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Tome premier. A - K.
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EST

ESTIOMÉNE, adj. des 2 genres. Qui man-ge , qui ronge, qui corrode. Il se dit en Méde-cine Des ulcères corrosifs qui consument leschairs.

ESTIVE. s. f. Terme de Marine. Il se ditprincipalement des Galères, Contre-poids qu ondonne à chaque coté d’un bâtiment pour ba-lancer sa charge, en sorte qu’ lin côté ne pèsepas plus que l’autre. Mettre une Galère en es-tiv-z.

ESTOC, s. m. (On fait sentir le C.') C’étoitautrefois une épée longue et étroite qui ne ser-voit qu'à percer.

Estoc, se prend aussi pour La pointe d’uneépée en cette phrase proverbiale, Frapper d’es-toc et de taille.

Estoc, en termes d’Eaux et Forets, signi-fie Tronc d’arbre, comme dans cette phrase,Couper un arbre à blanc-estoc, pour dire, Lecouper à fleur de terre.

Jl s’emploie quelquefois figurément et fami-lièrement, comme dans eette phrase, Etre ré-duit à blanc-estoc y en parlant d’Un homme en-tièrement ruiné.

Estoc , se prend quelquefois pour Ligned’extraction. Il est de bon estoc. Les biens quiviennent de son estoc.

On dit au Palais et chez les Notaires, Biensde coté estoc et ligne , pour dire, Des bienspropres de ligue.

On dit familièrement, Dites - vous cela devotre estoc? Cela ne vient pas de son estoc ,pour dire, Dites-vous cela de vous-même? Celane vient pas de lui.

Bris d’estoc. Long bâton ferré par unbout.

ESTOCADE, s. f. On appeloit ainsi autre-fois une longue épée, maïs aujourd’hui il n estplus en usage que pour dire, Un grand coupallongé d’épée ou de fleuret , que dans lasalle d’armes on appelle Botte . On lui portaune si rude estocade , qu'il ne put la parer.Grande estocade. Il lui allongea deux ou troisestocades coup sur coup.

Estocade , se dit figurément et familière-ment De la demande que fait un importun, unescroc qui veut emprunter ce qu’il n’est pas enétat de rendre , et que souvent même il 11a pasL'intention de rendre. Il m’a demandé vingtpistolcs à emprunter , j'ai eu bien de la peine àparer cette estocade.

ESTOCADEH. v. n. Porter des estocades. Ilestocade rudement. Ils ont estocade long-tempsavant que de se toucher.

U signifie figurément et familièrement, Dis-puter , se presser l’un l’autre par de vives rai-sons, par des arguniens. Il y a plaisir de voirces deux Docteurs esiocader ensemble, estoca -der comme ils font.

ESTOMAC, s. m. (On ne fait pas sentir TeU. ) On appelle ainsi dans le corps de 1 animal,La partie intérieure destinée à recevoir et à di-gérer les alimeus. Bon estomac. Estomac debile.Mauvais estomac. L'orifice supérieur, lorificeinférieur de l'estomac. Le fond de Vestomac.Estomac plein. Estomac vide. Sc remplir Ves-

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fomne. Ces viandes sont pesantes sur Vestomac,chargent Vestomac. Les Médecins lui ont rui-né, gâté, perdu l'estomac. Il a mal à Vestomac.Son estomac ne digère point. Les animaux ru-mm ans ont plusieurs estomacs.

On dit proverbialement d’Un homme qui aun bon estomac, et qui digère bien, qu’/ï aun estomac d’autruche , qu’il digéreroit le fer.

U se prend aussi pour La partie extérieuredu corps qui répond à la poitrine et à l’esto-mac. Le creux de Vestomac. Il lui donna uncoup de poing dans Vestomac.

On appelle Estomac dans les volailles etdans les autres oiseaux que l’on mange, Lapartie antérieure de ce qui en reste après queles cuisses et les ailes ont été levées. U ne sedit que Des viandes cuites. L’estomac d’uneperdrix. L’estomac d’une poularde.

ESTOMAQUER, v. qui s’emploie avec lepronom personnel, s’ESTOMAQUER. Se te-nir offense' contre quelqu’un de ce qu’il a ditou fait, le trouver mauvais, il s’est estoma-qué de ce que je ne lui ai pas rendu sa visitefisses tôt. Il n’a pas sujet de s’estomaquer, des’en estomaquer, il est du style familier.

Estomaqué , ée. participe. Il est tout esto-maqué.

ESTOMPE, s. f. Terme de Peinture. Instru-ment garni de peau à la pointe, avec lequel on«tend le trait d’un dessin fait au crayon.

ESTOMPER, v. a. Étendre le trait d’un des-sin avec une estompe.

Estompé, ée. participé.

ESTRAC. adj. Terme de Manège. Un chevalestrac , est Un cheval qui a peu de corps et deventre, qui est étroit de boyau. IJ est vieux. Ondit aujourd’hui, Un cheval étroit.

ESTRADE, s. f. Chemin. En ce sens il n’estplus en usage que dans ces façons de parler usi-tées parmi les gens de guerre, Battre l’estrade,qui signifie, Battre la campagne avec de la Ca-valerie, pour avoir des nouvelles des ennemis.Ertttcurs d’estrade.

il signifie aussi Un assemblage d ais posédans une partie d’une chambre, et un peu plusélevé que le reste du plancher. Il y a une es-trade dans celte chambre , à ce.ite alcôve.

ESTRAGON, subst. m. Herbe odoriférante,longue et menue, qu’011 met ordinairement dansles salades et dans les ragoûts. Il y a trop d'es-tragon dans votre salade. Vinaigre d’estragon.Sauce à Vestragon. Poulets à Vestragon.

ESTRAMAÇGN. s. m. U signifie Une sorted’épée qu'on portoit autrefois ; et il n’est plusd’usage que dans celte phrase, Un coup d’es-tramaçon, pour dire, Un coup du tranchant delepéc.

KSTRÀMAÇONNER. verbe a. Donner descoups d’estramaçon. Il fut estramaçonnê dansce combat. Il n’est guère d'usage.

EsTRAMAçoîïiSÉ , ée. participe.

ESTRAPADE, s. f. On appelle ainsi Un ar-bre, une espèce de potence, au haut de laquelleon élève les criminels, pour les laisser tomberh. quelques pieds de la terre. Planter une estra-pade. Quand il fut au pied de l’estrapade .

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On appelle aussi Estrapade, Le supplicemême qu’on faxsoit autrefois souffrir à un cri-minel, en 1 élevant au haut d’une longue piècede bois, les mains liées derrière le dos avec unecorde qui soutient tout le poids du corps, et lelaissaut tomber avec roideur jusqu’à deux outrois pieds de terre. Donner Ve&trapade. On l’acondamne 11 trois traits , à trois tours d'estra-pade. Il a eu Vesirapade si rudement, qu’il enest demeuré estropié.

On appelle Double estrapade , Un tour quefont les danseurs de corde, en passant deux foistout le corps entre leurs bras, et la corde qu’ilstiennent.

On dit figurément et familièrement, Donnerl'estrapade à son esprit, pour dire, Se fatiguerl’esprit à quelque chose de fort difficile.

ESTRAPÀDER. v. a. Faire souffïir l’cstra-.pade. On Va estrapade. Il est de peu d’usage.

Estrapade, ée. participe.

ESTRAPASSER. v. a. Terme de Manège.Fatiguer, excéder un cheval, en lui faisantfaire un trop long manège. On dit Surmener,quand on lui fait faire un trop long voyage.

Estrapassé , ée. participe.

ESTRAPONTIN. Voyez StrApoxtix.

ESTROPIER, v. a. Ôter l’u sage d’un mem-bre, soit par une blessure, soit par quelquecoup. Il a reçu dans le bras, dans le genou uncoup de mousquet qui Va estropié. Il en seraestropié toute sa vie. Il est estropié d’un bras,d’une jambe. Il fut estropié à tel siège.

On ledit aussi, par extension, Des maladiesqui ôtent l’usage de quelque partie du corps. Jllut est tombé un rhumatisme sur le bras, il enest estropié. Une paralysie Va estropié.

En termes de Peinture, de Sculpture , oudit, Estropier une figure, pour dire, N’y p/isobserver les pro|>orlions«

On dit aussi, Estropier un passage , unepensée, etc. pour dire, En retrancher une partieessentielle, dont la suppression altère le sens.

On dit aussi, Estropier un nom propre,pour dire, Le défigurer en le prononçant ou enécrivant.

Estropié, ée. participe. Un soldat estropié.Figure estropiée. Passage estropié. Pensée es?li opiée. Rom estropié.

On dit familièrement, II. est estropié de lacervelle. Il est extravagant. On dit de mêmed’Un grand parleur, Il n'est pas estropié delàlangue.

ESTURGEON, s. m. Sorte de gros poissonde mer, qui remonte dans les rivières commeles saunions. Chair d'esturgeon. Œufs d'estur-geon. La pêche dés esturgeons.

ESU

ESULE. s. f. Plante. Il y en a de plusieursespèces. La plus connue se nomme PetiteEsule. C’est un bon Hydragogue.

E T

ET. (On ne prononce pas le T.) Conjonc-tion qui lie les Parties d Oraison , comme leu-noms, les pronoms, les verbes, les adverbes».