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deux armées sont proches l’une de l'autre.Rude escarmouche. Furieuse escarmouche. Es-carmouche bien chaude. Légère escarmoucl e.Commencer Vescarmouche. Attaquer, engagerl’escarmouche. Aller « Vescarmouche.
ESCARMOUCHKR. v. n. Combattre parescarmouches. Les deux armées cscarrnouchè-rcnl tout le jour. On ne combattît point, on nefit qu’escafmoucher.
Tl se dit aussi figurément Des disputes et descontestations. On n'a pas approfondi la ques-tion, on n’a fait qu escarmoucher. Ces deuxDocteurs escarmouchèrent.
Il sc joint quelquefois avec le pronom per-sonnel, S escarmoucher. Ces deux Docteurss'escarmouchèrent long-temps.
lïSCARMOUGHEUR. subst. masc. Qui va ill'escarmouche. C’est un bon, un hardi escar -moucheur. Les escarmouchcurs engagèrent lecombat.
ESCÀROTIQUES , ou EschArotiques.s. m. plur. Remèdes caustiques qui brûlent lapeau et la chair. Il est aussi adjectif.
ESCARPE, s. f. Le mur intérieur du fossé,celui qui est du côté de la Place. Il ne se ditguère que par rapport à la Contrescarpe.
. ESCARPEMENT, s. m. Terme de Fortifica-tion. Pente. Faire Vescarpement d’un fossé.
ESCARPER, v. a. Couper droit, de haut enbas. Il ne se dit que d’Un rocher, d’une mon-tagne, d’un fossé, et choses semblables, comme,Escarper un rocher, une montagne , etc. On a es-carpé cette montagne pour la rendre inaccessible.
Escàbpé , ée. participe.
Il est aussi adjectif. En ce sens on dit, Ro-cher escarpé , montagne escarpée, chemin es-carpé, pour dire, qu’Un rocher, une montagneest fort rude, de très-difficile accès.
ESCARPIN, s. m. Soulier à simple semelle,que l’on portoit autrefois dans des mules. Dan-ser en escarpin, avec des escarpins. Se mettreen escarpins pour jouer <1 la paume. Prendreues escarpins pour faire des armes.
11 se dit au pluriel, d’Une espèce de tortureou l’on serre les pieds. Donner les escarpins. Ila eu les escarpins.
ESCARPOLETTE, s. f. Espèce de siègesuspendu par des cordes, sur lequel on sc metpour être poussé et repoussé dans l’air. Semettre à l'escarpolette.
On dit, qu ‘Un homme a la tête ! n l’escarpe-leüe, pour dire, qu 11 est étourdi. Il est du stylefamilier.
ESCARRE, s. f. Croûte noire qui se formesur la peau, la chair, les plaies et les ulcères,par l’application de quelques caustiques. Ilfaut attendre que Vescarre tombe.
Il signifie aussi figurément, Ouverture faiteavec violence, fracas. Le canon a fait unegrande escarre dans ce bataillon, dans la mu-raille de la Place. Si -nous abattez cinq centsarbres dans votre bois 7 cela fera une grandeescarre.
ESCÂVESSADE. s. f. Terme de Manogo.Secousse du cavesson, lorsqu’on veut presserle cheval d’obéir*
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ESCHlLLON. s. m. Nom qu’on donne dansles mers du Levant à un météore fort dange-reux. C’est une nuée épaisse , d’où sort unelongue queue, qui s’allonge jusqu’à la mer, etqui en tire l’eau comme une pompe, avec ungrand bouillonnement.
ESCIENT, s. m. Il ne se met qu'avec la par-ticule à. Ainsi on dit, Faire quelque chose àbon escient; et plus ordinairement, à son es-cient, pour dire, Sciemment et sachant bien cequ’on fait. Il vieillit.
A bon escient. Façon de parler adverbiale.Tout de bon, sans feinte. Dites-vous cela àbon escient? Je parle à bon escient II vieillit.
ESCLAIRE. s. m. Terme de Fauconnerie .Oiseau d’une belle longueur. Les esclaires sontbeaux voleurs.
ESCLANDRE, s. m. Malheur, accident quifait de l’éclat, et qui est accompagné de quel-que honte. Il est arrivé un grand esclandredans cette famille.
On dit, Faire esclandre , pour dire, Que-reller quelqu’un en public ; Causer de Ves-clandre, pour dire, Faire tapage., occasionerquelque scandale.
ESCLAVAGE, s. m. État, condition d’unesclave. Rude, dur, cruel, perpétuel esclavage.Jl étoit en esclavage en Turquie . Il aima mieuxmourir que de tomber en esclavage.
Il se dit aussi figurément à l’égard des em-plois , des passions, etc. Cet emploi est lucratif,mais c’est un véritable esclavage. L’amour estun esclavage. Vivre sous un Despote , c’est êtree;i esclavage.
ESCLAVE, s. des 2 genres qui s’emploieaussi adjectivement. Celui, celle qui est en ser-vitude , et sous la puissance absolue d’un maître.Un jeune , une jeune esclave. Esclave More.Esclave Turc. Esclave Chrétien. Vendre, ache-ter, délivrer, racheter des esclaves. Dès qu’unesclave touche la terre de France , il est libre.Affranchir un esclave. Parmi les Romains, lemaître avoit puissance de vie et de mort sur sesesclaves.
On appelle figurément ipsclaves, Ceux quipar flatterie, par intérêt, sc rendent dépendansde quelqu’un, et font aveuglément tout cequ’ils croient lui devoir plaire, soit bien, soitmal. Il est esclave de tous ceux qui peuventcontribuer à sa fortune.
On dit dans le meme sens, Avoir une'âmed’esclave , pour dire, Une àmc vile cl basse.
On dit aussi figurent, qu ’Un homme est es-clave de la faveur, de ses intérêts, de ses pas-sions, pour dire, qu’il lait tout pour la faveur,pour ses intérêts, pour satisfait e ses passions.
On dit aussi d’Un homme qui est tellementattaché au service de quelqu’un ou à quelqueemploi, qu’il ne peut s’éloigner, ni faire autrechose, qu’/l est esclave. On est esclave auprèsde ce maître-là-. On est esclave céans.
On dit, qu’U» homme est esclave de sa pa-role, pour dire, qu’U est religieux à tenir cequ’il promet; et au contraire, N’êlte pas es-clave de sa parole , pour dire, Nïîre pas exactà la garder.
ESC 5a 7
O 11 dit en Poésie, Esclave , pour dire, Amant.
ESCOFFION. s. m. Coiffure de tête pour desfemmes. Il ne se dit guère qu’en style bur-lesque et par mépris. Il la battit et lui arrachason escoffion. Cette femme avoit un étrange es -coffion. Tl est populaire.
ESCOGRIFFE, s. m. Qui prend hardimentsans demander. C’est un escogriffe. C’est unfranc escogriffe. C'est un tour ^escogriffe.
On appelle encore ainsi Les hommes degrande taille et malbâtis, dont on se veut mo-quer. C 9 est un grand escogriffe. Il est burlesque.
ESCOMPTE, subsl. m. Remise que fait aupayeur celui qui veut être payé avant l'échéance.Il a pris tant pour l’escompte. L’escompte estaisé à faire. Nous en ferons l’escompte. îl auratant d'escompte. On disoit autrefois Excom.pt e.
ESCOMPTER. , v. a; Faire l’escompte. Quandun Banquier paye une lettre de chanqe avantl'échéance, il escompte l'intérêt du temps. Es-compter un billet, Autrefois ou disoit. Es-compter.
Escompté, ée. participé.
ESCOPETTE. s. f. Arme a feu, espèce decarabine que l’on portoit ordinairement enbandoulière. Il est vieux.
ESCOPETTERÎE. s. f. Salve, décharge deplusieurs escopcttes, carabines, fusils et mous-quets en même temps. Une terrible escopetterie.
ESCORTE, s. f. Compagnie pour la sûretéde ceux qui marchent. Ne vous hasardez pas àpasser par cepays 4à sans bonne escorte. L’es-corte qui avoit conduit le convoi ramena untel Donner une escorte. Escorte du bagage.Attaquer , battre une escorte. Vaisseau d’escorte.Servir d’escorte. Marcher sous bonne escorte.On lui donna deux cents hommes d'escorte'.
Od dit, Faire escorte, pour dire, Servird’cscortc. Si vous voulez , je vous ferai escorte.
ESCORTER, v. a. Accompagner pour mettreen sûreté, pour mettre dans le chemin. Il a desennemis, il se fait toujours bien escorter. Ondétacha tant de cavalerie, tant d’infanteriepour escorter le convoi, pour escorter le bagage-
Escobté , éf. participe.
ESCOUADE, s. f. Certain nombre de gensde pied détachés d'une compagnie, qui sontcommandés par un bas Officier . U ne se dîtguère qu’en parlant du Guet à pied. On pritune escouade du Guet.
ESCCURGÉE. s. f. Fouet qui est fait deplusieurs courroies de cuir. Fouettçr avec desescourqées.
ESCOURGEON, s. m. Espece' de grain quiest une sorte d’orge hâtive, qu’on fait ordinai-rement manger en vert aux chevaux.
ESCOUSSE. subst. f. Mouvement, action,course qui sert a mieux sauter, à s’élancer avecplus de fore©, avec plus de légèreté. Prendreson escousse. Il est du style familier.
ESCRIME, s. fém. Art de faire des armes,exercice par lequel on apprend avec des fleu-rets u se battre à l’épée seule, ou à l’épée et aupoignard. Il sait tous les tours d’escrime. Salled’escrime . Maître d’escrime. On dit plus- ordi-nairement, Un maître d’armes ,