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Tome premier. A - K.
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ùei essai, qu’il était capable de réussir en quel-que chose de plus important,

11 se dit encore De certains ouvrages qu’onintitule ainsi, soit par modestie, soit parcequ’en effet l'Auteur ne se propose pas d ap-profondir la matière qu’il traite. JS«sais’ de Géo-métrie. Essais de Morale , de Physique , deLittérature. Essai sur la Peinture , sur la Mu-sique. Les Essais de Montaigne.

Coup d’essai. De premier essai que l’on faiten quelque chose. F aire son coup d'essai. Cen’est pas uii coup d’essui , c’est un coup demaître.

ESSAIE, s. f. Racine qu’on emploie dansles Indes pour teindre en écarlate. La meilleureessaie croit sur la côte de Coromandel .

ESSAIM, s. m. Volée de jeunes mouches àmiel , qui se séparent des vieilles pour allerailleurs. Gros essaim. Petit essaim. L’essaims’alla poser sur une branche d’arbre. Essaimd'abeilles.

Il se prend aussi figurément. Il sortit duFiord plusieurs essaims de Barbares .

ESSAIMER, v. n. U se dit Des ruches d'où ilsort un essaim. Cette ruche a essaimé. Ces mou-ches n’ont pas encore essaimé.

ESSANGER. v. a.Laver du linge sale avantque de le nuttre dans le cuvier à la lessive.Essanger du linge. Essangcr la lessive.

Essangé, ée. participe.

ESSARTER, v. a. Défricher en arrachantles bois, les épines. Il avoit tant d’arpens debois , il les a essartés. Il les a fait essarter.

Essarté, ée. participe.

ESSAYER, v. a. (Il se conjugue commePayer. ) Éprouver quelque chose, en faire l’es-sai. Essayer de l’or, de Vargent. Essayer uncheval. Essayer un canif , une plume. Essayerun habit, des.souliers, etc. Essayer une arme.

On dit figurément : Essayer ses forces. Essayer le goût du public.

On dit neutralement, Essayer d’une per-sonne, essayer d'une chose , pour dire, Foire uneexpérience, une épreuve, pour voir si l’on s'enpeut accommoder, si elle est bonne, propre.Je ne veux point prendre de ces remèdes , j’enai essayé. Il veut essayer de tout. Prenez cethomme à votre service y essayez-en deux outrois mois.

Essayer , signifie aussi , Tacher, faire sesefforts, et alors il est neutre. Je ne sais si j’enviendrai à bout, je n'y ai point essayé. Es-sayez-y. J’ai essayé de le persuader. Essayer àmarcher.

s’essayer, v. pron. S’éprouver, voir si l’onest capable d une chose. Il est sur de faire unetelle chose , il s’y est essayé. S'essayer à nager.S'essayer « la course.

Essayé , ée, participe.

ESSAYEUR, subst.m. Officier prépose pourfaire l’essai de la mounoie, et des matières d oret d’argent destinées à la fabrication, et voir sielles sont au litre auquel elles doivent être.

ESSE. s. f. o n appelle ainsi une cheville defer tortue, faite à peu près en forme d’S, qu’onmet au bout de l’essieu d’un carrosse, dune

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charrette , d’uu chariot, etc. pour 'empêcherque la roue n’en sorte. L'esse est sortie de l'es-sieu. L’esse s’est rompue.

On appelle aussi Esse, Un morceau de feren forme d’S, dont on se sert pour accrocherles pierres qu’on veut élever dans un bâti-ment.

On appelle aussi Esse, Les crochets qui sontau bout du fléau d’une balance.

ESSENCE, s, f. Ce qui fait qu une chose estce qu’elle est, ce qui constitue la nature d’unechose. L’essence Divine. L’essence des choses.L'essence est composée du genre et de la diffé-rence. L’essence de l’homme est d’être animalraisonnable. Ces paroles sont de l’essence duSacrement .

Essence, en Chimie, est l’Huile aromatiquetrès-subtile qu’on obtient par la distillation desplantes. On dit : Essence de romarin. Essencede cannelle , etc. Cela s’appelle aussi Huileessentielle.

ESSÉNIENS. s. m. pl. Secte de PhilosophesJuifs , dont les opinions s’accordoient sur quan-tité d’articles avec celles des Pythagoriciens . Ily avoit des Esséniens pratiques qui habitoientles Villes , et des Esséniens contemplatifs quivivoient dans les lieux solitaires. Il y avoitaussi des Esséniens mitigés.

ESSENTIEL, ELLE. adj. Qui appartient àl’essence, qui est de l’essence. La raison est es-sentielle à f homme. Ces paroles sont essentiellesau Sacrement de Baptême.

U se dit en matière d’aflàircs, et. signifie,Absolument nécessaire. C’est une chose essen-tielle dans le contrat. Il ne faut pas oublier cemot , il est essentiel. Les choses les plus essen-tielles. Clause essentielle.

On dit, qu’Orc a des obligations essentiellesà quelqu’un , pour dire, qu’On en a reçu desservices très-iraportans,

On dit encore, qu’ Un homme est essentiel.qxiil est un ami essentiel, pour dire, que C'estun homme, un ami solide, et sur qui l’on peutcompter.

Hsemetqueiquefois substantivement. Voilàl'essentiel de l'affaire. C’est lu l’essentiel.

On appelle Huile essentielle, L’huile tiréedes plantes par la Chimie .

On appelle aussi Sels essentiels , Les partiessalines que la Chimie tire des végétaux.

ESSENTIELLEMENT, adverb. Par essence.On dit que Dieu est essentiellement bon, quel’homme est essentiellement raisonnable , poursignifier , que Dieu est bon par essence , quel’homine est raisonnable par son essence.

Essentiellement , signifie «aussi quelquefois,En matières importantes, solidement. Il m’aobligé essentiellement II aime essentiellementses anus.

ESSERÀ ou SORÀ. s. m. Terme de Méde-cine. Ampoule ou pustule écailleuse qui s’élèvesur la peau.

ESSEYTE. suhst. f. Marteau qui d'un cotéa une tète ronde, et de l’autre uu large tran-chant.

ESSEULÉ, ÉE. adj. Il se dit d’Un homme

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qui est seul et sans compagnie. Cet homme estentièrement esseulé. Il est familier.

ESSIEU. &. m. Pièce de hois ou de fer, quipasse dans le moyeu des roues d’ime charrette,d un carrosse, etc. L’essieu de devant cassa,\ Mettre un essieu a un carrosse, à une charrette.Essieu de bois. Essieu de fer.

ESSIMER. v. act. Terme de Fauconnerie .Amaigrir un oiseau, pour le mettre en état demieux voler.

EssimÊ, Én. participe.

ESSONNIER. s- m. Terme de Blason . C’estun double orle qui couvre l’écu, dans le sens dela bordure.

ESSOR, s. maso. Vol qu’un oiseau de proieprend en montant fort haut en l’air, et s’aban-donnant au vent. Son Faucon prit l'essor.

Il se dit figurément d’Une personne qui dé-bute ou commence une chose avec hardiesse,avec une sorte de liberté ou d’élévation. Unesprit médiocre .ne doit pas prendre un tropgrand essor.

On le dit aussi d’Une personne qui, apresavoir été quelque temps dans la sujétion etdans la contrainte, s’en tire tout d’uu coup,et se remet en liberté. On tenoit ce jeunehomme dans une trop grande contrainte, il apris l’essor.

On dit aussi figurément, Donner l’essor àson esprit, à sa plume, pour dire, Parler ou(écrire avec quelque sorte d’élévation ou de

liberté.

ESSORANT, ÂNTE. adj. Terme de Blason .Il se dit des oiseaux qui u'ouvrent l’aile qu’hdemi pour prendre le vent, et qui regardentle soleil.

s’ESSORER. v. qui s'emploie avec le pro-nom personnel. Prendre l'essor. Ces sortes d'oi-seaux sont sujets à s'essorer. Il ne s’emploiequ’au propre.

Essorer, est aussi actif, et signifie, Expo-ser à l’air pour sécher. On a mis ce linge surdes perches pour l'essorer.

Essoré, ée. participe.

ESSORILLER. v. actif. Couper les oreilles.Essorüler uu chien.

Il se dit figurément pour signifier, Couperles cheveux fort courts. Qui vous a ainsi esso-rilLP II est du style familier.

Essorillé, ée. participe.

ESSOUFFLER, v, a. Mettre presque horsd’haleine par un mouvement violent. Vousmontez trop vite, cela vous essoufflera. Si vousne retenez votre cheval , vous Vcssou[fierez, Jeme suis tout essouffle à monter ce degré.

Essoufflé, ée. participe. Qui est horsd'Im-leine pour avoir couru ou fait quelque autreeffort. Il est revenu tout essoufflé.

ESSOURISSER. v. a. Terme de Manège..Essourissej' un cheval, C’est lui couper un cax*-tilage nommé souris, qui est dans les naseaux.Ce cartilage fait que le cheval s’ébroue.

Essourisse, ée. participe.

ESSUCQUER. v. a. Terme usité dans quel-ques Provinces, pour dire,Tirer le moût jd’unccuve. Il est temps d’essucquei' cette cuve,

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