dit aussi : Un Poète Épique. La PoesieEpique . On dit de môme, Des vers Epiques.
On le dit aussi en Critique, pour Les ou-vrages de poésie où le style, le ton est trop re-levé, trop figure pour la nature du sujet, Il ale ton trop Epique. Ce ne sont pas des versDramatiques, ce sont des vers Epiques.
ÉPISCOPAL, ALE, adj. Qui appartient àl’Évêque. Orncmens Episcopaux. Dignité Epis-copale. Fonction Episcopale , etc.
ÉPISCOPAT, s. m. Dignité d’Évèque. Il estentré dans VEpiscopat.
Il se dit aussi Du corps des Evêques . Il faithonneur à VEpiscopat.
11 se dit encore Du temps pendant lequelun Evêque a occupé son Siège. Pendant sonEpiscopat .
ÉPISCOPAUX, s. m. pi. C’est le nom qu'ondonne en Angleterre à ceux qui tiennent pourl’Episcopat ; et on le dit par opposition auxPresbytériens.
ÉPISODE, s. m. Action subordonnée à l’ac-tion principale dans un Poème, dans unepièce de Théâtre, dans un Roman . L'épisodedoit être lié à Vaction principale. Un épisodebien amené, intéressant.
ÉPISODIQUE, adj. des 2 genres. Qui ap-partient à l’Episode, et qui n’est pas essentielau sujet. Action épisodique. Personnage épiso-dique.
ÉPISPASTIQUE. adj. des 2 genres. Terme,de Pharmacie. Médicamcns topiques qui attirentfortement les humeurs en dehors. Les cantha-rides, la moutarde, Vail , etc. sont épispas-tiques.
ÉPISSER. v. a. Entrelacer une corde avecune autre, en mêlant ensemble leurs fils oucordons. On dit aussi, Epissoir et Epissure.
Ei'issÉ, ke. participe.
ÉPISTEMONARQUE. s. m. Ancien titre(l’Office dans l’Église Grecque. L’Épistcmo-narque étoit un Officier Ecclésiastique qui avoitl’inspection de tout ce qui appartenait à laFoi.
ÉPISTOLAïRE. adj. des 2 genres. Qui ap-partient à l’épitre, qui regarde la manière d’é-crire des lettres. Il n’est guère d’usage qu'en ces
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deux phrases : Style episloluire. Le nenve épi s-folâtre.
Il se dit aussi Des Auteurs dont les lettresont été recueillies \ et alors il se prend substan-tivement. On le trouve parmi les Epistolaires.
ÉPISTYLE. s. f. Ancien terme 'd’Architec-ture. C’est ce qu’on nomme aujourd’hui Archi-trave. Pierre ou pièce de bois qui pose sur- lechapiteau dune colonne.
ÉPITAPHE, s. fém. Inscription que l’onmet sur un tombeau, ou qui est faite pour êtremisé sur un tombeau. Belle épitaphe. Mettre ,graver une épitaphe. Epitaphe en vers. Epi-taphe satirique. Epitaphe en style lapidaire.
On dît proverbial. d’Un homme sain et ro-buste, fait pour vivre long-temps, qu’ZJ fer oitl’épitaphe du genre humain.
Ou dit aussi proverbialement d’Un hommeexagéré dans ses éloges, Menteur, comme uneEpitaphe .
ÉPITASE. s. f. La partie du Pocme Dra-matique, qui vient immédiatement après laprotase ou l’exposition, et qui contient les in-cidens qui font le nœud de la pièce.
ÉPITHÂLAME. s. m. Sorte de Poème quisc fait à l’occasion d’un mariage, et à la louangedes nouveaux mariés. Faire un êpithalume, unbel êpithalume.
ÉPITHÈME. s. m. Terme de Pharmacie.Topique spiritueux qu’on applique sur la ré-gion 'du cœur, du foie, de l’estomac, etc. Onemploie les épithèmes dans les inflammationsérysipélateuses ,
ÉPITHÈTE, s. f. Terme adjectif, qui étantjoint à un substantif, y désigne quelque qua-lité, comme dans ces deux phrases : Nuit obs-cure , Pays froid , où ces mots, obscur et froid,sont des épithètes. Une belle épithète. Celteépithète n'est pas bien placée. Ces vers sontchargés de trop d’épithètes. Épithète oiseuse.
ÉPITHYME. s. m. Fleur médicinale , qu’onapporte de Candie et de Venise , mais qui péritbientôt, si elle ne se trouve près de quelqueautre plante qui la nourrisse. L’épithymc quisort du thym et du lin est le plus commun.
ÉPITOGE. s. f. Espèce de chaperon ou decapucc que les Présidens à Mortier, et le Gref -fier en chef du Parlement, porloient autrefoissur la tête dans les grandes cérémonies, et qu’ils11e portent plus que sur l’épaule.
EPITOME. s. m. Abrégé d’un livre, et par-ticulièrement d’une histoire. Épitome de TroguePompée par Justin. Épitome de Baronius . Ondisoit autrefois Ëpilomer, pour dire, Faire unabrégé.
ÉPIXRE. s. f. Lettre missive. Il ne ditguère que Des lettres des Anciens. Les Epitresde Cicéron . Les Ëpitres familières. Les Epitresde Saint Paul. Les Ëpîtres de Saint Jerome.Les Ëpîtres Canoniques. Les Ëpitres Catlw-liques.
Il se dit aussi quelq ue f*°* s ® e certaines piècesdo vers, adressées à quelqu un. Epitre en vers,Ëpitre satirique. Epitre héroïque. Ëpitre mo-rale. Les Epitres de Boileau, de Pope.
On appelle Epitre dé.hVcxto/re, La lettre