53p. EST
Kssucqué, ée. participe.
ESSUI. s. m. Lieu où l’ou étend quelquechose pour le faire sécher. Un bon essui.
ESSUIE-MAIN. s. m. L mge qui sert à es-suyer les mains. Il se dit en particulier du lingeque l’on met pour cet usage sur un rouleau deLois, dans les Sacristies ? les Séminaires et autresCommunautés.
Il se dit aussi Du linge dont le Prêtre se sertà l’autel pour s’essuyer les mains.
ESSUYER, t. a. Oter l’eau, la sueur, lapoussière,en frottant.Il est tout en sueur , fouteu crm, il le faut essuyer. S’essuyer les marris ,les yeux, le visage. Essuyer ses mains a uneserviette , ou avec un linge. Essuyez cette table.Essuyer de ln -vaisselle gu on a luvee.
On dit figurément, Essuyer les larmes dequelqu'un, pour dire, Consoler quelqu'un; etEssuyer ses larmes , pour dire, Se consoler.
Essuyer, signifie aussi Sécher, et se ditprincipalement du vent et du soleil. Lèventle soleil essuie les chemins , essuie la terre gua été trempée par la pluie.
Essuyer, se dit figurément Des périls oùl’on se trouve exposé. Essuyer le feu, le ca-non , la mousqueterie d’une Place. Essuyerune rude tempête, un oraqe, des dangers.
On dit aussi figurément, Essuyer des af-fronts, essuya' la honte , essuyer des repro-ches, pour dire, Les subir, les souffrir, lesendurer.
On dit dans le même sens, Essuyer l’hu-meur de quelqu’un.Essuyer Vennui des visites.Essuyer des injustices. Essuyer des refus. Es-suyer les hauteurs d’un "Ministre , d’un parvenu.
Essuyé, ée. participe.
EST
EST. s. m. La partie du monde qui est ànotre Soleil levant. Les Pays qui sont à VEst.Cette Province a tant de lieues de VEst àl'Ouest.
Il signifie aussi Le vent qui vient de ce côté-là. Il y a quatre venJs principaux : Est, Ouest,Nord et Sud. Il s’éleva un vent d’Est.
ESTACADE. s. fém. Sorte de digue faiteavec de grands pieux plantés dans une rivière,dans un canal, pour en fermer l’entrce, oupour en détourner le cours. Les soldats for-cèrent Vestacade. Il vint un débordement d’eaugui rompit Vestacade.
ESTAFETTE, s. f. On appelle ainsi en plu-sieurs pays un Courrier qui ne porte son pa-quet que d’une poste à l’autre, pour le re-mettre à un autre Courrier, qui le porte à laposte suivante. On a dépêché «ne estafette àFlorence , à IVapïcs.
ESTAI"IER. s. m. En Italie , on appelleainsi des domestiques qui portent la livrée, etqui marchent en manteau, à la différence deslaquais qui il’en ont point. Ce Cardinal a tantd’estafers. Par extension nous appelons Esta-jiers, Des laquais de grande taille. Il est accom-pagné de quatre grands estajiers.
Esxafier , signifie encore Un souteneur de.lieux publics, de femmes débauchées.
EST
ESTAFILADE, s. f. Coupure faite avec uneépée, un rasoir, ou autre instrument tran-chant, principalement sur le visage. Grandeestafilade. Il lui a fait une vilaine estafiladesur le nez , sur le visage. Il est familier.
11 se dit encore familièrement d’Uoe cou-pure à un manteau, à une robe, etc .Il y a uneestafilade à votre manteau.
ESTAFILÀDER. v. a. Faire une estafilade,donner une estafilade. On lui a estajiladé levisage. U <st populaire.
Estafilade , ée. participe.
EST AME. s. f. Ouvrage de fils de laine pas-sés, enlacés par mailles les uns dans les autres.Bas d'estame. Une camisole d'estame.
ESTAMET. s. m. Petite étoile de laine.
ESTAMINET, s. m. Assemblée de buveurset de fumeurs. Le lieu où elle se tient porteaussi le même nom.
Cet usage, qui vient des Pays-Bas, s’est éta-bli à Paris sous le nom de Tabagie.
ESTAMPE, s. f. Image que l’on imprime surdu papier, sur du vélin, par le moyen d’uneplanche de cuivre ou de bois, qui est gravée.Belle estampe. Estampe bien noire, bien nette,bien tirée.. Il est très-curieux en estampes. Livred'estampes.
Estampes , chez les Serruriers, les Maréchauxet quelques autres ouvriers. Outils qui serventà estamper.
ESTAMPER, v. a. Faire une empreinte dequelque matière dure et gravée, sur une ma-tière plua molle. On estampe la monnoie avecle balancier. Voilà une image bien estampée.
On dit, Estamper le cuir , pour dire, Y for-mer des figures pour en faire des tapisseries,des ornemens, etc.
Estampé , ée. participe:
ESTAMPILLE, s. f. Marque dont on se serten plusieurs Etats, et qui se met au lieu de si-gnature, ou avec la signature même, sur desbrevets, des commissions, des lettres, etc. Onen met aussi sur des livres. H y a une estam-pille pour chaque Manufacture de papier.
On donne aussi ce nom à l’instrument qui 'sert à faire cette marque.
ESTAMPILLER, v. a. Marquer avec uneestampille. Tous mes livres sont estampillés.Les Papetiers fgbricans estampillent leurs pa-piers.
Estampillé, ée. participe.
ESTER , v. n. Il n’est en tirage qu’au Pa-lais , où l’on dit, Ester en Jugement, pour dire-Plaider en son-nom, ce- que ne peuvent faireles mineurs non émancipés, et autres; et, Es-ter à droit, qui se dit d’Un contumax, qui,ayant laissé passer les cinq années depuis le ju-gement, ne peut plus proposer ses moyens dejustification sans obtenir en Chancellerie desLettres pour ester à droit. Ester à droit, signi-fie, Comparaître, se présenter devant le Jugeoù l’on a été assigné.
ESTÈRE. s. f. Natte de jonc qui vient deProvence , dTtalie et du Levant.
ESTER LET. s. m. Oiseau aquatique de laCote d’Acadie.
EST
ESTERLÏN. s. m. Terme d’Orfévrerie . Poidsde vingt-huit grains et demi./I y a cent soixanteesterlins au marc.
ESTIMABLE, adj. des 2 genres. Qui mérited’être estimé, considéré. Il est estimable poursa vertu. Cela est fort estimable.
ESTIMATEUR, s, m. Qui prise une chose,qui en détermine la valeur. Si nous pouvonsconvenir de piix, nous prendrons des estima-teurs. Nous conviendrons d’estimateurs.
On dit figurément, Juste estimateur de lavertu, Ju mérite, des ouvrages d’espiùt, etc:
ESTIMATIF, adj. m. Il se dit Des procèsverbaux et devis des Experts nommés pour es-timer des réparations d’ouvrages. Un devis es-timatif.
ESTIMATION, subst. f. Prisée, évaluation.Juste estimation. On a fait la prisée et estima-tion des meubles. Suivant Vestimation qui ensera faite. Je m’en rapporte à Vestimation desExperts.
ESTIME, s. f. Le cas', Tétât qu’on fait d’unepersonne , de son mérite, de sa vertu. Avoir ,sentir, concevoir , prendre de Vestime, beau-coup d’estime , bien de l’estime pour quelqu’un.Il a l’estime de sa compagnie, l’estime générale.J’ai pour lui une estime pai’ticuhei’e, la plushaute, la plus par faite estime. Acquérir de l’es-time. Il a l’estime et l’affection de tous les gensde bien. J’ai beaucoup d’estime pour sa vertu ,pour son mérite,. Il est perdu d’estime et de ré-putation.
Estime, en termes de Marine, se dit Du cal-cul que le Pilote fait tous les jours du sillagedu navire, afin de juger à peu près du lieu oùil est, et du chemin qu’on a fait. Ce Pilotes esttrompé dans son estime. L’estime qu’il avoitfaite ne s’est pas trouvée juste.
ESTIMER, v. a. Priser quelque chose, endéterminer la valeur. Les héritiers ont fait es-timer les meubles, les terres, la maison. CelteCharge a été estimée tant , estimée « tant. Com-bien estimez-vous cela?Si vous voulez prendremon cheval , ma tapisserie en troc, je l’estimecent pistolcs;
Estimer, signifie aussi, Faire cas de... Onestime fort cet homme-là. Il se fait estimer par-tout. Il n’est quère e:timé dans sa compagnie .J’estime son mérite, sa vertu. S’il a. fait cetteaction-, je Ven estime davantage. On estime les■ oursiers de Naples par-dessus tous les autreschevaux. En-ce pays-là on estime fort les vinsde France, Les draps d’Espagne sont plus es-timés que ceux de Hollande.
Il se dit aussi avec lé pronom personnel.Souvent on s’estime trop. Aussi ne sommes-nous pas toujours autant estimés que nous nousestimons nous-mêmes.
U signifie aussi, Croire, pen^r, présumerqu'une chose est, ou n’est pas ainsi. J’estimeque cela est. J’estime qu’il pourroit faire quel-que difficulté à cela. Ou n’estime pas qu’il ypuisse réussir. Et alors il est neutre;mais pour-tant on Ife fait quelquefois actif en ce mentesens. Il estimoit cette Place imprenable.
Estimé , ée. participe.